Dissertation basée sur une citation de l'écrivain Émile Zola et se demandant dans quelle mesure la narration à la troisième personne est une narration impersonnelle.
Dissertation № 26606 |
3065 mots (
approximativement 7.7 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
L'essor des sciences expérimentales et de la philosophie positiviste au XIXe siècle impacte profondément le roman : les courants du Réalisme et du Naturalisme fondent leur théorie du roman sur l'objectivité des sciences. La transposition du réel dans le roman se traduit alors par tous les procédés ayant un « effet de réel ». La question de la narration par exemple devient ainsi problématique, car il s'agit de représenter objectivement une société en passant par la subjectivité du romancier. Zola, en s'appuyant sur l'exemple de Flaubert, nous fait réfléchir sur la présence du narrateur dans le roman : « Jamais il ne se montre au bout d'une phrase. On ne l'entend ni rire ni pleurer avec ses personnages pas plus qu'il ne se permet de juger leurs actes. C'est même cet apparent désintéressement qui est le trait le plus distinctif. »
Nous verrons quels sont les effets de la discrétion d'un narrateur déresponsabilisé de la narration et qui semble aller jusqu'au mutisme. Néanmoins nous mettrons en évidence l'incomplétude des propos de Zola : ce détachement, qui n'est qu' « apparent », fait superposer différentes voix dans un jeu de filigranes. Au-delà de cette accumulation de voix qui finalement ne fusionnent jamais, il y a une conciliation entre objectivité du narrateur et objectifs du romancier grâce au caractère vide du narrateur de la non-personne. Toutes les voix narratrices se fondent pour n'en former qu'une, celle de la vision du monde du romancier.
Extrait du document
Mme de Mortsauf donne des conseils sur les manières de la cour lors du départ de Félix pour Paris. Or Mme de Mortsauf, provinciale enfermée dans sa vallée, ne peut connaître la cour et avoir ces connaissances, c'est pourquoi on peut voir dans les propos de Mme de Mortsauf une théorie de l'ascension sociale qui appartient à Balzac dont on sait l'expérience mondaine. Le personnage devient le support du romancier. De même, le présent de vérité générale signale cette intrusion du romancier auquel on peut prêter les aphorismes énoncés par les personnages.
Mots-clés:personnage, rôle, réalité, sentiment, historique, récit, narratif, pronom, expérience, objectif, vie
Etude de trois oeuvres : "La transfiguration", Raphaël, "Le Printemps", Botticelli et "Le Baptême du Christ", Della Francesca étudiant si une figure centrale corrélée aux autres éléments du tableau peut offrir aux spectateurs une multitude de médiations.
Document № 15865 |
7630 mots (
approximativement 19.1 pages ) |
17 sources |
2010
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Résumé
L'artiste, pour s'exprimer et communiquer, peut utiliser la méthode de la peinture. Celle-ci est liée à un contexte historique et religieux à la Renaissance. Le tableau devient ainsi une narration idéologique. Elle fait basculer la figure centrale vers un système narratif où elle apparait comme un médium du langage. Cette médiation est rendue possible par la corrélation de la figure centrale aux différents éléments du tableau à savoir les personnages périphériques ainsi que la représentation de la nature, le paysage. De multiples médiations et interprétations sont alors possibles.
I. Une volonté de l'auteur d'attirer le regard du spectateur
II. Une figure centrale en interaction donnant une multiplicité de médiations
Extrait du document
On retrouvera l'importance du texte biblique dans Le Baptême du Christ de Pierro Della Francesca. Comme tout religieux sait, le baptême est « l'entrée dans la vie spirituelle car par lui nous sommes faits membres du Christ et du corps de l'Eglise ». Dans l'Evangile selon Mathieu Mt 3, 13-17, il est l'épisode de la vie de Jésus-Christ où « « Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui ».
Mots-clés:peinture, compréhension, langage, peintres, discours
Commentaire qui analyse comment la narration de ce texte se met au service de l'argumentation.
Commentaire de Texte № 4739 |
1430 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
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2007
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Résumé
Dans "Les Fées", publié en 1691, Charles Perrault développe un récit merveilleux suivant un schéma narratif avec une portée morale, ce qui s‘inscrit dans le contexte littéraire du XVIIème.
Ce conte est constitué d'une narration permettant ensuite à l'auteur de conduire son argumentation d'une main de maître.
En effet, l'emploi des différents registres, sa façon de jouer avec la ponctuation, ses descriptions très brèves et sa prise de parti volontairement explicite sont d'une grande efficacité.
Ainsi, on peut se demander si les contes sont vraiment destinés à être lus à des enfants ou s'ils s'adressent indirectement aux parents.
1. Le conte est basé sur une narration
2. La narration est basée sur une description très brève des personnages
3. Le narrateur est confondu avec l'auteur
Extrait du document
Ensuite, la narration s'appuie sur un symbolisme des lieux. L'intérieur est opposé logiquement à l'extérieur. Le premier est évoqué par « la Cuisine », emblème de la tâche ménagère répugnée par les classes bourgeoise de la société. Le foyer de la famille est décris comme un « logis », ce qui paraît très étroit, et il est directement opposé au « palais » décris à la fin de l'histoire.
Quant au cadre extérieur, il est défini principalement par « la fontaine », lieu considérablement symbolique. Elle s'apparente à un miroir donnant la réelle apparence des personnes, elle a le rôle de révélatrice. Il est également caractérisé par « la forêt ». Il s'agit d'un lieu hautement rempli de mystères, duquel on ne sort que différent. Dans cette histoire, la cadette en sort heureuse tandis que l'aînée n'en sort jamais étant donné qu'elle y meurt.
Mots-clés:tradition, convaincre, martyre, dureté, enfance, déséquilibre
Commentaire du chapitre 17 de l'œuvre "Frankestein" de Mary Shelley portant sur la fin de la narration de l'histoire de la créature.
Commentaire de Texte № 18615 |
1235 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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2010
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Résumé
C'est la fin de la narration de l'histoire de la créature ("L'être cessa de parler"). Victor a changé de point de vue sur le monstre, qu'il appelle désormais "l'être". Il est conscient que la créature attend de lui une réponse à son malheur. Elle réitère d'ailleurs son ordre : elle veut que le jeune homme lui crée une femelle à son image, car puisqu'elle aura sa sympathie, elle sera heureuse. Pour le monstre, Victor ne peut le lui refuser, car ce souhait ressemble à la dernière volonté d'un condamné à mort. De plus, c'est désormais lui qui est le maître, et Victor ne peut qu'obéir (renversement du pouvoir). Victor ose pourtant refuser de se plier aux exigences de la créature et est déterminé à lui résister. En effet, il enrage depuis qu'il a entendu la dernière partie de son histoire (lorsqu'il a assassiné William et a fait accuser Justine). De plus, si la créature ne respecte pas sa promesse de rester pacifique pour toujours, ces deux monstres pourraient détruire le monde. C'est pourquoi il l'appelle de nouveau "monstre".
1. Le débat entre Victor et le monstre quant à la création d'une femelle
2. Les doutes de Victor quant à la promesse du monstre
3. La décision finale de Victor
Extrait du document
Le monstre lui a juré qu'il ne chercherait plus jamais à croiser le chemin des humains alors qu'il lui a confié quelques lignes plus haut son désir premier de vivre en union avec les Hommes. Pour Victor, la créature ne pourra pas toujours réfréner ce désir et finira par tenter de revoir un être humain. Il terrifiera à nouveau la population, et redeviendra mauvais puis voudra se venger de ceux qui l'ont fait souffrir. De plus, il bénéficiera cette fois-ci de quelqu'un qui l'aidera à accomplir ses funestes projets. Victor refuse donc, ce qui fait dire au monstre que ses sentiments sont pour le moins "instables".
Mots-clés:femelle, monstre, Victor, promesse, Nature
Commentaire de texte qui traite de l'écriture de temps de l'histoire à travers, tout d'abord, l'utilisation de la langue, pour analyser ensuite les variantes du texte historique entre narration et thématique, avec pour support l'article de Jean Leduc.
Commentaire de Texte № 16115 |
4430 mots (
approximativement 11.1 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
L'histoire est-elle un objet littéraire à part entière ou sa volonté scientifique depuis le XIXe siècle lui a-t-elle enlevé cette caractéristique ? Pour le savoir, Jean Leduc, qui fut professeur d'histoire, ayant enseigné aux futurs enseignants et un spécialiste de l'épistémologie de l'histoire, écrit cet article à l'occasion d'une journée d'étude. L'article est paru avec d'autres textes dans la Revue d'histoire du XIXe siècle qui date de septembre 2000. La volonté commune de ces articles est de « repenser le XIXe siècle » par le prisme de la question du temps. Dans cette perspective, notre texte s'adresse à des spécialistes d'histoire contemporaine, il est en quelque sorte un résumé de l'ouvrage de Jean Leduc « Les historiens et le temps » dans lequel il étudie une centaine d'ouvrages d'histoire écrits après la seconde guerre mondiale, en particulier des textes de l'école des annales (entre les années 1920 à 1970) initiée par Marc Bloch et institutionnalisée par Fernand Braudel et qui avait pour but d'établir l'histoire comme science et non plus comme seulement un récit (comme le faisait Michelet par exemple), d'où l'étude des structures économiques et sociales.
I°/ L'écriture du temps de l'histoire à travers l'utilisation de la langue
II°/ Texte historique, entre narration et thématique
Extrait du document
Comme cela a été à maintes fois vu, le texte historique est hétérogène. L'historien entrecroise dans ses textes des séquences narratives avec d'autres types de séquences, descriptives, explicatives. A l'échelle microtextuelle, c'est-à-dire à l'échelle des différentes séquences qui forment un livre, il existe des configurations variées. Les séquences sont difficiles à délimiter.
Fiche de lecture du roman de Tagore "La maison et le monde" qui dépeint une histoire familiale et un triangle amoureux en usant d'une narration qui fait alterner un récit à trois voix.
Fiche de lecture № 14018 |
1600 mots (
approximativement 4 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
Rabindranath Thâkur, dit Tagore, est un écrivain indien, né en 1861 et décédé en 1941. Il a soutenu le mouvement pour l'indépendance de l'Inde, thème qu'il aborde dans de nombreuses œuvres telle que La maison et le monde (Ghare-Baire). Il y aborde aussi d'autres thèmes qui lui tiennent à cœur comme celui de l'identité personnelle, la liberté individuelle, la religion et la condition des femmes qu'il développe autour d'une histoire familiale et d'un triangle amoureux en usant d'une narration qui fait alterner un récit à trois voix (Nikhil, Bimala et Sandip). L'action, se déroule dans un Bengale qui hésite entre tradition et révolution, lors du mouvement Swadeshi.
I- La condition de la femme
II- L'Europe, entre attraction et répulsion
Extrait du document
Ce roman se déroule dans un Bengale qui oscille entre tradition et révolution. Cette révolution qui touche l'Inde est double. Dans un premiers temps, on peux parler de révolution puisqu'il est certain que l'Europe est attractif pour la population. En effet, les marchandises étrangères se vendent très bien. Mais, l'intérêt que l'on porte à l'Europe est aussi intellectuelle et culturelle comme le montre l'intérêt que l'on peux porter à la littérature anglaise.
Mots-clés:mouvement nationaliste, musulmans, hindous, droits, liberté
Fiche de lecture de l'ouvrage « Remembering The Renaissance», de Gouwens dans lequel ce dernier offre une explication du sac de Rome par Charles Quint au travers de l'étude d'œuvres de 4 humanistes : Alcionio, Valeriano, Sadoleto, Corsi. (pdf)
Fiche de lecture № 21763 |
5335 mots (
approximativement 13.3 pages ) |
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2010
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Résumé
Gouwens est docteur en philosophie à l'université de Stanford. Il enseigne aussi l'histoire culturelle et intellectuelle européenne à l'université de Caroline du Sud. Il s'intéresse à l'histoire culturelle de l'Italie sous Clément VII et a publié quelques articles tels que "Erasmus, 'Apes of Cicero,' and Conceptual Blending," dans Journal of the History of Ideas.Nous étudierons dans ce document son ouvrage « Remembering The Renaissance: Humanist Narratives Of The Sack Of Rome » portant sur le sac de Rome de 1527. Le sac de 1527 est le second sac de Rome après celui de 410 par Alaric et les Wisigoths.
Le 6 mai, les troupes impériales de l'empereur Charles Quint, les lansquenets (mercenaires allemands aux XVème et au XVIème siècle) menées par le connétable de Bourbon envahissent Rome, en représailles de l'alliance du pape Clément VII avec François Ier.
Pendant huit jours, la ville sera pillée et saccagée marquant aussi la dispersion des artistes que la papauté avait attirés auprès d'elle depuis le milieu du XVe siècle.
Extrait du document
Selon John D'Amico, le sac marque la fin de la créativité d'une culture humaniste romaine. Charles Stinger renchérit en assurant que le sac a changé fondamentalement le « personnage » de la culture
humanistique qui a connu son apogée sous Jules II et Léon X.
Cependant pour Partner dans Renaissance Rome, le sac a crée seulement ce qu'il appelle un « temporary gasp » dans l'histoire sociale romaine plutôt que de marquer un véritable tournant.
Mots-clés:romaine, apogée, historique, temple, gravure, culture, humaniste
Exposé portant sur le film « Pink Floyd The Wall », d'Alan Parker se demandant en quoi la structure narrative de ce film s'éloigne des structures traditionnelles du cinéma.
Exposé № 25143 |
1250 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
0 sources |
2011
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$ 4.95
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Résumé
Pink Floyd The Wall est un film musical réalisé en 1982 par le cinéaste anglais Alan Parker, alternant des séquences filmées et des séquences d'animation réalisées par Gerald Scarfe. Il met en scène les chansons de l'album de Pink Floyd du même nom, avec comme acteur principal le musicien irlandais Bob Geldorf, dans le rôle de Pink. L'histoire est simple : Pink, une star du rock, s'est construit un « mur » protecteur tout au long de sa vie, à partir de la mort de son père, s'enfermant de plus en plus profondément dans une sombre folie. L'histoire peut paraître somme toute assez banale, mais la réalisation tient de l'expérimentation : pas de narration linéaire ici, très peu de dialogues, une alternance rapide des séquences filmées et animées, suivant le rythme des chansons.
Nous allons voir dans un premier temps de quelle manière le film s'inscrit dans un projet conceptuel, puis en quoi la construction du film paraît morcelée de par la nature même de l'intrigue.
Extrait du document
Une telle recherche avait déjà été abordée auparavant, avec en 1976 la sortie de The song remains the Same, concert filmé de Led Zeppelin au Madison Square Garden, alternant avec les images de concerts des courts métrages mettant en scène chacun des membres du groupe dans des combats chevaleresques, sur une moto, au milieu d'une fusillade, … Cependant, ce film reste celui d'un concert, il n'y a pas d'histoire continue, il n'y a pas de dialogue, mais simplement une alternance entre la scène et des extraits vidéos suivant l'ordre des chansons.
Mots-clés:dialogue, fusillade, narration, vidéo, cinématographique, chanson
Commentaire composé analysant un extrait de l'oeuvre médiévale de Renaud de Beaujeu apparaissant comme un tournant dans la narration.
Commentaire Composé № 13429 |
1480 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
0 sources |
2009
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Résumé
Dans le roman de Renaut de Beaujeu, Le Bel Inconnu arrive enfin au terme de sa quête initiale : sauver la reine du pays de Galle, Blonde Esmerée, retenue prisonnière par les enchanteurs Evrain et Mabon. Il doit alors faire ses adieux à ses compagnons afin de poursuivre seul son chemin et délivrer la maîtresse d'Hélie.
Situé au centre du roman, nous nous demanderons en quoi ce passage est une charnière entre le passé du Bel Inconnu et le futur de Guinglain.
L'extrait étudié va de 2839 à 2899.
1. Une scène d'adieux
2. La description de la « Gaste cité »
3. La présence des jongleurs
Extrait du document
Guinglain se trouve à l'orée de la cité de Senaudon où Blonde Esmerée, la fille du roi Gringras, est retenue prisonnière. Il est alors accompagné d'Hélie la servante de la dame, de Robert son écuyer, de Lampart, le maître de la cité de Galigans que le Bel Inconnu avait affronté en duel afin de bénéficier de son hospitalité et également sénéchal de la maîtresse d' Hélie) et enfin du nain Tidogolain. Ce dernier, qui accompagne Hélie depuis le début de son périple, se distingue des nains traditionnels de la littérature médiévale. En effet, leur rôle est habituellement peu flatteur à l'image du nain de Lancelot ou le Chevalier de la charrette, être maléfique qui oblige le chevalier à subir le déshonneur en montant dans sa charrette à la manière d'un prisonnier. Au contraire, le nain Todogolain fait preuve de beauté et de courtoisie en conduisant le héros vers l'accomplissement de son destin. Sa bonté et son humanité sont si grandes qu'il ressent une douleur inexprimable lorsque Le Bel Inconnu continue seul sa route : « de l'autre part pleuroit li nains, / Les cevals traioit a ses mains, / D'estrange guisse grant dol fait. » (v2849-2951).
Mots-clés:littérature médiévale, Moyen-Age, littérature française, Tristan, Iseult
Dissertation qui montre que Diderot crée un roman théâtral, où la parole échangée l'emporte largement sur la narration.
Dissertation № 6070 |
2065 mots (
approximativement 5.2 pages ) |
0 sources |
2008
$ 7.95
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Résumé
Diderot choisit le roman parce qu'il s'agit du genre le moins codifié et le plus ouvert, et il opte pour l'expérimentation : sans opérer de véritable déconstruction, il met plutôt à nu les procédés romanesques en inventant une nouvelle forme de roman qui se prend lui-même pour objet, Il refuse donc toute classification.
Cette dissertation étudie la structure et l'organisation de l'œuvre, ainsi que les genres et les registres qui s'y présentent et pour finir le sens et les interprétations possible de ce choix d'écriture.
Extrait du document
Concernant la structure de Jacques le Fataliste, on peut percevoir un certain désordre. Mais ce désordre est bien sur travaillé ! A y regarder de plus près, on peut dégager trois fils directeurs de ce texte : premièrement, le voyage de Jacques et son maître, qui s'organise en neuf étapes et donne lieu à une multiplicité de rencontre, les amours de Jacques et les commentaires du narrateur, tournant autour du fatalisme et de la technique romanesque.
On remarque également que les récits sont souvent amenés de façon subtile : l'histoire de frère Ange intervient quand Jacques évoque le petit pécule que lui avait laissé son frère ; l'hôtesse du Grand-Cerf raconte l'histoire du marquis des Arcis qui est présent dans l'auberge ; l'histoire du chevalier de Saint-Ouen permet une des conclusions du roman, puisque le personnage est tué par le maître à la fin. Le narrateur s'amuse aussi à créer des liens entre les personnages : l'hôtesse a rencontré le capitaine sous les ordres duquel Jacques a servi, le maître est un ami de Desglands et connaît donc Denise ; il va même jusqu'à imaginer l'hypothétique enfant d'Hudson et de Mme de la Pommeraye !
Mots-clés:écho, femme, enjeu, pâtissier, capitaine