Commentaire du poème « Écrit sur la plinthe d'un bas-relief antique », issu du livre III du recueil « Les Contemplations », de Victor Hugo dans lequel le poète donne sa définition du mot musique et en détermine son origine.
Commentaire de Texte № 22728 |
1485 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
En 1856, Victor Hugo publie les « Contemplations », recueil dédié à sa fille Léopoldine, morte noyée quelques années auparavant. Tout dans le recueil parle du douloureux travail du deuil mais certains poèmes, dans la section « Les luttes et les rêves » évoquent la poésie, dans laquelle le poète trouve son seul réconfort. « Écrit sur la plinthe d'un bas-relief antique », poème de vingt-six alexandrins, est moins la description d'une sculpture qu'une méditation sur le rôle de la musique.
I- « La musique est dans tout »
II- La musique est un trait d'union
III- La musique des mots: un poème lyrique
Extrait du document
définit en effet la musique comme un trait d'union. Elle relie tout d'abord les êtres au monde. Toutes les sensations par lesquelles on appréhende le monde se résument à un chant. La « rumeur des vagues » se confond avec une sensation tactile (« la galère aux flancs lavé par l'onde », v.2).
Mots-clés:illusion, bien-être, sentiment, bonheur, description, amour, émotion
Commentaire sur un relief funéraire d'affranchis du Louvre du Ier siècle av. J-C, qui correspond aux premières années du principat d'Auguste.
Commentaire Composé № 14740 |
1035 mots (
approximativement 2.6 pages ) |
0 sources |
2010
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Résumé
La pratique du portrait funéraire romain remonte à la tradition italique des masques de cire, réalisés aussitôt après la mort du sujet et exposés dans l'atrium de la maison familiale. A la fin de la république romaine, ces représentations funéraires connaissent un essor sans précédent : reliefs et statues des défunts ornent les nombreux monuments funéraires qui bordent les voies romaines.
Cette diffusion des reliefs funéraires est particulièrement manifeste au sein de la classe des affranchis, qui connaît un développement significatif dans le dernier quart du Ier siècle av. J-C, à tel point que des lois sont créées dans le but de limiter le nombre d'affranchissements.
1. Description détaillée de l'œuvre
2. Analyse de l'œuvre
Extrait du document
Le visage large de Clodia est représenté de face; ses cheveux sont coiffés en nodus, avec une large mèche qui forme une coque à l'aplomb du front. Ses yeux très écartés et étirés en amande sont enveloppés de paupières épaisses et la ligne de ses sourcils est très marquée. Ses joues sont pleines et sa bouche assez charnue dessine une moue sévère. Elle est vêtue d'un chiton et d'un manteau. Son bras gauche est replié sur sa poitrine et on distingue une bague à son annulaire.
Mots-clés:Romain, république, affranchissement, Clodius Metrodorus, Clodia Hilara, Clodius Tertius
Exposé décrivant le relief funéraire de la stèle d'Hégéso suivi d'une analyse complète.
Exposé № 18896 |
1000 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
3 sources |
2010
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Résumé
La période classique de l'art grec antique s'étend du début du Ve siècle av. J.C. à la seconde moitié du IVe siècle av. J.C. Elle est caractérisée par des révolutions dans divers domaines artistiques, comme la statuaire funéraire qui passe de la représentation de Kouroi statiques et impersonnels de la période archaïque à la représentation de groupes très personnalisés et davantage réalistes. Ces nouveaux monuments funéraires sont le plus souvent situés autour d'Athènes, où se situaient à l'époque les nécropoles. L'un des plus célèbres reliefs funéraires de cette période est la stèle d'Hégéso, fille de Proxenos, un citoyen riche faisant en quelque sorte office d'ambassadeur dans une cité voisine. Cette stèle fut découverte en 1870 en place dans l'enclos funéraire de Coroïbos de Mélitè, sur le site du Céramique, antique nécropole d'Athènes. Sculptée dans du marbre pentélique (une carrière d'Athènes), elle mesure 1,58 mètre et est aujourd'hui conservée au musée national d'Athènes. Elle est relativement peu endommagée, et c'est par le style des représentations figurées que l'on a daté ce relief des années 400 av. J.C. Cette stèle fut très certainement commandée par la famille d'Hégéso pour commémorer son décès, mais on ignore par quel teknitai elle fut réalisée.
I/ La description de ce relief funéraire
II/ L'analyse de ce relief funéraire
Extrait du document
Au centre de l'attention, mais aussi au milieu des deux antae, se trouve la main droite d'Hégéso, et probablement le bijou qu'elle tient. Les regards des deux personnages s'y croisent, comme se croiseraient les diagonales partant des antae. Bien que les corps soient en mouvement, les regards des deux personnages semblent vides, mélancoliques. On suppose que le bijou que les deux femmes observent était peint de couleur or, et que le fond de la stèle était peint en bleu.
Mots-clés:funéraire, statuette, marbre, bijou, personnage, couleur, or, mélancolie
Commentaire de l'incipit de l'oeuvre de Diderot qui met en relief la position des différents protagonistes, les intentions de l'auteur et souligne l'aspect novateur de ce récit.
Commentaire de Texte № 2904 |
1345 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
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1997
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Résumé
La publication de "Jacques le fataliste et son maître" fit scandale auprès d'un large public, car ce récit fixe indubitablement les limites d'une nouvelle forme romanesque.
L'étude de l'incipit de cette oeuvre, met en relief dans un premier temps, le thème primordial de la fatalité, qui est considéré comme une nécessité par le personnage principal; l'étude se poursuitensuite par l'analyse de la manière inhabituelle avec laquelle l'auteur fait intervenir le lecteur dans son texte, puis s'intéresse à la notion d'affranchissement, qui peut aussi bien s'appliquer au style de l'auteur qu'à l'état d'esprit de Jacques.
1.1. L'homme ne peut juger ni du bien, ni du mal
1.2. L'interprétation de la gourmette
1.3. Le déterminisme de Jacques
2.1. La place du lecteur dans le récit
2.2. Le narrataire comme relais entre le narrateur et le lecteur
3.1. La liberté de l'auteur
3.2. L'esprit libertaire du personnage principal
Extrait du document
En premier lieu, nous pouvons constater que la notion de fatalité est l'élément le plus important du texte, car le caractère inéluctable des événements en est un élément primordial qui détermine aussi bien le caractère que les mésaventures de Jacques. La sixième ligne de l'incipit présente bien cet état d'esprit, lorsque l'auteur écrit : "Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut". Notre protagoniste pense donc que l'homme est guidé par un destin qui le conduit inévitablement vers ses actes futurs, et pour Jacques, même si son destin est capricieux, il est rarement tragique du fait de sa nécessité. Ainsi, selon lui, l'homme ne peut pas juger du bien et du mal. Le manichéisme serait donc à relativiser, car la vie devrait être considérée comme un ensemble qui serait prédéterminé, ce qui fait que des événements qui paraissent a priori mauvais aux yeux des hommes, peuvent très bien se révéler bienfaisants si tant est que nous leur accordions le bénéfice d'une vision rétrospective.
Mots-clés:destin, caprice, tragique, manichéisme, bienfaisant
Document qui présente la géographie (relief, climat, hydrographie, géologie) et la population de la région du Western Cape.
Travail de Recherche № 854 |
2780 mots (
approximativement 7 pages ) |
14 sources |
2005
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Résumé
L'Afrique du Sud est un pays de 1 220 000 km² qui compte 43 426 386 habitants. La densité n'y est donc pas très importante, cependant, l'Afrique du Sud est un grand pays, qui possède un grand nombre de ressources et qui commence peu à peu à se développer.
1. Milieu physique
1.1. Informations générales
1.2. Relief
1.3. Climat
1.4. Hydrographie
1.5. Géologie
2. Population
2.1. Population de l'Afrique du Sud, et de Western Cape
2.2. Population du district de Piketberg
Extrait du document
L'Afrique du Sud comptait 43 426 386 habitants dont 4 730 000 dans le Western Cape en 2001. La population de Western Cape représente donc 10,9 % de la population sud-africaine.
Avant l'abolition de l'apartheid, la législation sud-africaine identifiait quatre groupes raciaux : les Noirs, de langue bantoue (75,2 % de la population), les Blancs (13,2 %), les Métis (8,9 %) et les Asiatiques (2,7 %) (1994). Le gouvernement sud-africain reconnaissait l'existence de dix nations noires, définies en termes ethno-linguistiques; il avait attribué à chacune un bantoustan, ou homeland.
Les Blancs, citadins à près de 90 %, ont, jusqu'en 1994, dominé les institutions politiques et tiennent encore l'économie. Ils se divisent en deux groupes majeurs. Les plus nombreux sont les Afrikaners (60 %), descendants des colons hollandais et des huguenots français installés au Cap au XVIIe siècle, mais aussi, dans une forte proportion de protestants allemands. Le groupe anglophone (34 %) est issu de colons britanniques dont l'implantation commença au début du XIXe siècle. L'origine des métis (Coloureds) remonte au XVIIe siècle, par métissage d'Européens, d'indigènes bushmen (Khoi et San) et d'Asiatiques, notamment malais.
Mots-clés:Afrikaners, apartheid, indigènes, climat, hydrographie, région
Commentaire de carte de Vigneulles-lès-Hattonchâtel se demandant en quoi cette jonction de deux reliefs différents permet d'organiser le paysage en gardant la cohérence et le caractère typique des régions de l'Est du Bassin parisien.
Commentaire de carte № 19283 |
1870 mots (
approximativement 4.7 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
La carte qui nous est donnée d'étudier est celle, datant de 1953, qui représente au 1/500001/50000 une région à l'Est du Bassin parisien, drainée par la Meuse à l'Ouest, entre Bar le Duc et Metz, non loin de Nancy. Ces villes, préfecture de leur département respectif, induisent des axes de communication importants et ont une influence sur l'organisation de la région. En effet, située à la jonction des côtes de Meuse et de la plaine de la Woëvre, cette dernière s'inscrit dans un paysage à dominante rurale qui s'est vu transformé au cours de l'Histoire par la réorganisation des différentes frontières au XIX et au XXe mais aussi par l'aménagement d'autres régions proches : l'autoroute A31 et l'autoroute A4 concurrencent les autres axes de communication – comme la nationale 401 - qui servaient à rejoindre la capitale. Le carton géologique l'accompagnant, datant de 1928, permet d'affirmer ou d'infirmer les orientations possibles que les hommes ont et ont eues pour aménager cette région.
I/ La plaine rurale de la Woëvre
II/ Le relief de plateau disséqué, typique des côtes de Meuse
Extrait du document
La répartition des villages s'explique essentiellement par l'hydrographie et le paysage d'openfield qui est l'héritage d'une certaine organisation sociale passée. La faible densité de population peut s'expliquer par la densité de l'hydrographie, d'où l'inexistence de grands centres ruraux situés le long d'un unique cours d'eau.
Mots-clés:ville, village, région, Creuse, Metz, France, rural, eau, industrie
Dissertation d'histoire qui retrace la vie et les théories du révolutionnaire russe, pour mettre en relief les réalisations du fondateur du parti Léniniste-Marxiste.
Travail de Recherche № 3644 |
1420 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
9 sources |
2006
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Résumé
«Lénine seul a fait le pas vers la concrétisation du marxisme devenu désormais tout à fait pratique. C'est pourquoi il est, à l'échelle historique mondiale, le seul théoricien à la hauteur de Marx que la lutte pour l'émancipation du prolétariat ait produit jusque là. » (Geörgy Lukacs).
I. La biographie de Lénine
II. Le parcours de Lénine
1. La période noire
2. L'activité révolutionnaire
3. L'exercice du pouvoir
III. En conclusion : l'héritage de Lénine
1. Léninisme stalinien
2. Léninisme chinois
3. Léninisme et Weltgeist
Extrait du document
Né en 1870, il adhère à un cercle marxiste en 1888 et il est déporté une première fois en Sibérie en
1897 pour son engagement politique.
En 1900, il gagne la Suisse et fonde le journal « Iskra » (l'Etincelle).
En 1902, il expose ses théories sur le parti révolutionnaire dans « Que faire ? ». En 1903, sa
conception centralisée l'emporte au 2ème congrés du POSDR (parti ouvrier social démocrate russe).
Il se crée alors une opposition au sein même du parti communiste russe entre bolcheviques
(majoritaires) et mencheviques (minoritaires).
Il reste exilé jusqu'en 1917 et il vivra en France, Suisse et à Cracovie.
Il rentre après la première révolution du 12 février (15 mars pour notre calendrier) et il prend la tête
de l'Insurrection. En Octobre, il est à la tête de près de 400.000 bolcheviques.
Après la révolution, il devient Président du Conseil des Commissaires du Peuple et il signe avec l'Allemagne le traité de paix de Brest-Litovsk.
Mots-clés:internationale, parti, prolétariat, socialisme, dictature, Trotski
Dissertation d'économie visant à mettre en relief ce qui détermine l'investissement et ce qui incite à investir.
Dissertation № 3544 |
790 mots (
approximativement 2 pages ) |
0 sources |
2007
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Résumé
La notion d'investissement correspond au sens strict, à l'investissement matériel; mais dans une vision plus large, l'investissement peut aussi être non-matériel et donc financier : on parle alors de placement. L'investissement, pour une entreprise, est une opération économique qui lui permet d'acquérir des biens durables qui seront ainsi amortis durant plusieurs années.
Pour les particuliers, ou pour les institutions financières, l'investissement est souvent financier, par exemple par l'achat de titres boursier ou d'actifs financiers.
Pour ces deux catégories d'investisseurs, il existe des facteurs, des situations qui les incitent à investir. On peut bien sûr penser à la conjoncture actuelle, mais lorsque celle-ci parait fiable, qu'est-ce qui incite les investisseurs à plus investir dans tels actifs plutôt que dans tels autres ?
Pour répondre à cette question, cette étude présente dans un premier temps, ce qui peut déterminer l'investissement.
Puis, dans un deuxième temps, elle montre que l'effort à l'investissement est principalement fonction de la conjoncture économique.
Extrait du document
Dans un premier temps, nous allons donc essayer de voir ce qui détermine la décision d'investissement. Ainsi on peut remarquer que la production et l'évolution de la demande sont des facteurs clés. L'évolution des coûts relatifs du capital et du travail permet d'envisager une perspective de gain ou de perte de productivité. Ainsi le progrès technique peut être un facteur d'augmentation de la productivité. Mais il faut, pour obtenir des nouveaux progrès, susciter l'investissement.
De plus on peut remarquer que l'investissement est suscité par la présence de perspectives et de débouchés suffisants et durables. Ainsi les investissements seront plus dirigés vers des entreprises de secteurs porteurs car la perspective de gains et de progression est grande.
Mots-clés:action, emprunt, profit, rentabilité, dette, capital
Étude comparée de deux poèmes, l'un de Victor Hugo et l'autre de Francis Ponge, qui permet de mettre en relief les divers aspects de la création poétique.
Dissertation № 1195 |
1985 mots (
approximativement 5 pages ) |
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2007
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Résumé
Cette étude s'interroge sur le travail du poète, la vision de la poésie, l'inspiration et la technique. Le poème de Victor Hugo « Au point du jour, souvent en sursaut, je me lève » ainsi que « Phrases sorties du songe » de Francis Ponge, révèlent deux approches différentes du processus poétique, notamment au niveau du style. Le poète n'apparaît plus comme un simple réceptacle mais comme un véritable artiste créateur qui utilise le pinceau du langage et la palette des mots pour créer le tableau de sa volonté.
Extrait du document
L'auteur qui réfléchit sur la création poétique s'interroge sur le rôle de l'inspiration et ses diverses manifestations. Cette interrogation pose le problème de l'inspiration et de la Technée, leur rôle dans la création poétique. Nous verrons ainsi comment chacun de ces poètes se positionnent par rapport à ces conceptions. Nous pourrions parler de « méta-poésie », ce néologisme exprimant l'idée du poète parlant de création, de la genèse de sa poésie en utilisant le produit même de sa réflexion. Il sera donc intéressant de voir comment ces auteurs se rejoignent ou s'éloignent par leur conception de la création poétique, quels sont leurs approchent de ce processus. Nous commencerons par voir comment chaque auteur mêle inspiration et technée, puis nous en viendrons aux thèmes et arguments que partagent ces poèmes pour en finir par ce qui fait leur originalité, la marque particulière de leur auteur.
Victor HUGO, dans son poème « Parfois le matin, en sursaut, je me réveille » nous explique les procédés de sa création en citant conjointement la Technée, ou les procédés d'écriture, et l'inspiration. Dans ce poème, il est clairement montré qu'inspiration et Technée vont de paire. Au levé du jour, le poète se met au travail mais le travail associé au monde ouvrier prend une connotation laborieuse.
Mots-clés:technée, prose, poésie, mot, texte, écriture
Commentaire d'un extrait de la 3ème partie de cette oeuvre, (chapitre 8) qui décrit la mort de "Madame Bovary", mettant en relief l'impuissance des personnages face à cette tragédie.
Commentaire de Texte № 3199 |
1110 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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2007
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Résumé
Cette étude traite la troisième partie du Chapitre 8 de l'oeuvre. Flaubert décrit l'agonie d'Emma de façon sobre et neutre : l'analyse est clinique afin que le ton soit le plus objectif possible. Flaubert refuse l'aspect pathétique, et n'embellit pas la mort d'Emma, il n'y a pas de sublimation de la mort. La souffrance d'Emma est à la mesure de son échec. Ce souci de réalisme est fondamental chez l'auteur.
1. L'évolution de l'état d'Emma
2. Le regard impuissant de Charles en présence de la mort
Extrait du document
Charles ne peut aider Emma, pas plus en sa qualité d'époux que de médecin. Aucune complicité n'est perceptible par le lecteur et il s'avère que c'est un piètre médecin. Son diagnostic est le signe de son incompétence : « c'est extraordinaire », se borne-t-il à dire. La stupéfaction remplace le jugement et l'analyse médicale. Il est décevant pour Emma jusque dans son agonie. Toutefois, on peut lui concéder le fait qu'il est amoureux d'Emma, et bouleversé par la situation. Ou alors, il refuse d'admettre la vérité : « il se recula tout étonné ». Le champ lexical de l'étonnement et de la stupéfaction parcourt le texte quand il s'agit de décrire ses réactions : « étonné », « se recula », « effrayé » etc. Dans ce couple, c'est Emma qui semble la plus forte. C'est d'ailleurs sur un mode impératif qu'Emma lui adresse la parole comme le souligne la pléthore d'impératifs : « Ouvre la fenêtre », « Enlève-le! », « jette-le! ». Passif, il ne peut que constater la progression du mal dans l'incompréhension la plus totale. Son diagnostic médical est superficiel et dénote son incompétence à cerner la situation : « C'est extraordinaire! c'est singulier! répéta-t-il. ». Le discours est creux comme le suggère le groupe verbal « répéta-t-il ».
Mots-clés:illusion, tragédie, laideur, stupéfaction, suicide, faiblesse