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Résumé Dans "Les Fées", publié en 1691, Charles Perrault développe un récit merveilleux suivant un schéma narratif avec une portée morale, ce qui s‘inscrit dans le contexte littéraire du XVIIème.
Ce conte est constitué d'une narration permettant ensuite à l'auteur de conduire son argumentation d'une main de maître.
En effet, l'emploi des différents registres, sa façon de jouer avec la ponctuation, ses descriptions très brèves et sa prise de parti volontairement explicite sont d'une grande efficacité.
Ainsi, on peut se demander si les contes sont vraiment destinés à être lus à des enfants ou s'ils s'adressent indirectement aux parents.
1. Le conte est basé sur une narration
2. La narration est basée sur une description très brève des personnages
3. Le narrateur est confondu avec l'auteur
Extrait du document Ensuite, la narration s'appuie sur un symbolisme des lieux. L'intérieur est opposé logiquement à l'extérieur. Le premier est évoqué par « la Cuisine », emblème de la tâche ménagère répugnée par les classes bourgeoise de la société. Le foyer de la famille est décris comme un « logis », ce qui paraît très étroit, et il est directement opposé au « palais » décris à la fin de l'histoire.
Quant au cadre extérieur, il est défini principalement par « la fontaine », lieu considérablement symbolique. Elle s'apparente à un miroir donnant la réelle apparence des personnes, elle a le rôle de révélatrice. Il est également caractérisé par « la forêt ». Il s'agit d'un lieu hautement rempli de mystères, duquel on ne sort que différent. Dans cette histoire, la cadette en sort heureuse tandis que l'aînée n'en sort jamais étant donné qu'elle y meurt.
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Résumé Ce qui distingue l'homme des autres êtres vivants est sa conscience, qui lui donne le pouvoir de se représenter ce qu'il vit et ce qu'il a vécu. L'homme est donc un être de mémoire qui a la capacité de retenir le passé dans son esprit, sans que celui-ci soit simplement un gigantesque lieu de stockage mécanique. Le récit est ainsi l'une des pratiques les plus courantes pour retranscrire les souvenirs et évènements passés afin de donner forme à l'existence humaine. Un auteur peut alors retranscrire ses souvenirs d'enfance, un récit de voyage ou de vacances, un incident de sa vie, des évènements festifs, ou encore un compte rendu d'un évènement historique, professionnel ou sentimental. Tous les éléments de notre existence sont propices à la narration d'un récit. Ce sont ainsi des identités narratives que se construisent comme l'explique le philosophe Paul Ricœur ; « Je me raconte, donc j'existe et j'atteste de mon existence aux yeux des autres dans les récits de ma vie ». Cette identité narrative, est selon Ricœur, celle propre à un individu et elle est organisée par le récit, ce récit est fondé par les dates curricullaires de chaque individu et se décline dans l'histoire d'une culture. Par l'identité narrative l'homme devient un sujet temporel à part entière.
I/ Par l'acquisition du « je », l'homme peut mettre en avant sa propre existence et une réflexion intense sur le « moi » notamment par le biais de l'autobiographie
II/ Le fait de raconter permet une réflexion sur « soi », que ce soit pour l'auteur comme pour le lecteur de par une démarche psychosociale
III/ En quoi l'écrit permet de donner forme à l'Histoire des hommes, et qu'il permet l'évolution de l'humanité notamment par le biais des Mémoires
Extrait du document Tout d'abord, on peut se demander ce qu'est le « moi » ? Etre sujet, c'est se considérer comme un être libre et responsable, capable donc de rendre compte, notamment par la connaissance, du monde et de soi-même ; « Je suis, j'existe. » (Descartes, Secondes Méditations). On peut ainsi rapprocher l'autobiographie comme l'expression littéraire du « je » la plus courante.
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Résumé Malraux semble affirmer que le génie de l'auteur de romans ne se manifeste pas dans le récit. Or le roman se caractérise traditionnellement par le récit du destin d'un héros principal et des différents conflits auxquels il doit faire face à travers son parcours ce qui paraît paradoxal. Néanmoins, il serait absurde de réduire le roman à sa simple trame romanesque puisque le propre du roman c'est de pouvoir intégrer tous les types de discours.
Ainsi, ce document montre que le génie du romancier ne se situe pas au niveau de l'élaboration d'une diégèse. Cependant, le récit ne se constitue pas seulement d'une fiction (ou diégèse) mais il comprend également les choix narratifs. Il montre aussi que la narration demande un certain talent et qu'il n'est pas évident d'exclure le récit comme une part d'expression du génie de l'écrivain.
Mais ce talent, qui peut s'exprimer dans le choix narratif et la mise en œuvre de la diégèse, exprime-t-il réellement le caractère propre du romancier ?
Cette étude tente d'identifier ce qui se cache sous l'expression «part du roman» employée par Malraux.
Extrait du document Le roman est l'œuvre littéraire qui offre le plus de libertés à l'écrivain, proposant ainsi des aspects et formes variées si l'on considère l'ensemble des romans depuis l'époque moderne. En effet, il s'est opéré un glissement entre l'époque moyenâgeuse où il s'agissait de longs récits en langue romane ayant des traits communs à l'épopée et l'époque moderne où il s'est considérablement diversifié. Cependant, il a revêtu les mêmes caractéristiques jusqu'au XXème siècle, époque où il y a eu une rupture liée à l'émergence du nouveau roman qui a révolutionné les schémas actantiels et temporels classiques ainsi que les procédés d'écriture. Ceci a entraîné une remise en cause sur ce qui fait le génie du romancier. Il semblerait, en constatant cette évolution, que ce qui constitue le caractère propre d'un auteur de roman se manifeste de moins en moins dans le récit.
Commentaire de la lettre ""La teneur des lettres que Grandgousier écrivoit à Gargantua", du chapitre 29 de l'œuvre « Gargantua », de Rabelais se demandant en quoi ce passage étudié est un passage original permettant un changement de style dans l'œuvre.
1570 mots (approx. 3.9 pages), 1 source, 2009, 3,95 €
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Résumé Nous étudierons ici la lettre "La teneur des lettres que Grandgousier écrivoit à Gargantua", extrait du chapitre 29 de l'œuvre « Gargantua », de Rabelais. L'extrait fait ainsi partie des passages qui ralentissent la progression narrative, comme la harangue de Maître Janotus de Bracquemardo ou encore l'épisode des torches cul. Pourtant, l'originalité de ce passage réside dans le fait que bien que ce passage ralentisse la progression narrative, il s'ancre véritablement dans la narration. La lettre, qui est habituellement une pause dans le récit, s'inscrit ici dans sa continuité. La lettre prend par ailleurs une tournure grave et sérieuse. Ainsi, la gravité que supporte le style est de construction cicéronienne. Pourtant, en remettant la lettre dans la perspective du texte, on se rend compte que quelque chose ne va pas. Concrètement, le style est grave tandis que le fond ne l'est pas : un père demande à son fils (qui est géant) de venir l'aider dans une bataille trouvant son origine dans une querelle de fouacier. On a ici une véritable subversion du style cicéronien.
Extrait du document Grandgousier s'explique alors, l'ampleur du style l'emportant sur la densité des informations : « confiance », « frustré la seureté de ma vieillesse », « fatale destinée ». Grandgousier se donne l'image d'un sage et fait ainsi référence à la sagesse latine. Mais l'image de la sagesse de Grandgousier a déjà été déconstruite antérieurement, au chapitre 28 : « les couilles à un beau, clair et grand feu », « faisant à sa femme et famille de beaux contes du temps jadis ».
Exposé de littérature portant sur "Les lais" de Marie de France, recueil de 12 récits poétiques écrits durant le XIIème siècle. Dans cette étude, la description est abordée comme apothéose, acmé de la tension narrative.
3250 mots (approx. 8.1 pages), 5 sources, 2007, 7,95 €
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Résumé "Les lais" de Marie de France proposent une écriture courtoise à la rencontre de l'imaginaire merveilleux celtique et du code de la fin'amor.
Le merveilleux se fait très présent dans son œuvre. Ainsi, "le lai de Lanval" met en scène un héros éponyme en quelque sorte exclu de la société, qui rencontre une fée prodigue qui se propose de faire son bonheur et sa fortune.
Le récit se noue autour du personnage de la femme-fée, alors que celle-ci n'est que peu présente en personne au cours de la diégèse.
Ce commentaire cherche donc à mettre en évidence les stratégies narratives déployées au service de la magnification de la femme-fée; et souligne une économie de la description sans cesse repoussée en s'appuyant sur le phénomène de la gradation.
I. Une entrée en scène longuement préparée
1. Un cadre qui annonce la rencontre merveilleuse
2. Les jeunes filles
3. La tente
4. Le palefroi
II. Polyphonie narrative et descriptive
1. Description du regard porté par les autres personnages sur la fée
2. Absence de la fée, mais présence en parole
3. Diffusion de la parole, effet d'échos
III. Une description inversée et retardée
1. Première description
2. Deuxième description
3. Troisième description
Extrait du document Par trois fois, deux jeunes filles précèdent l'arrivée de la Dame. Elles sont clairement là pour annoncer leur Maîtresse, et le disent bien haut.
Au delà de ce rôle purement diégétique, leur fonction consiste également à conférer davantage de prestige et de splendeur à la femme fée.
En effet, les jeunes filles sont déjà merveilleusement belles et attirent l'attention de tous. Après avoir vanté leurs qualités exceptionnelles l'auteur annonce que la femme fée les surpasse de loin en beauté.
C'est donc par le procédé de la comparaison que les jeunes filles servent de faire-valoir à leur maîtresse.
Dissertation qui pose la question de savoir si le pouvoir narratif des illustrations de Gustave Doré est suffisant pour que l'on se passe de la lecture des Contes de Charles Perrault.
770 mots (approx. 1.9 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Les illustrations de Gustave Doré jalonnent le recueil des Contes de Charles Perrault ; elles possèdent un pouvoir essentiellement narratif puisqu'elles doivent non seulement accompagner l'histoire mais aussi la raconter à elles seules, pour un enfant qui ne sait pas lire et qui ne peut que contempler les gravures.
Les gravures sont-elles simplement la retranscription de la trame narrative ?
Extrait du document Tout au long du recueil, illustrations et textes sont intimement liés. Gustave Doré semble retranscrire fidèlement, à travers ses gravures, les actions importantes des contes. Ainsi, dans le « Petit Poucet » qui est le conte le plus illustré par Gustave Doré, l'histoire peut très bien se lire à travers les gravures : la décision des parents dans la première, que l'on devine à la pauvreté du décor, à la mine fermée de al mère et au regard noir du Petit Poucet envers ses parents ; la perte des enfants dans le bois ; la joie du repas de retrouvailles ; la deuxième perte ; puis suivent quatre gravures qui illustrent l'épisode de l'ogre ; la dernière gravure enfin nous assure de la survie des frères et du Petit Poucet dont on sait qu'il utilisera les bottes de l'ogre pour se sauver.
Tags: fantastique, merveilleuse, parent, ogre, château, sang
Etude de trois oeuvres : "La transfiguration", Raphaël, "Le Printemps", Botticelli et "Le Baptême du Christ", Della Francesca étudiant si une figure centrale corrélée aux autres éléments du tableau peut offrir aux spectateurs une multitude de médiations.
7630 mots (approx. 19.1 pages), 17 sources, 2010, 12,95 €
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Résumé L'artiste, pour s'exprimer et communiquer, peut utiliser la méthode de la peinture. Celle-ci est liée à un contexte historique et religieux à la Renaissance. Le tableau devient ainsi une narration idéologique. Elle fait basculer la figure centrale vers un système narratif où elle apparait comme un médium du langage. Cette médiation est rendue possible par la corrélation de la figure centrale aux différents éléments du tableau à savoir les personnages périphériques ainsi que la représentation de la nature, le paysage. De multiples médiations et interprétations sont alors possibles.
I. Une volonté de l'auteur d'attirer le regard du spectateur
II. Une figure centrale en interaction donnant une multiplicité de médiations
Extrait du document On retrouvera l'importance du texte biblique dans Le Baptême du Christ de Pierro Della Francesca. Comme tout religieux sait, le baptême est « l'entrée dans la vie spirituelle car par lui nous sommes faits membres du Christ et du corps de l'Eglise ». Dans l'Evangile selon Mathieu Mt 3, 13-17, il est l'épisode de la vie de Jésus-Christ où « « Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui ».
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Résumé « Le conte du graal » de Chrétien de Troyes
Extrait : vers 4162-4215: "le sang sur la neige", édition CF-Flammarion bilingue.
Sanblance : ce que l'on voit, ce qui est apparent.
Senefiance : ce qui veut être signifié, le sens profond d'un évènement, d'un objet.
Le conte du Graal est un roman en vers du XII eme siècle. Il relate les aventures de Perceval, un chevalier en formation, et de Gauvain, un chevalier accompli. Le passage des gouttes de sang sur la neige se trouve au centre du récit tel que nous l'a laissé Chrétien de Troyes. Perceval est désormais au bout de sa formation de chevalier. C'est le dernier épisode avant que le conte ne le quitte pour suivre les aventures de Gauvain.
Il s'agit d'un texte narratif en deux parties. On assiste d'abord à une scène de chasse puis à une scène de contemplation.
1. Une narration incohérente,
2. Les indices de la "sanblance"
3. Les "senefiances" possibles.
Extrait du document Le conte du Graal est un roman en vers du XII eme siècle. Il relate les aventures de Perceval, un chevalier en formation, et de Gauvain, un chevalier accompli. Le passage des gouttes de sang sur la neige se trouve au centre du récit tel que nous l'a laissé Chrétien de Troyes. Perceval est désormais au bout de sa formation de chevalier. C'est le dernier épisode avant que le conte ne le quitte pour suivre les aventures de Gauvain.
Il s'agit d'un texte narratif en deux parties. On assiste d'abord à une scène de chasse puis à une scène de contemplation.
Dissertation se demandant si la citation d'Henri Godart dans laquelle ce dernier affirme que l'écrivain privilégie la structure de son roman avant le plaisir du lecteur et extrait de "Le Roman mode d'emploi", s'applique au roman "Nedjma" de Kateb Yacine.
4620 mots (approx. 11.6 pages), 0 sources, 2009, 9,95 €
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Résumé Henri Godard écrit dans "Le Roman mode d'emploi": « Une narration bouleversée, une histoire à remettre en ordre sont désormais parties prenantes de notre plaisir. Et depuis combien de temps avons-nous cessé de demander au roman une élucidation psychologique ou sociale ? La source ou le foyer de la narration peuvent changer en cours de route, chacun des segments ainsi délimités peut prendre l'histoire à un point différent de son développement, à eux tous ils n'en composent pas moins dans notre esprit le récit d'une histoire, pourvu que le romancier nous donne le sentiment qu'à un moment ou à un autre tout finira par s'emboîter. Alors, la chronologie relative des segments ou des fragments, d'abord seulement induite à la lecture, se trouvera confirmée, et le système de ce que l'on nomme si bien les tenants et les aboutissants sera bouclé. Quant aux personnages, s'ils conservent une part d'énigme, ils n'en auront que plus de chance de vivre dans notre imagination et de rester dans notre mémoire. » Si l'on procède à l'analyse de la citation, on peut constater qu'Henri Godard met en avant la structure du roman et le plaisir du lecteur à découvrir cette structure « fragmentée ».
I/ La structure romanesque, la structure « fragmentée » et la maîtrise de l'œuvre
II/ Cette citation, qui ne s'applique pas à Nedjma de Kateb Yacine à l'origine, ne prend en compte que la structure et en oublie le sens du roman : il faudrait alors prendre en compte la notion de l'engagement dans Nedjma
Extrait du document On peut considérer Nedjma de Kateb Yacine comme étant une œuvre surprenante pour le lecteur car la structure chronologique du roman et celle de la narration sont bouleversées. La forme de l'œuvre de Kateb Yacine serait alors elle-même productrice d'un sens en déjouant les codes du roman. En effet, dans un roman de type traditionnel, la durée romanesque adopte l'ordre chronologique des évènements qui ont marqué le héro.
Commentaire d'un extrait de l'œuvre « La peau de chagrin », de Balzac visant à étudier la vitesse du récit en insistant sur les moyens par lesquels le narrateur restitue les pensées des personnages.
2015 mots (approx. 5 pages), 0 sources, 2009, 5,95 €
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Résumé Balzac est un auteur qui favorise fortement la description, ayant pour effet le ralentissement du récit. L'extrait étudié, est issu de « La peau de chagrin », il débute à « Figurez-vous un petit vieillard… » et se termine à « sinon l'excès d'un vouloir ou d'un pouvoir ? ». Dans cet extrait donné à étudier, on peut d'ores et déjà noter une variation du rythme de narration. En effet, les différentes partie charnières du passage changent la vitesse de la narration et donc du récit. Il y a huit parties charnières, dont certaines sont des dialogues, et d'autres des descriptions.
Extrait du document Les variations de vitesse dans l'extrait donné se succèdent au cours de huit parties. L'emploi de pauses, de scènes et de longues descriptions précises alourdit le récit et nous donne une impression de longueur exagérée. Le passage ne devrait pas nous apparaître aussi long puisque ce n'est pas une scène qui dure longtemps.