Dissertation basée sur une citation de Sollers et se demandant s'il existe une place dans l'écriture pour la vérité, pour la description du réel tel qu'il est ou, au contraire, le réalisme relève d'un conformisme.
Dissertation № 25726 |
1825 mots (
approximativement 4.6 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
Le réalisme apparaît tel un dogme, une règle à ne pas enfreindre. L'importance du devoir, du paraître, apparaît dans la critique suivante de Sollers : « le prétendu réalisme (…) ce préjugé qui consiste à croire qu'une écriture doit exprimer quelque chose qui ne serait pas donné dans cette écriture, quelque chose sur quoi l'unanimité pourrait être réalisée immédiatement. Mais il faut bien voir que cet accord ne peut porter que sur des conventions préalables, la notion de réalité étant elle-même une convention et un conformisme, une sorte de contrat tacite passé entre l'individu et son groupe social ». Ainsi, le réalisme ne serait qu'un « devoir être », une imitation du monde réel imposée par des conventions établies telles des normes à ne pas enfreindre. Il serait dominé par le principe de vraisemblance, de représentation des choses telles qu'elles devraient être. D'où l'importance du signe, de l' »avoir-été-là » des choses selon Barthes, qui donne tout son sens à la parole, et produit par là un effet de réel. Car c'est bien une illusion que produit le réalisme ici présenté, l'illusion d'un réel qui n'est pas présenté tel qu'il est, mais tel qu'il devrait être.
Le réalisme est avant tout la représentation du réel en tant que vraisemblable, et non de façon véridique. Mais le réalisme n'est pas qu'une simple conformité à l'opinion, place est laissée à la subjectivité de l'écrivain et à une représentation du réel tel qu'il est.
Extrait du document
Le réalisme n'est donc qu'une peinture de la réalité, un « effet de réel » selon Barthes, une illusion, qui donne à voir le réel non tel qu'il est, mais tel qu'il doit être, afin de répondre aux conventions littéraires, mais aussi sociales, préalablement mises en place. Ainsi, Molière, dans l'ensemble de ses œuvres, écrit avant tout pour plaire à un public donné, et satisfaire ses préjugés et ses habitus.
Mots-clés:illusion, irréalité, vérité, mensonge, conformiste, préjugés, habitudes
Dissertation qui pose la question de savoir si l'on peut juger les œuvres champêtres de George Sand comme appartenant au réalisme.
Dissertation № 28317 |
2735 mots (
approximativement 6.8 pages ) |
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2012
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Résumé
George Sand, de son vrai nom Aurore Dupin, est un auteur littéraire du XIXème siècle. Parmi de nombreuses œuvres, nous fixerons notre attention sur trois de ses romans champêtres : La Mare au Diable, François le Champi et La Petite Fadette. La question qui nous occupe est : peut-on définir le roman champêtre sandien comme un roman réaliste ?
Dans l'avant-propos de La Mare au Diable, Sand explicite son projet : « Si on me demande ce que j'ai voulu faire, je répondrai que j'ai voulu faire une chose très touchante et très simple, et que je n'ai pas réussi à mon grès. J'ai bien vu, j'ai bien senti le beau dans le simple, mais voir et peindre son deux. » Voir c'est une réalité, mais peindre induit forcément une part d'objectivité qui, chez Sand apparait sous la forme de l'idéalisation.
1. Un cadre réaliste appuyé sur sa vie personnelle
2. Un embellissement de la réalité qui tend vers l'idéalisme
3. Le réalisme au service de l'idéalisme : une dualité complémentaire
Extrait du document
Pour prendre l'exemple de l'œuvre fard de Sand, La Mare au Diable, l'auteur nous explique dès l'avant-propos que le récit sera appuyé, et devra son origine à une gravure d'Holbein. Sand explique elle-même qu'il s'agissait d' « une scène réelle qu' [elle eut] sous les yeux […] ». Ce tableau représente un paysage de campagne, avec au premier plan un paysan en train de labourer. Le réalisme de son œuvre champêtre tient son essence d'une expérience vécue, elle s'appuie sur des tableaux réels. Le roman réaliste a le goût de la chose observée, le goût du vrai, et c'est précisément ce que veut faire Sand dans les trois œuvres que nous étudions. Outre le tableau d'Holbein, l'impression réaliste donnée au lecteur se ressent au travers de la vie personnelle de Sand.
Mots-clés:François le Champi, réalité, objectivité, idéalisation, dualité
Dissertation qui cherche à comprendre comment Perrault arrive a mélanger merveilleux et réalisme dans ses contes.
Dissertation № 5959 |
2610 mots (
approximativement 6.5 pages ) |
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2007
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Résumé
Dans chacun de ses contes, Perrault tente de faire passer un message. Pour cela, il met tout en œuvre ; il utilise l'ironie, le burlesque, la satire, le temps et l'espace, l'avilissement, le réalisme, le merveilleux . . .
Ces deux derniers termes, pourtant contradictoires, jouent un rôle primordial dans la structure du conte.
Dans une première partie, cette dissertation étudie le contexte et l'aspect merveilleux dans les contes de Perrault, et comment le merveilleux est rationalisé. Puis, dans une seconde partie, en quoi ces contes sont réalistes et reflètent la vie social du XVIIème, de la bourgeoisie. Elle se penche enfin sur la représentation des contes par les illustrations de Gustave Doré.
Extrait du document
Le conte fait partie de la grande famille du récit : il est tout d'abord une narration brève. Sa structure est toujours la même : situation initiale, péripéties, dénouement, résolution, situation finale et une moralité sous forme de vers.
Il est, à la base, destiné aux enfants, car l'instruction y joue un rôle, mais pas nécessairement. En effet certains des contes s'adressent aux femmes ou même à la société en général. Mais la présence de l'enfant reste importante aussi bien en tant que destinataires que dans le conte en lui-même ; les personnages sont souvent encore des enfants (Peau d'âne, le Petit Poucet, le Petit Chaperon Rouge..)
Les contes sont des récits de voie orale. Le titre "les contes de ma mère l'Oye" est important dans la représentation de la tradition orale : il désigne tout ce qui est contes de "vieilles femmes" ; celles qui lisent les contes aux enfants (voir le frontispice de Doré dans la dernière partie), et est destinés à l'amusement des enfants. De plus, notons que ‘Oye' fait penser a ‘oyez' du verbe ouïr, écouter.
Mots-clés:antiquité, polémique, ironique, folklorique, moraux
Dissertation de littérature sur le roman de Bernanos étudiant le réalisme au coeur de l'oeuvre.
Dissertation № 13228 |
2405 mots (
approximativement 6 pages ) |
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2009
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Résumé
Alors que la France se remet peu à peu des ravages matériels et psychologiques qu'a causés la "Grande Guerre", Georges Bernanos publie en 1926 son premier roman intitulé Sous le soleil de Satan. Bien que les premiers ouvrages mettant en scène les horreurs de la guerre naissent, tel que Le feu, Bernanos s'intéresse à la vie campagnarde d'avant-guerre. Il connaîtra un véritable succès puisque plus de cent mille lecteurs suivront les aventures de la jeune Mouchette et de l'abbé Donissan.
1.Aux antipodes du réalisme
2.Pourtant, quelques points s'en rapprochent
3.L'aspect polémique de l'oeuvre
Extrait du document
Sous le soleil de Satan se situe bien "aux antipodes du réalisme" dans la mesure où apparaît, dès la partie "la tentation du désespoir", un surnaturel fortement marqué. En effet, à partir de là, le roman nous livre un combat âpre entre le Bien et le Mal. Le curé de Lumbres, Donissan, qui par la suite devient un saint, se doit de lutter contre cette présence inévitable de Satan. Il suit dès lors le modèle de la Passion du Christ: il "renaît" le soir de Noel au son de l'Angelus, s'afflige les mêmes souffrances que le Christ par le biais des mortifications, mène une lutte contre le Mal tout en voulant sauver et préserver les âmes pures, et finit par mourir tout près de Dieu. De plus, sur la route menant à Etaples, Donissan fait la rencontre de Satan sous les traits d'un banal maquignon. Ce dernier lui dit d'ailleurs: "Vous me portez dans votre chair obscure, moi dont la lumière fut l'essence-dans le triple recès de vos tripes-moi, Lucifer...". Cette rencontre plutôt inattendue est alors l'apogée de ce combat surnaturel acharné. Un peu plus tard, quand le saint rencontre Mouchette, il ira jusqu'à lui dire: "Vous êtes comme un jouet, vous êtes comme la petite balle d'un enfant, entre les mains de Satan". Les scènes qui ponctuent largement le roman dès "la tentation du désespoir" sont en fait emplies de surnaturel.
Mots-clés:littérature française, littérature contemporaine, Seconde Guerre Mondiale, Allemagne, France
Le Rouge et le Noir a subi l'influence de deux mouvements littéraires du XIXème siècle : le romantisme et le réalisme. Fidèle à ces deux mouvements mais surtout fidèle à lui-même, Stendhal a tout simplement rendu sa suprématie accessible à tout le monde
Commentaire de Texte № 134 |
1450 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
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2006
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Résumé
Au travers des influences réalistes et romantiques subies par Stendhal, l'auteur de ce commentaire s'interroge sur les éléments qui concourent à faire de ce roman du XIXème siècle un chef d'oeuvre de la littérature.
Extrait du document
Stendhal, comme beaucoup d'écrivains ne se rendait pas compte du chef d'œuvre qu'il composait car étant perfectionniste et réaliste, il voulait toujours arriver à une objectivité et un style parfait.
L'œuvre évolue tout comme le caractère de son héros, Julien. Le jeune homme débordant d'idées révolutionnaires va devenir quelqu'un qui maîtrise parfaitement les discours longs et sans aucune idée à l'intérieur.
Il pénètre dans une société qu'il ne connaît pas avec pour seules armes le mensonge et l'hypocrisie. Mais a fur et à mesure, Julien défie la société pour être soi et, réaliser sa destinée et enfin, l'attentat contre Mme De Rênal devient un acte nécessaire de son vrai moi. Ce livre est un livre de devenir tout entier construit sur les progrès de Julien.
Malgré la volonté de Stendhal à atteindre une objectivité parfaite, l'histoire de ce roman est intemporelle tellement elle est profonde et travaillée.
Mots-clés:Julien Sorel, fait divers, suprématie
Exposé qui présente ce courant de la littérature à travers les grands sujets qu'il développe et ses principaux auteurs ou artistes.
Exposé № 9025 |
3650 mots (
approximativement 9.1 pages ) |
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2008
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Résumé
Le réalisme n'a pas reçu de définition et les spécialistes ne se sont pas mis d'accord pour le définir. Ils donnent une série d'images équivoques qui ne conduit pas à savoir ce qu'est le réalisme. C'est toute une interrogation sur la représentativité de l'art.
La plupart des critères qui définissent ce qu'est le réalisme sont la totale opposée de ce qui fait l'art. En effet, le premier des critères du réalisme est l'objectivité, l'élimination du sentiment personnel, la suspension du contrôle intellectuel, l'intérêt porté à la laideur.
I - Analyse analytique
A – Le type de sujet des réalistes
B – Les formes retenues par les réalistes
II - Les grands auteurs du réalisme
A – Stendhal, Balzac, Flaubert
B – Zola, naturaliste
Extrait du document
Aristote (384-322) est le père de la théorie de l'art comme imitation. Selon Aristote , l'art est une reproduction exacte d'un modèle. Il produit du plaisir car il est la duplication à la perfection de la réalité. Mais la reproduction est suffisante pour Aristote car l'art enlève la gravitude à la chose. On retire l'importance, le poids à la chose par la production artistique. L'art enrichit l'homme parce qu'il le dégage de la chose offensive. Peindre un lion, permet de ne pas avoir peur du lion. Peindre une guerre permet d'éviter la peur, la furie et la fureur. Il faut que la chose représentée gagne en légèreté parce qu'elle est artistiquement reproduite au réel.
Mots-clés:réalité, perfection, représentation, imitation, Hegel
Dissertation concernant la reflexion de Maupassant sur les comportements humains notamment sur la sauvagerie humaine.
Dissertation № 26804 |
4690 mots (
approximativement 11.7 pages ) |
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2011
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Un certain réalisme s'attache à mettre au jour les éléments qui régissent les comportements humains. Les auteurs cherchent alors à dévoiler des traits caractéristiques de l'Homme dans le but d'ôter les illusions du lecteur. C'est à cette aspect de la littérature réaliste que Ginisty a été sensible lorsqu'il déclare : "C'est cette sauvagerie indestructible qui reste en l'homme qu'il [Maupassant] sait mettre à nu dans ces courts tableaux d'une singulière intensité qu'il évoque devant nous, et où son art consiste précisément à se garder de toute intervention directe".
(Gil Blas, 25 mars 1885). Il convient, avant de commencer, de définir le terme de sauvagerie, puisque c'est celui que Ginisty choisit de mettre en valeur par l'extraction.
1. L'écriture du dévoilement comme principe de mise à nu d'une part inhérente à l'homme
2. Réalisme et distanciation face au récit
3. Esthétique de la nouvelle et réalisme évocatoire
Extrait du document
L'écriture apparaît comme un processus de dévoilement, qui permet de mettre au jour une part décrite comme inhérente à l'homme : la sauvagerie. Cette vision de l'homme révèle le pessimisme de Maupassant. Il s'attache en effet à montrer la tension entre l'humanité et l'animalité de l'homme, et les pulsions de mort auxquelles il est sujet (pour reprendre la formule, anachronique ici, de Freud.) La sauvagerie est une partie incontrôlée de l'homme qui lui échappe et qui le rapporte à l'animalité. Elle préexiste à toute forme de civilisation. Ainsi, dans « L'ivrogne », Jérémie est animalisé, son rire devient « rugissement » par exemple, sa sauvagerie bestiale est brusquement mise en scène lorsqu'il cède à ses pulsions dans un accès de « furie » et tue, massacre plutôt, sa femme, à coups de chaise. La sauvagerie est mise en scène dans son rapport à l'animalité.
Mots-clés:société, narrateur, inégalité sexuelle, Zidore, destruction
Dissertation basée sur 2 citations de Stendhal, « Le roman, c'est un miroir que l'on promène le long d'un chemin » et « Toute œuvre d'art est un beau mensonge », se demandant dans quelle mesure le paradoxe s'applique aux romans naturalistes.
Dissertation № 27797 |
1440 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
0 sources |
2010
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Stendhal : « Le roman, c'est un miroir que l'on promène le long d'un chemin » mais aussi « Toute œuvre d'art est un beau mensonge ». Dans quelle mesure ce paradoxe s'applique-t-il aux textes du corpus et aux romans naturalistes ou non que vous avez lu ?
Le réalisme est un mouvement littéraire apparu en Europe dans le milieu du XIXe siècle. Les auteurs, lassés de la littérature romantique, décident de décrire la réalité telle qu'elle est en choisissant la plupart du temps des personnages du milieu populaire ou des classes moyennes, comme Zola l'a fait dans le cycle des Rougon-Macquart entre 1871 et 1898. Il y raconte en vingt romans la déchéance d'une famille d'ouvriers sous le Second Empire. Stendhal, « père du réalisme » propose deux citations qui semblent se contredire : « Le roman, c'est un miroir que l'on promène le long d'un chemin » et « Toute œuvre d'art est un beau mensonge ».
1- Comment l'auteur arrive-t-il à rester réaliste malgré la subjectivité qu'il véhicule à travers la beauté de son style, ou en d'autres mots, la beauté de son mensonge ?
2- Un roman naît également de l'imagination de l'auteur
3- Finalement, le romancier est un illusionniste
Extrait du document
Bien qu'il soit réaliste, le roman n'est pas qu'une pâle copie de la réalité. Il apparait qu'il a des caractéristiques mensongères, en effet, ne décrire que la réalité serait impossible et ennuyeux. L'auteur doit alors déterminer les parties du récit qui sont les plus intéressantes et les parties qu'il vaut mieux passer sous silence, il y a alors composition. Ces choix que doit faire l'auteur rendent le récit plus captivant. Une vision est alors créée, on a accès à l'interprétation de la réalité de l'auteur. Par exemple, dans l'Assommoir, de longues périodes sont passées entièrement sous silence, ou résumées en quelques lignes.
Mots-clés:miroir, chemin, œuvre d'art, mensonge, esthétiques
Travail de recherche qui propose une présentation du courant réaliste, courant essentiellement français qui naît dans les années 1820-1830 et se prolonge jusqu'à la fin du XIXème siècle.
Travail de Recherche № 3031 |
1490 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2006
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Le réalisme caractérise une manière de peindre qui consiste à reproduire exactement la nature, sans chercher à l'embellir, quitte à choisir des thèmes humbles, sans discrimination dans l'origine de l'inspiration (classes populaires et laborieuses, montrer le «laid» sans pudeur).
On parle pour la première fois en 1857 de «peintres de la réalité», à l'apogée du mouvement, mais le terme «réalisme» est utilisé dès 1836.
1. Contexte de l'avènement du courant réaliste : provocation et arrière pensées politiques sont à l'œuvre
2. La traduction en peinture de cette volonté politique
Extrait du document
On parle de réalisme en 1836 pour qualifier la réaction artistique contemporaine qui prône, contre le néoclassicisme agonisant et le romantisme triomphant, le retour à l'étude de la nature et à des sujets modestes. C'est un mouvement de contestation d'abord idéologique autant qu'esthétique, le réalisme est ensuite récupéré par l'art académique au début de la 3ème République, lorsque les peintres exposent dans les «Salons», en particulier au Salon des sujets sociaux, dans la tradition de Courbet, mais de moins en moins en vue d'une d'intention politique. Le réalisme est conspué dans les années 1840 comme le triomphe du «laid». Sous le 2nd Empire, il inquiète par l'idéologie revendicatrice dont il semble être le support (cf. Courbet et sa personnalité),
Mots-clés:Manet, couleur, romantisme, symbolisme, nu, Courbet
Exposé portant sur l'artiste Arman, appartenant au groupe des "Nouveaux Réalistes" dont l'originalité consiste à reprendre des objets de la société pour en faire des symboles puissants de la consommation.
Exposé № 3885 |
850 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
0 sources |
2007
$ 4.95
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Résumé
Le groupe des Nouveaux réalistes est fondé en 1960 par le peintre Yves Klein et le critique d'art Pierre Restany. La Déclaration constitutive du Nouveau Réalisme, qui proclamera « Nouveau Réalisme nouvelles approches perceptives du réel », sera signée par Arman, François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques Villeglé dans l'atelier d'Yves Klein le 27 octobre 1960.
Pour simplifier, disons qu'il est l'équivalent français du Pop Art américain, soit un retour à la réalité après avoir épuisé les voies limitées offertes par l'abstraction sans tomber dans le piège de la figuration connotée (au choix) petite-bourgeoise ou stalinienne.
Cette réalité, plutôt que d'être représentée, se doit d'être utilisée telle quelle : accumulations d'objet par Arman, affiches de cinéma lacérées par Villeglé...César, Mimmo Rotella, Niki de Saint-Phalle et Gérard Deschamps rejoindront le mouvement, puis Christo en 1963.
Cette étude porte sur un artiste-phare de ce mouvement : Arman.
I. Nouveau réaliste
II. Arman le guide
III. Coléreux d'un monde inhumain
Extrait du document
Arman est né à Nice le 17 novembre 1928. Il y suit les cours des Arts Décoratifs puis entre à l'École du Louvre (Paris) pour y étudier l'histoire de l'art. Il se lie d'amitié avec Yves Klein lors de cours de judo. Dès 1953 il s'intéresse à la sculpture et laisse de cotés ses tableaux.
En 1959 il réalise ses premières ‘Accumulations' d'objets de série (cafetières, brocs émaillés, vieux dentiers etc.…) mis dans des boites ou vitrines en plexiglas (ou verre), et ses premières ‘Poubelles'(cuves en plexiglas remplies de détritus).
Il créé le ‘Groupe des Nouveaux Réalistes' avec Yves Klein. En 1961, il aborde la ‘Destruction' de l'objet ; ‘les Coupes'(il coupe en tranches des statues, des violons, des moulins à café…) ; ‘les Colères' (il piétine et écrase des violons, saxophones, réveils, meubles etc.…qu'il présente comme des tableaux éclatés).
Mots-clés:transformation, destruction, sculpture, modernité, tôle, exposition