Dissertation de philosophie qui tente de définir la morale en s'appuyant sur la citation de Kant : «Les lois morales sont des règles universelles et strictes, indiquant les actions qu'il faut nécessairement accomplir» extrait des "Leçons d'éthique".
1600 mots (approx. 4 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé La morale ne dit pas ce qui est, mais ce qui doit être. C'est une théorie du devoir, qui est à l'action ou à la pratique ce que la géométrie est à la connaissance ou à la théorie.
Kant l'explique en distinguant deux types de lois et deux éthiques, l'une «indulgente», l'autre «stricte», puis en illustrant cette distinction à l'aide d'une analogie comparant la seconde, c'est-à-dire la morale proprement dite, à la géométrie.
Il conclut enfin en condamnant l'éthique de l'indulgence au nom de la perfection morale de l'humanité. «L'éthique indulgente est la corruption de la mesure de perfection morale de l'humanité.»
La loi morale ne peut être universellement valable qu'en étant rigoureuse et stricte.
I. Il faut distinguer l'éthique et la morale II. La morale est a priori comme la géométrie
III. Le privilège accordé à l'éthique est immoral
Extrait du document Le but de Kant dans ce texte est cependant de distinguer l'éthique de la morale proprement dite, en établissant une différence philosophique entre des termes que la langue confond. Si l'analyse étymologique peut en effet donner l'impression d'une filiation entre les notions, car le terme de «moral» est la traduction du latin moralis, qui traduit lui-même le grec ethikos, la philosophie doit pourtant établir une différence conceptuelle forte entre elles.
Selon Kant, la morale diffère par nature de l'éthique, car la seconde dit ce que l'on peut faire, «ce que l'on est en mesure d'accomplir», tandis que la première dit ce que l'on doit faire, c'est-à-dire «ce qui est moralement nécessaire». Il existe donc entre elles toute la différence qui sépare le possible et le nécessaire.
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Résumé Morale et éthique semblent avoir une apparente proximité, ce qui ne nous empêche pas de les distinguer. Mais sur quoi se fonde cette distinction ? Est-ce une distinction de méthode ? Ou est encore
une distinction d'objet, l'une traitant de choses qui ne relèvent pas de l'autre ? La distinction entre ces deux notions semblent correspondre à une lanière de parler propre à notre monde contemporain. La morale se présente comme un ensemble de prescriptions, de préceptes, que l'on doit suivre alors que l'éthique semble renvoyer à la responsabilité individuelle et à la rationalité, sans qu'aucune règle ne soit préalablement donnée.La morale commande et ordonne là où l'éthique questionne et suscite le débat. Mais cette distinction recouvre-t-elle une alternative ? Faut-il jouer l'éthique et la morale l'une contre l'autre ? L'éthique serait le lieu où aucune réponse n'est donnée d'avance, où les règles manquent, alors que la morale pose des principes avant toutes questionnement.
Extrait du document On arrive ainsi à une distinction entre éthique et morale, distinction qui repose sur leur fonction : l'éthique se sépare des mœurs en interrogeant la légitimité des règles que ces mœurs prescrivent. La morale serait donc du côté de la prescription, de la transmission de règles et de devoirs pratiques afin de forger le caractère vertueux des individus qui vivent dans un groupe social donné. L'éthique viendrait après-coup, comme l'examen individuel, propre à chacun, de la valeur et du fondement de ces règles.
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Résumé La faute est un affect moral connu de tous, qui est aujourd'hui lié à la justice. Il résulte d'une désobéissance à une obligation. Mais l'origine de ces sentiments de faute et d'obligation s'est perdue avec le temps. Dans la «Généalogie de la morale», l'étude de la genèse des systèmes de valeurs qui régissent la morale permet à Nietzsche de déterminer l'origine des valeurs morales. Dans cet extrait de la seconde dissertation, section 8, Nietzsche montre de quelle façon les échanges et en particulier les rapports entre créancier et débiteur déterminent la notion de justice et le sentiment de faute. L'extrait étudié va de "Reprenons notre enquête où nous l'avons laissée..." jusqu'à "à accepter entre eux ce compromis".
Extrait du document Le «rapport entre acheteur et vendeur» et par conséquent entre «créancier et débiteur» est le rapport «le plus ancien et le plus primitif qui soit entre personnes» au sens historique évidement, mais aussi au sens d'élémentaire et de fondamental. Ce rapport est «plus ancien que n'importe quelle forme d'organisation sociale». Pour Nietzsche la nécessité de l'échange explique le fait que l'Homme soit un «animal estimateur par excellence». Il nous faut faire la différence entre les rapports «acheteur/vendeur» et «créancier/débiteur». Bien que la nuance soit légère car ces deux relations sont associées à un échange, elle est fondamentale du fait de la nature de ces échanges. Dans l'échange acheteur/vendeur, on peut considérer l'échange comme équilibré, puisque suite à une estimation réciproque, les objets de l'échange sont estimés de valeur équivalente et un accord sans autre engagement est conclu ; les deux parties sont quittes.
Dissertation de philosophie touchant à la morale et l'éthique à travers le point épineux que sont les circonstances atténuantes et ce au regard de Nietzsche ou Kant.
2820 mots (approx. 7.1 pages), 0 sources, 2007, 6,95 €
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Résumé L'idée de « circonstances atténuantes » dans le cas d'un crime est apparue avec la reconnaissance de notions morales comme la liberté et la responsabilité, et l'idée de la « punition » comme rétribution morale. [...] Les circonstances atténuantes ne sont pas simplement d'ordre factuel, ne relevant que du domaine scientifique, comme les cas psychologiques, mais bien d'ordre éthique[...].
I- Le concept de circonstances atténuantes
II- Les objections au prétendu fondement moral des circonstances atténuantes
III- Quand la justice accorde des circonstances atténuantes aux dépends de la morale
Extrait du document Quel pourrait alors être un fondement autre que moral ? En réalité, dans la pratique, on remarque que dans la plupart des cas individuels, le fait d'accorder ou de refuser des circonstances atténuantes ne résulte que de procédés juridiques et scientifiques dont toute considération morale est rigoureusement exclue de crainte d'invalider le processus et de discréditer la justice : les textes sont écrits, les spécialistes psychiatriques viennent et analysent les faits. Ils jaugent la responsabilité du criminel, font une déposition, et ensuite le juge et les jurés, sans entraînement psychiatrique préalable, l'évaluent. Si on reconnaît la déposition comme valable, alors la peine du criminel est réduite proportionnellement à sa responsabilité ; la morale n'intervient donc à aucun moment.
Devoir qui traite de la morale du personnage d'Edmond Rostand. Le document associe la morale de Cyrano de Bergerac à des courants philosophiques ou littéraires.
3700 mots (approx. 9.3 pages), 0 sources, 2006, 7,95 €
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Résumé Il n'y a pas de mouvement philosophique qui pourrait convenir à Cyrano. Il est à la fois hors norme et à la croisée des chemins. Le personnage de Cyrano est un être dense et complexe. Il est plus qu'un personnage, c'est un « être » cohérent dont la morale fascine. C'est un vrai révolté, qui s'est créé ses propres valeurs.
Le devoir tente de démontrer en quoi c'est un personnage Nitschéen, un dandy romantique au-dessus des lois. Il met en rapport le personnage de fiction, son auteur et le personnage historique qui l'a inspiré.
Extrait du document Cyrano de Bergerac est un personnage à étudier en trois dimensions : impossible de dissocier la personnalité du personnage de fiction de celle de son auteur ainsi que de celle du Cyrano de Bergerac historique qui l'inspira pour cette pièce. Jusqu'aux clins d'œil des références philosophiques : Cyrano dans la vie était élève de Gassendi, le personnage de fiction se revendique gassendiste; dans le vie comme dans la pièce, Cyrano est un lecteur de Descartes ! En plus des idées lui venant du vrai Cyrano (bretteur, philosophe, homme de science, esprit indépendant qui refuse de se mettre au service d'un patron, nez grotesque…), il est plus que probable que l'auteur aura marqué son héros de nombreux traits de caractère qui lui sont propre. Edmond Rostand est décrit dans le dictionnaire encyclopédique universel comme un « versificateur habile réputé pour sa verve et son goût du panache ». Cette définition s'applique à merveille à son héros et le résume tout à fait, au point que cela en est troublant.
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Résumé Cette dissertation compare le droit à la morale. Elle met en avant tout d'abord leurs différences puis leurs ressemblances, le tout à l'appui de plusieurs exemples et citations.
I- Le droit et la morale : deux entités différentes
A- Droit et morale n'ont pas les mêmes fondements
1) Le droit ou ensemble de règles imposées afin d'organiser une
société. La morale ou l'idée du bien-être personnel
2) Le droit est hétéronome alors que la morale est autonome
B- Le droit peut parfois être totalement opposé à la morale 1) Le droit oublie dans certains cas la morale 2) La règle de droit et la règle morale n'ont pas du tout les mêmes finalités
II- Le droit et la morale ne sont pas entièrement distincts
A- Le droit subjectif et la morale sont très proches
1) Le droit subjectif agit dans l'intérêt d'un individu tout comme la morale 2) Il existe dans la morale une idée de justice semblable au droit
B- Droit et morale interagissent entre eux
1) Le droit est parfois une représentation de la morale 2) Le droit : norme pédagogique dont le respect oriente l'individu
vers la morale
Extrait du document Le philosophe français Alain a écrit « la morale commence là où s'arrête la police ». Autrement dit, la morale débute là où l'autorité publique ne règne plus. Or l'autorité publique sanctionne les individus ne respectant pas la règle de droit, celle-ci étant une règle de vie obligatoire. Cette citation laisserait donc penser que droit et morale sont deux entités différentes et incompatibles. En effet, il est certain qu'il existe entre droit et morale des différences de préoccupation. La règle morale étant la science des mœurs et tendant donc à la perfection de l'individu et à l'épanouissement de sa conscience, alors que le droit désigne d'abord un corps de règles qui ont pour objet d'organiser la vie en société et demeure donc dominé par des préoccupations d'ordre et de sécurité de la vie en communauté.
Fiche de lecture portant sur la "Théorie des sentiments moraux", développée par le philosophe et économiste du XVIIIème siècle, Adam Smith, qui tente d'apporter une définition du sens moral.
10770 mots (approx. 26.9 pages), 11 sources, 2007, 14,95 €
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Résumé Cette étude montre les réflexions d'Adam Smith, novatrices pour son époque, concernant le statut de la morale, les comportements sociaux des hommes, ou encore le concept de sympathie. Les opinions de Locke, Shaftesbury, Hume ou Hutcheson sur le sujet sont également développées et servent à la fois d'élément de comparaison et de critique par rapport à la thèse de l'auteur.
I. Une théorie morale est-elle encore possible ?
1. L'expérience des relations morales : la brèche lockienne
a) La critique de l'innéisme et la possibilité de la loi morale b) 2e axe critique
c) 3e axe critique
2. Le « sens moral » comme épreuve des distinctions morales a) Le sens moral chez Shaftesbury
b) Le sens moral chez Hutcheson
c) Bilan
II. Une théorie des sentiments moraux
1. Le projet d'une théorie morale systématique
a) La théorie comme système
b) L'analogie monde physique, monde moral
2. Le principe du système : la « sympathie » de Hume à Smith
a) L'héritage humien, la sympathie comme opérateur
b) La critique de l'existence d'un dessein divin
c) L'inférence illégitime est une manifestation du fonctionnement de l'imagination
d) La sympathie comme opérateur
3. Sympathie, auto-correction et fonction du sens moral
Extrait du document Dans son Histoire de l'astronomie, Smith voit dans Newton « le sommet de la perfection ». Analogie gravitation et sympathie. Celle-ci est ce principe unique à partir duquel on doit rendre compte de tous les phénomènes. Smith serait le Newton du monde moral. D'ailleurs, Smith utilise la métaphore newtonienne pour parler de la bienveillance.
Mais il convient de ne pas pousser l'analogie trop loin. Si le parallèle entre mécanique sympathique et gravitationnelle est signifiant, leurs lois propres ne présentent aucune correspondance.
Cette comparaison a une dimension historique. Dans son Histoire de l'astronomie, le passage d'un système à un autre est caractérisé par un perfectionnement.
Dissertation d'économie qui montre comment Smith a réussi, au travers de ses oeuvres, à répondre à une problématique anthropologique afin de trouver dans les sentiments moraux, les causes de l'accroissement des richesses.
3700 mots (approx. 9.3 pages), 4 sources, 2006, 7,95 €
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Résumé Un poncif est fréquemment utilisé dans l'interprétation des deux œuvres majeures de Smith : dans la théorie des sentiments moraux Smith “moraliste”, a pour principal concept la sympathie. Puis après son voyage en France, Smith aurait opéré un revirement en étudiant dans la richesse des nations, les effets producteurs de l'égoïsme. I
l y aurait donc deux thèses sans continuité.
Cependant, la sympathie n'est pas essentiellement altruiste : quand nous souffrons à l'occasion de la souffrance d'un autre, nous ne souffrons qu'à propos de nous-mêmes : "nous sympathisons aussi avec les morts ”, parce que nous plaçons “ nos âmes toutes vivantes dans leurs corps inanimés ”.
Donc il est clair qu'il n'y a pas de séparation, entre les notions d'égoïsme et de sympathie. Ainsi, nous pouvons supposer une continuité entre la théorie des sentiments moraux et la richesse des nations.
La thèse d'Adam Smith a une double dynamique. D'une part, elle vise à relier économie et morale, en réponse aux allégations d'autres penseurs; d'autre part, elle participe à une analyse économique logique et rigoureuse où la morale est présente.
I. Une critique philosophique pour établir une continuité anthropologique entre morale et économie
1. Une critique sans appel de la naturalité des Physiocrates (Quesnay), qui sépare économie et morale 2. Une critique ambiguë de Mandeville et de sa Fable
II. Les moyens d'une analyse économique logique faisant une place à la morale 1. L'ordre naturel des choses et la main invisible : pour un optimum économique
2. Une économie politique compréhensive et positive : des sentiments moraux à l'accroissement des richesses
Extrait du document Pour Quesnay comme pour beaucoup d'économistes qui lui succèderont, économie et morale sont deux domaines strictement séparés.
Le premier argument de Quesnay est la différence de méthodologie. En effet, dans l'analyse économique, on est en présence de quantités puisque les objets échangés ont des prix. Il y a donc possibilité d'utiliser l'arithmétique en économie, ce qui est totalement impossible dans le domaine moral.
De plus, il y a pour Quesnay une hétérogénéité de l'ordre moral et du domaine économique. En effet, le domaine économique est en quelque sorte en deçà du bien et du mal. Par exemple, Quesnay estime qu'il n'y a pas lieu de faire une critique morale de l'inégalité des propriétés car pour lui « [les causes de cette inégalité] ne sont point assujetties à l'ordre moral, elles appartiennent à un autre système » puis il dit encore « Cette inégalité n'admet ni juste ni injuste dans son principe ». Car pour Quesnay, Dieu a créé un ordre naturel économique. Or l'homme ne peut par sa morale humaine pénétrer les desseins de l'être suprême et il n'est donc pas à même de les juger.
Il existe donc un naturalisme de l'ordre économique qui justifie pour les physiocrates la séparation entre morale et économie.
Tags: physiocrate, mercantilisme, sympathie, échange, main invisible, gain
Dissertation portant sur les "personnes morales". C'est un ensemble de personnes physiques qui se réunissent en vue d'atteindre un objectif. Ce but peut être lucratif, il s'agit de sociétés, civiles ou commerciales.
1250 mots (approx. 3.1 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé A l'heure actuelle, il existe un droit des personnes morales qui dépasse en amplitude et en richesse le droit des personnes physiques. Comment est attribuée la personnalité morale ? Il convient de voir les caractères de la personnalité morale (I) puis la position jurisprudentielle quand à la nature de la personnalité morale (II).
I. Les caractères de la personnalité morale A) Les différentes personnes morales B) Les fondements de la personnalité morale
II. Position jurisprudentielle de la personnalité morale:
A) La reconnaissance de la personnalité morale aux différentes sociétés
B) Les associations
Extrait du document Dans l'univers du droit, il n'y a pas seulement l'homme, l'individu, la personne physique; pas seulement des intérêts et des buts individuels.
Il existe aussi des buts et des intérêts collectifs, et, pour y satisfaire, des groupements d'individus, des sociétés, des associations, voire des groupements de biens, des fondations, qui paraissent s'animer et prendre une vie propre.
(...) On distingue les personnes morales du droit public qui sont l'Etat, les départements, les communes et certains services érigés en établissements publics. Il existe également les personnes morales du droit privé qui se divisent d'une part en sociétés caractérisées par la recherche de bénéfices ou d'économies en vue d'en faire profiter leurs membres.
Selon leur secteur d'activité ou leur organisation, on distingue les sociétés civiles et commerciales. Par ailleurs, il existe des associations qui sont des groupements à but désintéressé. En outre, il y a des personnes morales que l'on peut qualifier de mixtes en ce sens qu'elles combinent, selon des modalités variables, les règles des personnes morales du droit public et celles du droit privé.
Tags: associé, respect, patrimoine, civil, statut, ordre, public
Dissertation visant à savoir si la règle morale n'est autre que la source inéluctable du droit positif, et si son influence est telle qu'elle en devient la condition "sine qua none" au droit positif.
1300 mots (approx. 3.3 pages), 0 sources, 2009, 3,95 €
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Résumé L'étude des relations, entre la règle morale et le droit positif, a été sujette à de nombreuses analyses, il en découle deux courants de pensées s'opposant l'un l'autre. Ainsi, l'école du droit naturel fait de la morale un facteur essentiel du droit tandis que les positivistes affirment que la technique juridique seule prévaut sur l'influence de la morale. Les normes du droit positif sont les seules à avoir une force juridique. En effet, les relations entre le droit et la morale constituent l'un des problèmes fondateurs de la philosophie du droit. Le sujet consiste donc à analyser les relations entre le droit positif et la règle morale. L'étude des relations induit l'étude des rapports et des distinctions. Ainsi, le droit positif et la règle morale constituent ils des univers distincts ou un seul domaine unifié? Le droit positif étant constitué par l'ensemble des règles juridiques en vigueur dans un état ou dans la communauté internationale à un moment donné, quelles que soient leurs sources. C'est le droit « posé », le droit tel qu'il existe réellement. La morale quant à elle se définissant comme un ensemble de règles de conduite tenues pour universellement valables.
I- Les relations entre règle morale et droit positif
II- Droit positif et règle morale : deux concepts radicalement distincts
Extrait du document Comme l'affirme Ripert, partisan de l'école du droit naturel, la distinction fondamentale entre le droit positif et la règle morale ne repose que sur le principe de sanction imputable au droit positif. Cet auteur va même jusqu'à affirmer qu' « il y a en réalité qu'une différence de caractère entre le droit positif et règle morale ».