Dissertation sur Montaigne qui insiste sur l'idée d'une philosophie montaignienne comme un art de vivre, un art de penser.
Dissertation № 7095 |
4565 mots (
approximativement 11.4 pages ) |
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2006
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Résumé
Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) était un penseur, un moraliste et un homme politique français de la Renaissance. Il est l'auteur des Essais, premier ouvrage de ce genre. Plus qu'un autoportrait, on trouve dans cette œuvre d'apparence disparate, de nombreuses considérations sur la politique, l'histoire, la religion ; tout, pour Montaigne, est matière à réflexion. Il s'y prend lui-même comme objet d'étude, son projet est de lever les masques, de dépasser les artifices pour se découvrir lui-même : «Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins».
A- L'évolution de Montaigne, du stoïcisme à l'épicurisme
1) Une première influence stoïcienne
2) L'influence épicurienne a laissé une trace indélébile dans la pensée de Montaigne
3) Sous l'influence de ces différents systèmes antiques, Montaigne établie sa propre philosophie du plaisir
B- Le scepticisme de Montaigne : précurseur de la pensée moderne
1) Evaluation des capacités de l'homme : nous ne pouvons rien savoir
2) Une condamnation de l'orgueil de l'homme
3) Un scepticisme « positif », comme redécouverte de notre puissance de jugement, issu de l'alchimie de trois courants philosophiques
4) Le scepticisme de Montaigne annonce la pensée moderne
C- La philosophie selon Montaigne
1) Ce que doit être la philosophie pour Montaigne
2) Non pas la philosophie des Essais, mais les Essais comme philosophie
Extrait du document
Dans la 2ème édition de 1588 (livre III et ajouts dans les livres I et II), la pensée épicurienne semble prendre le pas sur la pensée stoïcienne chez Montaigne : la conception de la mort est largement matérialiste, réduite à « 1/4 d'heure de souffrance » ; la nature est considérée comme maternelle, elle nous donne les désirs et les plaisirs nécessaires à notre survie, et nous ôte le désir de vivre lorsque nous approchons de la mort. Dans cette édition, les Essais se trouvent fortement marqués par la conception épicurienne du bonheur : un bonheur privé, marqué par le goût de la solitude, du retrait, qui s'oppose au souci de la vie publique et de la gloire qui était celui du stoïcisme. Ce qui importe seul désormais, c'est le « bien vivre ». La retraite, « l'arrière-boutique toute nôtre », est le siège le plus sûr et le plus exempt de maux. L'épicurisme invite à fuir tout les tracas et à ne se satisfaire que du contentement des désirs naturels nécessaire.
Mots-clés:corruption, pouvoir, courtisan, mort
Commentaire du chapitre 31 de l'ouvrage « Essais », de Montaigne se demandant comment Montaigne défend les indiens.
Commentaire Composé № 28012 |
1425 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
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2012
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Résumé
Michel de Montaigne est un auteur français du XVIe siècle, qui s'inscrit dans le mouvement des humanistes, qui vise à développer l'esprit critique, à débarrasser les hommes de leurs préjugés. Il est très connu pour ses Essais, qui sont un type d'ouvrages nouveau pour l'époque moderne. Montaigne, par ses Essais, présente son projet autobiographique : il définit le public visé, ses buts ainsi que ses intérêts de ce projet. Le passage étudié, le chapitre 31, est consacré à la défense de la morale des Indiens, pour les défendre. Montaigne va se servir du thème de la guerre, du cannibalisme ainsi que celui du courage.
I. Montaigne, l'observateur
II. La défense des Indiens par Montaigne
Extrait du document
De nouveau, Montaigne bascule dans le discours argumentatif. Ici il fait le plaidoyer en faveur des Indiens. Il choisit même de les défendre sur des sujets indéfendables, des domaines relativement fragiles, comme le cannibalisme. Il va essayer de justifier ce cannibalisme, comme il ne peut pas l'excuser (ce cannibalisme pratiqué par les indiens), il va contourner la difficulté en comparant les cannibales et les Européens.
Mots-clés:cannibale, cannibalisme, Hannibal, défense, courage, féroce, sauvage, indéfendable, hindou
Commentaire de l'œuvre «Les Essais», de Montaigne à partir d'une citation extraite de ce recueil se demandant si cette œuvre peut apparaître comme une autobiographie, non de Montaigne, mais de son écriture.
Dissertation № 18179 |
1380 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2009
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Résumé
François de La Croix du Maine rapportait que Montaigne, répondant aux compliments du Roi, aurait dit à ce dernier : « Sire […], il faut donc nécessairement que je plaise à votre Majesté, puisque mon Livre est agréable, car il ne contient autre chose qu'un discours de ma vie et des mes actions ». Toujours réitérant et renouvelant cette idée d'un texte qui lui serait « consubstantiel », Montaigne tend à se confondre avec son livre. Ainsi l'écrit-il dans son essai Du démentir (II, 18) : « je nay pas plus faict mon livre que mon livre m'a faict, livre consubstantiel à son autheur, d'une occupation propre, membre de ma vie ; non d'une occupation et fin tierce comme tous les autres livres ». Cherchant à mettre en pratique le « connais-toi toi-même » socratique, Montaigne décide que l'écriture en sera l'outil, non dans son contenu mais dans sa forme.
I/ Les Essais de Montaigne rompent tout d'abord le lien filial auteur œuvre en cela que le livre permet avant tout de parler de soi
II/ L'auteur use également du style littéraire comme miroir de sa propre vie, afin que la forme fasse finalement sens
III/ Les Essais forment ainsi une expérience, il s'agit là d'une autobiographie de l'écriture visant à la connaissance de soi
Extrait du document
Le mouvement joue par ailleurs un rôle essentiel puisqu'il s'agit là d'un texte en perpétuelle génération. Car il y a bel et bien une dynamique dans les Essais, on y trouve un itinéraire porté plus par le sens que par la chronologie. C'est que cette dynamique d'écriture n'est pas mise au service du récit chronologique de sa vie réaliste, mais du texte lui-même quoi doit refléter son auteur.
Mots-clés:chronologie, itinéraire, réaliste, auteur, récit, narration, rôle
Exposé sur la signification de la mort selon Montaigne, à travers l'analyse de ses Essais. Selon cet auteur tout l'enjeu de la mort réside dans l'ambition de la préméditer.
Exposé № 7477 |
5220 mots (
approximativement 13.1 pages ) |
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2008
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Résumé
Une expression forte apparaît dans le chapitre 20 de Essais I de Montaigne : "philosopher c'est apprendre à mourir". C'est sans doute une des phrases les plus provocatrices de Montaigne, constituant probablement un des points centraux des réflexions montainiennes sur la mort, pour ne pas dire le moment qui dynamise l'ensemble de ses Essais sur ce sujet.
Bien que la mort apparaît comme inexorable, brutale et imprévisible, Montaigne va nous dévoiler qu'il existe une possibilité de s'y préparer et de mettre en place un apprentissage, d'en faire cette « connaissance intime ». Comme cet auteur écrit "La préméditation de la mort est préméditation de la liberté ", en se libérant de l'angoisse de la mort en tant que contrainte, en tant que retrait de ce que la vie nous a offert, comme s'il est possible d'éviter les "dommages collatéraux" de la mort.
Ces contradictions en disent beaucoup. Le rapport de Montaigne à la mort semble contradictoire, mais cette étude montre que l'on peut envisager les choses autrement.
La pensée sur la mort ne peut pas être une pensée unifiée : d'emblée la pensée de Montaigne est divergente, plutôt que contradictoire. Cette divergence n'est pourtant pas accidentelle ; elle est quelque chose d'essentiel dans toute pensée de la mort.
C'est alors que l'on peut se demander s'il y a une pensée de la mort, au sens où la mort serait un objet de pensée ? S'il y a un enracinement de la pensée dans la conscience de sa mortalité ?
Extrait du document
Tout d'abord, nous pensons à Jankélévitch et à son texte intitulé La Mort : selon lui, la mort ne donne rien à penser : « En vérité, c'est la pensée même de la mort qui est une pensée crépusculaire, et plus souvent encore une pseudo-pensée […]. La pseudo-pensée de la mort n'est qu'une variété de somnolence. » Un peu plus loin, il écrira encore : « La méditation de la mort, si elle ne veut pas tourner en méditation sur la vie, semble n'avoir le choix qu'entre la sieste et l'angoisse ». Et enfin : « la méditation de la mort, si elle existe, ne peut être que cela : une réflexion dispersée. »
Et nous pourrions, en un second temps rappeler le mot de Hans Jonas, qui dans son texte Aux fondements d'une éthique contemporaine parle du « fardeau et [de] la grâce d'être mortel » : le fardeau serait de POUVOIR mourir A TOUT INSTANT, la grâce serait de DEVOIR mourir.
On remarque ici, et à bien des égards, la proximité avec le texte de Montaigne, qui nous donne une « leçon » que l'on pourrait ainsi résumer : la pensée de la mort est construite dans l'impossibilité d'un point d'équilibre, d'un point de conclusion. La pensée en elle-même ne peut donc se conquérir qu'en écartant la mort comme « objet de pensée » ; non en la refoulant, non en l'intégrant dans un système de pensée, mais en lui refusant une dignité à laquelle elle ne saurait, de toute façon, accéder. La pensée ne peut ni ne doit éviter la mort, mais elle doit refuser de se laisser fasciner ou, disons mieux, envoûter par elle.
Mots-clés:survivre, appréhension, confrontation, vie, méditation, angoisse
Commentaire du chapitre 26 du livre I intitulé « De l'institution des enfants », et extrait du recueil "Les Essais" de Montaigne dans lequel l'auteur dégage une réflexion sur la condition humaine.
Commentaire Composé № 16826 |
1000 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2010
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Résumé
Montaigne est un penseur et un homme de lettre du 16ème siècle. Pendant toute sa vie, il se consacra à la rédaction d'un livre qu'il enrichit sans cesse, les Essais (1588-1595), œuvre très originale pour son époque. Les Essais contiennent trois livres ce qui fait en tout 107 chapitres dans lesquels Montaigne examine tous les sujets qui se présentent à son expérience et à sa réflexion. L'ordre de ces derniers ressemble à un simple vagabondage. Ces sujets sont d'autre part très divers et touchent à plusieurs domaines : « vie quotidienne, nature, science, morale … » En observant le monde, Montaigne s'étudie. Ces études lui permettent de dégager non seulement la singularité de son être mais également une réflexion sur la condition humaine.
I. Une véritable volonté de convaincre
II. La critique de la pédagogie traditionnelle
III. La méthode de Montaigne
Extrait du document
Dans ce texte, on peut voir que Montaigne nous fait un réquisitoire avec à la ligne 9 « criailler » qui appartient au vocabulaire familier. Avec la négation du verbe vouloir à la ligne 14 « je ne veux », Montaigne montre bien l'interdiction au précepteur de donner son savoir sans tenir compte de l'élève.
Mots-clés:homme, société, réminiscence, souvenir, passé, humain, être
Dissertation cherchant à expliquer dans quelle mesure l'affirmation de Malebranche dans son ouvrage "De la recherche de la vérité", rend justice à l'écriture de Montaigne.
Dissertation № 8508 |
2220 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
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2008
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Résumé
Dans son ouvrage "De la recherche de la vérité" (1674), le philosophe Malebranche parle en ces termes de Montaigne :
« Ce ne sont nullement ses raisons qui persuadent : il n'en apporte presque jamais des choses qu'il avance, ou pour le moins il n'en apporte presque jamais qui aient quelque solidité. En effet, il n'a point de principes sur lesquels il fonde ses raisonnements, et il n'a point d'ordre pour faire les déductions de ses principes. Un trait d'histoire ne prouve pas : un petit conte ne démontre pas ; deux vers d'Horace, un apophtegme de Cléomène ou de César ne doivent pas persuader des gens raisonnables. »
Cette étude montre que, si cette citation de Malebranche analyse avec finesse le style de Montaigne, elle exclue toutefois la dimension philosophique du projet de l'auteur, qui ne partageait pas les mêmes idées que Malebranche.
I. Une analyse de l'écriture de Montaigne
a) Le refus de la rhétorique
b) Une construction désorganisée
c) L'importance accordée à l'intertexte
II. Une véritable incompréhension du projet des Essais
a) Dresser une peinture de soi et des hommes en général
b) Faire appel à l'expérience
c) Mettre en place une certaine interaction avec le lecteur
III. Des courants philosophiques opposés
a) Rationalisme et empirisme
b) Dogmatisme et scepticisme
Extrait du document
La première partie de la citation nous dit : « Ce ne sont nullement ses raisons qui persuadent : il n'en apporte presque jamais des choses qu'il avance, ou pour le moins il n'en apporte presque jamais qui aient quelque solidité. »
En effet, comme Malebranche l'a très justement remarqué, Montaigne est hostile à toute rhétorique. Cette attitude peut s'expliquer en regard d'un système rhétorique qui faisait de la mémoire le fondement de toute activité intellectuelle. Or, Montaigne témoigne de son exceptionnel manque de mémoire : selon lui, il n'y en aurait « au monde une aussi monstrueuse en défaillance » (I, 9, 85).
Mots-clés:condamnation, sévérité, jugement, doctrine, sceptique, connaissance
Commentaire portant sur le texte « De la vanité », livre III, chapitre IX de l'ouvrage « Essais » de Montaigne se demandant quelles sont les caractéristiques de l'essai, genre que Montaigne a inventé.
Commentaire de Texte № 23338 |
1510 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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2011
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Résumé
Montaigne appartient à l'humanisme du XVIème siècle, qui met l'homme au centre de l'univers. C'est un homme politique mais aussi un philosophe, qui réinvente le genre de l'essai déjà présent dans l'Antiquité, avec ses Essais. Nous étudierons dans ce document, le texte « De la vanité », livre III, chapitre IX de l'ouvrage « Essais ».
Dans ce texte, Montaigne se débarrasse des conventions voulant faire coïncider la liberté de sa pensée avec celle de son écriture.
I- L'expression libre d'une idée
II- Un « je » en perspective dans le cadre un auto-commentaire
III- Un contrat avec le lecteur
Extrait du document
La formulation « parcourir des yeux » de la ligne 4, montre que Montaigne veut s'inspirer de ces auteurs et non les plagier. On remarque un autre parallélisme, cette fois-ci avec Plutarque à partir de la ligne 11. D'ailleurs, à partir de ce moment-là, il va passer insensiblement de Plutarque à lui-même sans le signaler.
De part, une certaine connaissance sur sa vie, on sait que Montaigne était très familier avec les auteurs grecs et latins, et il faisait (généralement) beaucoup de citations de ces derniers à cause de l'éducation qu'il a reçu.
Mots-clés:citation, éducation, lecture, formulation, interprétation, plagier, récit
Commentaire composé du chapitre X du livre III des "Essais" de Montaigne, qui analyse comment ce dernier explique au lecteur l'importance de séparer les affaires publiques de ses intérêts privés.
Commentaire Composé № 13356 |
3000 mots (
approximativement 7.5 pages ) |
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2008
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Résumé
Entre 1586 et 1587, Montaigne aborde la fin de sa vie, et c'est à ce moment-là qu'il écrit le chapitre X du livre III des Essais, « De ménager sa volonté ». Il y explique comment vivre sans se faire de soucis, comment se « ménager ». Le chapitre décline deux idées. Tout d'abord il s'intéresse au devoir envers le public (les charges publiques), et y affirme son individualisme. Il s'occupe surtout des devoirs envers soi-même, son idéal moral à cette époque étant l'épanouissement du « moi » considéré dans toutes ses facultés naturelles. La deuxième idée est l'attitude à avoir envers les passions. Il préconise une méthode de diversion parce qu'elle est jugée seule conforme à la vanité de notre nature. Il évite de s'engager dans les passions pour ne pas avoir à en soutenir l'effort.
1. La dénonciation de Montaigne
2. Montaigne convainc le lecteur par l'écriture
3. La « peinture du moi »
Extrait du document
Tout d'abord, Montaigne nous instruit sur la manière de distinguer les affaires publiques de la vie privée de chacun. Ce thème de la séparation entre vie publique et vie privée lui est cher, puisqu'il le développait déjà dans le chapitre II du livre III, « Du repentir », avec l'opposition entre l'être et le paraître, et les vertus présentes en ces deux cas. Ici Montaigne ne parle pas de vertu, mais apprend au lecteur à distinguer ces deux faces de l'être.
Mots-clés:exemple, persuasion, opinion, fausseté, paraître, cacher
Dissertation qui montre que c'est par la satire, le jeu des oppositions, et les divers exemples renforçant leurs propos, que Rabelais et Montaigne dressent une véritable critique des pédants et du pédantisme.
Dissertation № 3741 |
2250 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
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2008
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Résumé
«Science sans conscience n'est que ruine de l'âme», annonce François Rabelais (1494-1553 ), écrivain de la Renaissance appartenant au courant humaniste. Il rejoint ainsi Montaigne, qui dans ses "Essais", accorde un chapitre au pédantisme, qu'il a en horreur.
Son style et ses arguments, empreints du courant humaniste dont il est également l'un des fidèles représentants, nous dévoilent une critique marquée des pédants.
Ainsi, Rabelais et Montaigne ont un point commun : le dégoût du savoir pédantesque. Leurs œuvres, surtout le "Pantagruel" et "Les Essais" contiennent une véritable critique de celui-ci.
Comment se manifeste-t-elle ? C'est la question à laquelle cette analyse tente de répondre exhaustivement, dans un premier temps en étudiant la critique par la satire, puis par le jeu des oppositions dont usent les auteurs.
Extrait du document
Les deux œuvres que nous étudions présentent une même caractéristique, celle de tendre souvent sur la satire. Ce genre ayant pour fonction de tourner en dérision l'objet dont il traite, permet de critiquer vivement et efficacement celui-ci.
Dès le commencement, Montaigne dans son essai sur le pédantisme, présente le pédant comme le badin des farces italiennes, le personnage comique, dont on se moque, celui qui étale son petit savoir. La première page nous propose une distinction nette entre le savoir, et la culture aristocratique. Le ton très légèrement moqueur dans certains passages nous laisse entendre que l'auteur tend à rabaisser les pédants. «Je cherchais bien de les excuser par la disconvenance naturelle qu'il y a entre le vulgaire (autrement dit le pédantisme) et les personnes rares et excellentes en jugement». Puis "mais cela ne sert point d'excuse à mes gens".
Montaigne insiste sur le fait qu'il faut pardonner à ses hommes leur manque de jugement, d'intelligence et de sagesse, comme s'il fallait les prendre en pitié. Il nous donne tour à tour plusieurs définitions peu flatteuses de ces derniers, sans jamais les nommer directement. Il les appelle «les vulgaires», «ces gens», «ceux-ci dont…».
Mots-clés:animalise, bêtise, parade, archétype, vulgaire, éducation
Commentaire du texte « De l'amitié », chapitre 27 - livre 1, des Essais, rédigé par Montaigne (1533-1592), écrivain et philosophe français.
Commentaire de Texte № 567 |
830 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
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2007
$ 4.95
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Résumé
C'est en 1558, quelques années après le début des guerres de religion, que Montaigne fait une rencontre décisive, celle d'Etienne de La Boétie. Ce texte est, à l'origine, la préface des œuvres posthumes de La Boétie que Montaigne eut à rédiger après la mort de son ami. Ici, l'auteur évoque un réel coup de foudre amical. Nous analysons tout d'abord le caractère exceptionnel de cette amitié et ensuite l'utilisation du registre lyrique dans cette œuvre.
Extrait du document
L'amitié, par définition, est un attachement mutuel. Ici, Montaigne met en évidence l'amitié exceptionnelle qu'il éprouve pour La Boétie.
Nous pouvons remarquer, tout d'abord, que La Boétie est une personne particulière pour Montaigne, que leur relation est très fusionnelle, par un réseau lexical du lien « toi-moi ». Ce réseau lexical est présent ligne 3 « l'un en l'autre », ligne 8 « l'un de l'autre », ligne 6 « notre intelligence », ligne 4 « jointes », ligne 7 « cette union », ou aussi ligne 11 « que l'un à l'autre », ligne 18 « ma volonté », ligne 19 « sa volonté », ligne 18 « la sienne », ligne 19 « la mienne » et encore ligne 19 « concurrence pareille » et ligne 20 « ou sien ou mien ».
La répétition de « Parce que » dans l'expression « Parce que c'était lui, parce que c'était moi » ligne 5 explique le coup de foudre amical fatal.
Mots-clés:volonté, union, concurrence, amitié, intelligence