Dissertation qui se demande si, à partir de l'organisation mondiale, nous sommes en capacité d'établir une géographie de la richesse.
Dissertation № 9332 |
2150 mots (
approximativement 5.4 pages ) |
0 sources |
2008
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Lorsque les deux mots géographie et richesse sont lancés, c'est un schéma type, déjà construit et donc faussé par nos préjugés qui nous viens à l'esprit immédiatement. En effet, nous élaborons par la pensée, une carte du monde pré organisée, dualiste et manichéenne, dessinant une limite Nord/Sud censée classer spontanément les Etats dans le monde en terme de richesses mais qui s'avère être la traduction malheureuse d'une maladresse évidente. Cette carte type qu'on nous a toujours transmise au cours de notre scolarité s'avère négliger la complexité géographique du système économique planétaire. Car la question de l'existence d'une géographie de la richesse suppose d'autres interrogations, d'autres angles de vue et sans doute une autre manière de penser la géographie. En effet, Comment définir la richesse ? Comment la cartographier ? Dans quelle mesure le géographe peut-il hiérarchiser les espaces en fonctions de leur richesse ? Comment, la richesse matérielle est elle répartie sur la planète ?
I. Comment poser les bases d'une géographie de la richesse en l'absence d'une richesse universelle ?
A) Des richesses propres à chaque aire culturelle
B) Vers une universalité de la richesse plausible
C) Une évaluation de la richesse matérielle qui demeure difficile
II. La hiérarchie des espaces selon un critère de richesse est-elle réalisable à l'heure d'une économie mondialisée?
A) La puissance économique du Nord demeure complexe
B) Un Sud en permanente mutation, une répartition des richesses qui évolue
Extrait du document
Existe t-il une géographie de la richesse ? Avant de répondre à cette question, il est nécessaire de comprendre ce qu'est la richesse. Ce terme est très flou et peut signifier tout et n'importe quoi selon notre position dans l'espace. En effet, si je suis riche, c'est donc en fonction des valeurs qui prévalent dans mon système de référence culturel et économique. La richesse est relative selon le système culturel et si pour moi, l'or est un bien, il ne l'est pas pour le chasseur bushman. Dans l'ouvrage Principes de géographie économique, l'exemple de la République du Vanuatu illustre originalement la thèse selon laquelle les valeurs ne sont pas universelles mais plutôt liées à un système culturel. En effet, au Vanuatu, on cartographie la répartition des cochons à dents ; en France on cartographie (entre autres) la répartition du patrimoine financier.
Mots-clés:système, universalité, commerce, production, consommation, indicateur
Dissertation d'économie qui pose la question de savoir pourquoi les indicateurs de richesse traditionnels sont critiqués, et quelles solutions alternatives peuvent être trouvées.
Dissertation № 4827 |
2115 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
0 sources |
2008
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Avant de comprendre comment mesurer la richesse, il faut revenir à la définition de celle-ci.
Dans l'histoire, deux principaux courants ont défini la richesse : d'une part, ceux qui ont donné une définition trop extensive et pensent que la richesse est : «tout ce que l'homme désire comme pouvant lui être utile et agréable», et d'autre part, ceux qui ont donné une définition trop restrictive de la richesse (les Physiocrates) dont Malthus faisait parti.
Cette dissertation étudie dans un premier temps, les outils traditionnels servant à mesurer la richesse d'un pays, en énonçant les diverses critiques faites à leur sujet.
Puis rend compte de l'intérêt des différentes alternatives existantes, en les analysant.
Extrait du document
Une des grandes conclusions est bien qu'il nous faut d'urgence enrichir nos indicateurs : ne plus nous satisfaire du seul PIB, mais y substituer, ou y ajouter, y compris dans la comparaison entre sociétés, des batteries d'indicateurs pluriels susceptibles de nous renseigner sur l'évolution de différents domaines considérés comme fondamentaux et bien souvent oubliés et mis de côté par l'utilisation du seul PIB pour rendre compte de l'évolution de la richesse d'un pays.
Cependant, le trop grand nombre d'alternatives pourraient rendre compliqué l'utilisation de celles-ci : il faudrait alors les regrouper en choisissant les éléments qui paraissent fondamentaux dans l'élaboration d'un outil de mesure de richesse, lesquels resteront subjectifs et devront certainement être changés à nouveaux lors de la prise en compte de nouveaux problèmes généraux.
Mots-clés:sécurité, chômage, santé, pauvreté, famille
Dissertation se demandant dans quelle mesure le produit intérieur brut est un indicateur pertinent de la richesse nationale et du bien-être d'un pays.
Dissertation № 28055 |
1065 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
0 sources |
2012
|
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
D'après une étude de la cellule économique régionale de la construction (CERC) de 2002, entre 1960 et 1995, la production d'ordures ménagères a augmenté plus rapidement que le produit intérieur brut : en effet, si ce dernier a connu une hausse de 180% sur la période, la production d'ordures ménagères a quant à elle augmenté de près de 250%. Or, paradoxalement la production d'ordures ménagères n'est pas prise en compte dans le calcul de la richesse nationale mesurée par le produit intérieur brut (PIB). Il est pourtant un indicateur utilisé très fréquemment dans les statistiques nationales et il constitue même un agrégat important dans les décisions de politique économique. Mais l'exemple précédent montre qu'il présente un certain nombre de limites dans la mesure de la richesse et du bien-être d'une société. Précisons que le produit intérieur brut est un agrégat qui mesure la richesse produite par les unités résidentes dans un pays donné. De même, le bien être correspond à la situation d'une société dans laquelle les individus parviennent à satisfaire leurs besoins, à avoir accès aux principaux services nécessaires à la vie de chacun (soin, logement, éducation …).
Ainsi, dans un premier temps nous montrerons que le produit intérieur brut est un bon indicateur de la richesse crée par une économie ainsi que son bien-être, puis dans un second temps nous relativiserons nos propos en mettant en évidence les limites du produit intérieur brut comme indicateur de bien-être.
Extrait du document
Le produit intérieur brut est un indicateur imparfait du bien-être. Le produit intérieur brut ne prend pas en compte certaines activités qui jouent sur le bien-être. Le produit intérieur brut ne prend pas en compte certaines activités non marchandes pourtant essentielles au bien être de chacun (production domestique, bénévolat, services rendus entre voisins, éducation des enfants…). De plus, le produit intérieur brut ne prend pas en compte certains critères sociaux et culturels qui s'inscrivent dans la logique du bien-être : comme par exemple, l'espérance de vie, l'alphabétisation …
Mots-clés:France, nation, citoyen, économique, démographie, naissance, monétaire, financier, riche
Dissertation sur l'oeuvre d'Adam Smith "Recherches sur la nature et la cause de la richesse des nations" concernant la théorie smithienne de la valeur illustrée.
Fiche de lecture № 19932 |
1820 mots (
approximativement 4.6 pages ) |
1 source |
2010
$ 5.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Lorsque les économistes traitent de l'histoire même de l'économie, tous font débuter cette histoire à l'émergence d'un courant – le courant classique – porté par le premier économiste désigné comme tel: il s'agit d'Adam Smith. Adam Smith, père fondateur de la discipline économique mais également père du courant classique, a donc émergé comme tel du fait de la richesse de ses recherches relatives à ce qui allait être désigné comme étant la « science économique ». Il s'agit effectivement de la « science qui étudie la manière dont les richesses sont produites, échangées et consommées » selon Jean Baptiste Say. Parmi les réflexions primaires sur la science économique, il en est une qu'Adam Smith a menée et grâce à laquelle il s'est démarqué d'économistes postérieurs tel que Karl Marx: il s'agit de son étude sur la valeur. Ainsi l'ouvrage intitulé Recherches sur la nature et la cause de la richesse des nations s'attache à montrer les origines de la richesse des nations.
1. Le travail : comme unité de base permettant d'apprécier toute valeur
2. La monnaie : un outil de mesure alternatif au seul outil représenté par le travail
Extrait du document
Il apparaît donc ici qu'en plus du seul volume de travail, une autre mesure est possible. La monnaie peut donc être appréhendée comme outil de mesure de la valeur, mais relativement à son adéquation avec la valeur de son référent (métal). Les prix d'échanges se règlent donc sur l'estimation de la valeur de la monnaie et non sur sa valeur réelle. Il faudra donc définir le prix en argent: « quantité d'or ou d'argent fin pour laquelle on les vend ». Il apparaît donc ici, à travers ce chapitre, qu'Adam Smith mène une analyse originale puisqu'il énonce deux outils de mesure de la valeur: d'une part le travail, difficilement quantifiable et rarement constant; d'autre part, un outil plus performant car constant et facilement quantifiable, à savoir la monnaie. Comment cela s'applique-t-il au prix des marchandises? C'est dans le chapitre suivant que Marx fait une application de sa théorie.
Mots-clés:offre, demande, marchandises, travail
Dissertation se demandant où se situe la France et quels rapports notre pays entretient avec la richesse mais aussi avec la pauvreté.
Dissertation № 25312 |
2260 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
0 sources |
2011
|
$ 7.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
« Les Français n'aiment pas les riches et la France fabrique de la pauvreté ». Il s'agit là d'un jugement assez répandu à l'étranger, notamment dans les pays anglo-saxons. Ainsi, en Grande-Bretagne, les galas de charité sont monnaie courante ; en France, on apprécie beaucoup plus les coups d'éclat d'associations comme Les Enfants de don Quichotte. Aux USA, l'homme le plus riche du monde, Bill Gates, donne une grande partie de sa fortune à diverses associations. En France, près de 60 millions d'euros sont dépensés pour les jeux d'argent et de hasard chaque année. Richesse et pauvreté sont des états extrêmes qui touchent des minorités. Ces deux notions sont souvent abordées du point de vue de la classe moyenne qui se positionne par rapport aux riches et qui pensent à la pauvreté et aux moyens de lutter contre. Toujours, la démocratie a voulu réduire les inégalités, sans jamais y parvenir. Le seul régime offrant cette possibilité a été le communisme. Mais il a impliqué de nombreuses limites au niveau des libertés.
I. La mesure quantitative de la richesse et de la pauvreté est nécessaire
II. Mais insuffisante pour appréhender le sentiment de richesse et de pauvreté par nature subjectif
Extrait du document
Au dessus, on trouve les titulaires du RSA, moins pauvres que les bénéficiaires du RMI. Viennent aussi les chômeurs, mais tous n'ont pas la même situation en fonction de leurs indemnités et de leur créneau sur le marché du travail. On trouve également les travailleurs pauvres (souvent à temps partiel), mais leur pauvreté disparaît si le conjoint dispose de meilleurs revenus. Il faut également citer les enfants pauvres qui n'ont pas de revenus propres.
Mots-clés:bénéficiaire, monoparentale, chômage, salaire, indemnité, sans papier
Fiche de lecture de l'ouvrage « Reconsidérer la richesse », de Viveret dans lequel l'auteur montre qu'il faut reconsidérer nos représentations, nos modes de circulation et de production de la richesse.
Fiche de lecture № 26564 |
2565 mots (
approximativement 6.4 pages ) |
0 sources |
2011
|
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Dans son ouvrage « Reconsidérer la richesse », Patrick Viveret fait deux constats suite à Johannesburg. Le premier constat montre que le capitalisme n'est pas un modèle de développement durable dans notre écosystème et le deuxième est que face au premier constat l'humanité ne fait rien.
Pourquoi un tel paradoxe ?
Extrait du document
Un deuxième indicateur présenté par monsieur Viveret est la productivité qui est bien adaptée dans une optique industrielle pour les biens matériels. Mais en ce qui concerne les services et plus particulièrement ceux relevant du lien social (éducation, santé, services de proximité…), la productivité (qui mesure le temps humain nécessaire pour fabriquer un produit dans le cas de la productivité du travail) est inadapté ; on peut citer pour exemple la productivité du médecin qui est totalement absurde, dans ce cas ce qui compte c'est le résultat et non le nombre de visites.
Mots-clés:productivité, emploi, profession, capitaliste, libéralisme, socialisme, résultat, croissance, natalité
Exposé se demandant si le fossé entre richesse et pauvreté présent aux États-Unis peut être endigué. (pdf)
Exposé № 24851 |
2725 mots (
approximativement 6.8 pages ) |
6 sources |
2011
|
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
D'un côté, on dénombre environ 10 millions de millionnaires et 1 011 milliardaires. Ce sont les riches. De l'autre, on recense 815 millions de personnes souffrant de la faim, et plus d'un milliard de personnes vivent dans une pauvreté absolue. On peut affirmer également que 24.000 mille personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, soit une personne toutes les quatre secondes. Ce sont les pauvres. Dans un monde, en évolution constante, cette inégalité ne devrait plus exister. Dans cet exposé, mon travail portera sur le thème des inégalités aux États-Unis.
I) Les écarts de richesse et de pauvreté aux États-Unis
II) Les causes des écarts de richesse et de pauvreté
III) Les solutions misent en places et envisagées
Extrait du document
Les aides sociales sont désignées par le terme « welfare » et sont distribuées aux familles vivant en dessous du seuil de pauvreté ; le seuil de pauvreté est publié par le département de la santé et de l'aide publique. Dans la moitié des États, les individus doivent travailler pour la collectivité (en entretenant par exemple les lieux publics) pour avoir droit à leurs allocations. Les aides sont administrées et financées par les États.
Mots-clés:Amérique, pauvre, riche, Obama, crise, subprimes, couverture maladie
Dissertation qui traite des insuffisances du Produit Intérieur Brut comme outil de mesure de richesse nationale par rapport à l'Indice de Développement Humain qui constitue un progrès pour mesurer les conditions de vie d'une population.
Dissertation № 8350 |
990 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
0 sources |
2008
$ 4.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Depuis plus de cinquante ans, la comptabilité nationale établit l'évolution des richesses nationales à travers le Produit Intérieur Brut. Cet indicateur, apparut à la fin de la seconde Guerre Mondiale dans un contexte de production de masse (Fordisme) était synonyme de progrès et de bonheur. C'est un indice essentiel à la réussite d'une société, qui permet de mesurer le bien être des individus.
Pourtant, il est de moins en moins adapté à une société qui s'interroge plus qu'hier sur le sens du progrès et qui se préoccupe de plus en plus des enjeux écologiques.
I- Un Produit Intérieur Brut utile mais limité dans certains domaines spécifiques
II- Un indice plus efficace et plus précis : l'Indice de Développement Humain
Extrait du document
Certes, si le Produit Intérieur Brut comprend de nombreux aspects bénéfiques, il reste tout de même limité en tant qu'outil de mesure de la richesse nationale.
En effet, le Produit Intérieur Brut présente de multiples lacunes qui peuvent être classées.
Tout d'abord, la description de la sphère non marchande dans le calcul du Produit Intérieur Brut est insuffisante. La comptabilité nationale oublie de prendre en compte bien trop d'éléments essentiels au bien être des individus.
Il faut comprendre par « éléments essentiels » les services gratuits rendus à l'intérieur des ménages par exemple (éduquer les enfants, faire la vaisselle,…)
Mots-clés:croissance, développement, production, formation, comptabiliser, dépense
Dissertation qui analyse si un individu possédant de l'argent serait plus heureux qu'un autre n'en possédant pas.
Dissertation № 10427 |
2920 mots (
approximativement 7.3 pages ) |
9 sources |
2008
|
$ 8.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
« L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue » dit-on généralement. Comme pour se convaincre que le bonheur est fondé sur autre chose que le concret, la richesse, les biens matériels. Le bonheur a souvent fait l'objet de réflexions, tant sur le plan philosophique qu'économique, car c'est lui qui conditionne l'existence des individus. Le bonheur semble être le but ultime de chacun de nous, l'horizon que l'on n'atteint jamais.
1. L'argent contribue au bonheur individuel
2. Il est prouvé que les plus riches ne sont pas les plus heureux
Extrait du document
Au sens général, le bonheur se définit comme l'état essentiellement moral atteint par l'homme lorsque ses besoins sont comblés. Avoir besoin, c'est désirer, et désirer c'est se trouver frustré, c'est souffrir, c'est ne pas être heureux. Il est donc essentiel à l'homme de répondre au mieux à ses besoins s'il veut connaître le bonheur. Abraham Maslow, psychologue, avait définit une pyramide des besoins fondamentaux. Les premiers sont ceux de manger, se vêtir, dormir etc. … Or la satisfaction de ces besoins n'est pas gratuite. Paradoxalement, les besoins sociaux sont considérés comme moins importants : besoin d'aide, d'affection, d'épanouissement, de protection.
Mots-clés:sagesse, malheur, satisfaction, valeur, revenu
Dissertation d'économie qui montre comment Smith a réussi, au travers de ses oeuvres, à répondre à une problématique anthropologique afin de trouver dans les sentiments moraux, les causes de l'accroissement des richesses.
Dissertation № 3513 |
3700 mots (
approximativement 9.3 pages ) |
4 sources |
2006
$ 9.95
détails
|
Ajouter au panier
Résumé
Un poncif est fréquemment utilisé dans l'interprétation des deux œuvres majeures de Smith : dans la théorie des sentiments moraux Smith “moraliste”, a pour principal concept la sympathie. Puis après son voyage en France, Smith aurait opéré un revirement en étudiant dans la richesse des nations, les effets producteurs de l'égoïsme. I
l y aurait donc deux thèses sans continuité.
Cependant, la sympathie n'est pas essentiellement altruiste : quand nous souffrons à l'occasion de la souffrance d'un autre, nous ne souffrons qu'à propos de nous-mêmes : "nous sympathisons aussi avec les morts ”, parce que nous plaçons “ nos âmes toutes vivantes dans leurs corps inanimés ”.
Donc il est clair qu'il n'y a pas de séparation, entre les notions d'égoïsme et de sympathie. Ainsi, nous pouvons supposer une continuité entre la théorie des sentiments moraux et la richesse des nations.
La thèse d'Adam Smith a une double dynamique. D'une part, elle vise à relier économie et morale, en réponse aux allégations d'autres penseurs; d'autre part, elle participe à une analyse économique logique et rigoureuse où la morale est présente.
I. Une critique philosophique pour établir une continuité anthropologique entre morale et économie
1. Une critique sans appel de la naturalité des Physiocrates (Quesnay), qui sépare économie et morale
2. Une critique ambiguë de Mandeville et de sa Fable
II. Les moyens d'une analyse économique logique faisant une place à la morale
1. L'ordre naturel des choses et la main invisible : pour un optimum économique
2. Une économie politique compréhensive et positive : des sentiments moraux à l'accroissement des richesses
Extrait du document
Pour Quesnay comme pour beaucoup d'économistes qui lui succèderont, économie et morale sont deux domaines strictement séparés.
Le premier argument de Quesnay est la différence de méthodologie. En effet, dans l'analyse économique, on est en présence de quantités puisque les objets échangés ont des prix. Il y a donc possibilité d'utiliser l'arithmétique en économie, ce qui est totalement impossible dans le domaine moral.
De plus, il y a pour Quesnay une hétérogénéité de l'ordre moral et du domaine économique. En effet, le domaine économique est en quelque sorte en deçà du bien et du mal. Par exemple, Quesnay estime qu'il n'y a pas lieu de faire une critique morale de l'inégalité des propriétés car pour lui « [les causes de cette inégalité] ne sont point assujetties à l'ordre moral, elles appartiennent à un autre système » puis il dit encore « Cette inégalité n'admet ni juste ni injuste dans son principe ». Car pour Quesnay, Dieu a créé un ordre naturel économique. Or l'homme ne peut par sa morale humaine pénétrer les desseins de l'être suprême et il n'est donc pas à même de les juger.
Il existe donc un naturalisme de l'ordre économique qui justifie pour les physiocrates la séparation entre morale et économie.
Mots-clés:physiocrate, mercantilisme, sympathie, échange, main invisible, gain