les prisons en France, berceau des droits de l'Homme et du citoyen, sont les pires prisons d'Europe. Quel est l'enjeu de l'enfermement par rapport à la liberté démocratique?
4000 mots (approx. 10 pages), 0 sources, 2006, 8,95 €
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Résumé Les prisons sont une invention récente, elles ont suscité de nombreux débats; des philanthropes humanistes aux penseurs favorables à la répression. La prison garantit en théorie la démocratie dans sa fonction de rééducation du citoyen, mauvais élève, qui n'a pas respecté les règles de la collectivité. En pratique, la plupart des prisonniers qui sortent de prison sont récidivistes
Extrait du document Selon Michel Foucault, avant la révolution française, le châtiment corporel est public, la justice regarde le crime pour ajuster la peine et le caractère public du supplice permet de reconstituer le pouvoir du souverain. La question que l'on peut alors se poser est la suivante : comment distinguer l'acte de justice de l'acte de vengeance ? Paradoxalement, le personnage fondamental du supplice, selon Michel Foucault, est le peuple.
Tags: démocratie, liberté, citoyen, citoyenneté, prison, enfermement, michel foucault
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Résumé Parallèlement à l'évolution de la justice, une science de la peine s'attachant à la nomenclature des peines, à leur fixation par le juge, à leur exécution et à leur extinction se développe en la matière portant le nom de «pénologie».
Enrichie quotidiennement par les apports de la criminologie, celle-ci appartient à la fois à la procédure pénale et au droit pénal de fond, tant est importante la mise en œuvre des sanctions une fois qu'elles sont prononcées. C'est par l'intervention de cette discipline que le droit pénal va s'orienter vers la réinsertion sociale du délinquant.
I/ Les prémices d'une peine : du châtiment à la prison A) La fonction morale de la peine
B) La fonction utilitariste de la peine
II/ Une peine moderne : réinsertion et éducation
A) La fonction réhabilitative de la peine
B) La fonction de resocialisation mise en place par une peine éducative
Extrait du document Pour éviter les excès individuels cruels, arbitraires, hétérogènes et inégalitaires de l'ancien régime, l'Etat s'est investit de la mission de punir. Il a ainsi crée un modèle de justice pénal classique en excluant la justice privée. C'est l'appropriation du monopole de la répression qui donne un autre sens à la peine. Dés ce moment, la crise de l'Etat pénal, du «tout répressif» prend forme. Il s'agit d'entreprendre la correction comme seule moyen de répression. Pourtant, il n'empêche que des avancées considérables ont été acquises tout au long de cette lente évolution, précipitées depuis le siècle des Lumières et concrétisées par l'avènement des droits humains. Un système qui s'est vu dés lors soucieux de respecter des droits et la protection des personnes. Le procès pénal apparaissant depuis comme plus équitable.
Mémoire qui pose la question de savoir si la réhabilitation devient l'objet d'une approche médico-sociale et psychologique et quel est le rôle du psychologue en termes d'autonomisation et de réinsertion du patient hospitalisé en secteur psychiatrique.
46810 mots (approx. 117 pages), 72 sources, 2008, 14,95 €
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Résumé En termes de réinsertion, le projet de soins vise un accompagnement individualisé qui favorise la réintégration des sphères socioprofessionnelles et économiques. Comment retrouver une activité professionnelle après tant d'années d'hospitalisation ? Quel aménagement horaire peut être préconisé sur le lieu de travail pour ne pas fragiliser la santé mentale et physique du patient hospitalisé ponctuellement ? Quels droits sociaux et quelles aides économiques peut-il recouvrir ? Quelles stratégies sont à mettre en place pour résoudre les difficultés d'hébergement ? … Tant de questions qui deviennent l'objet des pratiques professionnelles des travailleurs sociaux.
I/ Rencontre avec le secteur psychiatrique publique
II/ La question de la réhabilitation 1. Présentation de l'unité de semaine
2. Penser la réhabilitation dans la pratique du clinicien
III/ La réhabilitation au coeur du travail du clinicien
1. Le clinicien face à l'urgence
2. La réhabilitation au cœur de la pratique de la relation d'aide
3. En attendant que le projet d'orientation aboutisse : Silvestre
4. Le photolangage, tentative de contribution au projet de réhabilitation
IV/ Apports de l'experience de stage
1. Une pratique clinique tissée autour de l'écoute et de la prise en charge du corps
2. Une pratique groupale : l'affirmation de soi
Extrait du document A l'aube de mon entrée dans la profession, je réalise un stage pratique qualifiant au Pôle psychiatrique de la Conception ; et plus précisément, au sein de l'unité de semaine administrée par le docteur Samuélian. A mon arrivée dans le service, je découvre un projet de soins tissé autour du retour définitif dans le milieu de vie naturel de l'adulte chronicisé, ou hospitalisé ponctuellement, dans le secteur psychiatrique publique ; ou encore son orientation en milieux spécialisés. Afin de favoriser au mieux ce retour, le dispositif pluridisciplinaire s'aménage autour de deux processus spécifiques, à savoir : l'autonomisation et la réinsertion.
Dissertation sur la prison, qui montre que le manque de moyens d'accompagnement psychologique, financier, et tout simplement humain, pénalise les détenus dans leur processus de réinsertion.
1080 mots (approx. 2.7 pages), 0 sources, 2006, 3,95 €
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Résumé La prison est un lieu de détention, c'est une des peines qui peut être infligée aux individus qui ne respectent pas les normes de la société. Historiquement, le rôle de la prison a évolué.
Au fil du temps, l'émergence de la prison s'est faite avec une mise au secret du traitement de la délinquance. Les exécutions publiques étaient de plus en plus discrètes, puis ont disparu, étant trop barbares. La prison a donc évolué en institution disciplinaire. Le détenu devait réparer le mal qu'il avait commis, puis il ressortait pour une nouvelle vie
Aujourd'hui, la prison est un héritage de plusieurs époques : son objectif est de punir le fautif, de protéger la population contre cet individu, et de l'aider à sa réinsertion.
La prison mène t-elle toujours à l'exclusion ?
Il convient d'aborder la prison en tant que source d'exclusion, puis de montrer l'espoir d'une réinsertion du détenu dans la société.
I ) La prison source d'exclusion
A) Une exclusion psychologique, économique
B) Exclusion familiale et échec dans le système scolaire
II) L'espoir d'une réinsertion
A) Une réinsertion possible pour les détenus
B) Une réinsertion à relativiser
Extrait du document La prison est une peine privative de liberté, avant cette exclusion, il est recensé chez le détenu des problèmes économiques, familiaux et scolaires. En dehors de cas exceptionnels récents, liés à la délinquance financière, on constate que la prison accueille essentiellement une population plutôt défavorisée.
Cette population est en situation d'échec dès le début, un échec économique, familial et scolaire.
Si l'on retire les personnes inactives (femmes au foyer, mineurs scolarisés), un tiers seulement des détenus exerce une activité régulière et rémunérée avant leur incarcération comme le distingue le livre de Petit Jacques-Guy ; Faugeron Claude; Pierre Michel, Histoire des prisons en France (1789-200), Toulouse, Editions Privat, 2002)
Ainsi, près de la moitié des détenus sont sans emploi au moment de leur incarcération.
Concernant les jeunes de moins de 25ans, cette proportion atteint 62%. On observe que 28% des entrants perçoivent une indemnité de chômage.(référence au site http://www.prison.eu.org).Par déduction, plus du tiers ne touche aucun revenu découlant de l'exercice d'une activité professionnelle présente ou passé, qu'il s'agisse de revenu d'activité ou d'allocation chômage.
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Résumé Les droits de l'homme s'appliquent à tout individu d'une société, y compris aux détenus, et sont garantis par les traités internationaux. Cependant, ils ne semblent pas être respectés par la France.
Introduction
I/ La prise de conscience de la nécessité d'appliquer les droits de l'homme en matière de réclusion criminelle
A) Une prise de conscience progressive : perspective historique
B) Les pressions de l'extérieur et de l'intérieur ont aidé à la prise de conscience de la situation des détenus
C) Le droit en prison existe mais son application reste limitée
II/ Les limites de ces progrès : des atteintes aux droits de l'homme de plus en plus critiquées
A) Le constat alarmant sur la situation des prisons à l'ère du 21ème siècle
B) La nécessité de mieux garantir les droits des prisonniers
C) Révolutionner les mentalités
Conclusion
Extrait du document D'après Michel Foucault, dans "Surveiller et punir", la prison serait la part honteuse q'une société démocratique ne parviendrait pas à assumer. Les supplices et la peine de mort ayant été abolis, il ne reste que cette institution qui incarne donc la violence légitime de l'Etat.
Or la prison est une institution au sein d'une société démocratique, l'enjeu est donc de la maintenir dans la continuité d'un espace public démocratique.
Or le droit à la sécurité est la norme de référence des politiques pénales, et la prison en constitue le meilleur rempart. Dès lors, comment assurer un traitement digne à ceux qui sont enfermés ? Quelles perspectives de réintégration ont-ils vraiment ?
Cette inquiétude d'ordre démocratique est perceptible en France où la prison est dans un processus de réforme, certes fragile et hésitant, mais bien réel. En effet, les droits de l'homme qui s'appliquent à tout individu d'une société, y compris les détenus et sont garantis par les traités internationaux, ne semblent pas être respectés par la France.
La question centrale est donc de déterminer dans quelle mesure la France méconnaît ces droits pour ses prisonniers, alors qu'elle est la première à se targuer de les respecter et d'enjoindre ses voisins à la prendre pour exemple.
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Résumé Michel Foucault analyse dans ce roman le pouvoir de normalisation et la formation du savoir dans la société moderne. Il décrit la «vie en prison», qui est l'un des moyens par lesquels le pouvoir assure la maîtrise des individus. La discipline des prisons rejoint celle de l'armée, des ateliers, des hôpitaux et des collèges.
Comment l'incarcération est-elle devenue la forme privilégiée du système pénal dans les sociétés occidentales ?
I. Supplice
1) Le corps des condamnés
2) L'éclat des supplices
II. Punition
1) La punition généralisée
2) De la douceur des peines
III. Discipline
1) Les corps dociles
2) Les moyens du bon dressement
3) Le panoptisme
IV. Prison 1) Des institutions complètes et austères
2) Illégalisme et délinquance
3) Le carcéral
Extrait du document Foucault part d'un constat, en un siècle, on assiste à la disparition presque totale du supplice. Il nous donne comme élément de référence la description de la condamnation de Damien en 1757, scène d'une violence extrême ; ainsi qu'un extrait du règlement de 1832 de la «maison des jeunes détenus à Paris», emploi du temps réglé à la minute près. Il donne 2 raisons à la fin de la «fête punitive». Tout d'abord, l'exécution publique n'est plus comprise comme avant, c'est désormais un scène qui dépasse en sauvagerie la violence du crime, le bourreau est plus criminel que le supplicié lui-même qui inspire abomination mais parfois peine et compassion. Pendant un temps on continue à annoncer et à faire de la publicité pour les sentences mais la punition devient honteuse et commence par se cacher ce qui entraîne l'effacement de la dimension spectaculaire du supplice en même temps que la «prise sur les corps» (p.17), seconde explication.
Tags: histoire, naissance de la prison, surveillance, punition, pénalité moderne, crime
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Résumé L'essai étudie l'apparition historique de la prison sous sa forme moderne en commençant par constater la disparition de l'application en public de la peine de mort au profit d'exécutions cachées par le secret des murs. Selon l'auteur, cette évolution est révélatrice d'une révolution de la façon selon laquelle le pouvoir se manifeste au peuple.
I. Supplice
1. Le corps des condamnés
2. L'éclat des supplices
II. Punition
1. La punition généralisée
2. La douceur des peine
III. Discipline
1. Les corps dociles
2. Les moyens du bon dressement
3. Le panoptisme
IV. Prison 1. Des institutions complètes et austères
2. Illégalismes et délinquance
3. Le carcéral
Extrait du document La fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle sont une époque nouvelle pour la justice pénale, les supplices disparaissent et les châtiments ne sont plus des spectacles ou des crimes. Foucault prend l'exemple du châtiment infligé à Damiens au milieu du XVIIIe siècle et le règlement d'une maison de détention trois quarts de siècle plus tard. Les pratiques punitives deviennent pudiques et ne touchent plus directement aux corps.
Le châtiment n'a plus de prise sur le corps mais sur l'âme. On ne juge plus seulement les crimes, mais aussi les individus et sur ce qu'ils peuvent devenir. On essaye de trouver les mesures appropriés à chaque cas, et non plus à un type de crime précis. Le juge n'est plus seul dans le processus de jugement, des juges annexes dont des éléments extra-juridiques (experts psychiatres, éducateurs…) le suppléent.
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Résumé « Le jour où la peine de mort sera abolie ou qu'elle sera du moins tombée en désuétude, on aura avec le Q.H.S. ce qui permet de la remplacer au plus juste : l'enfermement indéfini et complet. […] La destruction au jour le jour tient lieu d'exécution. »
C'est ainsi que Michel Foucault définit, un an avant l'abolition de la peine de mort en France, les Q.H.S., ces quartiers de haute sécurité instaurés en 1975 dans une dizaine de maisons d'arrêt. Ceux-ci, destinés à isoler les détenus considérés dangereux par l'administration pénitentiaire, ont dès leur instauration fait l'objet de critiques, la plupart du temps de la part des prisonniers eux-mêmes.
A. La place des quartiers d'isolement dans l'univers carceral
1- Historique
2- Statut juridique
3- L'usage des Q.I
B. La réalite des choses, les problèmes engendrés
1- Le quotidien des détenus
2- L'utilité du régime d'isolement
3- Les problèmes constatés
4- Différentes formes de contestation
Extrait du document Aujourd'hui, environ 500 personnes sont à l'isolement à une date donnée, dont 150 à leur demande . Ceux-ci occupent la quinzaine de quartiers d'isolement répartis dans toute la France : la Santé à Paris, Fleury-Mérogis, Fresnes, Strasbourg, Nantes, Epinal, Grasse, Perpignan, Mende, les Baumettes à Marseille…
Les détenus qui y séjournent sont, pour la plupart d'entre eux, régulièrement transférés d'un QI à l'autre. Chaque séjour dure le plus souvent entre un et six mois, ce en fonction des places libres et de l'arrivage de nouveaux détenus. Certains quartiers constituent des étapes obligatoires plus éprouvantes, destinées à briser les individus. C'est le cas de l'ancien QHS du bâtiment D5, à Fleury-Mérogis, rouvert en 2006 et réservé aux détenus accusés de tentative ou d'évasion violente ; ou encore des QI de la Santé, de Rouen et de Lyon.
La plupart des QI d'aujourd'hui sont des anciens QHS ou QPGS, plus ou moins réaménagés selon le degré d'application de la législation. Certains QHS, comme celui de Fleury-Mérogis, ont du être fermés pour cause de non-adaptabilité aux nouvelles normes. D'autres QI ont été aménagés plus tardivement à partir de cellules standard, rénovées pour l'occasion. Dans certains cas exceptionnels enfin, comme à Mende, le quartier d'isolement n'existe plus suite à la pression d'acteurs extérieurs (familles de victimes, collectifs, associations…).
La majorité des QI souffre d'un sureffectif. Pour pallier le manque de places, certains détenus sont replacés en détention régulière pour laisser place aux nouveaux arrivants. A Moulins, le « confinement » se substitue à l'isolement : le détenu est alors placé dans une cellule normale mais subit des restrictions de circulation et d'accès aux activités.
Tags: maison d'arrêt, détention, interventions artistiques, média
Fiche de lecture portant sur le roman de Dulce Chacon dédié «à tous ceux qui furent contraints de garder le silence» ; ce roman nous plonge dans l'Espagne de la post Guerre civile des années de plomb.
2520 mots (approx. 6.3 pages), 0 sources, 2009, 6,95 €
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Résumé Dulce Chacón donne ici la parole aux voix endormies à travers une série de destins croisés de femmes, adolescentes, grands-mères, d'épouses, de filles, de sœurs, de fiancées républicaines, qui ont été touchées de plein fouet par la répression franquiste. Ces guerilleras, ouvrières, paysannes, syndicalistes, ou simples candidates à l'exil, coupables de faire partie ou d'être en lien avec ‘des rouges' ont pour la plupart été incarcérées pour motifs politiques à la prison pour femmes de Ventas, au sud de Madrid. C'est à l'intérieur des murs de cette prison que des liens intenses vont se tisser, et que la guérilla continue...malgré tout.
I. Présentation de l'oeuvre et de son auteur
1) Biographie de Dulce Chacón (1954-2003)
2) Contexte d'écriture
II. Résumé
III. Opinion personnelle
IV. Annexes
1) Critique
2) Dulce Chacón (1954-2003) :
Extrait du document Immense succès littéraire et commercial en Espagne et largement salué par la critique, le roman de Dulce Chacón intitulé La Voz Dormida a été publié en 2002 et fut à l'occasion élu Livre de l'année en Espagne.
Evoquant son besoin personnel de récupérer les histoires et l'histoire laissée sous silence («nous ne connaissons pas encore l'histoire passée sous silence, l'histoire de ce qui perdirent la voix en perdant la guerre»), celle des républicains et républicaines vaincus suite à la guerre civile espagnole, l'auteur a entrepris en 1997 un long travail de documentation auprès des archives et bibliothèques nationales, de recueils de témoignages oraux qui la portèrent dans les villes et villages du pays, afin de donner corps et âme à son roman s'inspirant donc de faits réels.
Tags: franquisme, prison, Madrid, société espagnole, hommage, liberté
Étude sur les expériences novatrices de transformations urbaines en Allemagne dans les années 80. Exemple de la zone d'assainissement Kottbusser Tor (arrondissement de Kreuzberg).
12600 mots (approx. 31.5 pages), 8 sources, 2004, 14,95 €
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Résumé Ce travail est un résumé au tiers (donc très détaillé) d'une maîtrise rédigée en allemand dans le cadre d'un cursus intégré franco-allemand. Il aborde dans la première partie les problèmes de planification urbaine dans l'îlot formé par Berlin-Ouest jusqu'à la fin des années 70. Les deux parties suivantes exposent les solutions originales d'un point de vue instutitionnel et urbain imaginées dans les années 80 pour répondre à la crise rencontrée dans des quartiers anciens dégradés et "animés" par des mouvements de type libertaire et anarchiste (voir notamment un mouvement spectaculaire d'occupation de maisons vides au début des années 80).
Première partie : politique d'assainissement dans l'après-guerre
1) Berlin Ouest
1.1 Une enclave
1.2 Le secteur bâtiment - travaux public et le marché immobilier
1.3 Planification jusqu'à la fin des années 60
1.4 Politiques renouvellement urbain avant 1980
1.4.1 Législation
1.4.2 Les gemeinnützige Gesellschaften (‘sociétés d'intérêt général')
2) Die Kreuzberger Mischung (le ‘mélange de Kreuzberg')
2.1. Histoire de la zone Kottbusser Tor
2.2. Un quartier en déshérence
2.2.1 Le cercle vicieux de l'attente
2.2.2 Problèmes sociaux
2.3. La "romantisation" du quartier
Deuxième Partie : La crise débouche sur le concept de « Behutsame Stadterneuerung »
1) Résistance et expérience
1.1 La réhabilitation scientifique des Mietskasernen
1.2 Les citoyens s'engagent
1.2.1 "Stratégies pour Kreuzberg"
1.2.2 Un nouveau réseau local
1.3 Hausbesetzerbewegung (‘mouvement d'occupation des immeubles')
2) Une nouvelle expérience: l' I.B.A.
2.1 La Bauausstellung GmbH
2.2 Les douze principes fondamentaux de la Behutsame Stadterneuerung
2.3 La ville et la planification urbaine
2.4 Les différents acteurs de la planification
2.4.1 Les conseillers municipaux,, le sénat et les partis politiques
2.4.2 L'administration centrale
2.4.3 Le Bausenator
2.4.4 Les arrondissements (Bezirke)
2.4.5 Les Sanierungsträger
2.4.6 Les entreprises Bâtiments Travaux publics
Troisième partie : la Behutsame Stadterneuerung en pratique
1) Rénover les logements
1.1 Organisation du travail
1.2 Les habitants comme experts pour leurs logements
1.2.1 Communiquer
1.2.2 les Hausversammlungen (réunions de colocataires)
1.3 La mobilisation des professionnels du bâtiment
1.4 Mobiliser les moyens publics
1.5 La rénovation
2) La revitalisation du tissu social
2.1 L'institutionnalisation de la Behutsame Stadterneuerung
2.1.1 Le conseil aux locataires
2.1.2 Commission de quartier
2.2 Les infrastructures publiques
2.2.1 L'Infrastrukturpaket (‘le paquet d'infrastructure')
2.2.2 Autres Institutions
2.3 Nouvelles formes de sociétés de location dans le bloc 103
3) La Selbsthilfe : travail social et autodétermination
Un bilan de la Behutsame Stadterneuerung dans la zone Kottbusser Tor
3.1 L'IBA et la Behutsame Stadterneuerung
3.2 Qualité et quantité
3.3 Utopie et Pragmatisme, Conflit et Participation
3.4 Un exemple limité dans le temps et dans l'espace
Extrait du document Berlin est une ville-symbole de l'histoire du XXème siècle. Elle a vécu une guerre, une scission et une réunification hautement traumatisante, et cinq régimes politiques différents (le Reich de Guillaume II, la République de Weimar, le National-socialisme, le Communisme et la Démocratie libérale). Etonnamment, tous ces évènements se sont matérialisés dans le tissu urbain berlinois comme si la ville avait vécu dans sa chair tous les avatars du siècle : ainsi les ruines de 1945 (un tiers de la ville était détruit) ou le mur, expression d'une opposition définitive entre deux blocs géostratégiques.
Histoire et urbanisme sont donc intimement liés à Berlin. Chacun des régimes a voulu imprimer sa marque dans la ville, plus ou moins radicalement, avec plus ou moins de respect envers ce qui existait déjà. Plusieurs générations d'architectes et de planificateurs se sont confrontées à cette question qui constituera un premier axe de ce mémoire : trouver le juste équilibre entre l'appropriation des structures urbaines du passé et la nécessaire remise à niveau du bâti aux standards du présent.
De 1960 à 1990, Kreuzberg, l'un des arrondissements de Berlin-Ouest avec 150 000 habitants, est mis devant cette alternative : raser ses quartiers de Mietskasernen (immeubles locatifs de la fin du XIXème siècle), puis reconstruire selon les standards de l'époque - cette méthode est dite de la Flächensanierung , ou bien conserver les Mietskasernen et les rénover, immeuble par immeuble.