Dissertation sur le sens et l'utilité des "Pensées" de Pascal, répondant à la question: "Jugez-vous, comme Etienne Périer, que les "Pensées" de Pascal, constituent « un amas confus, sans ordre, sans suite, et qui ne peuvent servir à rien »" ?
Dissertation № 20317 |
1165 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2010
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Résumé
Les "Pensées" de Blaise Pascal ont été trouvées après sa mort sous forme de diverses notes inachevées et désordonnées. Dès lors, nous pouvons nous demander si comme le juge Etienne Périer, auteur de la préface de "Port-Royal" et neveu de Pascal, les "Pensées" ne sont qu'un « amas confus, sans ordre, sans suite et qui ne [peut] servir à rien », si elles sont futiles et sans fondement.
1. Une lecture rapide et non réfléchie des "Pensées" peut nous laisser perplexe, dans la confusion
2. L'ordre, la structure des "Pensées"
3. Ce que les "Pensées" apportent à ses lecteurs
Extrait du document
Il est vrai qu'au premier abord, les Pensées de Pascal peuvent nous paraître confuses. En effet, l'œuvre est riche de fragments énigmatiques dont le sens est implicite et parfois dur à cerner dès la première lecture. Ainsi le fragment 17 de la liasse « Vanité » « Il a quatre laquais. » peut nous paraître dépourvu de sens par sa concision et son étrangeté. Certains fragments sont des phrases nominales, des mots juxtaposés sans réel rapport entre eux comme dans le fragment 22 de la liasse « Vanité » « Vanité. La cause et les effets de l'amour. Cléopâtre. » composé uniquement de phrases nominales.
Mots-clés:ordre, liasses, fragments, vanité, Misère
Dissertation de philosophie abordant le thème du 'Soi' et visant à déterminer si l'homme dirige sa conscience et ses pensées.
Dissertation № 14910 |
1150 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2008
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Résumé
L'Homme a toujours été hanté par trois rêves : Prométhée a voulu dérober le feu aux Dieux et nous avons les centrales atomiques. Icare a rêvé de voler dans l'espace et nous le pouvons, l'homme d'aujourd'hui désire créer la vie, l'intelligence par des machines. Face à ces ambitions, sommes-nous maîtres de nos pensées ? A nous de tenter de répondre à cette question moins ambitieuse que les projets humains et qui touche à l'essence même de la philosophie, à l'essence même de notre condition et de notre nature. Au delà des pensées de notre vie consciente, cette question concerne le savoir en tant qu'accumulation de connaissances et le sens du monde, de nous-mêmes et de l'être à saisir.
I. Les hommes ne peuvent-ils rien sur leurs pensées ?
II. Comment, naissent, se développent, se perfectionnent nos pensées ?
III. Comment agir sur notre pensée ?
Extrait du document
Nous voudrions toucher les hautes sphères de la connaissance claire et distincte, l'enchaînement élégant des idées, des jugements, des raisonnements ; bien souvent, nous nous imaginons que nous pensons, mais notre pensée n'est qu'un reflet d'autres esprits ou de groupes.
Mots-clés:maîtrise, cerveau, connaissance, esprit, imagination, lucidité
Dissertation sur "Les Pensées" de Pascal répondant à la question : "Jugez-vous comme Étienne Perier que Les Pensées constituent un «amas confus, sans ordre, sans suite, et qui ne peut servir à rien»?"
Dissertation № 22595 |
1010 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2011
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Résumé
Blaise Pascal, qui était un philosophe et scientifique remarquable, a commencé à écrire Les Pensées quelques années avant sa mort. Cependant, elles n'ont été publiées qu'en 1670, huit ans après sa mort. Puis, de nombreuses éditions ont suivi. Grand nombre d'éditeurs ont entrepris un long travail de mise en forme des Pensées car Pascal les avait laissées désordonnées, écrites sur de grandes liasses reliées par des ficelles. Ainsi, Étienne Perier fut l'un de ces éditeurs, mais selon lui, Les Pensées ne constituaient qu'un « amas confus, sans ordre, sans suite, et qui ne [peut] servir à rien ».
1. Certes, ce recueil a l'aspect d'un brouillon
2. Cependant, derrière cet apparent désordre se cache une réelle réflexion sur l'homme
Extrait du document
On retrouve au fil des fragments des points de suspension (par exemple le fragment 41 qui se terminent par une phrase inachevée) qui laissent croire que Pascal comptait ajouter des idées, des astérisques qui sont des ajouts de Pascal, des titres comme « Imagination » ou « Vanité » qui pouvaient amener à un futur développement, ou encore des passages entre crochets qui étaient des ratures de Pascal, ce qui montre que c'était bien un brouillon. De plus, il ajoutait des idées dans la marge ou laissait de grands espaces vides, sans doute pour ajouter des choses ensuite.
Mots-clés:critique, phrase inachevée, cohérence, vérité, misère
Mémoire qui analyse l'influence de Gassendi, philosophe du "libertinage érudit" dans l'oeuvre de Pascal, les "Pensées".
Mémoire ou thèse № 21380 |
42650 mots (
approximativement 106.6 pages ) |
27 sources |
2010
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Le dispositif intertextuel des Pensées est extrêmement riche, et constitue sans doute l'un des moyens les plus passionnants de se rapprocher du sens de l'œuvre. Nombreuses sont ainsi les études qui mettent en valeur les lectures que Pascal a pu faire d'autres auteurs et les précieuses clefs herméneutiques que celles-ci nous apportent. Nous pouvons ainsi citer à titre d'exemple le remarquable travail de Philippe Sellier dans Pascal et Saint Augustin, qui en mettant en avant la grande connaissance que Pascal avait des écrits de l'évêque d'Hippone a offert un éclairage nouveau sur nombre de ses fragments. Comme il le précise en effet dans son avant-propos, personne auparavant ne soupçonnait de liens directs entre Saint Augustin et notre apologiste. On soutenait partout que ce dernier n'était qu'un « ignorantin » en théologie, et que la connaissance qu'il pouvait avoir des œuvres majeures qu'il avait défendues, notamment lors de la campagne des Provinciales, n'était fondée que sur la lecture de notes prises par d'éminents membres de Port-Royal, Arnauld et Nicole entre autres. Il n'aurait à ce titre été que le « secrétaire » de ces esprits formés à la lecture des grands textes religieux. Son ouvrage démontre pourtant qu'il y a un « grand dialogue entre [cet] esprit de l'époque moderne, et le plus grand des Pères1 », et que cette « inépuisable conversation de deux génies » révèle le sens de beaucoup de pensées.
I Influence de Gassendi sur Pascal
II Textes mis en regard
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Les rares pensées où nous pouvons accéder à un portrait du libertin ne peuvent en outre pas nous aider à reconnaître sa philosophie. Si nous prenons par exemple la pensée 681 qui met en scène le discours de cet interlocuteur, et qu'Antony McKenna relève au début de son article, « la philosophie du libertin dans les Pensées », nous voyons qu'il ne peut pas correspondre à un discours épicurien. Nous savons aussi cependant que ce ne sont là que des paroles créées par Pascal d'après l'image que lui-même a de son destinataire, qu'il estime par principe ignorant des choses, parce qu'il ne connait pas leur principe, qui est Dieu. Celui qui parle constate en effet qu'il ne sait rien : «Je ne sais qui m'a mis au monde, ni ce que c'est que le monde, ni que moi-même. Je suis dans une ignorance terrible de toutes choses.
Mots-clés:libertinage, érudit, intertextualité, bipartition
Travail de recherche s'interrogeant sur la conception de la notion de justice au sein de l'ouvrage « Les pensées », de Blaise Pascal.
Travail de Recherche № 28104 |
20800 mots (
approximativement 52 pages ) |
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2012
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Pour comprendre convenablement la conception de la justice chez Pascal, il faut d'abord l'inscrire dans son contexte historico- politique et religieux. Si le texte des Pensées est hanté par le spectre de la sédition (66 - 326), de la guerre civile («le plus grand des maux est les guerres civiles », 94 - 313) et si la paix, en revanche, est le souverain bien (« la paix[...] qui est le souverain bien », 81- 299), c'est parce que, du moins en partie, Pascal a connu l'épisode de la Fronde entre 1648 et 1652, nouvel avatar de la résistance des nobles au centralisme monarchique, et qu'il en pense le plus grand mal comme l'atteste ce jugement catégorique : « De là vient l'injustice de la Fronde qui élève sa prétendue justice contre la force. » (85 - 878).
I] «Plaisante justice qu'une rivière borne» (60 - 294) : misère et dérision de la justice humaine
II] «Travaillons donc a bien penser, voila le principe de la morale. » (200-247) : Justesse morale et justesse politique, figures humaines de la justice
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Certes, l'homme dispose de la raison, mais Pascal montre les limites de sa puissance à partir de sa puissance même, celle qui a obtenu des connaissances sur la nature dans lesquelles l'homme « trouve un grand sujet d'humiliation, forcé à s'abaisser d'une ou d'autre manière. » (199 - 71). Tel est le thème central du long fragment consacré aux deux infinis, l'infiniment grand et l'infiniment petit auquel Pascal confronte l'esprit, pris de vertige : « Car enfin, qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes [...]
Mots-clés:politicien, morale, sociale, nature, individu, injustice, esprit, puissance, guerre, souverain
Commentaire du texte de Marc Aurèle, "Pensées pour moi-même" dans lequel il pense que vivre longtemps ou non revient au même et qu'une vie longue n'est pas importante, seul compte le présent.
Commentaire de Texte № 22707 |
2180 mots (
approximativement 5.5 pages ) |
1 source |
2011
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Le texte que nous allons étudier est un extrait des "Pensées pour moi-même" de Marc Aurèle, du livre 2, chapitre 14.
Nous pouvons alors nous demander est-ce que notre existence ne se résume qu'au présent ? Ou alors est-ce que tout ce que nous perdons est effectivement égal ? Nous allons d'abord nous intéresser au premier raisonnement de Marc Aurèle qui dit que ce que nous perdons est égal puis nous étudierons son deuxième raisonnement qui est que vivre longtemps ou pas revient au même.
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Ensuite, Marc Aurèle affirme que « on ne peut perdre ni le passé ni l'avenir ; comment, en effet, pourrait-on vous enlever ce que vous ne possédez pas ? ». L'auteur dit ici que nous ne sommes pas possesseur de notre avenir ni de notre passé. Nous pouvons alors nous permettre de nuancer un peu les propos de Marc Aurèle. L'esprit humain possède une mémoire. Or, la mémoire est en partie faite de souvenir de moments passés et vécus. Est-ce que ces souvenirs ne sont pas une sorte de possession du passé ? Lorsque je me souviens de quelque chose qui s'est déroulé dans ma vie, je peux dire que je me souviens de mon passé. Je peux utiliser ce souvenir à ma guise, c'est-à-dire que je peux me remémorer le passé quand je veux. On peut donc dire que c'est une forme d'appartenance du souvenir et donc, par extension, du passé. Alors, d'une certaine façon, mon passé m'appartient. De plus, ce sont mes expériences vécus et mes souvenirs qui font de moi se que je suis maintenant. Dans les actions que j'effectue au présent, le passé a un impact.
Mots-clés:raisonnement, recommencement, importance, immortalité
Commentaire du fragment 126 des "Pensées" de Pascal dans lequel l'écrivain-philosophe aborde le problème du divertissement.
Commentaire de Texte № 19949 |
3280 mots (
approximativement 8.2 pages ) |
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2010
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Résumé
Texte étudié : de la page 118, « Divertissement. Quand je m'y suis mis… » à la page 123, « Songer à eux » de l'édition établie par Michel Le Guern (Folio/Gallimard).
Le fragment 126 des Pensées est l'un des plus célèbres de l'œuvre de Pascal : ce dernier y démonte en effet les ressorts de ce qu'il estime être l'une des composantes les plus importantes de l'être humain : l'attrait pour le divertissement. Pour Pascal en effet, le divertissement, en plus d'être universel (« La cause de tous nos malheurs », fragment 126), est une sorte de moteur qui crée aussi bien les menus faits de la vie quotidienne de chacun...
La première partie du commentaire explique la vision complexe que Pascal a de l'origine du divertissement chez les hommes. La seconde partie analyse le portrait que Pascal dresse de l'homme tenté par le divertissement. Quant à la troisième et dernière partie, elle dégage les principales lois de fonctionnement que Pascal détecte dans le phénomène du divertissement.
Extrait du document
Avant d'entrer dans le vif du sujet, Pascal plante le décor : il confie au lecteur que c'est le spectacle des agitations humaines qui l'a poussé à se demander quelle pouvait être l'origine de tout ce mouvement : « Quand je m'y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s'exposent dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, j'ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre. »
Mots-clés:inconscience humaine, vision critique, personnalité, retrait, anti-diverti
dissertation portant sur l'ouvrage "Les Pensées" de Pascal cherchant à déterminer si son caractère fragmenté et inachevé est un atout ou une faiblesse pour lui.
Dissertation № 15694 |
1170 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2010
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Blaise Pascal avait l'intention d'écrire l'apologie de la religion chrétienne dans laquelle il aurait défendu le jansénisme ; mais à sa mort, ce n'est pas œuvre posthume qu'il laisse, mais plusieurs écrits non achevés : le lecteur ne peut donc pas aborder Les Pensées comme un livre banal.
On peut se demander si cette particularité est un atout ou une faiblesse.
1. Cette fragmentation peut être un avantage...
2. ...cependant, cela reste un inconvénient majeur
Extrait du document
Si l'absence de transition rappelle le lecteur à sa lecture et maintient son attention constante, il est tout de même déstabilisé et perdu, malgré les grands thèmes qui encadrent la lecture. Il ne sait pas vraiment « où il va », chaque fragment va aborder un sujet différent, d'une manière différente ; ainsi la pensée 46 prend pour exemple des Suisses et la suivante se présente sous forme de dialogue, d'autres encore portent sur des généralités sur l'homme. Le fil conducteur de cette œuvre demeure assez caché aux yeux du lecteur.
Mots-clés:apologie, réflexions, aspect fragmentaire, épisodes bibliques, inachèvement
Dissertation portant sur la relation entre le lecteur et l'auteur dans "Les Pensées" de Pascal.
Dissertation № 13371 |
1665 mots (
approximativement 4.2 pages ) |
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2009
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Résumé
Dans son œuvre intitulée "Les Pensées", qui à pour but originel de faire une apologie de la religion chrétienne, l'auteur s'adresse aux libertins, et plus généralement aux athées. Il veut grâce à sa rhétorique leur prouver l'existence de Dieu. Ses démonstrations reposent souvent sur des exemples qui peuvent s'appliquer à tous et qui s‘inspirent de faits communs. Le lecteur se sent véritablement concerné, il est prit à partie. Pascal décrit son lecteur, le questionne, parfois montre le ridicule des actes humains, mais plus que cela il l'inclut véritablement dans son projet apologétique. Ainsi nous pouvons nous demander: dans quelle mesure Pascal intègre ses destinataires dans son projet apologétique? En d'autres termes, comme va-t-il amorcer une relation entre lui et son lecteur.
Extrait du document
"Les Pensées" de Pascal montrent un réel désir de l'auteur de créer des liens avec son lecteur et de nouer un dialogue qui permettrait de facilité l'adhérence à la croyance religieuse. Pour cela le locuteur ne manque pas d'user de nombreux moyens, avec l'utilisation régulière et fréquente du langage phatique et conatif. Pour autant il ne se montre pas supérieur avec l'emploi du « nous » inclusif, Pascal se met au niveau de ses lecteurs dans le but de leur plaire pour mieux les persuader. C'est là tout l'art de la rhétorique Pascalienne qui se dessine dans son projet apologétique.
Mots-clés:Destinataire, rhéthorique, dialogue
Commentaire d'un extrait des "Pensées" de Pascal portant sur la condition misérable de l'Homme sans Dieu.
Commentaire de Texte № 10858 |
3400 mots (
approximativement 8.5 pages ) |
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2009
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"Les Pensées" sont les fragments qu'avait rédigés Pascal en vue d'un grand ouvrage consacré à l'apologie de la religion chrétienne. Malheureusement, sa maladie qui entraina sa mort en interrompit la composition et ses amis de Port-Royal les publièrent en 1670.
Le fragment 126 est classé dans la liasse « divertissement » ce qui n'empêche pas à Pascal d'aborder des thèmes, tels que la vanité ou la condition de l'homme, reflets de la misère de l'homme sans Dieu. Ces thèmes se rejoignent et se complémentent dans un dessein commun : celui de faire saisir au lecteur (croyant ou incroyant, pratiquant ou libertin) la nécessité d'une conversion au catholicisme.
I. Le constat de Pascal : le malheur de l'homme
II. La solution : le divertissement
III. L'état de complexion
IV. L'homme, un être contradictoire
Extrait du document
Pascal part d'un constat, celui du malheur de l'homme. Il en explique brièvement la cause et la cause de la cause c'est à dire la raison. La raison du malheur humain, c'est à dire l'ennui, est la manifestation sensible de cette misère humaine. Il souligne par la suite une donnée importante de la nature humaine par une hyperbole - "il est si vain qu'étant plein de milles causes essentielles d'ennui". Cette figure de style souligne la nature complexe de l'homme, sans cesse tourmenté par la noirceur, le désespoir de sa condition, qui par "une moindre chose comme un billard" se voit divertit et donc par la même occasion soulagé de ses misères. Le contraste entre les "milles causes essentielles d'ennui" et la "balle" amène logiquement le lecteur à s'interroger. Le lecteur est en mesure de se demander comment une simple balle de billard peut-elle guérir l'homme de son ennui et si justement, le fait de se divertir n'est-il pas un soulagement plutôt qu'une guérison.
Mots-clés:condition humaine, catholicisme, vanité, ennui