Analyse du chapitre 16 de l'œuvre «Frankenstein», de Mary Shelley dans lequel le monstre montre sa rage envers Victor avec une soif de vengeance et ordonnant à Victor de lui fabriquer une création à son image.
Fiche de lecture № 18614 |
1765 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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2008
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Résumé
Mary Shelley est née en 1797 en Angleterre et décède en 1851 dans la ville de Londres. C'est une femme de lettres anglaise, romancière, nouvelliste, dramaturge, essayiste, biographe et auteur de récits de voyage. Elle est notamment connue pour son roman gothique « Frankenstein ou le Prométhée moderne », qu'elle a publié en 1818. Dans ce document, nous allons étudier le chapitre 16 de ce roman de science-fiction.
Extrait du document
Deux mois après, la créature arrive enfin à Genève et songe au moyen de présenter sa requête à Victor. Elle passe la nuit dans un champ. A son réveil, le monstre aperçoit un petit garçon (nous savons déjà qu'il s'agit de William). Pour lui, cet enfant est la réponse à son chagrin : puisqu'il n'a pas eu le temps d'être influencé par les préjugés des adultes, il l'acceptera sûrement comme il est et ne le rejettera pas. Il s'approche du garçon, qui se met à hurler et se cache les yeux lorsqu'il le voit.
Mots-clés:humanité, famille, découverte, rencontre, clonage, modification
Commentaire de la scène 3 de l'Acte II de l'œuvre "Lorenzaccio" d'Alfred de Musset, monologue dans lequel le cardinal Cibo dévoile ses plans machiavéliques ainsi que ceux de la Marquise Cibo.
Commentaire de Texte № 15995 |
2480 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2010
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Résumé
Au début du XIXème siècle, le peuple français est sujet à une certaine déception et frustration qui déteint peu à peu sur la littérature de l'époque. Les écrivains commencent à mener de véritables réflexions politiques à travers leurs œuvres, dénonçant le pouvoir des tyrans et de l'église, la corruption, la manipulation, comme le fit Alfred de Musset dans Lorenzaccio. Écrite en 1834 au retour de son voyage en Italie, l'œuvre ne se contente pas d'exalter l'admiration de Musset pour ce pays mais met plutôt en exergue la thématique sociale, la corruption qui y fait rage : A Florence, en 1537, le duc Alexandre de Médicis règne sur la ville comme un tyran et y installe la terreur. Partagée entre les partisans du Duc et ceux de la République, Florence se déchire sous les conspirations et manipulations… La scène 3 de l'Acte II en est un parfait exemple.
Comment ce monologue conduit-il à une tombée des masques qui nous dévoile finalement deux figures politiques antithétiques ?
Extrait du document
La Marquise a cependant un plan de son côté qui s'oppose à celui du cardinal: Elle a elle aussi pour dessein d'utiliser le duc, mais dans le but d'en faire un homme meilleur pour libérer Florence de la tyrannie. Pourtant, elle n'a pas la même soif de pouvoir que le cardinal et trahir son mari et son honneur installent en elle un cruel dilemme.
Mots-clés:pouvoir, avide, cruel, dilemme
Dissertation visant à déterminer quelle place possède actuellement le continent africain, au niveau économique et technologique par rapport au reste du monde.
Dissertation № 17368 |
1040 mots (
approximativement 2.6 pages ) |
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Résumé
Vaste continent souvent connu pour ses nombreuses famines et maladies tel le sida qui fait rage dans certaines régions. Il n'est pas pour autant dénuer d'intérêt. Ainsi, après s'être tourné vers l'Asie, les politiques se tourneront surement vers l'Afrique, autre grand continent à développer qui contient beaucoup de richesses. La tâche ne sera pas forcément aisée, devant prendre en compte les nombreuses situations différentes et compliquées qui composent ce continent, tels que les coutumes, les instabilités politiques.
I/ La place actuelle économique de l'Afrique au niveau mondial
II/ La place technologique de l'Afrique au niveau mondial
III/ Les nombreuses richesses de l'Afrique
Extrait du document
Ces privilèges sont principalement d'envergures commerciales avec le Commonwealth. Ce qui permet à cette partie de l'Afrique de vivre correctement, enfin, tout du moins, de vivre mieux que leurs confrères. L'Afrique du Nord à connue le même essor, mais cette fois-ci, sans réellement connaître de colonisation, en effet, le haut de l'Afrique est lié à la Mer Méditerranée.
Mots-clés:Océan, mer, méditerranée, retard, croissance, pays, État, nation
Dissertation se demandant dans quelle mesure les états d'Amérique Latine ont connu une transformation depuis les années 80.
Dissertation № 19469 |
935 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
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Résumé
L'Amérique Latine a connu une complète transformation politique depuis les années 80. En effet, la plupart des pays composant cette région du monde étaient pour la plupart, jusque dans les années 80, des régimes autoritaires soutenus par les États-Unis afin d'empêcher la propagation du communisme dans la région, dans le contexte de la Guerre Froide qui fait rage. Une grande partie de ces pays vont connaitre un mouvement de démocratisation à partir des années 80 et avec la fin de la Guerre Froide. La mise en place de ces nouveaux régimes vont entrainer des difficultés économiques mais aussi sociales considérables qu'il s'agit d'analyser.
I) La transformation politique et économique de l'Amérique Latine
II) Une situation problématique pour certains États
Extrait du document
Les différents États ont notamment cherché le soutien des États-Unis dans les années 80 afin de parvenir à régler ces problèmes. Cependant, leur appel va rester sans réponse, les jeunes démocraties connaissant donc très vite une crise politique, sociale, mais aussi de confiance. L'hyper inflation est omniprésente, les États ne s'en sortent finalement pas mieux que les anciens régimes autoritaires en place précédemment.
Mots-clés:crise, politique, régime, autoritaire, démocratie, USA, sociale
Dissertation de philosophie, d'après la citation de Protagoras visant à déterminer comment cette mesure se fait. (pdf)
Dissertation № 15973 |
1230 mots (
approximativement 3.1 pages ) |
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Résumé
La scène se passe en Grèce Antique au IIIème siècle avant Jésus-Christ. Le débat que mènent plusieurs hommes devant un temple d'Athènes fait rage. Un des hommes lance de façon clairement conclusive : « L'homme est la mesure de toute chose ». C'est Protagoras, un sophiste qui sera accusé d'impiété suite à cette phrase. Cette phrase, longtemps réutilisée par un grand nombre de philosophes dans le but de condamner les courants sophistes et sceptiques, signifiait pour Protagoras que l'homme n'a pas accès à ce qui se trouve au-delà de la perception, d'où l'accusation d'impiété car il sous-entendait que l'homme ne pouvait avoir aucune idée des dieux. L'homme est-il la mesure de toute chose, comme semble le soutenir Protagoras ?
Nous examinerons dans un premier temps l'homme comme moyen terme de la mesure des choses sensibles. Ensuite nous tenterons d'expliquer son rôle de référent dans la mesure des choses sensibles et enfin nous verrons si les deux fonctions ne se rejoignent pas dans l'examen des intellections.
Extrait du document
Les sens ont pour fonction d'affecter l'âme, de lui transmettre ce qu'ils ont détecté. Entendons par âme chez Aristote, la faculté rationnelle que vont imprimer les objets sensibles par les sens. Par l'intermédiaire de la chair, pour le toucher et le goût, et de l'air pour l'odorat, la vue et l'ouïe, les objets sensibles se font connaître des sens qui, eux-mêmes, vont informer l'âme de leur expérience en l'affectant.
Mots-clés:humain, société, être, monde, sensibilité, âme, perception, accusation
Dissertation qui analyse en quoi les négociations interculturelles représentent à la fois un moteur et un frein au phénomène de mondialisation.
Dissertation № 8669 |
3800 mots (
approximativement 9.5 pages ) |
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2008
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Résumé
A l'heure où la France est directement confrontée aux impératifs de la mondialisation avec la ratification du référendum pour l'adoption de la
Constitution européenne, le débat fait rage entre les partisans du oui et les fervents adeptes du non effrayés par les délocalisations et la concurrence déloyale de pays européens à niveau de vie inférieur. Avec la victoire hypothétique du non la France pourtant largement implique dans la construction européenne et l'élargissement depuis la réalisation de la Communauté Economique du Charbon et de l'Acier en 1947, pourrait manifester son incapacité à épouser les exigences d'un monde ou les frontières s'effacent ou la notion d'état-nation est en perte de vitesse et est substituée par l'idée de village mondial.
1. L'entreprise multinationale, principal vecteur de la mondialisation est au cœur de la négociation interculturelle
a. La mondialisation est un rapprochement d'hommes
b. La recherche de complémentarité
c. La négociation interculturelle tient compte des particularités de la culture nationale
2. La mondialisation peut aboutir à la négation des particularités nationales
a. La négation de la négociation interculturelle
Extrait du document
Dans "Culture et mondialisation", Iribarne expose le cas d'une fusion franco-suédoise d'entreprises industrielles. Même si la fusion entre les deux camps a été au préalable acceptée par les deux entités, très rapidement des difficultés sont apparues dans la gestion des relations hiérarchiques et interpersonnelles. Des différences culturelles ont donne lieu a l'échec de la fusion car les deux parties n'ont pas su surmonte leur divergence par une négociation prenant en compte les facteurs interculturels. La perception de l'individu dans son appartenance à un groupe connaissaient des différences essentielles entre les deux populations.
Mots-clés:individu, collectivité, partenariat, fusion, échec, incertitude
Analyse de l'ouvrage de Body-Gendrot, qui réalise une analyse comparative des violences dans les villes, aux Etats-Unis et en Europe.
Document № 3032 |
1740 mots (
approximativement 4.4 pages ) |
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Résumé
Les villes européennes vont-elles vers des explosions à l'américaine dans leurs quartiers défavorisés ? Les facteurs de convergence sont visibles : délinquance, drogue, bandes, violence, affrontements avec la police... Cette violence au premier regard apparaît comme une ressource de groupes minoritaires : la politisation de l'exhibition de la violence civile se produit par le truchement des médias utilisés comme voix des exclus et moyen de pression sur les autorités. Pour autant, les désordres qui font la une des journaux télévisés, procèdent-ils de la même logique que la rage exprimée par les Noirs américains quand ils brûlent le drapeau américain ?
Seule une approche comparative permet de répondre à ces questions. Dans chacun des pays étudiés - Etats Unis, Royaume-Uni et France -, l'analyse des configurations socio-politiques spécifiques et des outils dont disposent les gouvernants, tant à l'échelon national que local, révèle, en effet, de fortes divergences très éclairantes sur le fonctionnement de nos démocraties.
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Il est difficile d'expliquer 30 ans après ces émeutes ethniques pourquoi elles ont eu lieu dans telles ou telles villes. « La politique de la ville semble avoir son parti pris.» L'écoute et la perméabilité du gouvernement accentuent très probablement la radicalité des manifestants.
Le bouleversement produit par les émeutes appelle une réaction immédiate de la part du système politique local qui veut mettre un terme à la contagion par la désectorisation de la crise. La première réponse à ce type d'évènement est la répression, fortement répandue.
L'empirisme américain se reconnaît à ce que, une fois un problème circonscrit et reconnu urgent, on assiste à une mobilisation impressionnante de ressources, de techniques et de spécialistes pour y faire face. Mais de manière générale, les émeutes imposent l'urgence des mesures.
L'absence relative de violence émeutière aux USA pendant les décennies 70 et 80 peut s'expliquer en partie par l'intégration politique et sociale des élites minoritaires
Mots-clés:gang, agitation, football, exclusion, marginalisation
Etude de deux cas pratiques qui portent sur les modalités du licenciement.
Étude de Cas № 5888 |
3430 mots (
approximativement 8.6 pages ) |
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Résumé
Cas n°1 : En septembre 2003, à la suite de détérioration de ses résultats, l'entreprise Toussipace envisage de licencier 15 de ses 120 salariés. Un plan de sauvegarde de l'emploi est établi au terme d'une procédure de consultation du comité d'entreprise régulièrement menée. Le 30 octobre 2003, Andrea Laporte reçoit une lettre lui notifiant son licenciement.
Quels arguments peut-il faire valoir pour contester son licenciement ?
Cas n° 2 : Un an plus tard, en septembre 2004, la situation de l'entreprise s'est encore dégradée. La direction de l'entreprise envisage un nouveau licenciement de 15 salariés. Au terme d'une nouvelle procédure, l'entreprise présente un plan de sauvegarde de l'emploi. Le 29 octobre 2004, Jean Rage, responsable des achats depuis une dizaine d'année, reçoit une lettre lui notifiant son licenciement.
Quels arguments peut-il faire valoir pour contester son licenciement ?
Extrait du document
En l'espèce, le licenciement a comme cause originelle la dégradation de la situation de l'entreprise ce qui n'est donc pas une cause inhérente à la personne du salarié.
Le contrôle de la réalité d'une suppression, d'une transformation d'emploi ou d'un modification du contrat de travail s'impose ensuite. En l'espèce, Jean est licencié, mais rien de précis démontre qu'il y a une réelle suppression d'emploi. De plus, dans l'hypothèse où la réalité de cette cause aurait pu être démontrée, l'employeur n'a apparemment pas rempli correctement son devoir d'adaptation et de formation ainsi que son obligation de reclassement envers Jean, ce qui sera étudié plus en détail dans la suite. Le lien causal entre la suppression ou la modification substantielle du contrat de travail et le licenciement ne peut être établi.
Mots-clés:plan, discussion, représentant, personnel, reclassement
Commentaire portant sur le monologue de Phèdre dans cette scène qui la présente comme une amante offensée.
Commentaire Composé № 6216 |
1115 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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Résumé
Dans l'acte IV, scène 6, Phèdre s'abandonne à la jalousie après avoir appris que l'homme qu'elle aime, en aime une autre. Elle nous dresse le tableau d'une amante offensée victime de l'amour sans retour et, elle laisse s'échapper un sentiment bien précis, celui de la «jalouse rage». L'extrait étudié dans ce commentaire va de "... Ah ! douleur non encore éprouvée !" jusqu'à "Il fallait bien souvent me priver de mes larmes".
Extrait du document
Dans cette scène, Phèdre nous est représentée comme une amante offensée. En effet, quand elle apprend l'amour d'Hippolyte pour Aricie, elle devient complètement désemparée et sombre dans la tristesse. On remarque ce sentiment dans l'évacuation du passé en début de scène : Phèdre croyait que rien ne pouvait lui arriver de pire que le fait d'aimer un homme qu'il était interdit d'aimer et pourtant, l'amour sans retour est encore bien plus grave, «tout ce qu'[elle a] souffert, [ses] craintes, [ses] transports, la fureur de [ses] feux, l'horreur de [ses] remords»… «n'était qu'un faible essai du tourment qu'[elle] endure». Elle insiste sur le fait que la situation dans laquelle elle se trouvait était déjà terrible en employant des termes hyperboliques comme «tout ce que j'ai souffert», «l'horreur de mes remords», «l'insupportable injure» … et par l'emploi de voyelles sombres : «douleur», «éprouvée», «nouveau», «tourment» qui sont des bruits sourds mettant en avant les idées graves et tristes.
Mots-clés:victime, solitude, suicide, colère, désespoir, poison
Analyse littéraire de la pièce de théâtre de Michel Tremblay mettant en scène le personnage d'Albertine démultiplié en cinq figures renvoyant à cinq moments différents de sa vie.
Commentaire de Texte № 9840 |
2780 mots (
approximativement 7 pages ) |
3 sources |
2008
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Résumé
En 1968, à leur création, "Les Belles-Sœurs" de Michel Tremblay font scandale, mettant en scène des femmes du peuple, québécoises, exprimant leur enfermement dans une société marquée par la religion, qui ne laisse pas de place aux désirs de l'individu, surtout féminin.
C'est dans la continuité de cette pièce fondatrice de son univers singulier que Tremblay écrit en 1984 "Albertine en cinq temps".
Au cours d'une conversation fantasmée avec elle-même à ces âges divers, Albertine évoque la tragédie de sa vie : la rage de l'enfermement dû à la condition féminine au Québec.
Cette étude examinera d'abord comment les démultiplications d'Albertine permettent paradoxalement d'explorer son identité, puis il sera étudié dans quelle mesure la vie d'une femme du peuple déterminée par la société québécoise des années 40 à 80 peut donner naissance à un tragique singulier. Enfin, cette étude s'intéressera à la conception de l'art et de l'œuvre contenue dans cette pièce qui n'évoque guère l'art, en donnant la parole à une femme qui raisonne par ses « instincts ».
Extrait du document
La démultiplication des Albertine et leur cohabitation dans l'espace scénique permet donc comme on l'a déjà évoqué de mettre en évidence les incidences entre les différentes strates du souvenir. Ainsi, par exemple, quand Albertine à quarante ans décrit le futur mari de sa fille Thérèse et reconnaît en lui l'homme qui la suivait au parc Lafontaine quand elle avait onze ans, c'est Albertine à trente ans qui « sursaute » (47) dans les didascalies.
L'action de se bercer qui traverse toute la pièce et toute la vie d'Albertine, action répétée notamment dans l'exposition, met en évidence ce que dit Jean Cléo Godin dans son article « Albertine et la maison de l'enfance », in Le Monde de Michel Tremblay, édition revue et augmentée, t.1 : « Théâtre », Carnières-Morlanwelz, Editions Lansman, 2003 : le regard rétrospectif de la plus vieille Albertine sur elle-même est un retour vers l'enfance, le paradis perdu, à l'approche de la mort. En effet, le premier souvenir de la pièce renvoie à la plus jeune Albertine, envoyée reposer à la campagne dans la maison que sa mère a quittée. Ce paradis perdu dans lequel elle ne retournera plus, comme l'enfant ne peut retourner au sein de la mère, est décrit par opposition à la ville comme un lieu de beauté, liée à la couleur changeante du ciel mais aussi de plaisir lié aux odeurs, au goût du lait qui renvoie de manière évidente à la petite enfance. On remarquera que d'autres lieux, tels que la ville, l'hôpital, la maison de retraite ou la lune sont eux à l'inverse des lieux de non-retour qui font signe vers la mort, et qu'Albertine, enfermée dans la vie comme « dans un trou […], dans un tunnel, dans une cage » (30), est prise entre ces deux types de symboles, la mort apparaissant comme le seul moyen de se délivrer.
Mots-clés:théâtre québécois, métadiscours, personnage, émotions