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Résumé Ce devoir analyse le problème fondamental de la représentation de la mort, et l'impact de cette représentation sur la conduite des hommes.
Quelles sont les diverses attitudes de l'homme face à la mort, que préconisent les philosophes, peut-on réellement échapper à la mort, ou seulement à l'angoisse qu'elle génère ?
I. Comment l'homme idéalise, sublime, la mort afin d'échapper à son caractère définitif
II. Comment les épicuriens se proposent de nier la mort afin de se détacher de l'angoisse qu'elle génère
III. Comment la seule manière d'échapper à sa mort, c'est de l'accepter grâce à la philosophie
Extrait du document La mort, par son mystère (nul ne peut en faire l'expérience), est source d'angoisse : nous ne savons pas ce qu'est la mort. En mourant, nous perdons toute possibilité de savoir, mais l'homme ne peut se résigner à rester dans l'ignorance.
C'est pour cela qu'il va penser la mort, se la représenter de telle manière à ce qu'elle ne soit qu'un passage. Par exemple, l'homme va croire à l'immortalité de son âme, son corps meurt, mais son âme accède à la vie éternelle. La mort est conçue comme une libération, un passage vers un au-delà. Ainsi, on ne redoute plus la mort, au contraire même, on est en mesure de l'attendre sereinement puisqu'elle nous permet de nous libérer de nos attaches terrestres...
Tags:mort, épicuriens, monde des idées, religion, maitriser, comprendre
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Résumé La peine de mort (ou peine capitale) est une sentence appliquée par le pouvoir judiciaire consistant à retirer légalement la vie à une personne ayant été reconnue coupable d'un crime tombant sous une qualification pénale passible de cette peine.
Par ailleurs, le fait pour un policier ou toute autre personne de tuer en état de légitime défense un suspect ou un criminel ne constitue pas une application de la peine de mort. Il en est de même pour les morts causées par les opérations militaires, sauf dans des cas particuliers (procès militaires).
1. Qu'est-ce que la peine de mort ?
2. Comment a évolué la peine de mort au cours de l'histoire, dans le monde ainsi qu'en France ?
3. Qu'elles sont, ou étaient, les différentes méthodes d'exécution ?
4. Comment lutter contre la Peine de Mort ?
5. Quels pays la pratiquent encore aujourd'hui ?
Extrait du document Avant 1791, il existait en France une multitude de modalités d'application de la peine capitale, selon le crime et la condition du condamné, comme par exemple : la décapitation à l'épée (ou à la hache) qui était réservée aux nobles, la pendaison pour les voleurs, le bûcher pour les hérétiques, la roue pour les bandits de grands chemins.
Le premier débat officiel sur la peine de mort en France date du 30 mai 1791, avec la présentation d'un projet de loi visant à l'abolir. Cependant, l'Assemblée nationale constituante, promulgue une loi le 6 octobre 1791 refusant d'abolir la peine de mort, mais elle supprime la torture. C'est également avec cette loi qu'est uniformisée la méthode d'exécution,
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Résumé L'Iran se place au deuxième rang mondial s'agissant du nombre d'exécutions après la Chine et détient le plus fort taux d'exécutions par habitant. de plus ces condamnations à mort sont prononcés sur des mineurs. Plus de 40 jeunes condamnés auraient été exécutés en Iran de 1999 à 2009 et une centaine d'autres mineurs attendent leur tour.
Ces faits nous amènent à nous interroger tant sur le droit iranien que sur le droit international et plus particulièrement sur le droit français.
I) La peine de mort des mineurs au regard du droit Iranien
II) La peine de mort et le droit international
Extrait du document Le maintien de la peine de mort en Iran se justifie pour deux raisons: une raison de politique criminelle et une raison religieuse. D'une part, le fait que les crimes passibles de peine de mort restent aussi nombreux ( crimes politiques, économiques, sexuels, apostasie) et que les modes d'exécution de ces sentences soient en contradiction avec les normes internationales ( pendaisons publiques, lapidations ) montrent que la peine capitale constitue l'instrument d'une politique visant à faire peser un climat de terreur sur la population. En effet, l'Etat garde une main mise sur sa population, garantissant ainsi son autorité. Ainsi, l'Etat fait passer des impératifs répressifs sous couvert de valeurs morales. D'autre part, la politique de l'Iran se déroule dans le cadre d'une République théocratique islamique. Selon la Constitution de 1979, votée après la révolution, toutes les institutions et activités de l'Iran sont fondées sur les principes de la loi coranique: la « charia ». Il s'agit d'un ensemble de règles de conduite applicables aux musulmans. Cela signifie « chemin pour respecter la loi [de Dieu] ».
Dissertation qui s'intéresse à la religion dans la société d'aujourd'hui à partir de l'étude de la citation de Dostoïevski : "Si Dieu est mort, tout est permis."
1910 mots (approx. 4.8 pages), 4 sources, 2010, 4,95 €
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Résumé Dans "Les frères Karamazov", Dostoïevski affirme par le truchement d'Ivan que « si Dieu est mort, tout est permis ». On devrait comprendre par là que si Dieu n'existe plus, il n'y a plus de règles de conduite, plus de valeurs ; l'homme est livré à lui-même, en cela qu'il ne craint plus d'être puni pour ses fautes. La morale correspond de cette manière à l'établissement d'un bien, dont la définition change avec les doctrines (recherche mesurée du plaisir mesurée chez les épicuriens par exemple), mais qui a toujours pour but de poser les fondements d'une vie bonne et heureuse. De la même façon, la morale religieuse a posé des règles, des commandements, que les hommes respectent dans la crainte du Jugement Dernier, et elle permet la bonne marche de la société ainsi que l'épanouissement de tous.
Les règles de conduite et les valeurs au sein d'une société sont-elles dictées uniquement par une morale chrétienne (ou plus largement : religieuse) ? L'homme ne peut-il pas fonder sa propre morale ?
I - Une vision catastrophiste d'un monde sans Dieu
II - Que se passe-t-il si « Dieu est mort » ?
III - La morale fait également appel à une responsabilité interne de l'homme
Extrait du document Pour Dostoïevski, cette morale extérieure dictée par l'autorité divine est le seul moyen se préserver un équilibre, de conserver un ordre. Il est en effet obsédé par la faute et le mal : comment concilier l'existence du mal et celle de Dieu ? Pourquoi l'homme commet-il le mal ?
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Résumé Le texte que nous allons étudier est extrait d'une nouvelle intitulée La mort à Venise écrite par Thomas Mann entre 1911 et 1912. Aschenbach est écrivain, prit de fatigue il décide de partir découvrir Venise ; ainsi le jeune artiste pense pouvoir se ressourcer, se changer les idées. Seulement il est loin d'imaginer qu'il va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie : Tadzio : un jeune homme… Dans l'extrait proposé Aschenbach monte pour la première fois dans une gondole et décrit ses impressions, ses sentiments, ses sensations en naviguant sur les flots au côté du gondolier. Ce premier voyage sur les flots est loin d'être reposant… En effet Aschenbach contre son grès se trouve au cœur d'une intrigue romanesque qui devient, grâce à la vision de l'artiste qu'est Aschenbach, un véritable passage poétique et symbolique.
I. Cet extrait est le reflet d'une scène romanesque à suspens
II. Intéresserons-nous à la façon dont l'artiste, en l'occurrence Aschenbach, retranscrit ses sensations, ses sentiments sur le papier transportant alors le lecteur dans un monde de poésie
III. Ce texte constitue une métaphore filée du voyage vers la mort comme le voyait les grecs
Extrait du document Puis une sorte d'accalmie semble se faire sentir Thomas Mann se laisse porter par les flots et oubli les contrariétés, il se laisse porter par le paysage « Mais le calme particulier de la ville aquatique semblait doucement accueillir leur voix, les désincarner, les disperser sur les flots. » Le calme apparaît comme le souligne l'exclamative « comme le calme grandissait autour de lui ».
Exposé sur la signification de la mort selon Montaigne, à travers l'analyse de ses Essais. Selon cet auteur tout l'enjeu de la mort réside dans l'ambition de la préméditer.
5220 mots (approx. 13.1 pages), 0 sources, 2008, 9,95 €
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Résumé Une expression forte apparaît dans le chapitre 20 de Essais I de Montaigne : "philosopher c'est apprendre à mourir". C'est sans doute une des phrases les plus provocatrices de Montaigne, constituant probablement un des points centraux des réflexions montainiennes sur la mort, pour ne pas dire le moment qui dynamise l'ensemble de ses Essais sur ce sujet.
Bien que la mort apparaît comme inexorable, brutale et imprévisible, Montaigne va nous dévoiler qu'il existe une possibilité de s'y préparer et de mettre en place un apprentissage, d'en faire cette « connaissance intime ». Comme cet auteur écrit "La préméditation de la mort est préméditation de la liberté ", en se libérant de l'angoisse de la mort en tant que contrainte, en tant que retrait de ce que la vie nous a offert, comme s'il est possible d'éviter les "dommages collatéraux" de la mort.
Ces contradictions en disent beaucoup. Le rapport de Montaigne à la mort semble contradictoire, mais cette étude montre que l'on peut envisager les choses autrement.
La pensée sur la mort ne peut pas être une pensée unifiée : d'emblée la pensée de Montaigne est divergente, plutôt que contradictoire. Cette divergence n'est pourtant pas accidentelle ; elle est quelque chose d'essentiel dans toute pensée de la mort.
C'est alors que l'on peut se demander s'il y a une pensée de la mort, au sens où la mort serait un objet de pensée ? S'il y a un enracinement de la pensée dans la conscience de sa mortalité ?
Extrait du document Tout d'abord, nous pensons à Jankélévitch et à son texte intitulé La Mort : selon lui, la mort ne donne rien à penser : « En vérité, c'est la pensée même de la mort qui est une pensée crépusculaire, et plus souvent encore une pseudo-pensée […]. La pseudo-pensée de la mort n'est qu'une variété de somnolence. » Un peu plus loin, il écrira encore : « La méditation de la mort, si elle ne veut pas tourner en méditation sur la vie, semble n'avoir le choix qu'entre la sieste et l'angoisse ». Et enfin : « la méditation de la mort, si elle existe, ne peut être que cela : une réflexion dispersée. »
Et nous pourrions, en un second temps rappeler le mot de Hans Jonas, qui dans son texte Aux fondements d'une éthique contemporaine parle du « fardeau et [de] la grâce d'être mortel » : le fardeau serait de POUVOIR mourir A TOUT INSTANT, la grâce serait de DEVOIR mourir.
On remarque ici, et à bien des égards, la proximité avec le texte de Montaigne, qui nous donne une « leçon » que l'on pourrait ainsi résumer : la pensée de la mort est construite dans l'impossibilité d'un point d'équilibre, d'un point de conclusion. La pensée en elle-même ne peut donc se conquérir qu'en écartant la mort comme « objet de pensée » ; non en la refoulant, non en l'intégrant dans un système de pensée, mais en lui refusant une dignité à laquelle elle ne saurait, de toute façon, accéder. La pensée ne peut ni ne doit éviter la mort, mais elle doit refuser de se laisser fasciner ou, disons mieux, envoûter par elle.
Dissertation philosophique sur le thème de la mort répondant à la problématique suivante : n'est-il pas préférable d'ignorer le plus longtemps possible notre mort future qui reste inévitable au lieu d'y songer régulièrement amenant doute et angoisse ?
1065 mots (approx. 2.7 pages), 0 sources, 2010, 3,95 €
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Résumé La mort est encore aujourd'hui, et seulement chez les personnes réticentes à faire face à leur mort, un sujet tabou et difficile à évoquer. Bien que tous les hommes soient mortels et qu'aucun d'eux se sent immortels ou ne songe vivre éternellement, très peu d'individus prennent conscience de leur propre mort. Elle reste toujours une catastrophe qui n'arrive qu'aux autres. Nous pouvons facilement comprendre pourquoi nous n'envisageons pas notre mort. Le "je ne suis pas" est totalement inconcevable, nous ne pouvons penser à un monde dans lequel je n'existerais absolument plus. Cependant, et malgré le fait que l'individu ne prévoit pas sa mort future, nous pouvons nous questionner à propos de la nécessité pour l'être humain de réfléchir à la mort. Est-ce que les questions et les réflexions sur la mort peuvent déterminer ce qu'est cet individu ? Y aura-t-il un impact sur la manière de vivre de ce dernier?
I. Ignorer les pensées concernant la mort ou la mort elle-même, quelle que soit la forme qu'elle prend, n'interfère pas du tout dans l'existence de l'Homme et peut-être plus bénéfique au contraire
II. Penser la mort peut aider l'individu dans son existence
Extrait du document Enfin, nous pouvons nous demander à quoi cela sert de songer à sa mort car, comme le disait Epicure, lorsque j'existe la mort n'est pas là et lorsque la mort arrive, je n'existe plus. Ainsi, nous ne la ressentons pas, nous ne savons pas réellement quel impact elle a eu sur nous. Nous cesserons de percevoir, de sentir, tous nos sens seront envolés et notre esprit n'aura plus aucune fonction mentale.
Tags: décès, fin de vie, vivre, mourant, décédé, défunt, dépouille, disparu
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Résumé La mort fait partie de la vie. Mais quelle attitude avoir face à elle ? Faire comme si elle n'existe pas ou au contraire ne pas oublier qu'elle est là? Des philosophes pensent qu'il faut la nier et d'autres disent qu'il ne faut pas la négliger, justement pour vivre mieux.
I) La mort effroyable : de l'effroi au déni
A) Tentative de définition
B) En quoi la mort pourrait-elle être effrayante ?
C) Le déni de la mort
II) La mort n'est pas à craindre
A) Impossibilité de craindre la mort B) Prohibition mentale de la crainte de la mort
III) Quelle attitude adopter à l'égard de la mort ?
A) Devancer la mort : le suicide
B) Méditer sur la vie
C) Méditer sur la mort pour bien vivre?
Extrait du document "La crainte de la mort est-elle nécessaire ?
D'un côté, elle semble aussi nécessaire que la mort elle-même. Elle nous ramène au néant et surtout nous ne savons pas quand, comment, où nous allons mourir. Nous ne savons rien d'elle si ce n'est qu'elle est nécessaire. Quelle autre attitude avoir que de vivre comme si nous devions jamais mourir ?
D'un autre côté, la crainte de la mort est-elle fondée ? Si je ne peux pas en faire l'expérience tant que je suis en vie, à quoi bon redouter quelque chose qui ne peut être pour moi, au lieu de jouir de l'existence si elle doit ou ne doit pas être crainte, quelle attitude avoir à son égard ?
"On peut tenter de nier son existence. Le premier moyen pour ne pas y penser est le divertissement. Le divertissement au sens pascalien est de détourner son âme pour empêcher de penser à la mort. Car dans l'inactivité, nous nous ennuyons et pouvons très bien penser à la mort. Il est alors une esquive, un déni à la mort, plus qu'une activité résidant le bonheur. L'homme est alors poussé par deux instincts contradictoires. L'un qui le pousse au divertissement, l'autre au repos puisque le bonheur consiste dans un état de stabilité de la satisfaction de mes désirs.
Les religieux, eux, ont une toute autre vision des choses. La crainte qu'inspire la mort est à l'origine de toutes les croyances qui posent l'existence de l'au-delà. Il y a une croyance en la palingénésie qui est la renaissance cyclique des êtres ou en la métempsycose qui est la réincarnation de l'âme successivement, mais encore en la résurrection qui est l'union de l'âme et du corps après la mort".
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Résumé La mort est un élément fondamental de l'Ancien Régime. Ce document apporte quelques éléments statistiques et aborde le changement des mentalités face à la "faucheuse d'âmes".
I) La mort omniprésente à l'époque moderne
A) Données démographiques
B) Un contexte général favorable aux maladies
C) La mort à tout âge
D) Les fléaux
II) Les attitudes des hommes face à la mort A) Une angoisse
B) Comment l'accepter et la préparer : entre paganisme et religion
C) Le cérémonial
III) L'évolution au XVIIIème siècle
A) Un recul de la mort B) Une nouvelle image de la mort C) La mort et les Lumières
D) La mort et la Révolution
Extrait du document Il y a quelques décennies, Lucien Febvre nota dans ses travaux : « Nous n'avons pas d'histoire de l'amour, de la mort, de la pitié, de la cruauté, de la joie… ». L'histoire de la mort appartient en effet à l'histoire des mentalités, à laquelle les historiens ne se sont intéressés que tardivement, à partir des années 1970. Les premiers travaux sont ceux de Philippe Ariès (L'homme devant la mort, 1974), de Michel Vovelle (Mourir autrefois, 1974) et de François Lebrun (Les hommes et la mort en Anjou). La mort fut longtemps passée sous silence par les historiens, d'une part parce que c'est un sujet tabou, difficile à aborder de front, d'autre part à cause du problème des sources. En ce qui concerne la démographie, les sources sont massives pour quantifier le phénomène, c'est-à-dire pour mesurer le poids de la mort collective ; on peut s'appuyer par exemple sur les registres paroissiaux. Mais en ce qui concerne l'histoire des mentalités, on est confronté à la retenue ou à la dissimulation des sources, qui peuvent être laïques, comme les Mémoires ou les dispositions testamentaires ou religieuses comme les retables, les artes moriendi ou les oraisons funèbres.
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Résumé L'homo sapiens , «animal politique», est avant tout un «animal vertical», un «roseau pensant» c'est à dire un «animal métaphysique» qui vit avec la conscience de la fuite du temps et de la mort, et par conséquent, de sa condition finie et mortelle.
La mort, difficile voire même impossible à définir car concrète, ne peut être envisagée que par négation de son opposé : la vie.
Pourtant, même si l'on peut penser à la mort ou plutôt, même si l'on ne peut pas ne pas y penser, la mort peut-elle être pensée ?
1. La mort est impensable car d'une part inconnaissable et inimaginable.
2. L'homme en tant qu'homme pense à la mort en général, mais sa mort en particulier est impensable.
3. La mort étant une donnée de la vie, la vie peut apparaître absurde.
Extrait du document D'abord, la mort, n'ayant aucune prise sur l'entendement, est inconnaissable car la connaissance porte sur le vivant. En effet, elle est impossible à expérimenter puisque l'expérience sous-entendue vécue, relève de la vie, et est nécessaire à la connaissance des noumènes kantiens, du fait des antinomies de la raison pure. Je ne peux pas «sentir» ma mort du dedans car elle est privation de sensibilité et donc de sensation, je ne peux pas vivre ma mort puisque précisément elle est ce dont on ne revient pas : je meurs ma mort. Dans ces conditions, la mort est «intransférable» car unique, inobservable du dehors car indiscernable (je ne peux pas regarder en face une absence), peu abordable car mystérieuse et opaque, difficilement définissable d'un point de vue scientifique car inconnue ineffable, et donc irrationnelle, irreprésentable et inimaginable.