Dissertation qui se demande en quoi la détermination de Napoléon à imposer un statut légal aux juifs et aux protestants découle d'une stratégie réaliste, prenant en compte les intérêts de l'Etat et ceux de ces minorités religieuses.
3700 mots (approx. 9.3 pages), 10 sources, 2008, 7,95 €
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Résumé A l'aube du XIXème siècle, la France, et l'Europe dans son ensemble, sont majoritairement catholiques. Les minorités religieuses dont il est fondamentalement question sous Napoléon, sont les protestants et les juifs. L'œuvre napoléonienne impliquant les minorités religieuses se situe exclusivement durant son Consulat et les premières années de l'Empire. A cet égard, ce document focalise son étude sur la première décennie du XIXème siècle.
I) Le pragmatisme de Napoléon à l'épreuve de la question de l'intégration des minorités religieuses
a) Napoléon et ses convictions
b) L'utilité et les vertus de la religion selon Napoléon( notamment de la pluralité des religions)
c) L'extrême réalisme de Napoléon
II) Napoléon guidé par son esprit de tolérance religieuse?
a) Bienveillance relative à l'égard des protestants
b) Entre raison et anti- judaïsme affirmé.
III) Législation napoléonienne en faveur des minorités et ses limites
a) Réorganisation effective du culte protestant
b) Lancement et aboutissement du processus de législation sur le culte juif
c) Subsistance de certains mécontentements parmi les juifs et les protestants
Extrait du document Napoléon Bonaparte est né le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse. Il fut général pendant la révolution, Premier consul de 1799 à 1804 puis Empereur des Français de 1804 à 1814. Il décède en 1821 sur l'île Sainte- Hélène. Resté dans la légende pour ses grandes conquêtes à travers l'Europe, il termina aussi la révolution tout en affirmant vouloir en préserver les acquis, il s'attacha à faire cesser les divisions partisanes à l'intérieur du pays et réorganisa aussi l'Etat et la société durablement. Même s'il n'a pas véritablement de connaissances précises à leur sujet, Napoléon a pourtant joué un rôle fondamental dans l'histoire des minorités religieuses de France puis de celles de la partie de l'Europe qu'il gouverna. Le terme de «minorités» fait référence à des communautés qui se trouvent en infériorité numérique par rapport à la population totale d'un pays, qui tiennent une position non-dominante à l'intérieur de ce même Etat, et dont les individus qui les composent ont en commun un critère qui les rassemble, à l'instar de la religion, comme c'est le cas dans le sujet que nous allons traiter.
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Résumé Le Prince Napoléon, cousin de Napoléon III, avait été nommé par celui-ci Général de Division en 1853. Or, après la chute du Second Empire, son nom ne figurait guère sur la liste des généraux publiée dans l'Annuaire militaire, publié pour la première fois sous ce régime en 1873. Le Prince Napoléon demandant au ministre de la guerre la raison de cette omission, le ministre se justifia en arguant que sa nomination était irrégulière au regard des textes.Le ministre refusant de rétablir son nom sur la liste des généraux, le Prince Napoléon déféra cette décision au Conseil d'État par un recours en excès de pouvoir. Le problème juridique soulevé alors est de savoir quel est le critère de l'acte de gouvernement ?
I- Les actes à caractère politique échappent au contrôle contentieux du juge administratif dans un contexte de justice retenue...
II- L'arrêt Prince Napoléon consacre l'abandon de la théorie du mobile politique et renforce ainsi la compétence du juge administratif
Extrait du document La limitation plus étroite du domaine des actes de gouvernement apparaît avec l'arrêt Prince Napoléon dans un contexte plus large d'affirmation de la justice administrative et d'accroissement de la portée et de l'efficacité du recours en excès de pouvoir ainsi que de la fonction contentieuse du Conseil d'État. Aujourd'hui, le champ des actes de gouvernement a été défini par la jurisprudence et ne concerne plus que deux grandes catégories de mesures : les actes concernant les rapports entre l'exécutif et le Parlement; les actes se rattachant directement aux relations de la France avec les puissances étrangères ou les organismes internationaux. Le critère de l'acte de gouvernement est désormais d'ordre technique : l'incompétence tient au fait que ces actes dépassent l'action administrative stricto sensu et «apparaissent comme des actes politiques en raison des matières dans lesquelles ils ont accomplies» (professeur Chapus). Cette nouvelle définition remplace un critère purement subjectif, le motif politique, à un critère objectif lié à la nature de la matière traitée.
Commentaire du discours prononcé par Napoléon à l'ouverture de la session du corps législatif des Tuileries le 3 décembre 1809, qui explique et justifie sa politique expansionniste.
2925 mots (approx. 7.3 pages), 0 sources, 2007, 6,95 €
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Résumé Ce discours se rapporte un bilan de la guerre mené contre l'Espagne ; il est surtout adressé aux français, aussi bien aux opposants de Napoléon fomentant des complots, qu'au peuple, las des guerres interminables.
De plus, ce discours est une justification de la politique expansionniste de Napoléon, qui répond à un impératif de guerre.
En effet, comment Napoléon va-t-il légitimer sa politique d'annexion et sa guerre intensive, tout en ralliant les français à sa cause ?
Extrait du document «Je pense qu'il serait utile de faire faire quelques articles, bien faits, qui comparent les malheurs qui ont affligé la France, en 1709 avec la situation prospère de l'Empire en 1809» : tels sont les instructions que fait parvenir Napoléon à Fouché alors qu'il est encore en Espagne. La «situation prospère de l'Empire», ce sont entre autres les multiples conquêtes et batailles glorieuses qu'a donné Napoléon à celui ci. Né le 15 juillet 1769, mort en 1821, l'empereur des français a su se distinguer par son génie militaire, et ses réformes.
Les victoires de Marengo du 14 juin 1800 et d'Austerlitz du 2 décembre 1805 achèvent de faire du roi d'Italie le mythe de ce XVIIIe siècle. Acclamé par les peuples, aimé par les français (malgré quelques complots vite balayés), la tentative d'assassinat de Napoléon par Staps le 12 octobre 1809 témoigne d'un malaise vis-à-vis du libérateur des peuples, qui devient alors l'impérialiste pour quelques uns.
En effet, l'année 1809 marque un tournant : «Les avertissements de 1809», comme l'appelle Thierry Lentz dans son «Nouvelle histoire du premier empire».
Dissertation portant sur la France en 1852, époque au cours de laquelle Louis Napoléon Bonaparte met en application ses projets concernant la société française.
1775 mots (approx. 4.4 pages), 0 sources, 2009, 4,95 €
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Résumé L'année 1852 est la première année où Louis Napoléon Bonaparte, jusqu'alors Président de la République, peut exercer son pouvoir plus librement puisqu'avec le Coup d'Etat du 2 décembre 1851 et l'approbation du peuple français, il peut travailler à une nouvelle Constitution. Dès le 1er janvier 1852, il quitte l'Elysée et s'installe aux Tuileries, montrant ainsi son désir de rupture avec la République. Cependant, s'il y a une volonté de rompre avec les idéaux républicains, on peut s'interroger quant aux idées soutenues par Louis Napoléon Bonaparte en cette année 1852. Cette année est-elle une rupture dans le paysage politique français, ou bien prolonge-t-elle finalement les projets amorcés dès l'élection de Louis Napoléon Bonaparte ?
Extrait du document L'année 1852, marquée par la domination explicite de Napoléon III et son Empire, reste une année ambivalente. En effet, nous pouvons dire qu'il y'a de véritables bouleversements dans la politique menée par l'Empereur puisqu'elle devient en 1852 répressive et non démocratique. Un an auparavant, la priorité absolue de Louis Napoléon Bonaparte était le rétablissement du suffrage universel, ce que l'Assemblée avait refusé. En 1852, nous voyons que la priorité n'est plus la souveraineté nationale, ce qui marque donc une rupture certaine.
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Résumé « Cet état des choses ne peut durer ; avant trois ans il nous mènerait au despotisme. Mais nous voulons la République assise sur les bases de l'égalité, de la morale, de la liberté civile, de la tolérance politique. Il est temps enfin que l'on rende aux défenseurs de la patrie la confiance à laquelle ils ont tant de droits ; à entendre quelques factieux, bientôt nous serions tous des ennemis de la République, nous, qui l'avons affermie par nos travaux et notre courage […] ». Dans ce discours prononcé devant les députés du Conseil des cinq-cents au lendemain de son coup d'état (19 brumaire an VIII). Napoléon Bonaparte semble affirmer son attachement aux acquis de la Révolution de 1789, aux valeurs qu'elle a défendu et au système politique qui en découle : la République.
1. Napoléon s'inscrit dans la lignée de la Révolution
2. Ainsi, Napoléon Bonaparte demeure tel un fossoyeur de la Révolution
3. Le règne de Bonaparte est une négation de certains acquis de la Révolution de 1789
Extrait du document Par ailleurs, Napoléon se place aussi en opposition avec le passé révolutionnaire de la France. Certaines créations des « Masses de granit » servent ses desseins. Il les détourne en sa faveur. Tout d'abord, les lycées et les universités créés sont chargés de former des futures élites, des fonctionnaires capables et dévoués à servir le régime mis en place. De plus, l'installation des préfets à la tête des départements accentue la centralisation. Ces hauts fonctionnaires exécutent les décisions du pouvoir central. Ils sont ainsi subordonnés à Napoléon. La signature du concordat de 1801 permet à Bonaparte de s'assurer du soutien de beaucoup de catholiques réticents jusqu'alors. De plus, cet accord lui donne lieu de contrôler l'Eglise en asseyant un peu plus son autorité.
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Résumé Cette oeuvre d'Antoine Jean Gros, qui fut l'élève de David, est une huile sur toile, datée de 1808, et exposée au musée du Louvre. Associé au mouvement néoclassique, Antoine Jean Gros a marqué le début du XIXème siècle par ses œuvres considérées comme le sommet du réalisme épique. Il a par ailleurs contribué à construire la légende de Napoléon.
Ce commentaire montre en quoi Gros a peint selon des directives impériales, tout en se distinguant par des caractéristiques qui lui sont propres et en proposant les prémices d'un genre nouveau.
I) Une œuvre de propagande
A) La mise en avant de la victoire française
B) La représentation de la compassion de Napoléon
II) Une œuvre d'un genre nouveau
A) Une toile d'un grand réalisme
B) La dimension pathétique
Extrait du document Ce tableau a été commandé pour l'empereur par l'intermédiaire de Denon, conservateur du musée du Louvre. Gros a eu une notice détaillée qui précisait le point d'observation, les éléments du paysage, la position des armées, la place, les attitudes et les costumes des différents personnages. Il s'agissait de représenter «le lendemain d'Eylau, et le moment où l'Empereur visitant le champ de bataille vient porter indistinctement des secours et des consolations aux honorables victimes des combats». Le fait que ce soit une commande du pouvoir se retrouve dans l'accent mis sur la victoire française. Tout d'abord, parce que les morts français ne sont pas représentés. Seuls les nombreux cadavres ennemis sont visibles.
En arrière-plan, figurent les rangées de soldats français alignés, prêts à se battre. Ils sont toujours vaillants malgré la terrible bataille, rien ne semble pouvoir les arrêter. Cela contraste avec les cadavres des ennemis de la France au premier plan.
Commentaire de texte portant sur la lettre du programme économique que Napoleon III a fait publier au Moniteur, le 15 janvier 1860, et qui etait adressée au ministre d'Etat Fould.
3580 mots (approx. 9 pages), 0 sources, 2008, 7,95 €
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Résumé Le destinataire de la lettre, le ministre Fould, appartenait au monde de la banque, et était très proche de l'empereur. La lettre que Napoléon III lui adresse comporte les réformes économiques qu'il entend entreprendre. Présentant les problèmes de la France et les tensions internationales, il montre la nécessité de l'entente économique pour instaurer la paix. Puis il donne ses mesures pour une modernisation de la France par l'essor de l'industrie et de l'agriculture, afin d'affronter la concurrence face aux pays étrangers, suite à l'ouverture des échanges commerciaux.
Napoléon III cherche t-il à convaincre, par son programme économique, des bienfaits du commerce extérieur, ou veut-il imposer un traité qu'il annonce progressivement à une France protectionniste ?
Ce « programme de la paix » vise à persuader de la nécessité d'une réforme économique, ainsi qu'à définir le rôle de l'Etat dans celle-ci.
Tout ceci devrait conduire à la libéralisation des échanges, donc à la modernisation des secteurs économiques, qui aura des conséquences positives sur les classes laborieuses.
Extrait du document De plus, les tensions sont accentuées par la brochure du 22 décembre 1859, intitulée « Le Pape et le Congrès » : inspirée par Napoléon III, ce texte avance l'idée d'un démembrement des Etats pontificaux, ce qui inquiète aussitôt le Pape. De plus, l'affaiblissement de l'Autriche est menaçante car la Prusse pourrait en profiter pour prendre en main les destinées de l'Allemagne. C'est donc dans un climat de tensions internationales que présente Napoléon III dans sa lettre. La France est menacée d'isolement diplomatique, qui ne peut que nuire au régime. Le traité commercial, annoncé implicitement dans la lettre, devient une nécessité pour la paix de l'Empire, et les mesures économiques devraient contribuer à cette paix. Bien qu'obligé, à cause d'une fuite dans la presse britannique, de rendre publique sa lettre, l'empereur s'adresse publiquement à son ministre Fould, donc à la Nation, pour la convaincre du bien fondé de son programme.
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Résumé Le texte étudié est la Proclamation au Peuple de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851. Ce texte a été écrit dans le but de justifier son coup d'Etat du même jour.
Louis-Napoléon Bonaparte, né en 1808, est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier, et de Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine.
Après des débuts mouvementés dans les affaires politiques françaises, il arrive non seulement à être le candidat à la présidentielle de décembre 1848 du parti des conservateurs, mais aussi à être élu largement Président de la République le 10 décembre 1848. Cependant, depuis son élection, Louis-Napoléon Bonaparte est systématiquement en confrontation politique avec l'Assemblée Nationale, même si la majorité des députés est de son parti. Les lois réactionnaires entreprises par l'Assemblée et le désir de Louis Napoléon d'être rééligible, non concrétisé par le refus des députés, le pousse à entreprendre un coup d'Etat le 2 décembre 1851, qui se déroule non sans agitation et violence, avec notamment quelques centaines de victimes.
Malgré cet acte sanglant et antirépublicain Louis-Napoléon le justifie auprès des Français par le rejet de la situation actuelle, au moyen de cette proclamation, qui annonce également une ère nouvelle.
En quoi alors, Louis-Napoléon Bonaparte fait-il l'apologie du Consulat et de l'Empire en s'appuyant sur le peuple et le danger que représente la situation du pays à cette époque ?
Louis-Napoléon Bonaparte persiste à dénigrer l'état de la France qu'il juge catastrophique. Il s'appuie sur le peuple dont il fait l'éloge et dont il se considère comme étant le sauveur. Enfin il dévoile déjà son ambition de restaurer le régime bonapartiste : le Consulat.
Extrait du document Effectivement, Louis-Napoléon affirme qu'il a toujours respecté la constitution « je l'ai fidèlement observée » lignes 17 et 18, ce qui a tendance en premier lieu à contraster avec son coup d'État. Néanmoins, cela permet de le justifier. S'il a toujours respecté la constitution, pourquoi aujourd'hui ne l'aurait-il pas respecté en accomplissant le coup d'état, si ce n'est pour le bien du pays et sauvegarder la souveraineté du peuple ? Néanmoins, une réponse qui se contenterait de stipuler pour un intérêt personnel pourrait être concevable, dans la mesure où Louis-Napoléon Bonaparte aurait attendu le moment propice, le moment où la république perdrait de sa légitimité auprès du peuple, pour assouvir une cupidité et avidité personnelle. L'avenir prouvera que les Français ont cru en la sincérité de Louis-Napoléon Bonaparte.
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Résumé Napoléon semble être le roi de la Révolution Française. Toutefois, le renforcement de son pouvoir, puis son sacre du 2 décembre 1804, fait plus penser à un souverain absolu qui renoue avec les pratiques de l'Ancien Régime.
I. Qu'en est-il des grands principes révolutionnaires ?
A) Un pouvoir issu de la souveraineté populaire
B) La Déclaration des droits de l'homme
II. Un nouveau régime ambigu : maintient-il les changements introduits par la Révolution ou met-il fin à la période révolutionnaire ?
A) L'organisation des secteurs de la vie publique
B) La fin du désordre intérieur et la poursuite de l'expansion à l'étranger
Extrait du document Il existe une sorte de contrat implicite entre Bonaparte et le peuple lors de sa prise de pouvoir : la garantie des conquêtes révolutionnaires, l'instauration de la paix victorieuse. En novembre 1800, Bonaparte déclare : « Nous avons fini le roman de la Révolution, il faut en commencer l'histoire, ne voir que ce qu'il y a de réel et de possible dans l'application des principes, et non ce qu'il y a de spéculatif et d'hypothétique. Suivre aujourd'hui une autre voie, ce serait philosopher et non gouverner ».
Le fondement de l'Etat administratif qu'il instaure est l'universalité de la loi, il est le délégué de la souveraineté populaire pour créer et faire respecter la loi, identique pour chaque citoyen en respect de l'héritage révolutionnaire.
Cependant , il multiplie par la suite les actes arbitraires et rétablit une noblesse d'Empire, afin de récompenser ceux qui se sont distingués par le mérite, alors que la Révolution avait supprimé la noblesse héréditaire.
Toutefois, on peut nuancer, car cette noblesse est hiérarchisée et les titres sont décernés selon la fonction exercée (militaire ou civile).
« Je fais de la monarchie en créant une hérédité, mais je reste dans la Révolution, parce que ma noblesse n'est point exclusive. Mes titres sont une sorte de couronne civique : on peut les mériter par les oeuvres ».
Tags: Empire, Révolution française, 18 Brumaire, notables, directoire, code civil
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Résumé Le Second Empire est souvent perçu comme un régime favorable aux catholiques. Dans la mesure où l'Eglise soutient activement Louis-Napoléon dès 1848, à travers le Parti de l'Ordre, et que celui-ci lui rend la pareille en légiférant en sa faveur et en venant au secours du Pape, on peut en effet croire à une entente cordiale.
Cependant, des débats passionnés sur l'Eglise, la religion, le rôle de l'Etat et la Question Romaine agitent la vie politique française et internationale, à cette époque.
I/ L'arrivée au pouvoir de LNB semble indiquer le retour de l'alliance du Trône et de l'Autel, malgré des limites qui ne tardent pas à apparaître
A) Une entente en apparence cordiale, fondée sur des intérêts réciproques
B) Mais une entente qui demeure fragile et connaît des limites
II/ Le tournant de la guerre d'Italie : le conflit extériorise les tensions, sans pour autant mettre définitivement fin à l'entente qui se révèle difficile à tenir certes, mais qui demeure nécessaire
A) La guerre d'Italie bouscule les relations entre le Régime de Napoléon III et l'Eglise Catholique
B) Mais l'entente ne disparaît jamais tout à fait
Extrait du document «L'alliance intime», c'est ainsi que Charles-Henri Pouthas définit la relation entre le Second Empire et l'Eglise catholique. Le sujet porte justement sur la relation entre ces deux protagonistes.
Louis-Napoléon, le «neveu de l'Oncle», élu président de la République en 1848, organise un coup d'Etat en 1851, avant de proclamer l'Empire un an plus tard, puis voit son régime s'effondrer suite à la défaite de Sedan en 1870. Eglise catholique signifie Eglise chrétienne reconnaissant l'autorité du Pape à Rome. Au sens étroit, on entend par Eglise les institutions, c'est-à-dire l'ensemble des organes et personnes qui la composent en opposition aux institutions et personnes laïques, mais au sens large, elle renvoie à la communauté catholique tout entière. Dans la mesure, où au XIXe, la très grande majorité de la France est catholique, cette dernière acception semble trop large.
Tags: chrétienté, second empire, Louis-Napoléon, républicain, Rome, pape