Dissertation se demandant de quelle façon la vie est réglée dans les monastères bénédictins dans des siècles réformateurs : le XIème et XIIème siècle.
Dissertation № 21805 |
5000 mots (
approximativement 12.5 pages ) |
7 sources |
2010
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Résumé
Avant le XI et XIIème siècle, de nombreux monastères semblent ne pas tenir compte des réformateurs de l'Empire carolingien dont préfigure Benoit d'Aniane, un disciple lointain de Saint Benoit, qui a décrit concrètement le mode de vie pour les monastères. Cependant, grâce aux synodes de 816 et 817, ce mode de vie finit par triompher et s'imposer à tous les moines d'Occident. Cette grande remise en ordre, effective le XI et XIIème siècle, se traduit par un retour à une vie plus austère c'est-à-dire une stricte observance des jeûnes et des silences prescrit par la règle de Saint Benoit ainsi que le retour à la parfaite communauté de biens. Cette réforme aboutit à créer dans l'ensemble des monastères un style de vie à peu près homogène, sans pour autant éradiquer les coutumes particulières à chaque monastère notamment dans le domaine liturgique.
I. Aux XIème-XIIème siècles, la vie dans un monastère bénédictin est non seulement une vie en commun mais cette dernière est également hiérarchisée et structurée afin de permettre à cette vie en communauté d'exister
II. La vie dans un monastère bénédictin du XIème-XIIème siècle est une vie piétiste consacrée aux œuvres de Dieu, opus Dei
III. La vie dans un monastère bénédictin est non seulement dédiée à la prière et aux offices mais le travail tient également une place importante
Extrait du document
L'abbé, une fois élu, gouverne la communauté avec l'aide de plusieurs officiers. Il convient de s'arrêter sur la composition de l'ensemble de la communauté. En effet, elle se compose tout d'abord des moines lettrés. Ils assurent le bon fonctionnement de la communauté, remplissent les diverses charges de la maison et assurent la célébration de l'office divin. La plupart d'entre eux sont des innutriti (« nourris »), c'est-à-dire qu'ils sont entrés étant enfant et qui ont été élevés dans le cloître.
Mots-clés:abbayes, catholique, moines, religieux, monastique, culte, croyance
Dissertation qui cherche à savoir en quoi la charte de fondation du monastère de Emhilt de Milz nous permet de voir que les monastères féminins sont des éléments essentiels dans le pouvoir aristocratique.
Dissertation № 26891 |
6100 mots (
approximativement 15.3 pages ) |
8 sources |
2011
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Résumé
Dès la fin du VIIIe et surtout au IXe siècle, dans la partie Orientale du royaume franc, en Bavière, en Thuringe, en Alémanie, certains monastères eurent à cœur de transcrire les donations qu'ils avaient reçues pour en garder plus sûrement le souvenir et pour éviter la perte éventuelle de leur contenu. Les actes étaient intégralement retranscrits dans ce qu'on est convenu d'appeler des cartulaires, et qui sont pour les érudits allemand des « Urbare »1. Le cartulaire de Fulda est un bon exemple de ce type de travail ; il contenait plus de 2000 chartes au début du IXe siècle, dont le texte que nous allons étudier. La charte de fondation d'Emhilt de Milz le 25 mars 783 ou 784 a été écrite par le prêtre Théotolf à la demande d'Emhilt. Mais, il ne nous est pas parvenue en original, il a été recopié dans le cartulaire de Fulda. Outre ce petit problème d'authenticité, nous savons que c'est une charte, donc un acte écrit, émanent le plus souvent d'une autorité royale, religieuse ou seigneuriale. C'est une source d'une très grande importance qui nous renseignent sur la gestion des biens, la vie de l'Eglise mais également sur la société. Cette fondation de monastère féminin se trouve à Milz située sur un interfluve entre la Werra et la Saale, entre les bassins de la Weser et du Main, entre la Thuringe et la Bavière, qui est en voie de christianisation dans les années 730. Les Carolingiens ont soutenue l'action missionnaire de Boniface et de ses disciples, avec l'établissement des sièges épiscopaux de Würzburg, Erfurt et Eichstätt au début des années 740 et la fondation de Fulda en 744 qui sera élevé au rang de monastère royal en 765.
L'acte de fondation du monastère de Milz par ses particularités et ambiguïtés, autorise ainsi plusieurs niveaux d'étude qui révèlent la complexité de la fondation d'un monastère féminin privé et les motivations du don par les fondateurs : stratégies, et une communauté bénédictine libre de tout contrôle.
Extrait du document
Dans l'église catholique, une abbesse (L.29-30) est la supérieure d'une communauté de nonnes (ou moniales) qui vivent dans une abbaye réservée aux femmes. D'après notre texte, l'abbesse est Emhilt (L.1 et 64), membre de l'aristocratie d'après ses possessions. Elle est à la tête des nonnes et des biens qui sont engendrés de son droit, qui sont sa propriété (L.20-22). L'abbesse est la propriétaire des biens en tant que chef de la communauté, donc les moniales sont les "sujets" de l'abbesse (L.19-20). Ce monastère féminin accueillera les filles de haut lignage car il faut une dot (droit romain)1 pour rentrer au couvent. Les candidats au voile devaient se dépouiller de tout bien et suivre les règles strictes de Saint Benoit. (L.26-27) Nous pouvons également voir les dispositions que prend notre abbesse Emhilt en vue de régler sa succession, elle ne réserve pas l'abbatiat aux membres de sa famille mais prévoit qu'après sa mort, les moniales éliront librement leur abbesse en prenant seulement conseil des prêtres (L.28-29). Ce qui nous permet de penser même de confirmer que l'abbesse est une femme adulte dont les parents sont morts, et qu'elle n'a pas de frère ni de sœur.
Mots-clés:fondateurs, lieux saints, terres, seigneuries
Exposé qui étudie le plan du monastère de Saint-Gall en Suisse et du fonctionnement de celui-ci au Moyen Age.
Exposé № 22626 |
4120 mots (
approximativement 10.3 pages ) |
8 sources |
2007
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Résumé
Le plan du monastère de Saint-Gall en Suisse est un document tout à fait unique représentant non seulement la culture architecturale mais aussi les différents aspects de la vie d'un microcosme du Moyen Âge. Ce plan, conservé à la bibliothèque de Saint-Gall, serait ainsi une tentative faite pour adapter le schéma idéal qui avait été proposé par le concile à la vie d'un monastère déjà existant et ayant adopté la règle bénédictine depuis plusieurs décennies. Le plan de Saint-Gall reflète ainsi la volonté d'organiser les monastères carolingiens selon une disposition bien définie et régulière, mais traduit également la réalité du monastère carolingien et de ses fonctions.
1) Un plan ordonné
2) Un monastère aux multiples fonctions
Extrait du document
De part son architecture spécifique, l'abbatiale de Saint-Gall résume à elle seule la volonté d'ordonner le monastère de façon à ce qu'il soit autant accessible aux moines qu'au reste de la population. Après le synode d'Aix-la-Chapelle en 816-817, l'admission des laïcs au sein du monastère est de moins en moins tolérée. Pourtant, le monastère de Saint-Gall cherchera à respecter à la fois les nouvelles recommandations de Benoît d'Aniane tout en conservant les prescriptions de Charlemagne qui souhaitait que les monastères soient le moyen de promouvoir le christianisme dans les régions les plus retirées. Aussi, le dessinateur du plan de Saint-Gall a pris soin de répartir les bâtiments du monastère de façon à ce que les laïcs puissent encore venir. L'église en est le reflet même. La présence des deux absides montre une division du paradis en deux pôles: le sacré, réservé à la communauté monastique à l'est et le paradis réservé aux laïcs à l'ouest.
Mots-clés:église, abbaye, ordonnance, camp romain
Travail de recherche qui s'intéresse au monastère de Cluny, foyer de réformation de la règle bénédictine et centre intellectuel de premier plan au Moyen Âge classique.
Travail de Recherche № 8210 |
890 mots (
approximativement 2.2 pages ) |
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2007
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Résumé
Le succès de Cluny est aussi celui d'une certaine conception de la société qui depuis l'époque carolingienne assigne aux moines une fonction fondamentale dans la société : prier pour le salut des vivants et des défunts et obtenir pour eux la vie éternelle, ce que recherche tout
homme au Moyen Âge.
1. Les premiers abbés
2. Cluny, foyer de réforme monastique
3. Cluny et la papauté
4. Cluny et la société laïque
5. Des transformations liturgiques
Extrait du document
Le succès de Cluny est aussi celui d'une certaine conception de la société qui depuis l'époque
carolingienne assigne aux moines une fonction fondamentale dans la société : prier pour le
salut des vivants et des défunts et obtenir pour eux la vie éternelle, ce que recherche tout
homme au Moyen Âge.
Mots-clés:abbé, communauté, prière, chrétienté, Rome, pape
Commentaire d'un passage de l'ouvrage « Le Typikon du sébaste Grégoire Pakourianos » signé par Grégoire Pakourianos se demandant en quoi ce livre liturgique nous permet de voir les moyens jugés acceptables pour s'enrichir.
Commentaire de Texte № 27813 |
4095 mots (
approximativement 10.2 pages ) |
6 sources |
2012
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Résumé
Le typikon (pluriel, typika) est un livre liturgique qui contient des instructions d'un ordre monastique. Il constitue une source très riche, qui apporte de nombreuses informations sur l'aristocratie, les pratiques sociales et religieuses, le statut des monastères et leur fortune. « Le typikon du sébaste Grégoire Pakourianos », extrait de « revue des études byzantines 42 », 1984, a été rédigé en grec, en grégorien et en arménien, en décembre, de la 7e indication de l'année 6592. Il a été signé par Grégoire Pakourianos en caractère arménien et par Euthyme de Jérusalem à titre de confirmation, lors de son séjour, retour de Thessalonique sur les terres de Grégoire à Philippoupolie. Ici nos deux extraits portent sur la répartition géographique de ses différents biens, dont il fit don au monastère de la très sainte Théotokos Pétritziotissa près de Philippoupolis.
I. La Fortune de Grégoire Pakourianos et l'économie de sa fondation
II. Une transaction patrimoniale par le fondateur
III. Les dispositions réglementaires du typikon
Extrait du document
Les chrysobulles et les autres actes impériaux étaient toujours conservés dans les archives des monastères et parfois copiés dans des cartulaires. Les documents originaux servaient de preuves lorsque les officiers du fisc se montraient trop zélés et réclamaient des taxes pour lesquelles les moines avaient obtenu des exemptions ou lorsque le monastère devait défendre ses droits face aux prétentions de ses voisins. Les chrysobulles étaient aussi les preuves de la générosité impériale et étaient fièrement citées dans les inventaires des monastères.
Mots-clés:byzantine, médiéval, classe, aristocratie, guerrier, savant, domination, fortune, transaction
Commentaire de texte sur la chartre de l'abbaye de Solignac visant à comprendre l'évolution des conceptions religieuses et du monachisme au VIIème siècle.
Commentaire de Texte № 14545 |
2035 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
4 sources |
2010
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Résumé
La charte de fondation de l'abbaye de Solignac. Elle a été rédigée le 22 Novembre 632, date à laquelle Eloi a fait don de ses biens à son monastère. Cette charte fut rédigée par un clerc après la dictée d'Eloi qui est le fondateur. Eloi est d'origine de Limoges, il est né en 588 à Chaptelat et est mort le 1er décembre 660. Il a fréquenté la cour des mérovingiens dès sa jeunesse sous Clotaire II puis sous Dagobert (629-639). En 631, il demande au roi Dagobert le village de Solemniacum, (la terre de Solignac) pour y fonder un monastère.
En quoi cette charte de fondation nous permet-elle de comprendre l'évolution des conceptions religieuses et du monachisme au VIIème siècle ?
I. La donation : mise en place d'une seigneurie monastique autonome
II. Une communauté qui pratique la règle mixte
III. Les moines et le princeps
Extrait du document
Lignes 34-37
Ce n'est pas l'évêque de Limoges qui veille au respect de la règle mais c'est l'abbé de Luxeuil. Pourtant à Solignac, il y a une réelle autonomie vis à vis de Luxeuil. Il n'y a pas de véritable dépendance, pas de prieuré, juste un droit de contrôle.
Mots-clés:Eloi, St Ouen, fondation, princeps, règle mixte, monachisme
Fiche de lecture portant sur le livre du CNED de G. Bührer-Thierry portant sur l'évolution des royaumes issus de l'empire carolingien au programme du Capes et de l'Agrégation d'histoire.
Fiche de lecture № 10585 |
60015 mots (
approximativement 150 pages ) |
2 sources |
2009
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Résumé
En 888, à la disparition de Charles le Gros, dernier empereur carolingien, qui maintint tant bien que mal l'unité de l'empire, le royaume occidental se choisit un roi en la personne d'Eudes. Il s'agit d'installer un chef apte à répondre aux défis qui se posent au trône de Francie occidentale. Sous la double pression du péril normand et des ambitions de la haute aristocratie, de redoutables forces de dissociation sont à l'œuvre depuis plusieurs années déjà (avant même la disparition de Charles le Chauve en 877).
1.« Les pouvoirs politiques : royautés, principautés et seigneuries »
A. De la Francie à la France, les pouvoirs supérieurs : rois et princes, X°-XI°Siècle.
B.Pouvoirs régionaux et locaux en Francie ; encadrement et régulations sociales
C. Le Royaume de Bourgogne de 888 au début du XII°S
2.« Pouvoirs laïques et pouvoirs ecclésiastiques »
A. Eglise et pouvoirs dans le royaume de Germanie.
B. Monastères, chapitres et réformes dans les royaumes de Francie Occidentale et de Bourgogne
3.« La christianisation de la société »
A. Les sacralisations du pouvoir
B. Les idéologies des ordres
C. Pouvoirs, Eglise et guerre
D. «Mariage et parenté»
Extrait du document
Le début du X°S voit la disparition de la menace viking. L'historiographie actuelle relativise leurs dévastations, même si le monachisme sort incontestablement affaibli de cette période. Après leurs premières installations dans la basse vallée de la Seine à la fin du IX°S, les vikings, en particulier un de leurs chefs, Rollon, sont déjà bien intégrés dans les réseaux d'alliances et de parenté du royaume de Charles le Simple.
Le traité de Saint-Clair-sur-Epte (911), voulu par Charles le Simple et les archevêques de Reims et de Rouen, officialise alors une installation déjà largement engagée : après avoir été battu près d'Auxerre, Rollon accepte d'être baptisé et de prêter serment de fidélité au roi comme « comte des Normands » ; il devient alors dans la région de Rouen le représentant du roi. Dans les années qui suivent, malgré quelques rares raids vikings sur la Basse Loire et en Bretagne, le danger viking disparaît pour céder la place à une nouvelle principauté territoriale.
Cependant, une nouvelle menace se fait jour à la même époque en Provence : les Musulmans sévissent dès les années 890 en Provence orientale, en particulier en Camargue et autour d'Avignon et d'Aix, puis dans les Alpes après 921 ; sont ainsi attaqués les monastères de Saint-Gall (936) et de Saint-Maurice d'Agaune (940), où ils capturent en 972 l'abbé Maïeul de Cluny.
Passé l'an mil, l'initiative en Occident appartient désormais aux chrétiens. Ce renversement culmine à la fin du XI°S, lorsqu'après avoir reçu une demande d'aide de l'empereur byzantin, Urbain II déclenche la première croisade au concile de Clermont (1095). Il commence par excommunier Philippe Ier et par proclamer la Trêve de Dieu, puis appelle son auditoire à un pèlerinage armé pour libérer la ville sainte de Jérusalem et venir au secours des chrétiens d'Orient. Les chevaliers et les barons prennent la route en 1096.
Mots-clés:histoire, médiévale, église
Dissertation qui se demande en quoi les villes du royaume de France sont importantes et ce qui leur permet de générer des privilèges et de pouvoir dégager ainsi de considérables pouvoirs propres aux villes.
Dissertation № 8208 |
1520 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
0 sources |
2007
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Résumé
Vers 950, on peut constater qu'il y a une occupation de plus en plus dense du sol urbain, occupation qui s'accélère à la fin du XIème siècle. Des bourgs se développent hors des murailles de protection, autour des monastères, d'églises et de forteresses ou à proximité des noeuds de communication. Au réseau urbain hérité de l'Antiquité, viennent s'ajouter de nouvelles agglomérations nées de la croissance des villages qui prennent l'allure de villes, mais des villages neufs peuvent aussi se transformer en villes.
On voit apparaître de nouvelles forces à la suite des grands défrichements qui atteignent progressivement leur apogée : les villes, dont le réseau se met en place grâce aux surplus démographiques, acquièrent des privilèges.
I. L'importance des villes au Moyen-ÂgeMoyen-Âge
1. L'origine des villes
2. Qu'est ce qu'une ville médiévale ?
3. Une rupture avec le monde féodal : la lutte pour les libertés et l'autonomie de la ville
II. Le dynamisme des villes : l'essor urbain
1. Quelle démographie ?
2. Une croissance soutenue des villes
3. La diversité des activités urbaines : le commerce et l'artisanat
Extrait du document
A l'origine du renouveau des villes, il convient d'insister sur la place des initiatives personnelles, qu'il s'agisse de mouvements associatifs ou de décisions seigneuriales. Des associations soudées par un idéal de paix et le culte d'un saint local regroupent les hommes qui deviennent des citadins. Ces regroupements assurent l'entraide entre les membres et ils excluent les étrangers. Ils précèdent l'acquisition de statuts et de privilèges et ils servent d'éléments dynamiques de la ville.
Quant à l'origine des habitants, il ne faut pas chercher loin. Les marchands et les artisans sont issus de la ville ou de ses environs, parfois même de la domesticité des seigneurs urbains, la famille ou des agents de leur administration.
Mots-clés:campagne, rural, faubourg, croissance, citadin, urbanisation
Travail de recherche qui montre comment l'on passe d'une culture de tradition, de conservation, de transmission au début du Moyen Âge à une culture d'invention, d'innovation et de diffusion à la fin de cette période.
Travail de Recherche № 4963 |
3930 mots (
approximativement 9.8 pages ) |
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2007
$ 10.95
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Résumé
Sur le plan politique, à partir des années 850, en Europe occidentale, s'effectue lentement mais inéluctablement, un déclin de l'autorité monarchique, tendance fortement amorcée.
Les cours, à l'échelle du royaume, n'ont plus les moyens d'être de grands centres culturels. Cela signifie qu'il n'y a plus de politique générale orchestrée au plus haut niveau de l'autorité d'un point de vue culturel. La conséquence en est un repli dans les monastères.
Au XII siècle, le paysage culturel de l'Europe occidentale est concrètement bouleversé.
Fin XIIème, les lieux de rayonnement culturel sont très largement urbains, les centres de formation dynamiques sont désormais les écoles des villes. Les langues vernaculaires ont pleinement leurs titres de noblesse et produisent une littérature riche et abondante. Une réelle élite laïque cultivée fait son apparition.
Dans le millénaire médiéval, les XI-XIIème sont des siècles charnières.
Cette révolution culturelle et qualifiée parfois de Renaissance, d'humanisme du XIIème siècle.
I. Un contexte de décloisonnement
II. Nouveaux savants, nouvelles méthodes
III. L'autre révolution : les laïcs, acteurs de la vie culturelle
Extrait du document
La tendance de fond, au coeur de cette révolution, se base sur une innovation culturelle, un échange de savoirs et de culture établie au niveau des villes à la fin du XIème siècle. L'Europe occidentale passe d'une civilisation où rayonnaient les campagnes à l'émergence de capitales ayant un rayonnement économique avec centralisation des marchés, commerce, administration politique, ainsi qu'un rayonnement culturel.
Il y a un exode rural, même si 80-85 % de la population de moeurs rurales. Cela ne signifie pas que les anciens lieux de rayonnement culturel en campagne, notamment les grands monastères, sont en déclin. Il y a une période de cohabitation. Le renouveau est urbain certes, mais les rayonnements culturels ruraux perdurent en cohabitant. Ces deux formes échangent et participe à un même ensemble, comme c'est le cas pour le monastère du Bec.
Dissertation présentant la biographie de Marie de France, poétesse médiévale, et une analyse de son œuvre, "Le lai du chèvrefeuille".
Dissertation № 3752 |
750 mots (
approximativement 1.9 pages ) |
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2008
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Résumé
Marie de France, auteur qui demeure très mystérieuse de par son ancienneté, est une poétesse médiévale célèbre notamment pour ces lais. C'est la première femme écrivain française. On pense qu'elle a été abbesse d'un monastère, peut-être celle de Reading. Beaucoup supposent que son patronyme fait référence à son pays d'origine, la France. Cela vient se confirmer dans l'épilogue de ses Fables, au cœur duquel on trouve ce vers «Marie ai num, si sui de France» (J'ai pour nom Marie et je suis de France).
Nous savons d'elle qu'elle a vécu au XIIème siècle, probablement à la cour de Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine à Londres. Ainsi son œuvre se répand au sein de l'éclatante cour du roi, auquel ses lais sont pour la plupart destinés.
Cette étude présente sa biographie ainsi que son lai du chèvrefeuille.
I. Biographie
II. Analyse du lai du chèvrefeuille
Extrait du document
A l'heure ou la chanson de geste se diffuse lentement dans les provinces anglo-normandes, la noblesse éprouve le désir de mœurs plus douces, de contes imprévus et charmants pour la reposer de la rudesse des chansons qu'elle écoute. C'est ainsi que peu à peu, l'on forme en octosyllabes de petits poèmes déroulant des histoires d'amour. Avant, ce sentiment n'avait jamais été conçu comme la passion suprême, principes de joies et de douleurs. C'est Marie de France qui inaugure en nous présentant des contes mettant l'amour en scène. Le lai est une forme de la poésie apparue au XIIe siècle et qui a désigné successivement des genres de poésie assez différents. Il est donc important de noter que son sens à évolué depuis son apparition à aujourd'hui. Au Moyen Âge, ce mot était employé au sens de « chant » (ou plutôt récit chanté) ou de « mélodie ».
Mots-clés:conte, amour, poésie, mélodie, celtique, chevalier