Dissertation sur la pièce de théâtre de Molière "Monsieur de Pourceaugnac", qui cherche à savoir si la province est uniquement l'objet d'une représentation caricaturale et comique dans cette pièce.
Dissertation № 3825 |
3250 mots (
approximativement 8.1 pages ) |
10 sources |
2003
$ 9.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Dans "Monsieur de Pourceaugnac", Molière a su employer tous les ressorts propres à faire naître le rire chez ses spectateurs. La représentation caricaturale et comique de la province fait qu'elle apparaît comme le lieu d'origine de personnages rustres, ridicules et grotesques. Son seul vrai représentant, Monsieur de Pourceaugnac est, quant à lui, la grande victime des pièges des parisiens, et plus généralement, de la fourberie et de la méchanceté caractérisant la société. En fait, cette grande farce moliéresque n'offre pas un panorama provincial, mais le panorama d'une humanité dépouillée de tout sens moral, où certains sont dans la position de victimes et d'autres dans celle d'agresseurs.
I. Le provincial est un « type comique » dans Monsieur de Pourceaugnac
A – Molière use des clichés habituels sur la province
B – Molière accable son provincial de traits ridicules
C – Ce provincial a la volonté grotesque d'être l'égal du parisien
II. Monsieur de Pourceaugnac offre une représentation caricaturale de la province
A – Cette pièce présente t-elle vraiment un panorama de la province ?
B – La province est totalement caricaturée
C – Paris, capitale des gens fourbes, s'oppose à la province
III. Mais Molière dévoile aussi, dans cette pièce, sa vision pessimiste de la société
A – Monsieur de Pourceaugnac apparaît comme un personnage aussi tragique que comique
B – Le limousin, représentant provincial, donne les éléments pour mieux cerner la véritable situation de la province
C – Le pessimisme moliéresque éclate dans cette farce
Extrait du document
Il s'agit d'envisager la comédie-ballet de Molière sous un autre angle. Ce charivari farcesque se double peu à peu d'un drame où la grande victime est M. de Pourceaugnac. La pièce peut presque s'analyser dans une perspective manichéenne. Les personnages sont des « méchants » parisiens face au « bon » provincial. De plus, M. de Pourceaugnac apparaît comme un personnage comique, mais aussi tragique. Tout au long de la pièce, il est maltraité et vraiment pathétique. Or, son défaut principal n'est que d'être provincial, c'est-à-dire d'être un étranger candide face aux mœurs corrompues des parisiens, même si lui, paradoxalement, se présente comme très méfiant à l'égard des gens de la capitale. Simplet, il a perdu dès le début, car il lui est fondamentalement impossible de se travestir.
Mots-clés:illusion, Paris, acharnement, mépris, maltraitance, moque
Commentaire de la scène finale de la pièce de théâtre « Tartuffe », de Molière se demandant en quoi le dénouement est le support de la critique virulente de Molière et de son soutien politique.
Commentaire de Texte № 28128 |
2275 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
0 sources |
2012
|
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
C'est dans cette société encore baignée de préceptes religieux que Molière présenta son Tartuffe. Dénonçant les faux dévots sous couvert d'ecclésiastiques, manipulant et ruinant une famille comme on peut ruiner un pays, le dramaturge connaît nombres détracteurs qui finiront par avoir raison de son œuvre. Mais quelle meilleure preuve que cette pression ecclésiastique pour témoigner de la véracité des stigmates présentés dans le Tartuffe ?
Dans la scène précédant notre extrait, tout laissait à penser que le faux dévot allait l'emporter sur la famille d'Orgon : biens et réputation. Toutefois Molière nous offre dans la scène que nous étudions, la scène finale de Tartuffe, un étonnant retournement de situation où les personnages seront sauvés de la ruine… par le Roi. Nul doute n'est plus possible quant à l'avis de Molière : clairement en faveur de la monarchie et de son représentant, son protecteur, le dénouement sera l'occasion pour l'auteur de faire un éloge du Roi au détriment de l'Église.
Extrait du document
La dénonciation de Tartuffe est réalisée par le biais de l'exempt, lequel ne cache pas son mépris pour le faux dévot. En effet, pas une fois le nom de Tartuffe n'est prononcé mais toujours mentionné par des désignations peu valorisantes telles que "celui ci" (v1947), "un fourbe renommé" (v 1923), "le traitre" (v 1934) qui sont autant de périphrases témoignant du mépris du représentant du Roi. De même il mentionne "l'impudence" (v1931) qui a fini par devenir, au fil du livre, le véritable surnom de Tartuffe tant il en abuse. Dans tous les cas, Tartuffe n'est que le spectateur de la scène et subit la situation.
Mots-clés:éloge, mépris, dévot, surnom, situation, spectateur, dénonciation, roi, monarchie, protection
Commentaire de texte de l'acte II scène 3 de la comédie «Dom Juan», de Molière où Don Juan tente inopinément de séduire une paysanne.
Commentaire Composé № 18237 |
870 mots (
approximativement 2.2 pages ) |
0 sources |
2010
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Le texte que allons étudier provient d'une des plus grandes pièces de théâtre de Molière ; Dom Juan ou le Festin de Pierre de 1665. Molière qui se nommait en réalité Jean-Baptiste Poquelin, était un auteur dramaturge mais aussi un acteur, il jouait notamment le personnage de Sganarelle dans ce livre tout comme il jouait le personnage d'Argan dans le malade imaginaire (comédie-ballet), c'est d'ailleurs la dernière représentation qu'il fera, en effet, après cette représentation il mourut dans les coulisses le 17 février 1673, c'est pour cette raison que l'on dit de Molière qu'il est mort sur scène. Nous somme donc ici à l'acte II scène 3 de la pièce de Molière. L'extrait débute à "Pierrot, se mettant entre-deux et poussant Dom Juan" et se terminer à "Que de plaisirs quand vous serez ma femme, et que...".
I/ La colère de Pierrot ainsi que le comportement de Don Juan face à ce paysan qui essaye de lui tenir tête
II/ Charlotte est une sorte d'objet de convoitise des deux hommes
Extrait du document
Dom Juan rentre en conflit avec cette homme qui lui résiste (cf la scène du pauvre où le personnage va tenir tête à Dom Juan et ne pas jurer contre sa religion), il le rejette «repoussant rudement Pierrot» «continue de le repousser». Pour Dom Juan, Pierrot n'est qu'un impertinent qui tente de l'empêcher d'obtenir ce qu'il souhaite «Qui m'amène cet impertinent ?».
Mots-clés:conflit, opposition, résister, personnage, rôle, charmer, femme
Dissertation, basée sur la citation de Paul Bénichou et visant à déterminer en quoi Molière fait du personnage "Alceste", dans la pièce «Le Misanthrope» un personnage complexe grâce auquel la société mondaine de l'époque est tournée en dérision.
Dissertation № 19302 |
2705 mots (
approximativement 6.8 pages ) |
0 sources |
2010
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Molière dans le Misanthrope veut donner une vision fidèle des mœurs de l'époque par le biais du personnage principal de la pièce : Alceste. En effet ce dernier renvoie directement au titre de l'œuvre qui met en exergue son caractère misanthropique, et il offre une critique grinçante de la société, représentée dans la pièce, par le salon de Célimène. Alceste acquiert donc une dimension primordiale au sein de cette œuvre, c'est ce que dit notamment Paul Benichou dans Morales du grand siècle. Il caractérise Alceste de : « bourru extravaguant propre à attendrir par ses malheurs et sa sincérité mais toujours risible par ses excès et ses échecs », il ajoute qu'il est en parfaire opposition avec « la nature humaine et la nécessité sociale » et en quoi cela fait du personnage un type comique qui contredit à merveille la philosophie même de Molière. Paul Benichou discrédite totalement la dimension romantique selon laquelle Alceste serait admiré pour ses tourments dus aux sentiments « sublimes en eux mêmes ».
I/ Le personnage d'Alceste peut-être caractérisé comme un personnage risible et grotesque
II/ La dimension plus inquiétante et tragique qui peut se référer à ce personnage
III/ Dans quelles mesures Molière utilise Alceste afin de critiquer la société qui l'entoure
Extrait du document
En effet, c'est également le cas lors du sonnet d'Oronte et de la déclaration d'amour à Eliante. Lors de la lecture du sonnet, basé sur l'espoir d'un amour impossible, la fureur d'Alceste peut être expliquée par la scène qui s'est déroulée précédemment. En effet, Philinte était justement entrain d'exprimer ses doutes à Alceste par rapport à son amour pour Célimène.
Mots-clés:doute, amant, sentiment, dénonciation, critique, ironie, extravagant
Commentaire des scènes 10 et 11 de l'Acte II, de la pièce « Monsieur de Pourceaugnac », de Molière se demandant si l'intégration du ballet dans la scène est un éloge de la folie ou bien elle est juste un artifice pour rendre le spectacle plus attrayant.
Commentaire Composé № 23777 |
4100 mots (
approximativement 10.3 pages ) |
0 sources |
2011
|
$ 10.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
« Monsieur de Pourceaugnac » fait parti des douzaines de comédies-ballets écrites par Molière. Constituée de trois actes en prose, elle a été jouée pour la première fois le 6 octobre 1669 au château de Chambord pour complaire au roi Louis XIV et divertir la cour. Présentée 49 fois du vivant de Molière, elle devient une comédie farcesque à grand succès. Le sujet principal est entièrement centré sur le personnage de Pourceaugnac lui-même ; sur l'ascension à Paris d'un provincial. Par rapport aux autres comédies-ballets de Molière telle que le Malade imaginaire ou l'Amour Médecin, le dupe est toujours un vieillard (Oronte) mais cette fois- ci il est aussi l'étranger (Monsieur de Pourceaugnac) trompé par Sbrigani, le valet Napolitain. L'extrait étudié de la pièce ; les scènes X et XI de l'Acte II cherchent une solution pour tirer d'affaire Monsieur de Pourceaugnac accusé de bigamie en allant le « mener chez quelque avocat pour consulter [son] affaire ». Il marque le troisième intermède et la fin de l'acte.
Extrait du document
Pourceaugnac va alors continuer sa surenchère d'excuses, en tant que combattant de l'imagination, il ne se laisse pas abattre. Cette fois ci son argument « ce sont quelques mots que j'ai retenu en lisant des romans » activité réservée à l'époque à l'élite, aux gentilshommes et nobles dames, tente de prouver qu'il appartient bien à cette société, qu'il est à sa place. Ce décalage entre son être et ce qu'il veut paraitre le rend encore plus fou ; il n'arrive pas à harmoniser ces deux aspects.
Mots-clés:théâtrale, comédie, harmonisation, amant, bigamie, excuser, avocat
Commentaire composé de la scène 9 de la pièce de théâtre « Les Précieuses Ridicules », de Molière se demandant comment Molière transcrit le genre comique dans cette scène.
Commentaire Composé № 17557 |
2955 mots (
approximativement 7.4 pages ) |
0 sources |
2010
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
"La peinture naturelle d'une outrance observée" est la définition du ridicule, mais "la peinture outrée de la nature observée" est une esthétique comique utilisée depuis l'antiquité par les dramaturges. Dans Les Précieuses Ridicules, Molière fait appel à cette esthétique afin de faire rire les spectateurs. Pièce joué en 1659, pendant le règne de Louis XIV, celui ci assistait aux représentations à la cour avec des Grandes personnes de haute classe sociale, ce qui permettait au dramaturge de faire passer des messages à ceux ci. Le côté spectaculaire du costume renchéri par les explications du personnage provoque les sous entendus grivois à cause de la "petite oie", ce qui amène au quiproquo entre Mascarille et les cousines. Nous étudierons la scène 9 de cette pièce de théâtre.
I/ La mise en place du comique de situation passe par le ridicule déclenché par l'habillement des personnages
II/ Molière caricature certains individus
III/ Le langage et l'habillement ne feraient pas seulement l'individu et ne caractériseraient pas le niveau social de l'homme d'où le comique de situation et le reversement final de la pièce
Extrait du document
L'habit ne fait pas la catégorie sociale de l'homme, malgré le pouvoir de celui ci sur la conscience des individus depuis l'antiquité. Cependant, n'est pas précieux qui veut, mais la prétention inspire l'acquisition comme le pense les personnages de Molière. On ne saurait ici passer sous silence qu'Henri IV avait fait restreindre l'habillement, en 1608.
Mots-clés:ironie, drôle, risible, habit, vêtement, ridiculiser, ironiser
Commentaire qui analyse comment l'utilisation du genre théâtral permet à Molière de dénoncer le pouvoir des hommes sur les femmes.
Commentaire Composé № 4602 |
930 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
0 sources |
2006
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
L'extrait étudié est la tirade d'Arnolphe à Agnès qui se trouve à l'acte III, scène 2 de la pièce de théâtre intitulée "L'école des femmes" écrite par Molière en 1662.
A travers son intervention concernant le mariage, Arnolphe annonce le destin d'une femme mariée, qui se restreint à celui d'une femme soumise. Ainsi, Molière dénonce, à travers cette tirade, les rapports discriminatoires entre les hommes et les femmes.
1. Les femmes sont soumises aux hommes
2. Molière dénonce la soumission des femmes au cours du XVIIème siècle
Extrait du document
En effet, il n'existe aucune égalité entre les hommes et les femmes. Dans la société du XVII, tout le pouvoir est donné aux hommes et les femmes doivent se soumettre, comme nous le montrent les expressions « Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité : L'une est moitié suprême, et l'autre est subalterne. », « Votre sexe n'est là que pour la dépendance » D'ailleurs, l'énumération de couples où cette loi règne : « Montre d'obéissance au chef qui conduit, Le valet à son maître, un enfant à son père, A son supérieur le moindre petit Frère », insiste sur le caractère de soumission d'une classe sociale à une autre, qui se résume en quelques sortes à la loi du plus fort. Dans la mesure où Molière critique cela, nous pouvons penser qu'il trouvait cela anormal. De plus, les femmes ne sont pas considérées par la société, comme des êtres à part entière, mais seulement comme une appartenance à l'homme comme nous l'indique ce vers « Songez qu'en vous faisant moitié de ma personne. ». En plus de devoir respecter des règles imposées, et par leur mari, et par la société, les femmes doivent adopter une attitude particulière.
En effet, les femmes n'ont le droit à aucune forme de révolte. Face à leurs époux, même l'attitude qu'elles doivent adopter montre qu'elles sont soumises : « Son devoir aussitôt de baisser les yeux, Et de n'oser jamais le regarder en face. » En plus d'être totalement ignorées en tant que personnes ayant de l'esprit, elles sont pliées aux quatre volontés de leur époux qui les empêchent d'assouvir leurs moindres désirs sous peine de châtiments, comme nous le montrent ces expressions : « Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines », « Et de vous laisser prendre aux assauts du malin c'est-à-dire ouïr aucun jeune blondin ». De plus, elles ne doivent en aucun cas, décevoir leur époux comme le dit cette expression « Que cet honneur est tendre et se blesse de peu » Donc cette tirade nous présente des femmes dévouées à leurs maris, ignorées par la société et qui sont considérées comme un bien de l'homme. Elles n'ont pas le droit d'avoir ni envies ni ambitions, ni volontés. C'est pourquoi, Molière veut dénoncer cette inégalité qui est injuste et intolérable.
Mots-clés:dérision, injustice, époque, égalité, autorité, supériorité
Dissertation de littérature qui se propose de montrer en quoi Dom Juan est une comédie, ou une recherche de comédie, par l'étude des procédés comiques utilisés par Molière et de la finalité du rire.
Dissertation № 516 |
1840 mots (
approximativement 4.6 pages ) |
0 sources |
2005
$ 5.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Cette dissertation a pour sujet : « Le Dom Juan de Molière est, en un sens une pièce de dramaturge, disons : elle n'est pas comédie, elle est recherche d'une comédie. »
Explication, de façon argumentée et illustrée, de cette affirmation de Jacques Guicharnaud dans Molière, une aventure théâtrale (1963).
1. Qu'est-ce-qu'une comédie ? Quels sont ses principaux fondements ?
2. En quoi Dom Juan, par certains aspects, se doit de s'en approcher ?
3. Par quels procédés Molière met en œuvre cette « recherche d'une comédie » qu'est Dom Juan ?
Extrait du document
Dom Juan est bien plus qu'une simple farce ou la peinture caricaturale de caractères ou de mœurs qui n'a qu'une visée : faire rire. Mais cet aspect n'est pas négligeable non plus : c'est un passage obligé. Voyons tout d'abord quels sont les principaux fondements et ressorts comiques de la comédie « de base ». Le but premier est sans conteste, indiscutablement, de faire rire. C'est à ce quoi aspire en premier lieu toute comédie. Cela commence avant tout par une caricature de mœurs ou de caractères. Il y a une exagération constante dans les propos et les comportements : c'est de cet excès perpétuel que se rapproche la farce. On peut penser à la farce la plus célèbre qu'est la Farce de Maître Pathelin (où la grossièreté du langage est considérée comme une veine comique inépuisable). Le comique, les fondements de la comédie, passent aussi par l'établissement de situations rocambolesques, de péripéties –pour la plupart- invraisemblables.
Mots-clés:invraisemblance, libertin, tromperie, matérialisme athée, rocambolesque, chute
Commentaire portant sur les scènes 5 et 6 de "Dom Juan" dans lesquelles Molière évoque le goût de la transgression, de la révolte et de la liberté derrière le charisme de Don Juan.
Commentaire de Texte № 5019 |
2950 mots (
approximativement 7.4 pages ) |
0 sources |
2007
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Cet extrait comprend deux scènes qui constituent le dénouement de l'oeuvre. Dom Juan convainc son père de sa conversion, mais il apprend plus tard à Sganarelle que celle-ci n'est qu'un de ses nouveaux stratagèmes, à savoir jouer les dévôts, pour se protéger de ses ennemis. Il refuse ainsi de se battre avec Don Carlos, le frère de Done Elvire venu venger le déshonneur de celle-ci, sous prétexte que le Ciel s'y oppose.
Endurci de manière irrémédiable dans le vice, le libertin rend son châtiment imminent et l'apparition du spectre du temps annonce cette fin proche.
Dans un registre tragi-comique, quel message Molière nous transmet-il à travers le dénouement de sa pièce ?
I. Un dénouement extraordinaire
A) L'intervention du surnaturel
B) La précipitation du temps
C) Une tension dramatique croissante aboutissant à une mort spectaculaire
II. Une leçon particulière de la part de Molière
A) Le recours surprenant au registre tragi-comique
B) Une morale sur la religion et les valeurs sociales
C) L'hommage de Molière : Dom Juan devient un mythe
Extrait du document
Au XVIIème siècle, la France connaît l'apogée de la monarchie absolue, sous le règne de Louis XIV, qui apparaît également comme un grand mécène, protecteur des arts et des lettres. C'est à cette époque que Molière, acteur, dramaturge et metteur en scène tout à la fois, ouvre sa troupe de l'Illustre Théâtre, qui deviendra plus tard Troupe du Roi. En 1665, il écrit Dom Juan, mais cette pièce sera censurée et retirée de l'affiche seulement après un mois de représentations, car elle met en scène un personnage libertin, athée et vil séducteur.
(...) Tout d'abord, l'apparition d'un spectre constitue le premier élément irréel de cette pièce. Il apparaît tout d'abord «en femme voilée» et symbolise alors toutes les femmes déshonorées par le séducteur. Il cherche ainsi à rappeler à Don Juan son pêché principal, la luxure, à travers sa quête perpétuelle du plaisir, et le malheur qu'il a suscité autour de lui pour le faire culpabiliser et l'inciter à se repentir.
Ensuite, il change d'aspect comme l'indique les didascalies ligne 11 et 12 : «Le spectre change de figure et représente le Temps avec sa faux à la main». Il devient alors la représentation de la Mort et annonce à Don Juan son châtiment s'il ne se repentit pas. Puis le spectre «s'envole dans le temps que Dom Juan le veut frapper». Le spectre est donc un esprit aux mulitples facettes, capable de toute métamorphose, envoyé par Dieu pour avertir Dom Juan. Cette intervention de l'irréel à travers le spectre implique donc le surnaturel dans cette scène et lui donne une dimension extraordinaire...
Mots-clés:église, peuple, roi, châtiment, ennemi, mythe
Commentaire comparé de "Portraits littéraires" de Sainte-Beuve et de "Morales du Grand Siècle" de Bénichou dans lesquels chacun de ces deux auteurs interprètent le succès des comédies de Molière.
Commentaire de Texte № 9505 |
1430 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
0 sources |
2008
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Sainte-Beuve et Bénichou ont tous deux écrit sur Molière. Les deux titres témoignent de leurs différences d'approche. Sainte-Beuve peint les portraits des écrivains et Bénichou les ancre dans leur contexte historique. Comment la comédie de Molière peut-elle prétendre à l'universel ?
Cette étude montre d'abord à quoi est dû ce réalisme selon les deux auteurs , puis quelles sont leurs visions du génie de Molière et comment il se démarque d'un simple moraliste.
Extrait du document
Pour Sainte-Beuve, la cause du réalisme dans les comédies de Molière se situe dans sa vie antérieure à l'œuvre. La méthode de Sainte-Beuve pour décrypter un auteur est d'«analyser […] son génie, son éducation et les circonstances». Ainsi il nous apprend que le goût de Molière pour la comédie lui a été insufflé très tôt par son grand-père «qui aimait fort la comédie». Sainte-Beuve décrit dans son texte la jeunesse de Molière qu'il considère comme instructive car elle a influencé l'artiste dans sa vocation mais aussi dans ses œuvres : «il fit de plus au collège d'utiles, et qui influèrent sur sa destinée», «Ces leçons privées de Gassendi […] durent influer sur la façon de voir de Molière, moins par les détails de l'enseignement que par l'esprit qui en émanait».
Mots-clés:réaliste, technique, comédie, peinture, polémique, symbole