Dissertation d'histoire des civilisations, traitant des divergences historiques et religieuses entre l'Islam et l'Occident.
Dissertation № 3179 |
2170 mots (
approximativement 5.4 pages ) |
0 sources |
2008
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Résumé
«La peur est rare, voyez vous. (…) Dans une société de liberté, c'est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter l'ordre des choses ? Croyez-moi, un bon ennemi est la clef d'une société équilibrée». Jean-Christophe Rufin.
Voilà comment brièvement galvauder la nature des relations entre l'Islam et l'Occident, ce mode de pensée étant amplement exacerbé depuis le 11 septembre 2001.
Car c'est bien de peurs, de crispations et de menaces, émanant d'un côté comme de l'autre, dont-il s'agit lorsque que l'on évoque les termes d'orient, d'occident, de coran, d'islam, etc.
Mais peut-on se contenter d'une telle approche ? Comment faire évoluer le (trop ?) moderne occident et le mystérieux orient en banalisant l'antinomie et en continuant à creuser des fossés plus voués à se transformer en abysses qu'en guets ?
Il convient de se poser les bonnes questions.
Pourquoi ces deux civilisations présentent de telles disparités et pourquoi semblent-elles aussi peu compatibles l'une avec l'autre ? Le fameux « choc des civilisations » ne serait-t-il né que le 11 septembre outre-Atlantique ?
Extrait du document
Même si la doxa veut que le peuple d'Islam soit tout juste composé de fanatiques, de terroristes et de femmes oppressées, il est bon de se rappeler combien l'époque de l'Islam médiéval fût celle d'une civilisation conquérante et le théâtre d'un essor culturel spectaculaire.
En effet, qui a oublié que lorsque les Arabes furent stoppés à Poitiers, ils se trouvaient alors à plus de 4000 kilomètres de leur base ? Tout comme il est difficile de tirer un trait sur l'hégémonie en Méditerranée jusqu'au XIIème siècle ou encore la suprématie Ottomane aux XVème et XVIème siècle. Tels furent, entre autre, les faits marquants de l'expansion arabo-islamique et les principales étapes de la formation de l'état islamique. Il est inutile de préciser que déjà à cette époque, les voisins européens n'ont pas du voir d'un très bon œil ce cavalier enturbanné, qui par deux fois tenta de s'emparer de Vienne, et dont la soif de conquête inextinguible semblait alors sans limite.
Mots-clés:conflit, tradition, extrémisme, émancipation, égalité
Mémoire sur les croisades qui répond à la problématique suivante : quel est l'impact des croisades sur les relations entre Orient et Occident ?
Mémoire ou thèse № 3010 |
4080 mots (
approximativement 10.2 pages ) |
6 sources |
2007
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Résumé
L'appel du pape Urbain II, le 27 novembre 1095 signe le début des croisades. Quelques jours plus tard, de grands seigneurs occidentaux prennent les armes et se mettent en route vers Jérusalem afin de libérer les lieux saints notamment le tombeau du Christ.
I. L'aspect politico-économique, forme d'intégration la plus avancée
A. Sur le plan institutionnel : la synthèse aisée de deux systèmes féodaux
1. L'héritage occidental : le système féodal
2. L'influence orientale : l'administration
B. Sur le plan économique : l'interpénétration Orient-Occident grâce aux Etats latins d'Orient
1. Bien que les Etats latins d'Orient ne soient pas un centre de l'économie méditerranéenne …
2. … Ils deviennent un trait d'union entre Orient et Occident grâce aux cités marchandes italiennes
3. Un système monétaire baroque, symbole de l'interpénétration des économies
II. L'aspect socio-culturel : des échanges plus timides
A. Sur le plan social et intellectuel, deux cent ans de présence en Orient affinent mœurs et connaissances franques
1. Relations sociales
2. Relations intellectuelles et scientifiques
B. Sur le plan religieux, connaissance réciproque et cohabitation de fait
1. Entre Orient et Occident, de la connaissance de l'ennemi à une forme d'intérêt
2. Dans les Etats latins d'Orient, une cohabitation entre neutralité et découverte
Extrait du document
Le mot «croisade» n'apparaît dans les textes occidentaux qu'après 1250 ; les croisés et leurs contemporains usaient jusqu'alors d'expressions aussi diverses que «voyage de Jérusalem», «voyage vers la Terre sainte», ou «voyage d'outre-mer».
En Occident, les croisades ont été considérées traditionnellement comme un effort héroïque, un grand élan de foi et une prise de conscience de l'unité de la chrétienté. A l'inverse, dans le monde musulman, les croisades sont perçues comme des attaques cruelles et sauvages des chrétiens contre l'Islam. Ces expéditions militaires qui se sont déroulées entre les XIe et la XIIIème siècle (la dernière croisade prenant fin en 1270), loin de créer un simple champ de batailles, ont laissé place à deux cent ans de présence franque au Levant : l'aristocratie, à la tête de la croisade, met en place dans les territoires conquis quatre Etats, le comté d'Edesse (1098), la principauté d'Antioche, (1098), le royaume de Jérusalem (1099), et le comté de Tripoli (1102).
Mots-clés:voyage, héroïque, chrétienté, musulman, attaque
Dissertation se demandant comment on est passé en Occident d'un système médiéval caractérisé par un pouvoir éclaté, à un État moderne, symbole de la concentration du pouvoir, aujourd'hui totalement généralisé.
Dissertation № 20495 |
1300 mots (
approximativement 3.3 pages ) |
2 sources |
2010
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Résumé
L'État comme on le conçoit aujourd'hui n'a pas toujours existé. C'est en effet à la fin du Moyen Age que les historiens occidentaux situent l'apparition de l'État dit moderne : État comme autorité souveraine s'exerçant sur l'ensemble d'un peuple et d'un territoire déterminés. Ce système prend donc en compte le pouvoir politique par l'intermédiaire de la souveraineté et des institutions. C'est en Occident qu'il trouve ses origines. On ne caractérise plus aujourd'hui l'Occident uniquement comme les pays de langue latine opposés aux pays de langue grecque (Orient) ; on inclue désormais dans l'ère occidentale les pays de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord), c'est à dire la plupart des pays d'Europe ainsi que les pays d'Amérique du Nord. On voit aujourd'hui l'État comme une finalité, l'aboutissement en matière d'organisation des sociétés. Cependant, certains anthropologues comme Pierre Clastres ont montré l'existence de société sans état. Malgré tout, il est possible d'affirmer que ce système dispose d'un caractère universel.
I) Les grandes étapes de l'évolution du système étatique
II) Les caractéristiques de l'Etat moderne
III) L'État occidental à l'heure actuelle
Extrait du document
On distingue plusieurs traits paradoxaux à l'État occidental actuel en particulier concernant les États d'Europe. En effet, on note que ces États perdent une partie de leur pouvoir et de leur influence du fait de la construction européenne et de la mondialisation. Les États ont de plus en plus de mal à influencer les marchés économiques. Les directives européennes causent également la perte de pouvoir. Malgré tout, ils restent omniprésents dans cette période de crise et les entreprises privées s'appuient beaucoup sur eux.
Mots-clés:modernisme, nation, pays, République, pouvoir, période, crise
Mémoire se demandant en quoi les façons de vivre l'islam en Occident sont plurielles.
Mémoire ou thèse № 27899 |
10800 mots (
approximativement 27 pages ) |
21 sources |
2011
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Résumé
Depuis plusieurs années, une série d'événements choc et la montée de mouvements islamistes ont projeté l'islam au devant de la scène internationale. Les controverses se suivent et se ressemblent. L'islam est désormais au centre des polémiques un peu partout en occident : on parle de la soumission de la femme en pointant du doigt les femmes portant le niqab ; ou les prières dans la rue principalement le vendredi (Jour sacré des musulmans) qui dérangent en France ; ou les minarets en Suisse ; ou enfin Bruxelles, capitale de la Belgique et capitale européenne, musulmane d'ici 30 ans ? Aucun pays ou presque n'échappe à la question de l'Islam. Les débats font place à des craintes et à de la méfiance sur cette religion de la part d'une population qui voit les informations qui circulent dans les journaux et les médias. Les médias rapportent les faits, les réactions s'amplifient et les politiciens réagissent (ou parfois instrumentalisent) la controverse. Les violences commises au nom de la religion, notamment avec les attentats du 11 septembre, sont venues alimenter cette peur. À la place de la peur, pourquoi ne pas faire l'hypothèse de l'harmonie entre les différentes communautés, l'hypothèse du respect mutuel ? Encore faut-il prendre le risque de s'ouvrir à l'autre et regarder ensemble les vrais problèmes qui concernent la société : la pauvreté, l'insécurité, le chômage, la marginalisation sociale, la discrimination, les suicides, les dépressions, etc.. Car la vraie question vient du constat suivant : la majorité des musulmans présents en Europe sont issues de la classe ouvrière défavorisée et donc les problèmes de marginalisation et de délinquance sont souvent liés à la population maghrébine.
Chapitre 1 : Qu'est ce que l'islam ?
Chapitre 2 : L'image de l'islam par les médias et son impact sur la vision des citoyens.
Chapitre 3 : L'image de l'islam en dehors des médias
Chapitre 4 : La femme en islam
Chapitre 5: La peur de certaines valeurs occidentales de la part des croyants musulmans
Chapitre 6 : Les enjeux de la cohabitation
Extrait du document
L'occident c'est aussi une avancée technologique supérieure par rapport à la plupart des pays islamiques mais aux yeux des croyants, il y a une véritable perte des valeurs. C'est la corruption des mœurs, la femme occidentale est vue comme étant une personne sans pudeur par les musulmans. La société occidentale leur montre certaines femmes réduites à des objets sans âme qui ont pour rôle de séduire et de procurer du désir, des femmes qui vendent leur corps pour faire vendre des produits dans la publicité car c'est plus accrocheur aux yeux du public. Une situation qui dévalorise la situation de la femme, des valeurs contraires aux fondamentaux de l'islam. On interdit aux musulmanes d'être pudiques avec l'affaire du voile et on leur montre des femmes à moitié nues dans les lieux publics.
Mots-clés:voile, burqua, musulman, islamique, religieux, religion, pèlerinage, terrorisme, mosquée, prière
Dissertation sur la féodalité et la royauté au Moyen âge.
Dissertation № 23423 |
4540 mots (
approximativement 11.4 pages ) |
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2011
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Résumé
Au cours du Xe siècle et jusqu'aux premières décennies du XIe, les pouvoirs issus de l'ancienne autorité publique carolingienne se dissolvent. Ce « premier âge féodal » n'est cependant pas uniforme selon les différentes régions de l'Occident. Il existe plusieurs féodalités : l'état de dislocation des pouvoirs n'est pas équivalent.
On peut néanmoins s'en tenir à une définition globale de la féodalité : un système politique et social (à distinguer du féodalisme, régime socio-économique) qui repose sur des relations féodo-vassaliques : des liens d'homme à homme établissant une hiérarchie. Celle-ci compte plusieurs strates : au niveau supérieur, les princes, qui se transmettent les grands honores de l'époque carolingienne.
1. Principautés et royautés féodales (fin XIe-fin XIIe siècle)
2. L'affirmation des royautés nationales (XIIe-déb. XIVe)
3. La royauté et les nouvelles conceptions du pouvoir (XIIIe-XIVe)
Extrait du document
L'administration locale reposait sur des prévôts, agents du domaine royal, jusqu'à la fin du XIIe siècle. Au XIIIe sont créés des baillis – appelés sénéchaux dans le Midi – représentants du roi, sur le modèle des territoires anglo-normands : chargés de prélever les taxes féodales ou l'impôt du roi, de faire appliquer les lois et la justice, de veiller au rassemblement de l'ost royale. D'abord itinérants, les baillis sont ensuite affectés à une circonscription (baillage et sénéchaussées).
Mots-clés:féodalisme, vassal, seigneur, maîtres de territoires, dynastie
Commentaire d'un article intitulé "Les filles de Pandore : femmes et rituels dans les cités", qui traite des deux aspects de cet ouvrage : le polythéïsme héllénique et l'histoire des femmes.
Commentaire de Texte № 4792 |
3885 mots (
approximativement 9.7 pages ) |
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2008
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Résumé
L'article « Les filles de Pandore : femmes et rituels dans les cités » a paru dans l'ouvrage "Histoire des femmes en Occident"Ce chapitre est extrait du tome I L'antiquité (page 363-404).
Cette étude montre clairement les tensions entre les genres masculins et féminins.
L'auteur analyse comment la contradiction entre exclusion de la vie politique et participation nécessaire aux faits cultuels se manifeste au sein des cités grecques. Le statut des femmes grecques est très particulier dans le sens où elles n'ont pas accès à certains droits et où elles sont à la fois indispensables dans d'autres domaines.
1. Les jeunes filles
2. Les épouses
3. Dans l'oikos
4. Prêtrises et services cultuels féminins
Extrait du document
La canéphorie est une fonction sacrée réservée à ce statut féminin. Celle-ci consiste à porter la corbeille du sacrifice contenant les orges qui sont par la suite dispersées sur l'autel et la tête du sacrifié. La canéphorie est attestée pour plusieurs sacrifices mais c'est lors des Grandes Panathénées qu'elle prend tous son sens.
Les canéphores sont des privilégiées puisqu'elles sont une centaine : elles sont dans leur dernière période de l'adolescence et proches du mariage. Elles ont la chance d'être présentes lors du partage sacrificiel et on les considère comme des « citoyennes d'honneur ».
Les canéphores sont indissociables du sacrifice tout comme le sont les porteuses d'eau lors des Bouphonies. Ce rituel se réfère à un mythe selon lequel la mort d'un bœuf avait causé une sécheresse ; dès lors le meurtre fut mit en commun. Dans ce sens, les responsabilités furent partagées entre les porteuses d'eau et tous les autres protagonistes qui contribuèrent à cette mort. Dans les Bouphonies, l'eau remplace l'orge de la canéphorie mais dans les deux cas ces éléments sont associés au meurtre. Même si elles sont les plus éloignées du meurtre, les porteuses sont donc étroitement liées au sacrifice. Les canéphores sont honorées car elles sont de futures épouses et qu'elles se situent dans la période de maturation qui achèvent l'adolescence. Dans ce sens, Aristophane appelle la canéphore « la belle ».
De nombreux mythes font état d'enlèvement de canéphores par des hommes pendant le rituel.
Mots-clés:danse, procession, fertilité, fécondité, culture, force
Dissertation d'anthropologie politique revenant sur la place sociale des individus liée aux structures sociales en Inde et en France.
Dissertation № 12754 |
3785 mots (
approximativement 9.5 pages ) |
19 sources |
2009
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Résumé
La place des individus dans la société est directement liée à la différenciation sociale et à la spécialisation des groupes qui composent la structure sociale.
Ainsi, le système de stratification sociale occupe une position centrale pour la compréhension d'une société et d'une culture (...) Dès lors, quels sont ces deux modes de stratification sociale ? Dans quelles mesures peut-on dire qu'ils s'éloignent ou se rapprochent ?
I- Les castes et les classes sociales
II- La liberté et l'ordre social
Extrait du document
La société indienne de castes est une société historique. Il n'existe pas de société traditionnelle, c'est-à-dire immuable. Les changements s'opèrent bien souvent par des revendications collectives, d'où une certaine forme de mobilité sociale. Par exemple, les pêcheurs revendiquent être de la caste des commerçants car ils vendent le poisson. Des agriculteurs revendiquent une origine lointaine et une descendance guerrière. De plus, lors des migrations, les familles en profitent pour changer de caste. Enfin, l'appartenance à une caste ne dépend pas seulement de la profession mais de la secte religieuse et de la région. La complexité du système va engendrer des stratégies pour revendiquer une nouvelle appartenance en fonction de ses intérêts. Mais on n'est pas totalement libre car on peut être confronté au refus de la caste supérieure. On assiste donc à des luttes pour les maintenir. On a des phénomènes dans les sociétés contemporaines qui y ressemblent, tels que la mode (vêtements, vacances, voitures, …).
Mots-clés:castes, société française, société indienne, liberté, Bourdieu
Dissertation qui pose la question de savoir pourquoi et comment les institutions épiscopales ont évoluées entre Pépin le Bref, en 751, et le concile de Latran de 1123.
Dissertation № 8022 |
3750 mots (
approximativement 9.4 pages ) |
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2008
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Résumé
L'évêque est l'un des plus importants dignitaires de l'Eglise catholique. Il est le représentant de Dieu sur terre, chargé de mener les fidèles au salut, et dont l'une des fonctions est justement de surveiller la communauté des fidèles. Leur statut est longtemps resté incertain et cela à cause des évènements de l'époque, qui font des évêques des personnages instables.
A partir de 751, les règles sont fixes, parfaitement définies, et lorsque commencent les crises avec les invasions des barbares, leur statut perd en importance, et l'ordre religieux se trouve chamboulé.
I. La dignité épiscopale
A) La démarche préalable
B) Les électeurs
C) Les étapes d'accession à l'épiscopat
D) La cérémonie du Sacre
II. Les statuts de l'évêque
A) Le rôle pastoral
B) Le rôle politique et juridique
C) Les éléments liturgiques
III. Le devenir du pouvoir épiscopal durant les crises
A) La réforme de l'Eglise Franque
B) La mise en place d'une société féodale
C) La Réforme Grégorienne
Extrait du document
La vacance d'un évêché pouvait être causée par plusieurs aspects, à savoir par la mort du titulaire de l'évêché, sa translation, c'est à dire son départ pour un autre diocèse, sa déposition, c'est à dire sa destitution du statut d'évêque, ou sa démission. Quelle que fut la cause de l'absence d'un évêque dans un diocèse, l'Eglise était soumise à une même démarche: obtenir l'autorisation du roi d'élire un successeur, car aucune élection ne pouvait s'effectuer sans le consentement du souverain. Jusqu'à Charles le simple (893-923), l'idée se maintient que la désignation des évêques est une prérogative royale. C'est ce qu'écrit le pape Jean X à l'occasion d'une élection contesté à Liège: «Nous conservons l'ancienne coutume selon laquelle personne ne peut conférer l'épiscopat a un clerc sinon le roi a qui le sceptre a été divinement donné».
Notons que l'âge canonique pour être élu évêque est de trente ans, or dans la plupart des cas cette règle n'était pas respecté, ou bien il arrivait qu'elle soit outrepassée à cause d'une intervention divine, comme ce fut le cas de Saint Rémi, élu par le «vœu unanime de tous» comme évêque de Reims, mais qui n'avait pas encore atteint l'âge minimum pour obtenir ce statut. Néanmoins, il semblerait qu'il fasse parti des exceptions, Dieu ayant manifesté, par un rayon venu du ciel, qu'il avait lui même élu Saint Rémi.
Ainsi, lorsque le siège épiscopal d'un évêché devenait vacant, le clergé devait se réunir et rédiger ce que l'on appelle une supplique (suggestio), adressée au roi, afin que celui ci donne son autorisation quant a l'élection d'un successeur. Ce consentement était accordé sous forme d'un diplôme appelé concessio regalis. Ce diplôme était remis à un délégué royal, appelé également missus, c'est a dire un agent du roi, dont la charge était double: porter le décret royal au Clergé du diocèse, à la suite de quoi il devait préparer, présider et vérifier le déroulement légal de l'élection pour en rendre compte au roi. Cette pratique fut celle, notamment, de Louis le pieux en 828 envers le peuple de Sens, ou de Charles le chauve en 876 à Laon. C'est alors que la période électorale commençait et que les réunions débutaient.
Mots-clés:mission, politique, judiciaire, détenteur, pouvoir, royal
Dissertation qui analyse si Venise, qui se situe au carrefour des trois civilisations, occidentale, byzantine et orientale, permet une fusion ou une opposition des trois grands groupes qui se partagent l'espace méditerranéen.
Dissertation № 5524 |
1540 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
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2008
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Résumé
Aujourd'hui, Venise est jumelée avec un nombre important de villes Sarajevo, (Bosnie-Herzégovine), Aveiro (Portugal), Tallinn (Estonie), Suzhou (Chine).
De plus, elle a des accords de coopération avec Nuremberg (Allemagne), İstanbul (Turquie), Kedke (Grèce) Qingdao (Chine), Thessalonique (Grèce), Fort Lauderdale (Etats-Unis).
Venise a beaucoup perdu de son influence politique et économique depuis le XVIIIe siècle.
Mais elle a été un carrefour culturel, économique, et religieux, de nos jours, elle n'a gardé qu'une influence artistique transfrontalière, comme en témoigne son fameux carnaval que des gens du monde entier viennent rejoindre pour participer à l'atmosphère irréelle, qui allie passé et présent, qui anime la ville durant cette période.
I- Un carrefour culturel entre la richesse du monde arabe, byzance et les apports de la culture occidentale.
A. Aspect religieux, quand trois courants cohabitent.
B. Aspect artistique
C. Des contacts parfois violents
II- Des échanges philosophiques et littéraires favorisés par une forte activité économique
Extrait du document
« Venise : porte de l'orient » fut le nom donné à une exposition qui fut ouverte au public à l'institut du monde arabe à paris en 2006. Le fait intéressant est de voir que l'orient lui-même reconnaît que la cité lacustre a joué un rôle important dans l'expansion de la culture orientale vers l'occident.
Dès 1300 av J-C la lagune vénitienne semble avoir été habitée. Les Vénètes sont les premiers à y avoir pris place, ils vivaient dans l'empire romain puis byzantin avant que les barbares envahissent le territoire et les pousse à trouver un refuge sur les lagunes, lieux peu accueillant mais protecteur car d'une part il n'était pas facile d'accès mais d'autre part il représentait peu d'intérêt pour un éventuel envahisseur car il ne disposait que de peu de ressources. A partir du IXème siècle le centre politique semble se déplacer d'Heraclée (où fut nommé le premier Doge –duc- en 697) vers Venise elle-même.
Mots-clés:flotte, bataille, puissance, inspiration, origine, contrainte
Fiche de lecture portant sur le livre de Norbert Elias. Dans ce livre, Elias tente de comprendre comment se sont construites les structures étatiques occidentales, en s'appuyant sur l'exemple de la France.
Commentaire de Texte № 260 |
4695 mots (
approximativement 11.7 pages ) |
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2007
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Résumé
Réflexion de Norbert Elias quant à la naissance des structures étatiques occidentales. Celle-ci s'appuie sur diverses notions de sciences politiques : la monopolisation, la mise en place des luttes d'influence, l'abandon de l'utilisation de la violence au profit d'une violence physique monopolisée par l'Etat ...
Première Partie - Sociogenèse de l'Etat
I- La loi du monopole
II- La phase de concurrence libre (XIe–XIIIe siècle)
III- La phase des apanages (XIVe–XVe siècle)
IV- La victoire du monopole royal (fin du XVe–XVIe siècle)
V- Le mécanisme absolutiste
VI- La sociogenèse du monopole fiscal
Seconde Partie - Esquisse d'une théorie de la civilisation
I- De la contrainte sociale à l'autocontrainte
II- La diffusion de l'autocontrainte
III- La curialisation des guerriers
IV- Le refoulement des pulsions et la rationalisation
V- La civilisation et la mobilité sociale
Extrait du document
Le rôle attribué à la couronne dépend de l'évolution sociale, mais certaines fonctions du roi ont toujours été les mêmes (ex : guerre).
Au XIIe siècle le royaume franc d'Occident s'est désagrégé pour devenir une multitude de dominations indépendantes et les groupes féodaux deviennent des Etats quasi indépendants dont les rapports avec le roi sont réduits au minimum. La preuve de cela c'est que les princes féodaux cessent de s'appeler « comtes du roi ». Le roi tente de garder sa domination sur le duché de France (Louis VI) et ne devient rien d'autre qu'un seigneur féodal : la disparition de la fonction de chef de guerre et la féodalisation ont affaibli sa position monopolistique. La maison des Capétiens avait en réalité de la difficulté à lutter contre les autres seigneuries en raison d'un manque latent de moyens militaires et économiques (manque d'intégration économique, manque moyens de transports …)
Au fur et à mesure Louis VI a conquis d'autres seigneuries militaires, préparant la conquête de la position monopolistique perdue. Au début sa puissance était à peine supérieure à celle des maisons féodales voisines, mais grâce à des mariages, achats et conquête militaires, l'ancienne maison royale s'assura une certaine supériorité.
Par conséquent le mécanisme qui aboutit à la mise en place d'une hégémonie est toujours le même et il est le même aujourd'hui pour certains secteurs économiques : accumuler des biens pour contrôler de manière monopolistique un secteur.
Mots-clés:monopole, concurrence, roi, sociogénèse, autocontrainte, rationalisation