Dissertation qui s'interroge sur l'action de "diriger" effectuée par la conscience sur le corps.
Dissertation № 18733 |
1015 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2010
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Résumé
Suis-je dans mon corps comme un pilote dans un navire ? Cette assertion se justifie dans la mesure où le « je » est ce qui fait mouvoir le corps et le capitaine étant des entités pensantes, et le corps et bateau des objets physiques, composés d'atomes et de matière.
1. La relation esprit/corps est assimilable à celle qui existe entre un capitaine et son navire
2. Cette comparaison est restrictive
3. Il est difficile de comparer la relation conscience/corps avec celle d'un autre couple d'objet, puisque le « je » est le propre de l'homme
Extrait du document
Descartes à propos de l'homme fait la distinction entre la substance qui pense : l'esprit et la substance étendue : le corps. On peut donc assimiler le capitaine à l'esprit et le bateau au corps.
Le capitaine est en quelque sorte le cerveau du navire : il observe, décrypte les informations, réagit en conséquence, il dirige le corps. Sans le capitaine, le bateau ne peut pas se mouvoir.
Mots-clés:capitaine, déplacement, monde extérieur, actes, décisions
Description et analyse d'une peinture murale appartenant à l'art minoen, que l'on situe autour de 1500 avant l'ère chrétienne.
Document № 2261 |
1310 mots (
approximativement 3.3 pages ) |
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2004
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Résumé
Vers 1600/1500 BC, un art se développe et se répand en mer Egée depuis Cnossos. Les peintres minoens excellent dans les fresques (peintures murales), surtout avec les couleurs primaires.
L'oeuvre étudiée est une fresque en 3 parties : fresque de la prêtresse + fresque des pêcheurs + fresques miniatures. Cette 3ème partie se trouve vers le haut. Les dimensions de la Fresque de la Flottille font d'elle une miniature.
I. Description
II. Analyse stylistique : composition de l'œuvre
III. Interprétation (lien avec la scène de bataille navale)
Extrait du document
Thera : Cette île se situe à environ 100 km au nord de la Crête. Elle est en forme de croissant, possède un volcan et est fermée au nord par l'île de Therasia. Elle a fourni beaucoup de vestiges archéologiques, notamment grâce à Spiros Marinatos : il démarre ses fouilles en 1939, mais celles-ci sont stoppées par la guerre, puis il reprend en 1967. En 1974, Marinatos décède, laissant la place à Doumas, qui dirige encore les fouilles aujourd'hui. De ces recherches résulte la découverte d'une ville, détruite par l'éruption volcanique qui eut lieu vers 1500 BC (époque des Seconds Palais).
Mots-clés:akrotiri, navires, bateaux, atlantide, dauphin, marinatos
Commentaire de l'arrêt du 3 mai 2006 rendu par la chambre commerciale de la Cour de cassation portant sur la nature de la responsabilité d'un vendeur à l'égard d'un réparateur dans une chaîne composée d'un contrat de vente et d'un contrat d'entreprise.
Commentaire d'arrêt № 23546 |
2000 mots (
approximativement 5 pages ) |
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2011
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Résumé
En l'espèce, Monsieur Y a construit a navire de pêche en bois qu'il utilise et vend à la direction départementale de l'équipement qui l'a revendu à Madame Z en 1994. Celle ci engagea une société pour faire des travaux dont le réparateur est Monsieur A, le liquidateur judiciaire est M. B et l'assureur de la société Axa France Iard. Puis Mme Z a revendu le navire à M. X. Et celui ci a découvert une pourriture de la coque de ce bateau.
M.A avait engagé sa responsabilité contractuelle à l'égard de M. X pour avoir travaillé sur le navire litigieux, sans avertir Mme Z du pourrissement affectant l'espace confiné situé entre la coque et le redan de la cale à poissons, alors qu'aucun contrat n'avait jamais lié le réparateur au dernier propriétaire du navire ainsi la cour d'appel a violé les articles 1147 du Code Civil et 1382 du Code civil.
1. L'engagement de la responsabilité délictuelle d'une partie d'une chaîne de contrats hétérogène
2. La garantie : une question liée à la nature du lien unissant l'acquéreur et le réparateur
Extrait du document
La chaîne de contrats, dont l'objet principal est la réalisation de travaux d'entretien sur un bateau, est composée d'un contrat de vente entre le premier acquéreur et une partie et de deux contrats d'entreprise passés l'un entre le réparateur et cette même partie et l'autre entre le réparateur et le premier acquéreur. Il existe donc un contrat de vente entre le premier acquéreur et le réparateur, l'acquéreur voulait se prévaloir de l'existence de ce contrat pour contester le fondement délictuel de l'action en responsabilité intentée contre lui, entre autres.
Mots-clés:navire litigieux, condamnations, responsabilité délictuelle, fondement délictuel, non-cumul
Commentaire de l'arrêt du Tribunal des conflits du 12 mai 1997 portant sur le principe de l'autorité judiciaire.
Commentaire d'arrêt № 25149 |
2100 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
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2011
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Résumé
« Le principe de l'autorité judiciaire gardienne de la propriété privée et des libertés fondamentales continue à être bêtement illustré par diverses solutions »: la décision Préfet de police de Paris c/B. S. et T. rendue le 12 mai 1997 par le Tribunal des conflits semble indiquer qu'il partage cette position exprimée par le Professeur Chapus.
L'affaire opposait deux passagers de nationalité marocaine d'un navire, MM. B. S. et T., à l'autorité administrative française qui, à l'occasion de l'escale de ce navire dans un port français, avait pris à leur encontre une décision de refus d'entrée sur le territoire national et décidé de les maintenir à bord du bateau. Les passagers, ainsi que l'entreprise de transport maritime exploitant le navire, ont contesté cette « consignation » à bord et saisi le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris afin qu'il soit fait injonction à l'autorité administrative de les laisser débarquer dans la zone d'attente institué par l'article 35 quater de l'ordonnance du 2 novembre 1945 relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France.
1. Les dérogations textuelles
2. La dérogation jurisprudentielle
Extrait du document
La jurisprudence B. S. et T. marque une évolution de la définition de la voie de fait qui en restreint le champ d'application. L'administration doit avoir porté atteinte au droit de propriété ou à une liberté fondamentale. La voie de fait se décline en effet en deux variétés puisque l'atteinte au droit de propriété ou à une liberté fondamentale résulte soit d'une décision administrative manifestement insusceptible d'être rattachée à un pouvoir de l'administration (CE, 18 novembre 1949, Carlier).
Mots-clés:dérogations textuelles, compétence administrative, compétence judiciaire, dérogation jurisprudentielle, manque de procédure
Commentaire d'arrêt rendu le 9 mai 1978 par la Cour d'appel de Rouen concernant l'accident provoqué par le pétrolier Ushgord.
Commentaire d'arrêt № 14241 |
1530 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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2010
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Résumé
Le pétrolier USHGORD a déchargé sa cargaison à Rouen. Le 22 janvier 1972 il appareillait au début de la nuit pour gagner le Havre. A 20h18 il a reçu l'indication que le navire EKLIOTIS avait mouillé (c'est-à-dire qu'il a pausé l'encre dans un mouillage)en aval à peu près au milieu de la Seine. Dès lors il lui demanda de passer entre lui et la rive sud. Le capitaine à la suite d'un écho perçu au radar, a vu deux feu blancs à 10 et 15° par tribord et à environ 600m. Il a pensé qu'il s'agissait des feux de l'EKLIOTIS le capitaine appuya sur sa gauche pur se rapprocher d'avantage de la rive sud. Il a vu 1 feu rouge entre les deux feux blancs à 35m et a donc mi la barre a gauche toute et a battu en arrière toute au maximum. Malheureusement, il ne pu empêcher l'abordage avec l'automoteur ZEUS qui remontait la Seine en couple avec l'automoteur PIERRE. RAGOT le second capitaine du ZEUS tomba a l'eau et se noya. La cour d'appel de Rouen s'est demandé quelle était la part de responsabilité du navire et des automoteurs dans l'abordage ? Puis elle a évalué les montants en réparation, le point le plus intéressant étant la réparation accordé à la veuve RAGOT.
I/ La part de responsabilité du navire et des automoteurs dans l'abordage
II/ Le préjudice
Extrait du document
L'article 4 de la loi du 7 juillet 1967 dans son alinéa 3 affirme que « Les navires en faute sont tenus solidairement à l'égard des tiers pour les dommages causés par mort ou blessure, sauf recours de celui qui a payé une part supérieur à celle( … )qu'il doit définitivement supporté ».
Mots-clés:tiers, victime, dommage, solidarité, débiteurs
Commentaire de l'arrêt rendu par le Tribunal des conflits portant sur l'évolution de la jurisprudence administrative en matière de qualification de la voie de fait.
Commentaire d'arrêt № 12528 |
2480 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2009
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Résumé
En l'espèce, à l'occasion de l'escale d'un navire dans un port français, l'autorité administrative française a pris contre deux de ses passagers de nationalité marocaine (MM. Ben Salem et Taznaret), une décision de refus d'entrée sur le territoire national, et les a maintenus à bord de ce bateau. Ces derniers, ainsi que l'entreprise de transport maritime exploitant le navire, ont contesté devant le juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris cette « consignation » à bord et ont demandé qu'il soit fait injonction à l'autorité administrative de les laisser débarquer dans la zone d'attente instituée par l'art. 35 quater de l'ordonnance du 2 novembre 1945.
1. L'affirmation de l'incompétence des juridictions judiciaires pour connaître de la légalité des actes pris par l'administration, en dehors des cas de voie de fait
2. Un apparent déni de la voie de fait
Extrait du document
Ajoutons, enfin, que le juge administratif, à la suite de la loi du 8 février 1995, même s'il disposait désormais d'importants pouvoirs d'injonction pour permettre l'exécution d'une décision de justice, se refusait, cependant, à l'exercer. Dans le présent arrêt, le Tribunal des conflits, comme pour justifier son refus de reconnaître au juge judiciaire le droit de connaître le litige, évoque l'existence du pouvoir d'injonction reconnu au juge administratif, censé compenser : « Le pouvoir d'adresser des injonctions à l'administration, qui permet de priver les décisions de celle-ci de leur caractère exécutoire […]». Or, compte tenu, de la timidité dont fait preuve le juge administratif dans l'utilisation de ce pouvoir, certains pourront voir dans l'évocation de celui-ci par le Tribunal des conflits, de la maladresse sinon une forme d'humour noir.
Mots-clés:contentieux administratif, liberté individuelle, litige
Commentaire du chapitre 3 de l'oeuvre de Carpentier, un chapitre consacré aux guerres de corsaires.
Commentaire de Texte № 8011 |
1500 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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2006
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Résumé
L'auteur montre notamment à travers le regard de l'un des personnages principaux, le jeune «écrivain» Esteban, qui se trouve à bord d'un navire de républicains, l'accueil insensé réservé à un navire d'esclaves rebellés qui vient chercher la protection de ces français qui auraient aboli l'esclavage.
Cette scène violente et pathétique illustre à elle seule une idée de tout le roman, qui dénonce les paradoxes et la difficulté des applications plus qu'approximatives des idéaux révolutionnaires, et notamment ceux qui ont conduit à l'abolition de l'esclavage.
C'est la complexe «dialectique des Lumières», selon les termes du philosophe allemand Adorno qui est pointé du doigt dans toute son absurdité.
Extrait du document
Tout d'abord, Carpentier souligne l'excès de confiance dont les esclaves vont être victimes. En effet ils ne semblent pas doutés de la protection qui va leur être offerte par les français, et l'auteur emploie l'expression douce et maternelle de «se mettre sous l'aile», les présentant ainsi comme des bienfaiteurs quasi divins. D'après la rumeur abolitionniste qui s'est répandu sur les côtes africaines, comme l'indique l'emploi du pronom impersonnel : «on savait déjà…», ils peuvent avoir l'espoir, voire la certitude puisque l'auteur n'emploie pas de temps conditionnel, de pouvoir ainsi redevenir de «libres citoyens».
Mots-clés:liberté, capitaine, rumeur, inhumanité, vulgarité, bateau
Commentaire du 14 septembre 1872 se demandant si un État peut se soustraire à sa responsabilité internationale en invoquant l'insuffisance de moyens légaux internes.
Commentaire d'arrêt № 23543 |
1100 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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2011
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Résumé
Ce nom, « Alabama », était celui du redoutable cuirassé armé par les forces sudistes de la Confédération américaine lors de la guerre de Sécession (1861- 1865). La confédération avait acheté à des chantiers navals anglais ce navire qui causa beaucoup de ravages dans le camp nordiste avant d'être coulé en 1864 au large de.. Cherbourg. Le gouvernement des États-Unis reprocha au Royaume-UniRoyaume-Uni d'avoir manqué au devoir de neutralité et permettant aux navires des insurgés sudistes, dont le plus dévastateur a été l'Alabama, de s'équiper et de se ravitailler au Royaume-UniRoyaume-Uni. Le litige prit de l'importance. Il fut finalement soumis à l'arbitrage par le traité de Washington de 1871. Le contentieux de l'Alabama est considéré comme l'un des plus importants de la jurisprudence arbitrale internationale.
I- Le premier arbitrage international moderne
II- Un État ne peut se soustraire à sa responsabilité internationale en invoquant l'insuffisance de moyens légaux internes
III- Seul le préjudice direct détermine la réparation
Extrait du document
Devant les arbitres, la Grande Bretagne a prétendu être exonérée de toutes responsabilité en la matière dans la mesure où, affirmait-elle, elle ne disposait pas des moyens constitutionnels requis pour empêcher la construction, sur son territoire, de navires de guerre au profit des autorités confédérées. Le tribunal arbitral a refusé d'accepter ce moyen de défense fondé sur « l'insuffisance de moyens légaux » d'ordre interne à la disposition de la Grande Bretagne.
Mots-clés:territoriale, exonération, jurisprudence, tribunal, défense, justice, loi
Commentaire composé d'un extrait de cette nouvelle, allant de la page 120 à 122, qui narre l'aventure d'un capitaine américain nommé Amasa Delano.
Commentaire Composé № 8700 |
2550 mots (
approximativement 6.4 pages ) |
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2007
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Résumé
Cette nouvelle s'inspire de faits réels, plus précisément de récits des voyages écrits par Amasa Delano lui-même en 1817. Le capitaine Delano vient en aide à un navire espagnol, contenant des esclaves, avec à sa tête, Don Benito Cereno. Une relation complexe s'installe alors entre l'américain «naïf» et l'espagnol au comportement inquiétant et maladif.
Dans l'extrait étudié, nous assistons à la scène de rasage de Don Benito par Babo, à laquelle assiste Delano. Il s'agit d'un huit-clos, comprenant les trois figures principales du récit.
Cette étude s'intéresse dans un premier temps à la théâtralité en suspens de la scène. Dans un deuxième temps, nous voyons une scène qui oscille entre la tension et le comique. Dans un troisième, l'étude souligne la réalité fardée du texte.
Extrait du document
« Benito Cereno » a pour scène, un lieu plus ou moins étrange : le San Dominick, navire du capitaine Cereno.
En effet, la grande majorité de la nouvelle se passe sur le bateau espagnol. Notre passage lui, se situe dans une cabine. Le bateau est un microcosme : à lui seul il reproduit la séparation Nord-Sud et donne une vision de l'humanité avant la guerre de Sécession. Nous avons l'impression d'assister à un aparté, avec les trois personnages, Benito Cereno, Amasa Delano et Babo confinés dans ce huit-clos.
L'aparté ici, est physiquement représenté par l'enfermement des personnages dans le cuddy : « l'endroit qu'on nommait le cuddy était une pièce claire, une cabine de pont ménagée dans la poupe, qui formait une sorte de mansarde au-dessus de la grande cabine proprement dite » (p.116).
Mots-clés:scène, personnage, comique, tension, auteur, bourreau
Dissertation qui analyse si la sensibilité peut être perçue comme faiblesse de l'homme dans la mesure où elle ne nécessite pas autant d'efforts que la mise en mouvement de l'esprit.
Dissertation № 4877 |
2720 mots (
approximativement 6.8 pages ) |
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2008
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Résumé
La question qui interroge la faiblesse de la sensibilité est une fausse question. Il en est de même au sujet d'une hiérarchie entre entendement et sensibilité : faiblesse et puissance ne sont, en fait, que les deux faces d'une même pièce de monnaie.
Dans le domaine de la connaissance, c'est la coordination, l'union intime qui est productive, et non la supériorité de l'entendement ou des sens. Ainsi, je ne suis pas «comme un pilote dans son navire», fameuse représentation de l'homme vu par Descartes, car mes sens sont mêlés à mon esprit et agissent sur lui de manière immédiate.
1. La sensibilité porte en elle une certaine faiblesse
2. La sensibilité, au-delà d'une simple perception peut s'intellectualiser
3. Corps et esprit ne peuvent pas se séparer : nous sommes faits de sensibilité et de raison
Extrait du document
Il est vrai que la sensibilité porte en elle une certaine faiblesse. Lorsqu'on la compare au pouvoir de l'esprit, qu'il faut comprendre comme pouvoir de réflexion, elle apparaît comme une donnée incertaine. Or il faut d'abord savoir ce que l'on entend par « sensibilité ». Il en existe deux formes : l'une où l'esprit est actif, c'est-à-dire qu'il fait un effort de perception ; l'autre où il est passif, et en cela, les sens agissent par automatisme.
C'est à cette dernière forme qu'il faut ici s'intéresser.
Dans "L'Anthropologie du point de vue pragmatique", livre I, 8 : «Apologie de la sensibilité», Kant commence par nous apprendre pour quelles raisons on peut considérer que la sensibilité est une faiblesse. Il formule les trois reproches les plus courants.
Premièrement, la sensibilité "brouille" le pouvoir de l'entendement.
En ce sens, elle n'est qu'un ajout d'idées qui, au lieu d'aider à comprendre le monde, ne font que le rendre plus complexe en faisant ressortir sa diversité et sa mouvance.
Deuxièmement, la sensibilité se pose comme «maîtresse» de l'entendement, alors qu'elle ne devrait être que sa «servante».
Mots-clés:connaissance, coordination, union, représentation, phénomène, expérience