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Résumé Dans chacun de ses contes, Perrault tente de faire passer un message. Pour cela, il met tout en œuvre ; il utilise l'ironie, le burlesque, la satire, le temps et l'espace, l'avilissement, le réalisme, le merveilleux . . .
Ces deux derniers termes, pourtant contradictoires, jouent un rôle primordial dans la structure du conte.
Dans une première partie, cette dissertation étudie le contexte et l'aspect merveilleux dans les contes de Perrault, et comment le merveilleux est rationalisé. Puis, dans une seconde partie, en quoi ces contes sont réalistes et reflètent la vie social du XVIIème, de la bourgeoisie. Elle se penche enfin sur la représentation des contes par les illustrations de Gustave Doré.
Extrait du document Le conte fait partie de la grande famille du récit : il est tout d'abord une narration brève. Sa structure est toujours la même : situation initiale, péripéties, dénouement, résolution, situation finale et une moralité sous forme de vers.
Il est, à la base, destiné aux enfants, car l'instruction y joue un rôle, mais pas nécessairement. En effet certains des contes s'adressent aux femmes ou même à la société en général. Mais la présence de l'enfant reste importante aussi bien en tant que destinataires que dans le conte en lui-même ; les personnages sont souvent encore des enfants (Peau d'âne, le Petit Poucet, le Petit Chaperon Rouge..)
Les contes sont des récits de voie orale. Le titre "les contes de ma mère l'Oye" est important dans la représentation de la tradition orale : il désigne tout ce qui est contes de "vieilles femmes" ; celles qui lisent les contes aux enfants (voir le frontispice de Doré dans la dernière partie), et est destinés à l'amusement des enfants. De plus, notons que ‘Oye' fait penser a ‘oyez' du verbe ouïr, écouter.
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Résumé Alors que la France se remet peu à peu des ravages matériels et psychologiques qu'a causés la "Grande Guerre", Georges Bernanos publie en 1926 son premier roman intitulé Sous le soleil de Satan. Bien que les premiers ouvrages mettant en scène les horreurs de la guerre naissent, tel que Le feu, Bernanos s'intéresse à la vie campagnarde d'avant-guerre. Il connaîtra un véritable succès puisque plus de cent mille lecteurs suivront les aventures de la jeune Mouchette et de l'abbé Donissan.
1.Aux antipodes du réalisme 2.Pourtant, quelques points s'en rapprochent
3.L'aspect polémique de l'oeuvre
Extrait du document Sous le soleil de Satan se situe bien "aux antipodes du réalisme" dans la mesure où apparaît, dès la partie "la tentation du désespoir", un surnaturel fortement marqué. En effet, à partir de là, le roman nous livre un combat âpre entre le Bien et le Mal. Le curé de Lumbres, Donissan, qui par la suite devient un saint, se doit de lutter contre cette présence inévitable de Satan. Il suit dès lors le modèle de la Passion du Christ: il "renaît" le soir de Noel au son de l'Angelus, s'afflige les mêmes souffrances que le Christ par le biais des mortifications, mène une lutte contre le Mal tout en voulant sauver et préserver les âmes pures, et finit par mourir tout près de Dieu. De plus, sur la route menant à Etaples, Donissan fait la rencontre de Satan sous les traits d'un banal maquignon. Ce dernier lui dit d'ailleurs: "Vous me portez dans votre chair obscure, moi dont la lumière fut l'essence-dans le triple recès de vos tripes-moi, Lucifer...". Cette rencontre plutôt inattendue est alors l'apogée de ce combat surnaturel acharné. Un peu plus tard, quand le saint rencontre Mouchette, il ira jusqu'à lui dire: "Vous êtes comme un jouet, vous êtes comme la petite balle d'un enfant, entre les mains de Satan". Les scènes qui ponctuent largement le roman dès "la tentation du désespoir" sont en fait emplies de surnaturel.
Tags: littérature française, littérature contemporaine, Seconde Guerre Mondiale, Allemagne, France
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Résumé Le réalisme n'a pas reçu de définition et les spécialistes ne se sont pas mis d'accord pour le définir. Ils donnent une série d'images équivoques qui ne conduit pas à savoir ce qu'est le réalisme. C'est toute une interrogation sur la représentativité de l'art.
La plupart des critères qui définissent ce qu'est le réalisme sont la totale opposée de ce qui fait l'art. En effet, le premier des critères du réalisme est l'objectivité, l'élimination du sentiment personnel, la suspension du contrôle intellectuel, l'intérêt porté à la laideur.
I - Analyse analytique
A – Le type de sujet des réalistes
B – Les formes retenues par les réalistes
II - Les grands auteurs du réalisme A – Stendhal, Balzac, Flaubert
B – Zola, naturaliste
Extrait du document Aristote (384-322) est le père de la théorie de l'art comme imitation. Selon Aristote , l'art est une reproduction exacte d'un modèle. Il produit du plaisir car il est la duplication à la perfection de la réalité. Mais la reproduction est suffisante pour Aristote car l'art enlève la gravitude à la chose. On retire l'importance, le poids à la chose par la production artistique. L'art enrichit l'homme parce qu'il le dégage de la chose offensive. Peindre un lion, permet de ne pas avoir peur du lion. Peindre une guerre permet d'éviter la peur, la furie et la fureur. Il faut que la chose représentée gagne en légèreté parce qu'elle est artistiquement reproduite au réel.
Travail de recherche qui propose une présentation du courant réaliste, courant essentiellement français qui naît dans les années 1820-1830 et se prolonge jusqu'à la fin du XIXème siècle.
1490 mots (approx. 3.7 pages), 0 sources, 2006, 3,95 €
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Résumé Le réalisme caractérise une manière de peindre qui consiste à reproduire exactement la nature, sans chercher à l'embellir, quitte à choisir des thèmes humbles, sans discrimination dans l'origine de l'inspiration (classes populaires et laborieuses, montrer le «laid» sans pudeur).
On parle pour la première fois en 1857 de «peintres de la réalité», à l'apogée du mouvement, mais le terme «réalisme» est utilisé dès 1836.
1. Contexte de l'avènement du courant réaliste : provocation et arrière pensées politiques sont à l'œuvre
2. La traduction en peinture de cette volonté politique
Extrait du document On parle de réalisme en 1836 pour qualifier la réaction artistique contemporaine qui prône, contre le néoclassicisme agonisant et le romantisme triomphant, le retour à l'étude de la nature et à des sujets modestes. C'est un mouvement de contestation d'abord idéologique autant qu'esthétique, le réalisme est ensuite récupéré par l'art académique au début de la 3ème République, lorsque les peintres exposent dans les «Salons», en particulier au Salon des sujets sociaux, dans la tradition de Courbet, mais de moins en moins en vue d'une d'intention politique. Le réalisme est conspué dans les années 1840 comme le triomphe du «laid». Sous le 2nd Empire, il inquiète par l'idéologie revendicatrice dont il semble être le support (cf. Courbet et sa personnalité),
Exposé portant sur l'artiste Arman, appartenant au groupe des "Nouveaux Réalistes" dont l'originalité consiste à reprendre des objets de la société pour en faire des symboles puissants de la consommation.
850 mots (approx. 2.1 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Le groupe des Nouveaux réalistes est fondé en 1960 par le peintre Yves Klein et le critique d'art Pierre Restany. La Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme, qui proclamera « Nouveau Réalisme nouvelles approches perceptives du réel », sera signée par Arman, François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques Villeglé dans l'atelier d'Yves Klein le 27 octobre 1960.
Pour simplifier, disons qu'il est l'équivalent français du Pop Art américain, soit un retour à la réalité après avoir épuisé les voies limitées offertes par l'abstraction sans tomber dans le piège de la figuration connotée (au choix) petite-bourgeoise ou stalinienne.
Cette réalité, plutôt que d'être représentée, se doit d'être utilisée telle quelle : accumulations d'objet par Arman, affiches de cinéma lacérées par Villeglé...César, Mimmo Rotella, Niki de Saint-Phalle et Gérard Deschamps rejoindront le mouvement, puis Christo en 1963.
Cette étude porte sur un artiste-phare de ce mouvement : Arman.
I. Nouveau réaliste
II. Arman le guide
III. Coléreux d'un monde inhumain
Extrait du document Arman est né à Nice le 17 novembre 1928. Il y suit les cours des Arts Décoratifs puis entre à l'École du Louvre (Paris) pour y étudier l'histoire de l'art. Il se lie d'amitié avec Yves Klein lors de cours de judo. Dès 1953 il s'intéresse à la sculpture et laisse de cotés ses tableaux.
En 1959 il réalise ses premières ‘Accumulations' d'objets de série (cafetières, brocs émaillés, vieux dentiers etc.…) mis dans des boites ou vitrines en plexiglas (ou verre), et ses premières ‘Poubelles'(cuves en plexiglas remplies de détritus).
Il créé le ‘Groupe des Nouveaux Réalistes' avec Yves Klein. En 1961, il aborde la ‘Destruction' de l'objet ; ‘les Coupes'(il coupe en tranches des statues, des violons, des moulins à café…) ; ‘les Colères' (il piétine et écrase des violons, saxophones, réveils, meubles etc.…qu'il présente comme des tableaux éclatés).
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Résumé Dans "La Comédie Humaine" et plus particulièrement dans "La Maison du chat-qui-pelote", Balzac aspire à réaliser «le tableau exact des moeurs », faire « concurrence à l'état civil».
Il désire peindre l'époque qui lui est contemporaine, affronter la société, appréhender les mécanismes sociaux, les fondements du monde moderne. Il se veut le « secrétaire de la réalité ».
Notons que selon Pierre Barbéris, « la cause de la littérature doit être plaidée à partir du moderne même, perçu non en sa platitude, mais en sa grandeur ».
Mais le réalisme balzacien consiste-t'il seulement à la description du contemporain en mettant en lumière sa splendeur ? Comment Balzac appréhende-t-il la réalité ?
I. Retranscription de la modernité en sa grandeur
II. La conception du réalisme dans l'œuvre balzacienne
III. La relativité des points de vue chez Balzac
Extrait du document Dans un premier temps, Balzac met l'accent sur l'énigme pour attiser la curiosité du lecteur ainsi au début du roman il parle de hiéroglyphes pour décrire les inscriptions sur la façade de la draperie. De cette manière le lecteur va être emporté dans un monde de mystères qu'il voudra découvrir et déceler. Balzac va aller plus loin pour rendre précieuse la réalité, en soulignant le côté dramatique de ses personnages : cette notion était présente dans le premier titre de ce roman qui était Gloire et Malheur. Dans La Maison du-chat-qui-pelote, Balzac s'attache à mettre en lumière la grandeur de ces personnages, à souligner le coté épique de Monsieur Guillaume ou la force dramatique d'Augustine.
Dissertation littéraire visant à comparer deux recueils de Baudelaire 'les fleurs du Mal' et 'le Spleen de Paris' afin de déterminer le lien entre ces deux oeuvres.
3740 mots (approx. 9.4 pages), 0 sources, 2005, 7,95 €
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Résumé Dans l'esprit de l'auteur, l'un et l'autre recueil se trouvaient étroitement liés malgré l'opposition apparente due aux formes respectives adoptées : Les Fleurs du Mal composé en vers, Le Spleen de Paris l'est en prose. L'un semble montrer un poète à l'apogée de son art, l'autre présente en désordre des poèmes en prose à la poéticité discutable. En effet, comme l'écrit M. Pichois, «…après avoir donné avec Les Fleurs du Mal l'expression la plus profonde du romantisme français, avec le Spleen de Paris, Baudelaire veut donner la poésie du réalisme, si cette poésie est possible. Aux Fleurs du Mal font vraiment pendant Les Fleurs du banal. » Il est évident que le second recueil de Baudelaire, que seule la mort lui empêchera d'achever, déconcerte d'emblée par son absence apparente de poésie en tant que Les Fleurs du Mal présentait une esthétique aboutie. S'agit-il pour autant d'une défaite de la poésie ? Est-il possibilité d'une poésie du réalisme, de la banalité, en somme, de la prose ?
Extrait du document Le temps qui passe, la tristesse de la lune, astre romantique par excellence que Musset encore a si bien évoqué dans sa ballade à la lune, sont autant de thèmes qui corroborent ce « romantisme profond » de Baudelaire et qui tranchent nettement avec la poésie franche d'un réel sans concession du Spleen de Paris.
Commentaire du passage où l'héroine de l'oeuvre 'La femme de Trente ans', extrait de "la comédie humaine" d'Honoré de Balzac rencontre l'homme dont elle tombe amoureuse, l'officier Victor Comte d'Aiglemont.
1270 mots (approx. 3.2 pages), 0 sources, 2008, 3,95 €
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Résumé Honoré de Balzac est né en 1799. C'est un écrivain français du XIXème siècle. Il est très connu et faisait parti du mouvement culturel appelé le réalisme. Il a écrit de nombreux romans comme La peau de chagrin ou La maison du chat-qui-pelote. Ces multiples romans font partis de la Comédie Humaine. L'œuvre "La Femme de trente ans" a été écrit en 1831. Comme il appartient au réalisme, ce roman est très proche de la réalité et reflète la réalité de l'époque. Dans ce roman, Honoré de Balzac raconte différents moments de la vie de Julie qui est l'héroïne de ce livre. L'extrait nous décrit le moment où elle voit l'homme dont elle est amoureuse, l'officier Victor Comte d'Aiglemont. Cet extrait comprend une longue description de cet homme.
1- Description des personnages
2- Analyse de leur relation
Extrait du document Julie est l'héroïne de ce roman qui raconte les différents moments de sa vie. Dans cet extrait, elle est à une cérémonie où elle voit Napoléon et l'armée. Napoléon donne des ordres aux soldates. Mais elle ne regarde pas l'empereur. Son attention est portée sur une seule personne, un officier à cheval nommé Victor et qui est le comte d'Aiglemont. On n'a aucune description de cette jeune femme. On est juste informé qu'elle regarde, admire l'homme dont elle est éprise.
Le Rouge et le Noir a subi l'influence de deux mouvements littéraires du XIXème siècle : le romantisme et le réalisme. Fidèle à ces deux mouvements mais surtout fidèle à lui-même, Stendhal a tout simplement rendu sa suprématie accessible à tout le monde
1450 mots (approx. 3.6 pages), 0 sources, 2006, 3,95 €
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Résumé Au travers des influences réalistes et romantiques subies par Stendhal, l'auteur de ce commentaire s'interroge sur les éléments qui concourent à faire de ce roman du XIXème siècle un chef d'oeuvre de la littérature.
Extrait du document Stendhal, comme beaucoup d'écrivains ne se rendait pas compte du chef d'œuvre qu'il composait car étant perfectionniste et réaliste, il voulait toujours arriver à une objectivité et un style parfait.
L'œuvre évolue tout comme le caractère de son héros, Julien. Le jeune homme débordant d'idées révolutionnaires va devenir quelqu'un qui maîtrise parfaitement les discours longs et sans aucune idée à l'intérieur.
Il pénètre dans une société qu'il ne connaît pas avec pour seules armes le mensonge et l'hypocrisie. Mais a fur et à mesure, Julien défie la société pour être soi et, réaliser sa destinée et enfin, l'attentat contre Mme De Rênal devient un acte nécessaire de son vrai moi. Ce livre est un livre de devenir tout entier construit sur les progrès de Julien.
Malgré la volonté de Stendhal à atteindre une objectivité parfaite, l'histoire de ce roman est intemporelle tellement elle est profonde et travaillée.
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Résumé Cette dissertation fait référence à plusieurs passages précis de Manon Lescaut, à la préface de l'édition Garnier Flammarion, à Phèdre de Racine, aux analyses de Barthes sur Racine, et aux analyses de Julien Gracq sur Manon Lescaut.
On démontre d'abord la permanence du tragique dans le roman, puis son dépassement par un début de réalisme et par l'ironie, et enfin, on se demande quelle est sa raison fondamentale, en se rattachant à une analyse historique qui fait appel à l'esthétique de la réception.
Extrait du document "Cette tragédie ressemble étrangement à une comédie qui tourne mal", écrivait-on à propos de Manon Lescaut. Ce roman refuse, en effet, les catégories et conventions classiques établies par le dix-septième siècle, pour ouvrir la voie à une sensibilité nouvelle : la légèreté du ton, la rapidité de l'intrigue, la gravité de l'histoire et l'ambiguïté du propos moral en font une œuvre novatrice, ce que souligne l'éditeur d'une préface. Il y a dans Manon Lescaut, affirme-t-il, un tragique qui tranche de celui d'une tragédie classique. La stylisation de la tragédie classique est d'ailleurs désignée comme excessive (Racine situe ses pièce dans un ailleurs lointain, souvent antique, ses personnages sont des traits épurés, tracés avec force sous la contrainte des règles formelles et de bienséance, au point de paraître parfois guindés). Au contraire, le tragique du roman se défait des règles trop strictes. Il s'inscrit dans un monde qui se veut non seulement vraisemblable, mais réel. La perfection idéale, universelle, d'une pièce classique est compromise avec le contingent. Cette compromission, l'adaptation au monde réel, la création d'une intrigue romanesque, et non théâtrale, bref, le manque de stylisation du tragique dans Manon Lescaut pourrait être vue comme une dégradation – précipitant l'œuvre du sublime au médiocre. Et pourtant non : le tragique du roman, œuvre moderne, n'est pas inférieur à celui d'une pièce classique ; il reste tout aussi frappant.