Commentaire du fragment 122 des "Pensées" de Blaise Pascal qui incarne une sorte de croisée des chemins, à partir de laquelle l'écrivain va orienter de plus en plus sa réflexion sur des sujets théologiques et bibliques.
Commentaire de Texte № 19951 |
2930 mots (
approximativement 7.3 pages ) |
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2010
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Résumé
Texte étudié : fragment 122, de « Les principales forces des pyrrhoniens… » à « Ces deux propositions sont également fermes et certaines. », dans l'édition établie par Michel Le Guern (Folio/Gallimard).
Le fragment 122 des Pensées n'est pas seulement l'un des plus longs de l'œuvre de Pascal : il incarne aussi (et peut-être même surtout) un tournant dans la réflexion de l'écrivain. Jusque-là en effet, Pascal avait restreint son champ d'étude au comportement de l'homme au sein de la société, et il avait démontré que l'être humain n'était au fond qu'un être fondamentalement égaré (par ses sens, par son imagination propre, mais aussi par les opinions et les fantaisies qui, pour Pascal, mènent le monde extérieur dans lequel l'homme doit lutter pour sa subsistance).
La première partie du commentaire met en relief la vision que Pascal a du monde du rêve, synonyme pour lui de confusion inextricable entre songe et réalité. La deuxième partie aborde la critique (et la satire) faite par Pascal des philosophes pyrrhoniens et dogmatistes. La troisième et dernière partie du commentaire explique en détail la conception que Pascal se fait du péché originel - idée centrale de son œuvre.
Extrait du document
Pour exprimer l'incompréhension dans laquelle l'homme le laisse, Pascal se contente finalement de poser le problème de l'inintelligibilité de l'homme sous formes de questions non résolues, et non sous forme d'affirmations nettement tranchées – d'où la prolifération dans son propos de questions (« Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? », « Qui démêlera cet embrouillement ? ») et d'adverbes d'interrogation (« Quelle », « Qui », « Quel »). On notera au passage que cette inintelligibilité de l'homme présente pour Pascal quelque chose d'inquiétant et de déréglé (« Monstre », « Chaos »), l'écrivain émettant en outre un jugement assez péjoratif sur l'ensemble de la question.
Mots-clés:rêve, Pyrrhoniens, Dogmatistes, péché originel, critique, satire
Commentaire d'un extrait de l'ouvrage « Les pensées », de Pascal dans lequel l'auteur se demande si la justice établie par les coutumes est valable pour tous les pays et les époques sachant qu'elle résulte d'une libre décision des hommes.
Commentaire de Texte № 25847 |
1965 mots (
approximativement 4.9 pages ) |
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2011
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Résumé
L'extrait, que nous avons à étudier, est issu des « Pensées » de Pascal. Il débute à « Sur quoi la fondera-t-il, l'économie du monde qu'il veut gouverner » et se termine à « Qui la ramène à son principe, l'anéantit ». C'est une critique de la justice au sens où l'auteur démontre l'incohérence du système juridique qui n'est pas universel.
Si pour le sens commun, la justice est l'institution d'un état qui définit le droit positif, en réalité, le droit positif apparait comme des lois artificielles dans une société qui enfreignent le droit naturel. En effet, la justice que décrit Pascal n'est ni universelle ni intemporelle parce que les lois sont soumises aux coutumes de chaque nation. D'ailleurs, elle varie même selon l'espace et le temps, étant conventionnelle.
I/ Pascal démontre comment la diversité de systèmes juridiques est à l'origine de l'ignorance des hommes
II/ Pascal critique ironiquement les systèmes juridiques qui sont basés sur les coutumes et qui diffèrent selon les pays et les époques
III/ Pascal montre que les individus constatent une diversité d'essences de la justice comme le semble suggérer le terme « cette confusion »
Extrait du document
L'auteur montre que la justice dans ce cas n'est pas qu'une convention, une décision des hommes puisqu' « en suivant la seule raison n'est juste de soi ». Il faut donc admettre que comme toutes les cultures sont égales en dignité, toute justice est alors relative. Par ailleurs, Pascal explique que la coutume est instituée et appliquée par tous comme le souligne la phrase » la coutume fait toute l'équité ».
Mots-clés:principe, tradition, us, nation, équité, jurisprudence, force, coutumier
Commentaire du fragment 126 des "Pensées" de Pascal dans lequel l'écrivain-philosophe aborde le problème du divertissement.
Commentaire de Texte № 19949 |
3280 mots (
approximativement 8.2 pages ) |
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2010
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Résumé
Texte étudié : de la page 118, « Divertissement. Quand je m'y suis mis… » à la page 123, « Songer à eux » de l'édition établie par Michel Le Guern (Folio/Gallimard).
Le fragment 126 des Pensées est l'un des plus célèbres de l'œuvre de Pascal : ce dernier y démonte en effet les ressorts de ce qu'il estime être l'une des composantes les plus importantes de l'être humain : l'attrait pour le divertissement. Pour Pascal en effet, le divertissement, en plus d'être universel (« La cause de tous nos malheurs », fragment 126), est une sorte de moteur qui crée aussi bien les menus faits de la vie quotidienne de chacun...
La première partie du commentaire explique la vision complexe que Pascal a de l'origine du divertissement chez les hommes. La seconde partie analyse le portrait que Pascal dresse de l'homme tenté par le divertissement. Quant à la troisième et dernière partie, elle dégage les principales lois de fonctionnement que Pascal détecte dans le phénomène du divertissement.
Extrait du document
Avant d'entrer dans le vif du sujet, Pascal plante le décor : il confie au lecteur que c'est le spectacle des agitations humaines qui l'a poussé à se demander quelle pouvait être l'origine de tout ce mouvement : « Quand je m'y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s'exposent dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, j'ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre. »
Mots-clés:inconscience humaine, vision critique, personnalité, retrait, anti-diverti
Exposé illustré sur le lien entre le philosophe Pascal et l'abbaye de Port-Royal.
Exposé № 11818 |
2050 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
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2009
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Résumé
Blaise Pascal est un mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français. Il est né le 19 Juin 1662 à Clermont-Ferrand, en Auvergne. Il perd sa mère, Antoinette Bégon, à l'âge de trois ans. Son père, Étienne Pascal décide d'éduquer lui-même son fils, qui montrait déjà tout petit des dispositions mentales et intellectuelles extraordinaires. Il a, comme son père, le goût des mathématiques et de la science. En 1631, Étienne emmène Blaise et ses deux sœurs (Jacqueline et Gilberte) à Paris. Enfant précoce, il commence à douze ans à travailler seul sur la géométrie et découvre que la somme des angles d'un triangle est égale a 180°.
A) Présentations
1- Biographie de Pascal
2- Présentation de Port-Royal
B) La relation entre Pascal et Port-Royal
1- La rencontre avec Port-Royal
2- Pascal le janséniste et Port-Royal
3- Le miracle de Port-Royal
Extrait du document
L'abbaye de Port-Royal-des-Champs est fondée en 1204 à Magny-les-Hameaux dans la vallée de Chevreuse (au sud -ouest de Paris) par Mathilde de Garlande, parente des familles royales de France et d'Angleterre. Elle souhaite créer un monastère féminin. Le lieu qu'elle choisit s'appelle « Porrois », et se transformera par la suite en Port-Royal en raison de l'appui que lui ont apporté certains rois de France. L'abbaye est donc, dès son fondement, liée au pouvoir royal. Elle est au départ considéré comme une simple extension féminine des Vaux de Cernay, monastère masculin voisin. En effet, elle est dépourvue d'autonomie hiérarchique, financière et d'autorité. De plus, les premiers directeurs spirituels viennent de l'abbaye voisine. Néanmoins, en 1214 une première abbesse est élue: Eremberge. Port-Royal gagne ainsi son autonomie et un véritable statut d'abbaye. Cependant son importance numérique est faible: elle ne compte qu'une douzaine de membres. Elle prend très vite une orientation cistercienne, son architecture en est la preuve. En effet, sa seule élévation est celle du clocher de l'église, qui est terminée en 1229. Le cloître est adossé au côté sud de l'église, particularité des abbayes cisterciennes. Le chapitre et le réfectoire, lui même surmonté du dortoir, forment le côté est du cloître, dans le prolongement du transept. Son église est également de tradition cistercienne. Elle a une forme de croix latine à base carrée, dont le tracé ne comporte que des lignes droites se coupant en angle droit.
Mots-clés:poète, croyance, apologie
Commentaire du fragment "Disproportion de l'Homme" extrait de l'œuvre « Les Pensées », de Pascal dans lequel Pascal tente de faire comprendre à l'Homme la double infinité du monde.
Commentaire de Texte № 22396 |
1960 mots (
approximativement 4.9 pages ) |
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Résumé
Les « Pensées » de Pascal ont pour projet la justification de l'existence de Dieu. Ce projet est confirmé dans le livre I, lors de la question de la « disproportion de l'Homme ». Dans ce fragment, Pascal développe l'argument célèbre, dit du ciron, pour deux raisons : d'une part, il veut rappeler la double infinité (l'Homme perdu à la fois dans l'infinie immensité et l'infinie petitesse du monde) ; et d'autre part, il veut rappeler la vanité des savoirs humains. Dans ce passage, le texte est construit de façon surprenante. En effet, l'auteur commence par poser une question : « Qu'est ce qu'un homme dans l'infini ? » ce qui implique ensuite une démarche déductive. Or, Pascal utilise paradoxalement, une démarche inductive en partant de l'exemple particulier du ciron. De plus, le même problème se trouve reposé à la fin, mais reformulé : « Car enfin, qu'est ce que l'homme dans la nature ? » On note un décalage entre la volonté de prouver par des arguments logiques et la volonté de persuader le lecteur de l'existence de Dieu. Ce décalage est notifié par de nombreuses ruptures de tons et d'effets de contrastes.
Nous étudierons l'extrait en trois temps, tout d'abord nous aborderons la question ontologique qui laisse place à un changement de point de vue, ensuite nous nous pencherons sur la façon dont est introduite l'argumentation proprement dite, et enfin nous nous attarderons sur l'effet de péroraison qui clôt un discours tout en le relançant paradoxalement.
Extrait du document
L'auteur se sert de l'exemple du ciron comme d'un argument. Il enchaîne quatre termes en un effet de chiasme. Le recours au vocabulaire physiologique assimile le ciron à l'homme, notamment grâce à l'allusion aux humeurs qui définissent les caractères humains, répartis entre l'humeur sanguine, colérique, mélancolique et flegmatique. Homme et ciron sont peu à peu mis sur le même plan de l'infini.
Mots-clés:colérique, mélancolique, flegmatique, espace, humanité, société, vivre
Commentaire d'un extrait de l'ouvrage « Les Pensées », de Blaise Pascal dans lequel l'auteur pose la question de la foi et de sa justification.
Commentaire de Texte № 22106 |
2220 mots (
approximativement 5.6 pages ) |
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Résumé
L'extrait étudié débute à « Examinons donc ce point, et disons » et se termine à « Cela est admirable. Il faut donc parier », il est issu de l'ouvrage « Les Pensées », de Blaise Pascal. Le texte est un dialogue entre Pascal, le croyant, et un « libertin », quelqu'un qui ne croit pas en Dieu et qui demande pour quelles raisons devrait-il y croire. Le libertin partage le soupçon qui pèse sur l'argumentation mais, c'est ce que va montrer Pascal, il confond foi et connaissance car il demande des preuves rationnelles de l'existence d'un être, Dieu, dont l'existence excède par nature toute rationalité. L'alternative de départ est simple : « Dieu est ou il n'est pas ». Tout l'objet de l'argumentation de Pascal est de montrer que l'on tranche cette question par un pari : il faut donc prendre un risque, parier, c'est-à-dire croire en Dieu sans s'appuyer sur un raisonnement.
Extrait du document
On peut voir dans ce texte que Pascal fait de la foi un ordre étranger à la raison. La foi n'est pas une question de raison, c'est une question d'éthique. Ce qui est montré ici, c'est que le rôle de la raison est secondaire : ce n'est pas elle qui nous permet d'accéder à la foi, elle nous permet seulement, dans un second temps : la raison n'a pas le rôle de validation ou de justification de notre croyance, elle sert seulement à parler de celle-ci, de ce à quoi on croit.
Mots-clés:culte, croyance, jugement, raisonnement, raison, étranger, foi, athée
Dissertation de littérature philosophique qui étudie l'omniprésence du thème de la vanité dans l'oeuvre de Pascal.
Dissertation № 10857 |
1920 mots (
approximativement 4.8 pages ) |
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2009
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"Les Pensées" de Pascal commencent par une anthropologie, dans laquelle il dépeint la condition de l'homme, et sa misère sans Dieu.
Pascal ne délimite pas la vanité à la seule présomption. Le terme vanité se rapporte ici à sa signification la plus globale: c'est-à-dire à l'ensemble des activités humaines comme étant vaines, c'est-à-dire vides, dénuées de consistance et d'utilité.
Ce thème revêt chez Pascal une grande variété: la condition de l'homme, l'inutilité des sciences, la faiblesse de l'homme soumis à cette « maîtresse du monde », à cette « puissance trompeuse » qu'est l'imagination, le caractère inéluctable du temps qui passe et qui enchaine l'homme à sa condition mortelle...
En quoi Pascal réduit-t-il le monde à comédie sociale faite de pantins qui s'agitent sous l'emprise de l'imagination ? La vanité n'est-elle pas un caractère indissociable de la nature humaine ?
Extrait du document
Dans le fragment 41, Pascal utilise l'exemple du magistrat qui écoute un sermon par un philosophe, le plus grand philosophe du monde. Il met donc à l'épreuve les grands et montre de ce fait, qu'ils n'appartiennent qu'au seul ordre de la chair c'est à dire le monde des humains. Ces derniers prétendent appartenir à ceux de l'esprit –le monde des intellectuels - et de la charité – le monde de l'intelligible, autrement dit qui suppose une instance divine, Dieu. Or l'ordre de l'esprit ne leur est qu'apparat – tout comme celui de la charité d'ailleurs qui n'est accessible qu'à la seule puissance intelligible soit la personne de Dieu - et c'est ce que tend à démontre Pascal.
Mots-clés:Dieu, misère de l'homme, anthropologie, nature humaine
Commentaire d'un extrait de l'œuvre de Pascal portant sur la grandeur de l'homme mais aussi sa vulnérabilité par rapport au monde qui l'entoure.
Commentaire de Texte № 11816 |
940 mots (
approximativement 2.4 pages ) |
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Résumé
Dans ses "Pensées", Pascal exprime sa manière de voir le monde. Les fragments 43 et 44 font partie de la "liasse Vanité", dans laquelle Pascal exprime la vanité humaine, qu'il ne critique pas mais qu'il accepte tel qu'elle est. La vanité ne sert à rien, c'est quelque chose de vide, de creux. Pour Pascal, tout homme est vain, et toute vie humaine n'est qu'une illusion. Dans ces deux fragments, Pascal s'efforce de montrer la faiblesse de l'esprit humain. On peut alors se demander en quoi l'esprit humain est-il faible ?
I. Les différentes faiblesses de l'esprit humain
II. L'esprit humain est donc vain, et il vit dans un monde qui le dépasse
Extrait du document
Dans le fragment 43, Pascal mentionne que «nous ne nous tenons jamais au temps présent». L'homme en effet, pense au passé et à l'avenir mais pas au temps présent. Il ne pense pas à son temps, mais «erre» dans des autres temps, qui ne lui appartiennent pas. Pascal dit aussi que le présent «afflige» l'homme. Le présent n'est pas agréable à l'homme, il le fait souffrir, et quand il le ravit il s'échappe. L'homme ne pense pas au présent qui passe trop vite. Il ne pense au présent que pour éclairer son futur. En cela l'homme est imprudent et vain. Il est imprudent tout d'abord, parce qu'il pense à des temps dans lesquels il n'a ni repères, ni certitude d'y accéder. L'homme est vain car il consacre du temps à des choses qu'il n'a pas, et qu'il n'aura peut être jamais...
Mots-clés:condition humaine, imprudent, réflexion, bruit, trouble, chose, bonheur
Mémoire de maitrîse qui porte sur l'étude de la foi selon Pascal, la foi qui s'éprouve sur toute la gamme des émotions les plus intenses, depuis l'extase jusqu'à l'effroi.
Mémoire ou thèse № 14268 |
8250 mots (
approximativement 20.6 pages ) |
6 sources |
2010
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Résumé
L'étude de la foi pascalienne doit tout d'abord éviter l'écueil qui consiste à comprendre la foi dans un sens commun et ordinaire. En effet diverses acceptions qualifient la foi et parmi elles celle du sens commun qui définit la foi simplement comme une sorte de croyance, c'est à dire un degré d'adhésion apporté à une idée, une parole, un homme ou un comportement. Sorte de crédit, elle s'oppose au savoir et à tout type de connaissance certaine et démonstrative. Mais ce type de foi communément acceptée n'est pas ce qui dans l'œuvre de Pascal va nous intéresser. En effet, la foi selon Pascal doit avant tout se comprendre sous une forme théologique, c'est à dire comme un mode religieux de la croyance. La foi désigne d'abord chez Pascal la confiance absolue qu'on accorde à Dieu et ce même si la raison n'y donne aucun appui, aucune démonstration.
Extrait du document
Pascal et toute sa famille n'était pas pour autant des incrédules qui ont trouvé la foi par la découverte de ces textes, mais les Pascal étaient des chrétiens qui ont découvert les véritables exigences de la foi. Ils pensaient être de bons catholiques, accomplissant leurs devoirs religieux et vivant honnêtement, en d'autres termes ils avaient l'illusion de respecter les commandements de Dieu. Or ils ne voyaient pas quelle réforme radicale implique pareil respect. Il ne s'agit pas d'un passage de l'athéisme à la foi, mais d'un christianisme tiède à un christianisme plus fervent. A travers ces écrits Pascal découvre la véritable piété, celle qui consiste à se donner entièrement à Dieu.
Mots-clés:religion, science, croyance, sentiment, émotion, conversion, église, perversion
Commentaire d'un extrait des "Pensées" de Pascal portant sur la condition misérable de l'Homme sans Dieu.
Commentaire de Texte № 10858 |
3400 mots (
approximativement 8.5 pages ) |
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2009
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Résumé
"Les Pensées" sont les fragments qu'avait rédigés Pascal en vue d'un grand ouvrage consacré à l'apologie de la religion chrétienne. Malheureusement, sa maladie qui entraina sa mort en interrompit la composition et ses amis de Port-Royal les publièrent en 1670.
Le fragment 126 est classé dans la liasse « divertissement » ce qui n'empêche pas à Pascal d'aborder des thèmes, tels que la vanité ou la condition de l'homme, reflets de la misère de l'homme sans Dieu. Ces thèmes se rejoignent et se complémentent dans un dessein commun : celui de faire saisir au lecteur (croyant ou incroyant, pratiquant ou libertin) la nécessité d'une conversion au catholicisme.
I. Le constat de Pascal : le malheur de l'homme
II. La solution : le divertissement
III. L'état de complexion
IV. L'homme, un être contradictoire
Extrait du document
Pascal part d'un constat, celui du malheur de l'homme. Il en explique brièvement la cause et la cause de la cause c'est à dire la raison. La raison du malheur humain, c'est à dire l'ennui, est la manifestation sensible de cette misère humaine. Il souligne par la suite une donnée importante de la nature humaine par une hyperbole - "il est si vain qu'étant plein de milles causes essentielles d'ennui". Cette figure de style souligne la nature complexe de l'homme, sans cesse tourmenté par la noirceur, le désespoir de sa condition, qui par "une moindre chose comme un billard" se voit divertit et donc par la même occasion soulagé de ses misères. Le contraste entre les "milles causes essentielles d'ennui" et la "balle" amène logiquement le lecteur à s'interroger. Le lecteur est en mesure de se demander comment une simple balle de billard peut-elle guérir l'homme de son ennui et si justement, le fait de se divertir n'est-il pas un soulagement plutôt qu'une guérison.
Mots-clés:condition humaine, catholicisme, vanité, ennui