Commentaire de cet article extrait de l'Encyclopédie d'Alembert, dans lequel il montre l'importance des privilèges dans l'ordre de la noblesse et pose la question de la dinstinction entre noblesse et Tiers Etat au XVIIIe siècle.
Commentaire de Texte № 7186 |
950 mots (
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2008
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Résumé
Au XVIIIème siècle, la noblesse est considérée comme le deuxième ordre de la nation, au premier rang se situant le clergé, enfin le Tiers état au dernier rang aussi désigné sous le nom de «peuple». la noblesse a tous les privilèges et tient ses origines de l'époque féodale. La noblesse est, au départ, une classe ouverte, c'est un ordre militaire. Puis, peu à peu, le roi va les doter de fiefs sur lesquels ils protégeront les habitants qui y vivent. On distingue ainsi la noblesse d'épée, d'ancienne extraction et immémoriale, celle-ci s'acquiert par la naissance. Au XIIIème siècle, la noblesse devient une classe de plus en plus fermée.
I – Acquisition et perte de la noblesse
A – Acquisition de la noblesse
B – La perte de la noblesse
II – La distinction entre le Tiers état : les privilèges
A – Des privilèges physiques et moraux pour les nobles
B – Des privilèges juridictionnels
Extrait du document
En effet, le roi, craignant la puissance de la noblesse, impose des règles strictes à l'entrée dans le «second ordre de la nation». l'acquisition de la noblesse se faisait, dés lors, par la naissance, par dignité et par fonction, par lettres d'anoblissement du roi, ainsi que par agrégation de la noblesse c'est-à-dire grâce a la possession centenaire, qui pouvait légitimer la noblesse. On voit ainsi apparaître, au XIVème siècle, la noblesse de robe.
Cependant, en 1661, Colbert, sous Louis XIV, mène une enquête dans le but de débusquer les «faux nobles». les nobles devaient présenter leur titre de noblesse et apporter la preuve de leur possession centenaire. Ce texte est extrait de l'Encyclopédie, œuvre réformatrice et colossale du savoir, rédigée à partir de 1731.
Mots-clés:roi, bénéfice, légitime, anoblissement, Louis XIV, distinction
Dissertation détaillée sur l'évolution des relations entre la noblesse espagnole et ses monarques au cours du Siècle d'Or.
Dissertation № 244 |
2690 mots (
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2004
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Résumé
I. Une noblesse hiérarchisée de type « médiéval » mais insoumise
· Les trois degrés de noblesse et leur influence.
· La non-soumission à la monarchie des Rois Catholiques.
· Charles Quint et son gouvernement flamand : une nouvelle attaque à la suprématie de la noblesse.
· Philippe II et les fueros
II. Des monarques qui tentent d'écarter la noblesse de l'exercice du
pouvoir
· Les premières mesures des Rois Catholiques
· Charles Quint ou le « gouvernement éclairé ».
· Philippe II, le « roi prudent » qui s'éloigne et disperse la noblesse.
III. La « nouvelle noblesse » : contribution à la construction
monarchique
· Les intérêts de la noblesse et le rapprochement culturel avec la monarchie.
· La valorisation « sociale » de la noblesse et l'importance de la culture sous Charles Quint.
· Le « caractère ultra-castillan » du gouvernement par Conseils sous Philippe II.
Extrait du document
A l'avènement d'Isabelle et Ferdinand en 1476, on ne parle pas encore de monarchie espagnole : Isabelle est reine de Castille, Ferdinand roi d'Aragon. L'union des souverains aurait pu laisser présager une union territoriale, l'effacement de la frontière entre les deux couronnes et une unité politique et gouvernementale plus marquée. Cependant, chaque Couronne a ses Conseils, l'Aragon reste divisé en plusieurs royaumes… seule l'Inquisition s'étend à tout le territoire des Rois Catholiques. Il faut ajouter à cela les difficultés d'accession au trône pour les souverains ; le Castille se scinde en deux : Qui de Jeanne, fille d'Henri IV, ou d'Isabelle, sœur de ce dernier, peut prétendre avec le plus de légitimité au trône de Castille ?
La noblesse, et surtout la haute noblesse, joue un rôle considérable dans la tournure que prend ce conflit. Son pouvoir est très grand : en Castille comme en Aragon, les nobles font leur propre loi. Cela va à l'encontre d'une « construction de la monarchie espagnole », sur l'existence de laquelle il est d'ailleurs nécessaire de s'interroger. Son évolution semble en effet avoir été entravée par une noblesse opposée aux monarques. Mais le rapport entre les deux n'est pas seulement un rapport de force et il est intéressant d'étudier l'évolution de la monarchie et de la noblesse conjointement pour répondre à cette question : En quoi la « construction de la monarchie espagnole » est-elle liée à l'évolution et à la modification profonde du concept de « noblesse » ?
Mots-clés:inquisition, hidalgos, Isabelle la catholique, Ferdinand de Castille
Commentaire de texte analysant la définition de la noblesse selon l'oeuvre d'Alembert "L'encyclopédie".
Commentaire de Texte № 7177 |
2465 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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Résumé
D'Alembert, philosophe des Lumières, marque le XVIIIème siècle d'une œuvre titanesque «L'encyclopédie» écrite avec la collaboration de Denis Diderot. D'Alembert fut l'un des protagonistes de la lutte contre l'absolutisme religieux et politique qu'il dénonce dans les nombreux articles philosophiques de l'Encyclopédie.
A travers ce manifeste, il vise à «changer la façon commune de penser».
L'article «Noblesse» cherche à expliciter les différentes sources d'acquisition de la noblesse, lesquelles marquent la société d'Ancien Régime de profondes mutations en matière d'anoblissement.
«Il y a encore quatre sources différentes d'où l'on peut tirer la noblesse ; savoir, de la naissance ou ancienne extraction ; du service militaire, lorsqu'on est dans le cas de l'édit du mois de novembre 1750 ; de l'exercice de quelque office de judicature ou autre qui attribue la noblesse, enfin, par des lettres d'anoblissement, moyennant finance ou sans finance, en considération du mérite de celui qui obtient les lettres».
L'auteur s'engage à décrire une situation, il veut rendre accessible à chacun le savoir universel et dénoncer finalement un ordre multiforme.
En ce sens, en évoquant l'entrée de nouveaux membres au sein d'un ordre traditionnel et conservateur, l'auteur a-t-il voulu dénoncer un ordre en pleine mutation ?
I/ La noblesse féodale : une minorité menacée
A/ L'appartenance à un lignage illustre
B/ L'emprise des nouveaux anoblis
II/ Un second ordre en pleine mutation
A/ De profondes mutations en matière d'anoblissement
B/ L'extension des privilèges ou vers la fin de la suprématie des premiers nobles ?
Extrait du document
La noblesse d'ancienne extraction et immémoriale était à l'origine la seule détentrice de privilèges fiscaux, judiciaires, honorifiques et professionnels, or ceux-ci s'étendirent aux nouveaux anoblis intéressés par les avantages propres à ce statut. Désormais le mérite personnel, autant que l'hérédité, constitue une source honorable de l'anoblissement.
Les nobles bénéficient de privilèges sont fiscaux, ils sont exemptés de tous les impôts. C'est en matière judiciaire que les effets de la condition nobiliaire sont les plus visibles.
Mots-clés:anoblissement, bourgeois, monarchie, privilèges
Travail de recherche sur l'évolution de la noblesse au sein d'une société aspirant à des ambitions nouvelles : l'Europe du XIXe siècle.
Travail de Recherche № 3008 |
1380 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2007
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Résumé
La révolution française a profondément bouleversé la donne en Europe : l'émergence d'un pouvoir des masses effraie les régimes absolutistes européens. Aussi à l'instar de l'Angleterre, les régimes politiques décident de réformer le système social pour éviter une révolution.
Le Code civil napoléonien de 1804, adopté dans une grande partie de l'Europe, abolit les droits féodaux.
Peu de législations (Angleterre, Russie) confèrent aux nobles des privilèges de droit pénal.
Désormais les sociétés d'ordres disparaissent au profit de sociétés de classes.
Quelle est donc la place accordée à la noblesse au sein de la nouvelle structure sociale en Europe ?
Bien que la noblesse reste aristocratique dans son mode de vie, ses positions politiques et économiques s'érodent.
Introduction
I/ La noblesse : un train de vie convoité
1) La noblesse, un savoir vivre …
2) … Qui attire
II/ Ses positions économiques et politiques fléchissent
1) Sur le plan économique, la prépondérance nobiliaire est entamée par la grande bourgeoisie
2) Les progrès du régime représentatif amoindrissent le pouvoir politique des nobles
Conclusion
Extrait du document
Etre noble au XIXe siècle, c'est se distinguer aussi bien par son mode de vie que par ses positions politiques ou économiques dans la mesure où la noblesse, suite à un processus de démocratisation, connaît un déclin de son influence dans toute l'Europe.
Les aristocrates sont toujours caractérisés par leur esprit de corps : ils continuent à représenter une élite qui se définit avant tout en opposition des masses populaires et constitue une ‘internationale dorée' dont tous les membres sont apparentés les uns aux autres.
La noblesse rejette l'égalitarisme. On reste dans une noblesse de prestige : on ne côtoie que les personnes susceptibles de soutenir le même rythme de vie, ayant les mêmes intérêts politiques et économiques que soi. Si elle tolère la grande bourgeoisie, la noblesse fixe une ligne de démarcation claire avec le reste de la population.
L'éducation continue à jouer un rôle essentiel : la noblesse considère que l'instruction est l'une de ses caractéristiques propres.
Si les privilèges tels qu'on les concevait sous l'Ancien Régime ont majoritairement disparus, la noblesse mène toujours un train de vie luxueux et fastueux qui s'oppose à l'austérité et à la simplicité de la bourgeoisie et des "middle classes".
Mots-clés:prestige, capital, placement, exploitation, déclin
Dissertation qui cherche à savoir en quoi la construction de l'Etat est liée à l'évolution et à la modification du concept de « noblesse ».
Dissertation № 21678 |
2785 mots (
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2010
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Résumé
Les historiens s'accordent a penser que la naissance de l'état moderne se reconnait à la concentration de l'Etat « autour de deux pôles, le pouvoir du souverain et la hiérarchie des officiers », c'est-à-dire pour la plupart des nobles. La construction des états à partir du XVIème siècle, fait référence au passage de l'état féodal à l'état dit moderne. En effet, le Moyen Age était caractérisé par l'émiettement du pouvoir. L'état moderne au contraire tend à unifier les élites, les villes, les corporations et même l'église. Le type de pouvoir qu'il est convenu d'appeler « l'État moderne », et qui s'oppose nettement aux monarchies traditionnelles de l'Europe médiévale, est apparu progressivement et s'est consolidé du XVIe au XVIIIe siècle. En effet, la Renaissance et son cortège de découvertes et de remises en cause de certaines pratiques médiévales ébranle la société féodale. L'époque moderne est marquée par l'affermissement du pouvoir de l'État central au détriment des pouvoirs locaux. Le roi domine désormais le seigneur. L'État moderne exprime l'aspiration à un pouvoir rationnel, organisé, dans un cadre géographique limité ; et il est moins tributaire d'une légitimation religieuse que ne l'étaient les monarchies chrétiennes médiévales, les monarchies du monde musulman ou même les empires chinois de la même période. Ce qui est essentiel c'est sa capacité à faire régner l'ordre sur son territoire, à garantir à ses ressortissants une sécurité minimale et à assurer sa souveraineté et sa puissance dans l'ordre international.
I- La noblesse et le Prince
II- Les différentes fonctions de la noblesse dans la société
III- La noblesse comme contre-poids au pouvoir royal
Extrait du document
La noblesse permet d'équilibrer les pouvoirs à l'intérieur de l'état. Elle est indispensable au fonctionnement des structures du pouvoir d'un jeune état moderne. La structure de chaque état repose sur l'organisation sociale et la répartition des biens de la noblesse, ainsi que sur la capacité de celle-ci à relever de nouveaux défis sociopolitiques. L'état lui-même, est aussi un facteur d'évolution qui transforme, créé et parfois même détruit les noblesses. La nature des relations entre Etat et noblesse se définit en fonction des différents échelons séparant les simples membres du corpus politicum et le prince. Selon Anderson, « l'essor des ordres sociaux ne modifia pas les relations entre monarchie et noblesse de façon unilatérale. Ces institutions accrurent le contrôle collectif potentiel de la noblesse sur la monarchie ». En effet, la noblesse développe peu à peu une puissante conscience politique.
Mots-clés:répartition, possession, recours, charges
Commentaire de deux articles de Philippe Loupès dont un coécrit avec Eric Suire, traitant du rapport de la noblesse avec la religion catholique et du caractère social ou sincèrement religieux des conversions.
Commentaire de Texte № 8437 |
800 mots (
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Résumé
Au XVIIème siècle, la religion catholique joue un rôle de plus en plus important au sein de la société de Louis XIV, car la Réforme catholique commence à porter ses fruits sous son règne.
Le XVIIème siècle est également celui de la conversion.
I) Noblesse, référence pour le peuple
1) Une conversion à caractère sacrificiel
2) Mais en restant dans l'idée de son rang
II) La noblesse et la Réforme catholique
1) Au XVIème siècle
2) Au sein de la Réforme
III) Dieu et la conversion
1) Les signes de la volonté divine
2) Réaction face à la conversion
3) Caractère de la conversion
Extrait du document
Pour un noble, rentrer dans les ordres signifie la perte de nombreux privilèges liés à son rang, comme la bravoure, la gloire militaire, l'exercice des armes ou encore de la vertu. Il acquiert normalement l'humilité et l'esprit de pauvreté.
Mais pour un noble, cela signifie surtout la possibilité de voir son lignage s'éteindre, si le dernier homme du nom se convertit. Il est ainsi plus courant de voir des femmes ou des cadets dans les monastères.
Tout en ayant un caractère sacrificiel, le noble ne veut renier totalement son rang et sa ‘‘différance'' avec le reste du peuple français.
Mots-clés:catholiscisme, Tartuffe, dévot
Fiche de lecture portant sur "La Noblesse au XVIIIe siècle" de Guy Chaussinand-Nogaret portant sur la société noble à l'approche de la Révolution.
Fiche de lecture № 23143 |
2790 mots (
approximativement 7 pages ) |
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2011
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Résumé
Paru en 1976 chez Hachette, La Noblesse au XVIIIe siècle donne une idée très précise de ce qu'était la société noble à l'approche de la Révolution et surtout de leur idéologie. En effet, Guy Chaussinand-Nogaret qui en est l'auteur est un spécialiste de cette période et a écrit de nombreux autres livres, tels que La vie quotidienne des Français sous Louis XV en 1975, qui traitent eux aussi de la fin de l'Ancien Régime. Appartenant à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, l'auteur utilise de nombreuses sources pour étayer sa propre thèse : des livres d'autres historiens, des revues, des textes écrits par des nobles, et des documents historiques comme les cahiers de doléance du second ordre lors de la réunion des états généraux en 1789.
1. Résumé
2. Critique
Extrait du document
Fénelon, Chevreuse et Beauvillier demandent une monarchie aristocratique dans laquelle l'élite de la noblesse et du tiers état seraient placés à des postes stratégiques tels que l'administration, l'armée ou la justice en fonction de leur mérite. De nouvelles façons de voir se mettent en place, on place le droit au dessus de la voix du roi, on veut pouvoir contrôler son pouvoir par un parlement… La noblesse qui réfléchit et fait avancer les idées est surtout la noblesse qui lit, c'est-à-dire la noblesse parlementaire (riche et cultivée). C'est elle, et ça peut paraître étonnant, qui avance en première la notion de Nation, ensemble de personnes qui ne doivent ni leur vie ni leurs droits à la royauté, d'abord limitée à l'ensemble de la noblesse puis élargie à l'ensemble des citoyens.
Mots-clés:ancien régime, sang, revendications, richesse, roturiers
Exposé qui met en valeur les représentations iconographiques et sociales des femmes nobles dans la peinture de la Renaissance. (pdf)
Exposé № 21794 |
5650 mots (
approximativement 14.1 pages ) |
4 sources |
2010
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Résumé
Au XVIe siècle, la peinture était souvent l'occasion de montrer son
pouvoir et sa culture. Les nobles étaient proches des artistes (en témoigne les camera picta ou le studiolo d'Isabelle d'Este). Les hommes nobles comme les condottiere ou les membres de grandes lignées (François II de Mantoue, Alphonse I d'Este) étaient représentés avec leurs attributs guerriers (armure, épée). Les femmes nobles sont aussi très représentées à la Renaissance, et ce, avec des attributs particuliers.
Un des privilèges de la noblesse est celui des vêtements (privilège
honorifique de revêtir des vêtements faits de draps brodés d'or) depuis les lois somptuaires (qui imposait un certains poids en or et en perles que la noblesse pouvait porter). Ce privilège se retrouve au sein des peintures de l'époque.
1. Expression du corps et posture
2. Les attributs des femmes nobles
3. La mode à la Renaissance
4. La coiffure à la Renaissance
Extrait du document
Il existe différents types de robes à la Renaissance (la robe florentine portée par Eleonore de Tolède en est un exemple). Les robes italiennes sont bien souvent très ornées. Celle d'Isabelle d'Este dans le tableau de Titien en est un très bon exemple. En effet les entrelacs de celle-ci auraient été dessinés par Niccolo da Carreggio (poète, dramaturge et diplomate qui a été en contact étroit avec la cour ducale de Ferrare) qui s'inspira lui-même d'entrelacs de Léonard de Vinci3. La robe de Margherita Paleologa est très significative de la complexité des robes à la Renaissance. Elle est faite de bourrelets entrelacées.
Mots-clés:noblesse, titien, vertugadin, col, mode, bijoux
Commentaire de la scène 3 de "L'île des esclaves" de Marivaux qui analyse les thématiques de l'utopie et de la noblesse du 18ème siècle.
Commentaire Composé № 23283 |
3415 mots (
approximativement 8.5 pages ) |
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Résumé
L'île des esclaves est une comédie en prose écrite par Marivaux et jouée dès 1725. A travers un acte de onze scènes, il porte un regard philosophique et moraliste sur les rapports sociaux, invitant les spectateurs à une réflexion sur la relation maître-esclave et en choisissant un cadre insulaire. Le thème de l'île abonde dans la littérature à l'orée des Lumières, avec la publication de La nouvelle Atlantide de Bacon (1627), Robinson Crusoé de Defoe en 1719, Les Voyages de Gulliver en 1726, de Swift. Et cela continue après 1725 avec le Supplément au voyage de Bougainville en 1772, de Diderot... Ce qui est en filigrane, sinon au coeur de tous ces ouvrages c'est bien entendu la question de l'utopie, « île de nulle part ou île du bien » selon le sens qu'on donne au préfixe. Marivaux transporte cette mode des utopies narratives sur la scène et d'autres pièces en découleront : L'Île de la Raison en 1727 et La Colonie en 1729. Aux oreilles du public noble d'alors, le mot « esclave » n'a pas que des sonorités antiques. Il évoque aussi le commerce triangulaire, qui a justement été très bénéfique à cette même noblesse. La question qui va nous guider le long de notre analyse est : « en quoi la mise en scène des relations entre les personnages de cet extrait, reflète-t-elle la vision qu'a un philosophe des Lumières, de la société ? »
Nous étudierons dans un premier temps le rapport de forces entre les personnages et dans un second temps nous nous concentrerons sur le portrait que brosse Cléanthis de sa maîtresse, en l'élargissant à la noblesse de l'époque.
Extrait du document
De cette étude des personnages, nous pouvons déduire que Marivaux dresse un état des lieux de la société dont il est le contemporain. Nous allons, dans ce paragraphe, ancrer les personnages dans la perspective des Lumières. Ainsi, on peut faire un parallèle avec les trois ordres du 18è. En effet, on peut aisément imaginer qu'Euphrosine incarne la noblesse, Cléanthis le Tiers-Etat et Trivelin un clergé moralisateur. Ce dernier est à la fois un expérimentateur, qui se sert de l'île comme un chercheur le ferait d'un laboratoire, pour jeter les bases d'un autre modèle de société. C'est un pédagogue, un psychologue, un médecin, un administrateur et un juge. Et le rapprochement avec le clergé est suggéré par des attributs de la divinité qu'il possède, comme le pouvoir, la sagesse, le savoir, l'omniscience, l'équité et finalement, c'est en quelque sorte une figure paternelle.
Mots-clés:raison, modération, absolutisme, répliques
Dissertation qui traite de l'idée de noblesse selon la conception de Gide dans l'oeuvre de Malraux.
Dissertation № 6158 |
4523 mots (
approximativement 11.3 pages ) |
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Résumé
André Malraux, inspiré par la Révolution chinoise, écrit "La Condition Humaine" (prix Goncourt en 1933). Ce roman, qui a comme arrière plan la Révolution communiste à Shanghai, en mars 1927 est une méditation sur l'homme à travers un groupe de révolutionnaires qui sont décidés à affronter la condition humaine.
Le parti communiste et le parti nationaliste commandés par Chang-Kaï-Shek, préparent l'insurrection contre le gouvernement qui laisse l'économie aux mains des occidentaux.
André Gide affirme : «Cette noblesse naturelle, cette grandeur secrète, cette conscience de la dignité humaine, je les retrouve partout dans l'œuvre de Malraux» (cité par Pierre Gaillard dans Les Critiques de notre temps et Malraux, Garnier, 1970).
Dans quelle mesure ce roman semble-t-il répondre à ce jugement?
I. Mise en valeur des mérites et des vertus de l'Homme dans l'ouvrage
II. Le coté obscur de l'Homme
III. L'humanité dans son ensemble
Extrait du document
D'une part, l'écriture de La Condition Humaine était pour Malraux un moyen de révéler la grandeur humaine. Cette expression résume tout à fait son ambition : .« J'ai essayé d'exprimer la seule chose qui me tienne à coeur et de montrer quelques images de la grandeur humaine. Les ayant rencontrées dans ma vie dans les rangs des communistes chinois, écrasés, assassinés, jetés vivants dans les chaudières et détruits de toute façon, c'est pour ces morts que j'écris. Que ceux qui mettent leur passion politique avant le goût de la grandeur où qu'elle soit, s'écartent d'avance de ce livre : il n'est pas fait pour eux. ». Il tend à dévoiler à travers ce livre : « la noblesse que les hommes ignorent en eux ».
Mots-clés:Kyo, May, Gisors, Katow