Commentaire composé portant sur le poème de René Char "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!" et montrant comment, dans cet hommage, le poète s'inspire des idées de Rimbaud.
1565 mots (approx. 3.9 pages), 0 sources, 2009, 3,95 €
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Résumé Si Arthur Rimbaud est un poète inspiré, il est également un poète inspirant. En effet, après sa mort, plusieurs écrivains lui dont dédié leurs œuvres ou ont emprunté les voies ouvertes par ce poète. C'est notamment le cas de René Char dans son poème "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!". Dans le poème ici présenté, Char n'évoque pas seulement le nom de Rimbaud : il reprend aussi ses pensées et son utopie. Dans quelles mesures ce poème est-il influencé par Arthur Rimbaud ?
Extrait du document Bien plus qu'une simple œuvre poétique, ce poème rend hommage à Rimbaud par son style, ses références et ses thèmes. René Char n'est pas le seul à être inspiré par Rimbaud. En effet, bien d'autres se sont essayés à l'écriture d'une œuvre ou d'un texte sur le poète. Biographie, écriture fictionnelle, récit inventé s'appuyant sur son histoire et ses textes, reprise de l'idéal Rimbaldien : on trouve sous de nombreuses formes l'inspiration insufflée par la vie d'Arthur Rimbaud. C'est par exemple le cas d'Antonio Tabucchi avec "Rêve d'Arthur Rimbaud, Poète et vagabond" ( Rêve de Rêves 1994 ) ou encore Philippe Soupault avec "Sieur Rimbaud, se disant négociant…".
Commentaire composé du poème "Matin", tiré du recueil "Une Saison en Enfer" d'Arthur Rimbaud, dans lequel l'auteur évoque son passé, son présent et envisage son futur. (pdf)
3490 mots (approx. 8.7 pages), 0 sources, 2009, 7,95 €
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Résumé Le poème analysé constitue l'avant-dernier poème du recueil. A cet effet, il se situe donc au terme de ce long périple intellectuel où Rimbaud a appliqué sa méthode de la voyance. Dans les poèmes qui précèdent, Rimbaud retrace ainsi cette expérience. Cependant, on remarque qu'elle ne l'a pas amené là où il l'avait prévu et il est en train, peu à peu, de sombrer dans la folie. Ce poème se situe justement à ce moment, où Rimbaud revient encore une fois sur l'ensemble de son périple, mais entrevoit aussi son futur après avoir échoué avec la voyance. Le sujet du texte est donc le passé, le présent et le futur de ce poète en échec.
I. «N'eus-je pas une fois une jeunesse aimable […] Je ne sais plus parler» : Le poète revient ici sur son périple de la voyance et cherche les explications de son échec
II. «Pourtant, aujourd'hui, je crois avoir fini la relation de mon enfer […] le coeur, l'âme et l'esprit». Rimbaud présente ici sa situation actuelle
III. «Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts […] ne maudissons pas la vie». Rimbaud évoque ici son espoir pour le futur
Extrait du document Le poème «Matin» que nous allons analyser aujourd'hui est tiré d'une saison en enfer, oeuvre écrite en 1873. Son auteur, Arthur Rimbaud, avait pour projet d'atteindre l'ordre de l'inconnu grâce à la poésie, en appliquant une démarche radicalement nouvelle par rapport à ses prédécesseurs : la voyance. Définie dans la Lettre dite du Voyant écrite par Rimbaud luimême, cette démarche consiste je cite «en un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens». Par là, Rimbaud entendait ainsi, malgré toutes les souffrances nécessaires, se
détacher des normes habituelles à laquelle l'homme est soumis pour atteindre un inconnu tant recherché, et devenir je cite «le suprême savant».
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Résumé Envoyé dans la lettre à Paul Demeny du 10 juin 1871, « Les Poètes de sept ans » font partie de la lettre où Rimbaud demande la destruction des poèmes de 1870. Ce qu'a été auparavant la poésie de Rimbaud doit disparaître : un nouveau poète est né qui ne doit rien au passé. Rimbaud a établi lui-même une coupure dans son existence ; il convient, par conséquent, de tracer le portrait du nouveau personnage et d'en établir les véritables origines : c'est à ce moment-ci qu'intervient le poème.
Extrait du document C'est que, loin du règne presque tyrannique de la mère « fière » et du devoir, se profile le monde de l'enfant ou de l'adolescent. Une image s'impose alors, qui celle de l'animal traqué, har¬gneux, voire vicieux, toujours à échapper à la compagnie des autres : « On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,/[…] vaincu, stupide, il était entêté/À se renfermer dans la fraîcheur des latrines » (12-15). Son râle est celui de la bête mais aussi du moribond, le cri de celui qui, par refus de sa condi¬tion, se maintient à la rampe comme à la vie tout en ayant conscience de son inertie qui est autant physique que mentale : « vaincu », « stupide », « entêté », il persiste dans sa révolte sans que rien ne puisse le libérer de sa stagnation. Seule la « fraîcheur des latrines », à la chaleur de l'été que Rimbaud a toujours craint , offre au poète un échappatoire.
Commentaire composé d'un des premiers poèmes de Rimbaud dans lequel il cherche à fuir la réalité, il rêve d'un bonheur idéal rencontré dans l'harmonie avec la nature, identifié à la plénitude des sensations.
1220 mots (approx. 3.1 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Ce court poème de huit vers est un des premiers textes de Rimbaud. Il est daté de mars 1870, l'auteur était âgé de seize ans.
Les poèmes qu'il composa pendant cette période d'adolescence sont marqués par diverses influences telles que le Parnasse, le Romantisme et Baudelaire.
En 1870 éclate la guerre entre la France et la Prusse, c'est pour Rimbaud l'époque des premières fugues vers Paris et la Belgique car il étouffe dans l'univers dérisoire et mesquin de Charleville, sa ville natale.
Dans ce texte, le poète nous fait part de ses projets pour l'été qui arrive.
En quoi ce poème est-il symboliste ?
Extrait du document L'auteur se rêve en vagabond, un vagabond libre d'aller où il veut, libre d'aimer, de sentir. La liberté est inséparable de la notion de bonheur qui est le but recherché. La répétition du verbe «irai» (v.1 et v.7) et de «loin» (v.7) indiquent l'attrait de la promenade, de la marche pied dans la campagne «par la Nature» (v.8). L'évocation du «bohémien» (v.7) évoque un affranchissement des contraintes, un éloignement, une errance, une fuite. Cette fuite est mise en relief dans le premier quatrain par des assonances en "é" , voyelle ouverte qui traduit l'ouverture nécessaire à ce départ. La diérèse sur «bohémien» donne une idée de plénitude. On retrouve aussi un champ lexical de la liberté et du vagabondage : «sentier» (v.1), «blés» (v.2), «herbe» (v.2), «fraîcheur» (v.3), "vent" (v.4), «baigner» (v.4), «nue» (v.4) qui évoque le bien être et l'été. Le vagabondage suppose que l'on erre loin des routes et des chemins traditionnels fréquentés. L'auteur ira donc par les « sentiers » (v.1), ses marques de passage seront à peine perceptibles, à la lisière des champs, foulant même la végétation si nécessaire.
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Résumé Dans ce poème extrait des "Illuminations", Rimbaud dresse le tableau de la misère d'une des rues de Paris. Il se compose de douze tercets qui décrivent cinq petits dans le froid qui regardent un boulanger au travail.
Dans quelle mesure ce poème de Rimbaud est-il riche en symboles ? Pour répondre à cette question, nous allons tout d'abord faire une étude de chaque tercet un à un pour ensuite nous intéresser à l'injustice sociale que dénonce l'auteur.
Extrait du document Le premier tercet est la présentation de la scène. Il y a d'abord le décor qui est incertain, on remarque juste la présence du soupirail en action «qui s'allume». De plus, les personnages ne sont pas encore précisés mais on sait déjà qu'ils sont plusieurs puisqu'on lit «noirs» et «culs en rond» marqués par le pluriel. On note que pour ce qui concerne l'atmosphère il y a une opposition entre le chaud «qui s'allume» et le froid «noirs dans la neige et dans la brume». Le soupirail est mis en valeur par «grand» alors que les personnages sont qualifiés par «en rond». On voit une autre opposition attestant que les personnages sont dans le sombre «noirs» et «brume» (notion de flou) et que «le grand soupirail» connote de la chaleur.
Dissertation qui s'intéresse à la relation aux femmes de Rimbaud à travers une de ses citations: « Je n'aime pas les femmes, l'amour est à réinventer ».
2530 mots (approx. 6.3 pages), 17 sources, 2008, 6,95 €
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Résumé Rimbaud écrit « Je n'aime pas les femmes, l'amour est à réinventer » ; aussi, sa relation avec les femmes est complexe et dépend de quelle femme il s'agit. Ce document traite donc de façon complète, qualitative et organisée les diverses positions de la femme évoquées par Rimbaud dans ses poèmes: la mère (I), la femme accomplie : l'idée qu'il s'en faisait (II), ses désillusions (III) et enfin, la femme que l'on peut caractériser par la femme-objet (IV).
Extrait du document En effet, dans « Les poètes de sept ans », une mère est présentée comme une personne dévote qui essaie de transmettre des valeurs à son fils auxquelles il n'adhère pas : après avoir enseigné son enfant, « elle s'en [va] satisfaite et très fière sans voir, / […]/ L'âme de son enfant livrée aux répugnances ». La mère apparaît comme décalée vis-à-vis de la vie de son fils, elle ne semble pas même le comprendre, ni même en prendre conscience. Ce poème reflète donc peut-être la vie adolescente de Rimbaud qui avait fui plusieurs fois sa demeure, pour échapper à sa vie quotidienne, donc en partie, sa vie avec sa mère veuve.
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Résumé « Le dormeur du val » est un poème de jeunesse ; Rimbaud l'a rédigé en 1870 lorsqu'il avait 16 ans. Il s'agit sans doute dans ce poème de la guerre Franco-Prussienne. Né dans les Ardennes (près de la frontière entre la France et l'Allemagne) il en a sans doute été le témoin et se sent donc particulièrement concerné par ce conflit.
I) Un décor merveileux, idyllique, le rôle de la nature
1) Une nature radieuse
2) Une nature vivante
3) Une nature maternelle
II) La dénonciation de la guerre
1) Une nature tombeau
2) Structure du texte
3) Indices de la mort
Extrait du document Le vocabulaire de la nature est très présent au sein du texte. Il apparaît déjà dans le titre avec le mot « val ». Puis le « trou de verdure » qui est une périphrase vis à vis du « val » qui seraît l'idée d'un petit endroit naturel. Autres mots évoquant la nature : herbe, montagne soleil, mousse, rayons, rivière. Ses mots sont présent dès le tout premier quatrain.
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Résumé « Le Mal » est un sonnet composé de deux quatrains et deux tercets : les deux premiers démontrent la guerre puis les deux suivant l'indifférence de Dieu et la détresse des mères. Le poète le forme ainsi afin de créer un effet d'attente jusqu'à la chute (dernier vers). Arthur Rimbaud, né dans les Ardennes, n'a jamais publié Les cahiers de Douai. C'est à 17ans qu'il écrit les poèmes, composés dans l'année.
Que dénonce Arthur dans ce poème ? Comment met-il en valeur cette critique ?
Tout d'abord il critique la guerre (destructrice) puis il dénonce la religion (indifférente et complice). Avec ceci il fait ressortir des sentiments, tels la colère ou le pathétique, afin de comprendre la critique.
Extrait du document Premièrement le poète introduit un champ lexical de la mort : « mitraille » « bataillons » « folie épouvantable » « morts » … Il joue aussi avec les couleurs « crachats rouge » « feu » « tas fumant » : le rouge symbolisant la mort, Rimbaud compare les coups de feu à des crachats rouges grâce à une métaphore « crachats rouges de la mitraille », mais aussi il associe les artilleries aux blessures qu'elles provoquent. « Croulent les bataillons en masse dans le feu » est une métaphore servant au poète de comparer le champ de bataille à un feu (où les hommes sont des bûches en flammes « tas fumant »), il critique ainsi l'aspect de la guerre qui est destructrice.
Commentaire composé du poème "Le Mal" de Rimbaud extrait de l'œuvre "Les Illuminations" : ce sonnet dénonce la guerre et la religion, face à une nature imperturbable.
1400 mots (approx. 3.5 pages), 0 sources, 2007, 3,95 €
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Résumé Ce poème est publié en 1870, pendant la guerre Franco-prussienne. C'est ce que la guerre représente et tout ce qu'elle implique qui sont ici dénoncés, car Rimbaud est un poète de la révolte contre la morale, les convenances et la religion.
Ainsi il présente sa critique sous la forme d'un sonnet classique c'est-à-dire un poème à forme fixe constitué de deux quatrains et de deux tercets, et respectant une stricte disposition des rimes. Mais l'usage n'est pas traditionnel.
Cette étude présente dans une première partie la peinture de la guerre et aussi de sa dénonciation. Ensuite, elle s'intéresse à une autre facette qui est la satire de Dieu et aussi de la religion. Enfin, elle souligne dans une dernière partie la sérénité de la nature immuable face au carnage de la guerre.
Extrait du document C'est à la lecture de ce poème que nous devinons une peinture de la guerre et nous y voyons ainsi sa dénonciation qui en découle. D'abord, ce qui retient notre attention, c'est l'image de carnage. Ce poème peint l'horreur de la boucherie de la guerre. Tout cela nous le ressentons à travers les champs lexicaux autour du thème de la guerre. Le rouge domine, cette couleur symbolise la violence meurtrière, et les aspects destructeurs comme nous pouvons le lire dans le vers 4.
Arthur Rimbaud dénonce ici la complicité de l'empereur à l'horreur de la guerre. En effet, la guerre est un acte de mépris des gouvernements à l'égard des peuples. Le roi «raille». Ce qui montre l'arrogance et le dédain envers les soldats qui sacrifient leur vie pour l'empereur qui n'est même pas reconnaissant.
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Résumé Ce poème fait partie des Illuminations, une des dernières œuvres de Rimbaud. Seul poème en prose du recueil où le substantif est précédé de l'article défini, il semble ainsi relever d'un type de poème dont la modernité réside dans le prosaïsme d'un sujet tiré d'une réalité connue du lecteur contemporain, la ville. Déjà, Baudelaire avait fait entrer en poésie les grandes cités de l'ère nouvelle industrielle, que l'on peut effectivement retrouver dans les « Tableaux parisiens » des Fleurs du mal.
Rimbaud va, quant à lui, brosser de véritables tableaux, échafauder des architectures concrètes, créer des atmosphères urbaines, relevant avant l'heure d'un impressionnisme et d'un cubisme, plus particulièrement dans ce poème.
I. Moyens employés par Rimbaud pour faire de ce poème un tableau abstrait
II. Les procédés utilisés par Rimbaud pour mettre progressivement en mouvement ce poème et pour le présenter comme une scène animée
III. La toute-puissance du poète, qui, grâce à son art, se trouve en mesure de créer une nouvelle réalité : il est le seul à posséder la maîtrise ultime de son poème, la clef du mystère qu'il renferme
Extrait du document Le lecteur se trouve plongé dans l'univers pictural dès le titre même. Ce dernier, en effet, pourrait parfaitement convenir à celui d'un tableau car l'auteur associe au substantif « Ponts » l'article défini « Les ». Nombreuses sont ainsi les œuvres picturales qui respectent cette formulation. A lui seul, le titre est donc hautement significatif : il semble alors annoncer l'orientation du poème à laquelle le lecteur s'attend naturellement, celui-ci s'imaginant alors que le texte va lui donner à voir une représentation de ces ponts, un « dessin » de ces ponts, éléments qui lui sont familiers. En usant d'emblée de termes qui relèvent du registre pictural, Rimbaud vient ainsi confirmer cette impression.
Dans la première phrase, qui donne la tonalité du poème, le poète a recours au substantif « ciels », et non au pluriel « cieux » : cette allusion, qui fait référence aux « fonds » en peinture, témoigne ainsi de sa volonté de laisser place avant tout à un regard de peintre.