Commentaire de la réplique de Phèdre extrait de l'acte V, scène 1 de la tragédie « Phèdre », de Sénèque se demandant en quoi cette réplique, tout en exprimant le douleur et la folie, appelle à l'accomplissement de l'interdit.
Commentaire de Texte № 21824 |
1300 mots (
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2009
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Résumé
Phèdre est une tragédie de Sénèque écrite en -63/-64 avant J.C, inspirée de la pièce grecque Hippolyte couronné d'Euripide. Elle relate l'amour incestueux qu'entretient le personnage éponyme pour son beau-fils Hippolyte. Alors que son époux, Thésée, est parti aux Enfers, sa Nourrice se fait la médiatrice de l'amour de Phèdre auprès d'Hippolyte; celui-ci, vouant une haine inconsidérée pour la femme, et peut-être plus généralement pour l'humanité, refuse cet amour. A son retour des Enfers, Thésée apprend par Phèdre que son fils lui a fait des avances; il invoque donc la puissance de Neptune pour le punir. La réplique de Phèdre, à l'acte V scène 1, arrive juste après que Thésée a appris la mort de son fils par le messager. L'extrait étudié porte sur la réplique de Phèdre et débute à « C'est contre moi » et se termine à « apprends d'elle à mourir ».
I- Un appel à la fureur de Neptune (ligne 1 à 15)
II- Phèdre exprime sa volonté de mourir (ligne 15 à 28)
III-L'aveu à Thésée du crime commis (ligne 28 à 37)
Extrait du document
Après avoir exprimé son dolor, Phèdre finit par avouer son crime à Thésée. Après s'être adressée tour à tour aux Dieux « Ô Neptune, puis à son mari », « Ô cruel Thésée (l5) et à la mort « Ô mort (l26), elle s'adresse ici au peuple athénien « Athènes » (l28), comme si le crime qu'elle a commis devait être avoué à tous. La mort d'Hippolyte a porté atteinte à la ville même et elle doit avouer sa faute à tous.
Mots-clés:douleur, fureur, furie, dénouement, dénonciation, dialogue, suicide
Commentaire de l'acte IV, scène 5 vers 1355 à 1392 de l'ouvrage « Le Cid » de Corneille, extrait composé d'une longue tirade de Chimène et d'une courte mais ferme réplique du roi.
Commentaire de Texte № 26613 |
2135 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
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2011
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Résumé
Rodrigue a à peine achevé le récit de la bataille que Chimène intervient. Le roi se propose d'éprouver la jeune femme en lui faisant croire que Rodrigue est mort. Elle s'évanouit. Le roi lui fait remarquer les effets de sa douleur mais Chimène affirme qu'elle s'est pâmée de joie. Le roi affirme que la douleur est trop visible.
1. Comment Chimène va répondre au roi ?
2. Quels vont être les sentiments de la jeune fille et les réactions du roi ?
Extrait du document
La mort de Rodrigue a provoqué chez Chimène une profonde douleur pour des raisons tout autres que celles auxquelles on pensait. L'évanouissement est dû à la douleur de perdre sa vengeance. Chimène est en train de continuer à mentir car elle veut faire croire que c'est pour cette raison. Ce mensonge rappelle l'héroïsme de Chimène déjà annoncé dans d'autres scènes (II, 8 ; III, 4, v.944 ; IV, 1, v.1139-1141 ; IV, 2, v.1196). Dès le début, nous avons une jeune fille qui manifeste son héroïsme qui consiste à poursuivre avec obstination Rodrigue en justice pour ses devoirs filiaux (III,4, v.931-932). Après avoir surmonté la faiblesse physique et morale, Chimène se lance avec persévérance dans cette mission.
Mots-clés:honneur, bataille, concession, vigilant, faiblesse
Commentaire composé portant sur la scène 5 de l'Acte III de la pièce de Racine (vers 858 à 880), où l'on assiste à la réplique convaincante d'Andromaque envers Hermione.
Commentaire Composé № 10274 |
1255 mots (
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Résumé
Dans cette scène, Andromaque demande à Hermione d'intervenir en sa faveur auprès de Pyrrhus pour sauver son fils, Astyanax.
Elle essaie de convaincre Hermione par tous les moyens : la pitié, l'affection, la gratitude, le lien maternel.
I. Andromaque : une victime, une alliée
II. Andromaque n'est pas une rivale d'Hermione
III. Andromaque : une mère de famille
Extrait du document
Dès qu'Andromaque croise Hermione, au début de la scène, elle essaie de la toucher au plus profond de son cœur. Elle se lamente pour pouvoir éveiller un peu de pitié chez son interlocutrice : «N'est-ce point à vos yeux un spectacle assez doux, que la veuve d'Hector pleurante à vos genoux» (v.859-860). Ici Racine emploie des mots très explicites qui rentrent dans le champ lexical de la pitié et de la peine ; «doux», «pleurante», «genoux». On peut souligner également que cette question, question rhétorique, n'est en fait qu'une imploration très significative de l'attitude suppliante d'Andromaque.
Si Andromaque en vient à implorer Hermione, c'est qu'elle est réellement plongée dans le désespoir. Tout au long de son discours, elle rappelle la très douloureuse situation dans laquelle elle se trouve, «la veuve d'Hector» (v.860), mis à part le fait que Racine évite la répétition du nom de son héroïne, il rappelle surtout d'où vient et qui est Andromaque avec cette périphrase.
Mots-clés:convaincre, aimée, mère, amour, souffrance, anaphore
Commentaire de l'acte IV, scène 8 de l'œuvre "Antony" d'Alexandre Dumas évoquant le fait qu'Adèle et Antony n'existent que l'un pour l'autre et rêvent à un bonheur possible.
Commentaire de Texte № 27379 |
835 mots (
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2011
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Dans cette scène Adèle et Antony se retrouvent seuls après la scène avec Mme de Camps qui a évoqué les liaisons extraconjugales. Ils se parlent de leur passion et évoquent le fait qu'ils n'existent que l'un pour l'autre.
Adèle est d'abord inquiète de sa réputation puis elle se tranquillise quand Antony lui jure un amour éternel et pur. Il la rassure.
La fin de la scène voit un coup de théâtre : le retour du mari.
1. Dans la première partie de la scène, Antony se reproche de n'avoir pu laver l'honneur d'Adèle
2. La réplique suivante reprend les paroles que prononceront les femmes dites honorables : le mari revient sur le devant de la scène
3. La réplique d'Antony sert de charnière : on passe du vouvoiement au tutoiement
4. Adèle reprend les mêmes termes que dans la première partie : il faut que les héros vérifient qu'il y a bien une harmonie parfaite entre eux
Extrait du document
Adèle est aux cent coups : elle ne comprend pas la méchanceté des gens et se rend compte que la rumeur va faire son œuvre. Elle essaie de faire comprendre à Antony que sa réputation est salie et que son nom est sur toutes les lèvres, un nom qui est celui de son mari qu'elle a trompé. Elle répète la phrase qui est prononcée par les autres : « C'est sa maîtresse ! ». L'expression est péjorative. Elle transforme ce qui relève de l'amour en un rapport de pure galanterie. La société cherche à rabaisser tout ce qui tend à échapper à sa propre norme. Le terme « maîtresse » est insupportable pour un héros romantique.
Mots-clés:Antony, Adèle, amour, société, Dumas
Commentaire de texte portant sur l'article de Marcel Guitton,"Tout n'est pas possible" extrait de l'Humanité, et observant le contexte politique de l'avant-guerre.
Commentaire de Texte № 9643 |
1230 mots (
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8 sources |
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C'est dans un climat d'effervescence et une France sous tension que paraît l'article « Tout n'est pas possible » du député communiste Marcel Gitton, publié dans l'Humanité du 29 mai 1936, il répond violemment à l'article, « Tout est possible », paru deux jours plus tôt dans le Populaire du socialiste révolutionnaire Marceau Pivert.
Marcel Gitton tente de calmer l'enthousiasme de son adversaire mais provoque l'effet contraire : sa réplique est perçue comme un obstacle et la tribune de Marceau Pivert est alors encensée par les foules.
I) Un contexte particulier
1) Les élections législatives de mai 1936
2) Les grèves des ouvriers
II) Une réponse adaptée à chacun
1) Non ce n'est pas une révolution
2) Restons calme
III) Les premiers dérapages et la fin du Front Populaire
1) Les difficultés du Front populaire
2) La chute du Front populaire
Extrait du document
Marcel Gitton veut démontrer ici aux hommes de droites que ce n'est pas une révolution (ligne 17/18). Que les ouvriers on souffert depuis plusieurs années et qu'ils désirent seulement des conditions de travail et de vie plus humaine. Il explique ici que le programme du Front populaire n'est pas un programme révolutionnaire et qu'ils veulent mettent ce programme en place dans le calme et l'ordre. Il parle aussi du président Daladier, homme de gauche qui avait dirigé la partie consacrée à la défense nationale du programme du Cartel des gauches. Il participera à la victoire du Front populaire en 1936.
Mots-clés:Le Front populaire, Daladier, grèves
Ecriture d'invention concernant la notion du bonheur où chacun des personnages, un roi et un pèlerin, défend son opinion.
Ecriture d'Invention № 10269 |
950 mots (
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"Vous êtes donc heureux?" demande le roi Roger au pèlerin.
Dans un dialogue argumentatif commencant par une réplique du pèlerin : " Et vous ? ", le roi défend sa conception du bonheur et tente de persuader son interlocuteur.
Cette étude consiste à composer ce dialogue en appuyant la réflexion des deux personnages sur la situation du texte et sur sa culture personnelle.
Extrait du document
- Mes journées sont loin de se ressembler, reprit le pèlerin. Je vois sans cesse de nouveaux paysages, tous aussi magnifiques les uns que les autres, et fais également de nombreuses rencontres, sûrement plus que vous d'ailleurs, et à la différence de vous, j'apprends à les connaître.
- Vous pensez que je ne connais pas mon peuple ? Sachez que dans Naples, je connais leurs besoins, leurs craintes et inquiétudes, mieux que quiconque, dit le roi.
- Je crois que je me suis mal exprimée, dit le pèlerin, je ne connais leurs problèmes, ce qui les tracasse. Non, je retiens d'eux que leur bon cœur, leur hospitalité, leur générosité. Pendant le temps d'une nuit, je partage leur quotidien, des moments intenses et tellement uniques à la fois. Ne voyez vous pas qu'on ne peut-être plus heureux ?
Mots-clés:bonheur, royauté, possession, pauvreté
Commentaire composé qui analyse l'effet produit par la confrontation rhétorique entre Sganarelle et son maître Dom Juan.
Commentaire de Texte № 4296 |
1320 mots (
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Résumé
Le passage étudié est extrait de la scène 2 de l'Acte Vde "Dom Juan", il commence à la cinquième réplique de Sganarelle jusqu'à la fin.
L'acte V est l'acte du dénouement. Il précipite Dom Juan vers le châtiment divin. La scène 2 arrive après la scène 1, qui présente Dom Juan comme un être hypocrite (cf. la fausse conversion de celui-ci qui est un acte sacrilège).
Cette scène se présente comme un dialogue entre le maître et son valet. Elle peut être mise en parallèle avec la scène 2 de l'acte I où Dom Juan faisait l'éloge de l'inconstance. Il fait ici l'éloge de l'hypocrisie.
On note une évolution du personnage de Sganarelle : il se lance dans une tirade "argumentative" pour tenter de rivaliser avec son maître.
I. Un effet comique
a. Une scène de comédie
b. Une argumentation incohérente
II. Dom Juan, maitre de la rhétorique
a. Un discours argumentatif efficace
b. L'impuissance de l'interlocuteur
III. La portée critiue de cette confrontation
a. La révélation d'une société hypocrite
b. La dimension sacrilège du discours de Dom Juan
Extrait du document
La tirade de Dom Juan est une tirade argumentative structurée qui essaie de convaincre l'interlocuteur du bien fondé de l'hypocrisie. Cette tirade est donc structurée : connecteurs logiques «quoique» ; concession «on a beau savoir». Enchaînement et progression du discours : «et ; enfin ; dès que» et «c'est ainsi que» qui indique la conclusion et s'oppose au « par conséquent » de Sganarelle.
DJ utilise des arguments qui ne sortent pas du sujet : l'usage de l'hypocrisie est entré dans les mœurs de la société du XVIIe siècle. Elle rend intouchable et peut permettre des actes immoraux derrière un masque d'hypocrite. Elle permet de manipuler. C'est une arme de pouvoir. C'est l'arme des faux dévots pour assouvir leur vengeance (Molière vise ici la compagnie du Saint-Sacrement*)
Les phrases longues fondées sur l'accumulation (propositions et groupes de mots liés) noient Sganarelle dans le flot de paroles de DJ. Il apparaît une nouvelle foi comme un manipulateur de l'interlocuteur mais parvient à convaincre.
Mots-clés:jugement, ambition, maîtrise, destin, manipulateur, caricature
Commentaire composé des scènes 9 et 10 de l'acte II de l'oeuvre de Marivaux.
Commentaire Composé № 1202 |
1245 mots (
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Résumé
Analyse des dialogues entre Dorante et Silvia, depuis la réplique "si tu savais, Lisette, l'état où je me trouve", jusqu'à "...et tu ne te lève point".
Introduction
I/ Le désordre de la passion
a) Un état de trouble
b) La montée de l'émotion
c) Le jeu de scène final
II/ Le déchirement des héros
a) Des discours contradictoires
b) Le poids des conventions sociales
c) De la mauvaise foi à la sincérité
Conclusion
Extrait du document
Dorante et Silvia, toujours travestis en « Lisette » et « Bourguignon », et toujours trompés par le déguisement de l'autre, se trouvent afin de s'expliquer sur leurs sentiments. Silvia tente de décourager la passion que lui déclare Dorante qu'elle croit un valet et que le préjugé social lui défend d'aimer. Un peu plus tôt dans la scène, elle lui déclare « je ne te hais, ni t'aime, ni ne t'aimeras à moins que l'esprit ne me tourne ». Une parole peut être imprudente quand l'amour est plus fort que la raison.
Dans cette scène où le lyrisme amoureux prend parfois des accents pathétiques, Marivaux a ménagé une progression dramatique. Celle-ci met en évidence les progrès de la passion des héros jusqu'au jeu de scène final quand Dorante se jette aux pieds de Silvia.
A ce stade de l'action, les contradictions entre les sentiments et les discours des jeunes gens sont portées à leur plus haut degré de tension. Mauvaise foi et sincérité jouent leur partie dans cet échange.
Mots-clés:sentiment, trouble, éprouver, aimer, personnage
Exposé retraçant l'historique de la grotte paléolithique, "la grotte de Lascaux" et la décrivant.
Exposé № 3974 |
750 mots (
approximativement 1.9 pages ) |
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2006
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Résumé
La grotte paléolithique a été découverte le 12 septembre 1940, par quatre adolescents (Marcel Ravidat, Jacques Marsal, Georges Agnel et Simon Coencas. Celle-ci est une vrai mine d'or d'art pariétale.
L'accès à la grotte fut aménagé pour le public après la Seconde Guerre mondiale.
En 1963, l'accès fut interdit aux visiteurs car les émanations de dioxyde de carbone endommageaient les peintures. Une réplique d'une partie de la grotte a été ouverte en 1983.
1. Quand ?
2. Où ?
3. Qui ?
4. Comment ?
5. Pourquoi ?
Extrait du document
Les peintures ont été exécutées à l'aide de « crayons » d'ocres naturelles (mélange de sable et d'argile) jaunes et brunes, que la cuisson a pour effet de rougir, disponible aux environs de la grotte. Les hommes préhistoriques utilisaient également des oxydes de manganèse ou de fer, noirs ou jaunes, surtout pour les contours et les petits détails. Le charbon de bois végétal ou d'ossements, était aussi largement utilisé, car il offre des teintes allant du vert olive au noir. L'eau de la grotte, a servi d'unique liant, permettant ainsi l'adhérence entre le colorant et le support. Et ce fut, grâce à l'emprisonnement sur les parois des pigments par les cristaux de calcite, que les motifs purent être longtemps conservés.
Les pigments étaient appliqués directement sur la roche au doigt, au pinceau de fibres animales ou végétales, ou à l'aide d'un tampon de fourrure ou de fibres. Les contours, très nets parfois, étaient obtenus grâce à des caches de peau. La figure montre les différentes phases de construction d'une peinture typique de Lascaux.
Les erreurs de tracé sont rares et ils connaissent les techniques de la peinture : aplats plus ou moins colorés, perspective et usage du pochoir. Ils savent cadrer les silhouettes animales et les faire évoluer sur des reliefs rocheux. Les animaux se chevauchent, sans respect des proportions et des espèces.
Mots-clés:chasseur, nomade, anatomie, animaux, caverne, végétation
Dissertation portant sur le concept de nation qui a conduit à un débat politique au niveau européen au début du XIXème siècle, et a contribué à la formation des mouvements revendicateurs des nationalités.
Exposé № 4095 |
2100 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
9 sources |
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Résumé
Les mouvements des nationalités qui marquent l'Europe au 19ème siècle, cherchent à faire coïncider frontières politiques et frontières nationales ; plus précisément, c'est un nationalisme d'existence qui marque la première moitié du 19 ème siècle, c'est-à-dire l'aspiration des nations dominées et opprimées à l'émancipation, la reconnaissance et la souveraineté. À l'heure de la modernité et des grandes mutations, comment l'Europe réagit-elle à ces revendications ?
I. La réaction de l'Europe de la Sainte Alliance contre-révolutionnaire
1) Le musellement des minorités nationales dans une Europe des Couronnes
2) La réussite des mouvements soutenus : indépendance de la Belgique et de la Grèce
II. La réaction de l'Europe libérale
1) Le mouvement romantique libéral exalte et soutien les mouvements nationaux
2) La réussite des mouvements soutenus : indépendance de la Belgique et de la Grèce
III. Une ambiguïté persistante dans la réplique faite aux mouvements nationaux
1) Quintuple Alliance, pentarchie : les puissances européennes agissant de concert sur le plan extérieur
2) Des réactions en fonction des ambitions propres de chaque état
Extrait du document
On attribue la création du concept de nation, au sens politique du terme, à la révolution française, qui se fait au nom de la souveraineté populaire, et énonce la résistance contre l'oppression et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes comme principes fondamentaux. La nation est supposée première tenante du pouvoir politique et elle ne peut être dominée par un pouvoir auquel elle ne consent pas.
On peut définir la nation comme une communauté d'individus ayant en commun un passé, une construction historique, une culture, une langue, des valeurs, des coutumes et une volonté de vivre ensemble.
Ces mouvements ne peuvent être perçus comme un phénomène isolé ; ils s'inscrivent dans le contexte général des grands bouleversements qui ont lieu au 19ème siècle : le libéralisme qui promeut une vision des individus libres et souverains ; le développement des moyens de transports qui unifient les territoires, crée de nouvelles solidarités et permettent aux peuples de prendre conscience qu'ils vivent dans un pays et non pas uniquement dans une région ou un canton ; le développement des moyens de communication via la presse, les transports, le télégraphe, permet une circulation rapide des informations, une politisation des sociétés mais aussi un retentissement pour ce qui se passe dans les autres pays. L'ensemble de ces éléments favorise l'éclosion du concept de « nation ».
Mots-clés:Napoléon, Congrès de Vienne, optimiste, peuples, indépendance, roi