Dissertation de philosophie qui tente de définir la morale en s'appuyant sur la citation de Kant : «Les lois morales sont des règles universelles et strictes, indiquant les actions qu'il faut nécessairement accomplir» extrait des "Leçons d'éthique".
Dissertation № 5967 |
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2008
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Résumé
La morale ne dit pas ce qui est, mais ce qui doit être. C'est une théorie du devoir, qui est à l'action ou à la pratique ce que la géométrie est à la connaissance ou à la théorie.
Kant l'explique en distinguant deux types de lois et deux éthiques, l'une «indulgente», l'autre «stricte», puis en illustrant cette distinction à l'aide d'une analogie comparant la seconde, c'est-à-dire la morale proprement dite, à la géométrie.
Il conclut enfin en condamnant l'éthique de l'indulgence au nom de la perfection morale de l'humanité. «L'éthique indulgente est la corruption de la mesure de perfection morale de l'humanité.»
La loi morale ne peut être universellement valable qu'en étant rigoureuse et stricte.
I. Il faut distinguer l'éthique et la morale
II. La morale est a priori comme la géométrie
III. Le privilège accordé à l'éthique est immoral
Extrait du document
Le but de Kant dans ce texte est cependant de distinguer l'éthique de la morale proprement dite, en établissant une différence philosophique entre des termes que la langue confond. Si l'analyse étymologique peut en effet donner l'impression d'une filiation entre les notions, car le terme de «moral» est la traduction du latin moralis, qui traduit lui-même le grec ethikos, la philosophie doit pourtant établir une différence conceptuelle forte entre elles.
Selon Kant, la morale diffère par nature de l'éthique, car la seconde dit ce que l'on peut faire, «ce que l'on est en mesure d'accomplir», tandis que la première dit ce que l'on doit faire, c'est-à-dire «ce qui est moralement nécessaire». Il existe donc entre elles toute la différence qui sépare le possible et le nécessaire.
Mots-clés:exigence, expérience, humanité, jugement, morale, nature
Dissertation se demandant s'il existe une morale absolue comme l'affirme Kant ou si au contraire toute morale est relative.
Dissertation № 21364 |
2740 mots (
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2008
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Résumé
L'homme se différencie de l'animal, soumis à ses instincts, en tant qu'il est un être raisonnable et qu'il dispose d'un libre arbitre. Pour cela, il a la capacité de se déterminer moralement, c'est-à-dire de se poser la question ‘que dois-je faire ?' et de conformer, de façon librement voulue, sa conduite à certaines valeurs : le bien et le mal. La morale rassemble des devoirs que nous nous imposons à nous même parfois même contre nos inclinations premières.
Il est légitime de se demander d'où vient la morale, d'où vient notre conception du bien et du mal, qui nous permet de juger moralement une action. Comment savoir si une chose est bonne ou mauvaise ? Si la morale correspond au devoir de se comporter conformément à des valeurs, d'où nous viennent-elles ?
1-En quoi pour Kant la morale est un idéal rationnel absolu
2-L'idéal formel ne semble pas faire loi chez les hommes et que la morale s'incarne dans une Histoire au sein d'une société
Extrait du document
Kant dans les Fondements de la Métaphysique des Mœurs ressent l'extrême nécessité d'élaborer une bonne fois pour toute une morale pure qui serait complètement expurgée de tout ce qui ne peut être qu'empirique. Pour avoir une valeur morale et fonder une obligation, il faut une loi qui implique une absolue nécessité.
Mots-clés:moeurs, intelligence, pensée, avis, valeur morale, nécessité absolue
Dissertation se demandant s'il est possible de déterminer une réelle distinction entre morale et éthique ou leur différence n'est qu'apparente. (pdf)
Dissertation № 17430 |
2500 mots (
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2010
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Résumé
Morale et éthique semblent avoir une apparente proximité, ce qui ne nous empêche pas de les distinguer. Mais sur quoi se fonde cette distinction ? Est-ce une distinction de méthode ? Ou est encore
une distinction d'objet, l'une traitant de choses qui ne relèvent pas de l'autre ? La distinction entre ces deux notions semblent correspondre à une lanière de parler propre à notre monde contemporain. La morale se présente comme un ensemble de prescriptions, de préceptes, que l'on doit suivre alors que l'éthique semble renvoyer à la responsabilité individuelle et à la rationalité, sans qu'aucune règle ne soit préalablement donnée.La morale commande et ordonne là où l'éthique questionne et suscite le débat. Mais cette distinction recouvre-t-elle une alternative ? Faut-il jouer l'éthique et la morale l'une contre l'autre ? L'éthique serait le lieu où aucune réponse n'est donnée d'avance, où les règles manquent, alors que la morale pose des principes avant toutes questionnement.
Extrait du document
On arrive ainsi à une distinction entre éthique et morale, distinction qui repose sur leur fonction : l'éthique se sépare des mœurs en interrogeant la légitimité des règles que ces mœurs prescrivent. La morale serait donc du côté de la prescription, de la transmission de règles et de devoirs pratiques afin de forger le caractère vertueux des individus qui vivent dans un groupe social donné. L'éthique viendrait après-coup, comme l'examen individuel, propre à chacun, de la valeur et du fondement de ces règles.
Mots-clés:légitimité, individu, règle, loi, éthique, morale, prescription
Commentaire du quatrième paragraphe du second traité de « Généalogie de la morale », de Nietzsche se demandant comment il parvient à traduire dans son propre langage les concepts moraux traditionnels de faute et de mauvaise conscience.
Commentaire de Texte № 28143 |
1690 mots (
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2012
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Dans la Généalogie de la morale (1887), Nietzsche cherche à dévoiler l'origine des valeurs morales qui lui sont contemporaines (essentiellement les valeurs de la morale chrétienne) et qu'il considère comme des valeurs mortifères en ce qu'elles conduisent à une annihilation des pulsions et à un retournement de la volonté de puissance contre elle-même. Dans cet extrait plus particulièrement, issu du septième paragraphe de la seconde dissertation de l'ouvrage, Nietzsche va rechercher l'origine de la « mauvaise conscience », c'est-à-dire la conscience de la faute qui provient (comme il l'explique dans le premier paragraphe du même traité) de la capacité de l'homme à promettre et à honorer ou non sa dette, et du concept de représailles, de châtiment qui l'accompagne en s'opposant méthodologiquement aux autres généalogistes de la morale, en poussant son analyse dans le passé, avant que ces concepts ne soient intégrés dans le discours moral. Nietzsche va donc montrer que ces concepts découlent en réalité d'un discours marchand (notamment par un raisonnement étymologique en jouant sur le double sens du terme « schuld » : la faute et la dette) et plus particulièrement du lien entre créancier et débiteur.
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Dès lors, Nietzsche affirme que ces concepts de dette et de représailles se sont développés « à l'écart de toute présupposition touchant à la liberté ou à la non-liberté de la volonté ». Il n'y aurait donc, la base aucune idée d'intentionnalité de la volonté. Cela exige, selon Nietzsche, un « haut degré d'humanisation » à la suite duquel « l'animal homme » peut ensuite opérer des distinctions telles que « intentionnel », « négligent », « fortuit », « responsable ». Or ce terme d' « humanisation » est ici ambiguë.
Mots-clés:raisonnement, inconscience, théorie, expérience, expérimentation, morale, parler, valeur
Devoir qui traite de la morale du personnage d'Edmond Rostand. Le document associe la morale de Cyrano de Bergerac à des courants philosophiques ou littéraires.
Commentaire de Texte № 1006 |
3700 mots (
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Il n'y a pas de mouvement philosophique qui pourrait convenir à Cyrano. Il est à la fois hors norme et à la croisée des chemins. Le personnage de Cyrano est un être dense et complexe. Il est plus qu'un personnage, c'est un « être » cohérent dont la morale fascine. C'est un vrai révolté, qui s'est créé ses propres valeurs.
Le devoir tente de démontrer en quoi c'est un personnage Nitschéen, un dandy romantique au-dessus des lois. Il met en rapport le personnage de fiction, son auteur et le personnage historique qui l'a inspiré.
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Cyrano de Bergerac est un personnage à étudier en trois dimensions : impossible de dissocier la personnalité du personnage de fiction de celle de son auteur ainsi que de celle du Cyrano de Bergerac historique qui l'inspira pour cette pièce. Jusqu'aux clins d'œil des références philosophiques : Cyrano dans la vie était élève de Gassendi, le personnage de fiction se revendique gassendiste; dans le vie comme dans la pièce, Cyrano est un lecteur de Descartes ! En plus des idées lui venant du vrai Cyrano (bretteur, philosophe, homme de science, esprit indépendant qui refuse de se mettre au service d'un patron, nez grotesque…), il est plus que probable que l'auteur aura marqué son héros de nombreux traits de caractère qui lui sont propre. Edmond Rostand est décrit dans le dictionnaire encyclopédique universel comme un « versificateur habile réputé pour sa verve et son goût du panache ». Cette définition s'applique à merveille à son héros et le résume tout à fait, au point que cela en est troublant.
Mots-clés:morale, psychologie, Onfray, cynisme, romantisme, personnage
Dissertation analysant les divergences et les convergences entre le droit et la morale.
Dissertation № 21420 |
2400 mots (
approximativement 6 pages ) |
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2010
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La distinction du droit et de morale est classique et a priori justifiée: le droit a pour but le maintien de l'ordre social; la morale, le perfectionnement intérieur de l'homme. Le droit et la morale n'ont donc pas la même finalité et traitent de sujets différents.
Tout ce qui est commandé par la morale n'est pas nécessairement sanctionné par le droit et inversement certaines règles de droit peuvent apparaître dépourvues de fondement moral et aller parfois à l'encontre de la règle morale. Le droit peut en effet s'affranchir de la morale parce que les problèmes sont purement techniques. Ainsi en est-il des règles qui constituent le code de la route. Il n'y a aucune justification morale au choix des priorités ou aux interdictions de tous genres énoncées par ce code. Toutefois on peut relever que le but ultime est d'éviter les accidents et donc les dommages aux biens et aux personnes ce qui correspond bien à des impératifs moraux.
I- Les divergences
II- Les convergences entre le droit et la morale
Extrait du document
Ce caractère interne ou personnel de la sanction relativise la portée des règles morales. La sanction de la conscience ne contraint que ceux qui se soumettent à la morale. Celle-ci est donc variable et tributaire de la volonté de la conscience de chacun. A l'extrême, si la morale réprouve certains comportements, ceux qui n'en ont pas échappent à sa condamnation.
Mots-clés:moralité, condamnation, jurisprudence, sanctionner, conscience, loi
Dissertation se demandant si la morale doit obligatoirement exister dans un récit.
Dissertation № 24048 |
1150 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2009
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La littérature française distingue cinq formes d'apologues : Le conte merveilleux, la parabole, l'utopie, la fable et le conte philosophique. Chaque type d'apologue présente des situations différentes en offrant toujours au lecteur une atmosphère plaisante et agréable. Ils ont cependant tous un point commun : la morale. Destinée à apporter un jugement, dénoncer les mœurs de la société, ou apporter un enseignement, la morale a toujours été présente dans les apologues. Mais lorsqu'elle est énoncée, elle ne prend qu'une infime place par rapport au récit, et bien souvent, elle est énoncée de façon implicite à travers le récit, et le lecteur l'entend de façon inconsciente. Mais malgré sa présence et sa taille, le récit prime-t-il pour autant sur la morale ?
Nous exprimerons dans la première partie l'importance du récit dans un apologue. Mais cette même question nous amènes à nous demander si sans la morale, le récit ne perd pas toute sa dimension didactique ? Après tout, il est vrai que le but premier d'un apologue est d'instruire… Enfin, les auteurs d'apologues ont-ils vraiment innocemment choisi le contraste entre instruction et amusement ? L'apologue est une forme de récit très ouverte sur plusieurs points culturels, nous traiterons ceci dans la troisième partie.
Extrait du document
De plus, il est nettement plus agréable pour l'auteur et le lectorat de trouver un récit plus long que la morale. L'auteur bénéficie alors du plaisir de la narration, de raconter une histoire, et le lecteur préfère lire une histoire plaisante, simple, et réalisable dans la vie courante. C'est par le biais de certaines anecdotes qu'il va se construire sa propre leçon. Le meilleur exemple du conte merveilleux dans lequel la morale n'est pas explicite est « Le petit poucet » de Charles Perrault.
Mots-clés:moralité, déduction, conclusion, finalité, raconter, narration, histoire
Travail de recherche se demandant quelles sont les caractéristiques de la morale victorienne, et dans quelle mesure ce terme correspond vraiment à la situation du Royaume-Uni à cette époque.
Travail de Recherche № 19659 |
4600 mots (
approximativement 11.5 pages ) |
5 sources |
2010
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En Angleterre, seules les reines ont pu donner leur nom à une période de l'histoire. C'est ainsi qu'après l'âge élisabéthain ou encore celui de la reine Anne est arrivée l'ère victorienne (l'adjectif victorien est apparu pour la première fois en 1851, c'est-à-dire la même année que la triomphale exposition universelle de Londres, pour désigner la célébration d'un règne béni et glorieux). L'ère victorienne, en plus d'être synonyme d'apogée de la Grande-Bretagne en termes de prospérité économique, est en effet également souvent utilisée pour évoquer une époque « morale » par excellence, c'est-à-dire une époque où le discernement du bien et du mal et en conséquence les règles de conduite et de mœurs considérées comme bonnes pour la société ont une place plus que prépondérante.
I/ Une « morale » inculquée par une reine dont l'influence sur la société est immense
II/ Le cas de la religion : élément le plus important de cette morale victorienne ?
III/Une morale victorienne qui a aussi ses détracteurs, ainsi que ses limites internes
Extrait du document
Si la morale victorienne subit donc quelques contradictions dans sa source même, il est naturel que cela se répercute et s'amplifie dans la société au sens large, ne permettant donc pas cette fois-ci de douter qu'au-delà des critiques subjectives les valeurs de l'époque présentent en elle-même -disons presque objectivement- certaines limites.
Mots-clés:critique, moralité, période, Grande-Bretagne, Victoria, reine, Europe
Dissertation se demandant quelles prémices sociales, philosophiques, ou peut-être même biologiques, justifient l'adoption et la perpétuation d'une norme morale.
Dissertation № 22012 |
4300 mots (
approximativement 10.8 pages ) |
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2011
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Les valeurs morales, idées qui guident le jugement d'un individu à l'appui d'un « code moral », ou système de référence éthique, semble s'imposer à la conscience individuelle comme aspiration à un idéal, ce dernier relevant au premier abord du « bon » ou du « juste ». Si l'étude sociologique ou anthropologique est susceptible de révéler la transmission d'une valeur morale par une idéologie singulière, une religion, une société humaine, l'homme semble la percevoir « spontanément », presque « intuitivement », en son intériorité même; cette apparente opposition s'adjoint au constat d'une revendication d'universalité inhérente aux valeurs morales, alors même que celles-ci semblent fondamentalement relatives au comportement d'un individu, ou d'un groupe humain, particuliers. « Comprendre » la valeur morale nécessite alors d'interroger son fondement: qu'est-ce qui fait la valeur d'une valeur morale?
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A une conception des valeurs morales fondée sur la sensibilité, s'oppose dès le premier abord l'argument selon lequel cette dernière peut, sans distinction véritable, conduire à des actions « bonnes » comme à des actions « mauvaises », « justes » ou « injustes », « morales » ou « immorales ». Désirs, inclinations, aspirations, sentiments, constituants du domaine de la sensibilité, s'opposent en nous à une « raison » qui est faculté d'universalisation, ainsi que le postule Kant dans les Fondements de la métaphysique des mœurs.
Mots-clés:inclination, métaphysique, mœurs, sensibilité, moralité, justice
Commentaire d'un extrait de "La généalogie de la morale" de Nietzsche, portant sur l'origine de la faute.
Document № 10880 |
765 mots (
approximativement 1.9 pages ) |
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2006
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La faute est un affect moral connu de tous, qui est aujourd'hui lié à la justice. Il résulte d'une désobéissance à une obligation. Mais l'origine de ces sentiments de faute et d'obligation s'est perdue avec le temps. Dans la «Généalogie de la morale», l'étude de la genèse des systèmes de valeurs qui régissent la morale permet à Nietzsche de déterminer l'origine des valeurs morales. Dans cet extrait de la seconde dissertation, section 8, Nietzsche montre de quelle façon les échanges et en particulier les rapports entre créancier et débiteur déterminent la notion de justice et le sentiment de faute. L'extrait étudié va de "Reprenons notre enquête où nous l'avons laissée..." jusqu'à "à accepter entre eux ce compromis".
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Le «rapport entre acheteur et vendeur» et par conséquent entre «créancier et débiteur» est le rapport «le plus ancien et le plus primitif qui soit entre personnes» au sens historique évidement, mais aussi au sens d'élémentaire et de fondamental. Ce rapport est «plus ancien que n'importe quelle forme d'organisation sociale». Pour Nietzsche la nécessité de l'échange explique le fait que l'Homme soit un «animal estimateur par excellence». Il nous faut faire la différence entre les rapports «acheteur/vendeur» et «créancier/débiteur». Bien que la nuance soit légère car ces deux relations sont associées à un échange, elle est fondamentale du fait de la nature de ces échanges. Dans l'échange acheteur/vendeur, on peut considérer l'échange comme équilibré, puisque suite à une estimation réciproque, les objets de l'échange sont estimés de valeur équivalente et un accord sans autre engagement est conclu ; les deux parties sont quittes.
Mots-clés:justice, affect moral, obligation, animal estimateur, compensation, échange