Commentaire d'un extrait de l'œuvre « Rimbaud le fils », de Pierre Michon narrant le besoin de liberté que ressentait le célèbre écrivain Arthur Rimbaud.
Commentaire de Texte № 17625 |
820 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
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2007
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Résumé
L'extrait que nous allons étudier commence à « On dit qu'Arthur Rimbaud dans ce combat où il luttait pied à pied avec la Carabosse » et se termine à « Et c'est un pur bonheur ». texte est extrait de Rimbaud le fils écrit par Pierre Michon en 1991. Il est ici question des fugues que Rimbaud a faites étant jeune, ayant soif de liberté, ce qu'il met en évidence dans nombre de ces poèmes. Il est alors très jeune mais il sait ce qu'il veut, et cherche à échapper à l'emprise de sa mère, de s'en éloigner et de respirer la liberté, élément cher pour Rimbaud.
I/ Le besoin de liberté
II/ Cet extrait est bien représentatif d'une biographie, celle d'Arthur Rimbaud
III/ Cet extrait met en relief le lien entre la fugue et la création de « Ma bohème » d'Arthur Rimbaud
Extrait du document
En outre, dans cet extrait, on peut voir des éléments de « Ma Bohème ». En effet, il y a une antithèse « ogre et petit Poucet » (l.10) qui est une référence à « Ma Bohème » en effet, on peut y lire « Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course/Des rimes. » (v.6-7). C'est donc un clin d'œil au poème de Rimbaud.
Mots-clés:fuguer, échapper, errer, vagabondage, libre, jeunesse, écrivain
Commentaire composé du poème "Matin", tiré du recueil "Une Saison en Enfer" d'Arthur Rimbaud, dans lequel l'auteur évoque son passé, son présent et envisage son futur. (pdf)
Commentaire Composé № 12820 |
3490 mots (
approximativement 8.7 pages ) |
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2009
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Résumé
Le poème analysé constitue l'avant-dernier poème du recueil. A cet effet, il se situe donc au terme de ce long périple intellectuel où Rimbaud a appliqué sa méthode de la voyance. Dans les poèmes qui précèdent, Rimbaud retrace ainsi cette expérience. Cependant, on remarque qu'elle ne l'a pas amené là où il l'avait prévu et il est en train, peu à peu, de sombrer dans la folie. Ce poème se situe justement à ce moment, où Rimbaud revient encore une fois sur l'ensemble de son périple, mais entrevoit aussi son futur après avoir échoué avec la voyance. Le sujet du texte est donc le passé, le présent et le futur de ce poète en échec.
I. «N'eus-je pas une fois une jeunesse aimable […] Je ne sais plus parler» : Le poète revient ici sur son périple de la voyance et cherche les explications de son échec
II. «Pourtant, aujourd'hui, je crois avoir fini la relation de mon enfer […] le coeur, l'âme et l'esprit». Rimbaud présente ici sa situation actuelle
III. «Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts […] ne maudissons pas la vie». Rimbaud évoque ici son espoir pour le futur
Extrait du document
Le poème «Matin» que nous allons analyser aujourd'hui est tiré d'une saison en enfer, oeuvre écrite en 1873. Son auteur, Arthur Rimbaud, avait pour projet d'atteindre l'ordre de l'inconnu grâce à la poésie, en appliquant une démarche radicalement nouvelle par rapport à ses prédécesseurs : la voyance. Définie dans la Lettre dite du Voyant écrite par Rimbaud luimême, cette démarche consiste je cite «en un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens». Par là, Rimbaud entendait ainsi, malgré toutes les souffrances nécessaires, se
détacher des normes habituelles à laquelle l'homme est soumis pour atteindre un inconnu tant recherché, et devenir je cite «le suprême savant».
Mots-clés:échec, poète, avenir, jeunesse, mythe, confusion
Commentaire composé portant sur le poème de René Char "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!" et montrant comment, dans cet hommage, le poète s'inspire des idées de Rimbaud.
Commentaire Composé № 12562 |
1565 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
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2009
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Si Arthur Rimbaud est un poète inspiré, il est également un poète inspirant. En effet, après sa mort, plusieurs écrivains lui dont dédié leurs œuvres ou ont emprunté les voies ouvertes par ce poète. C'est notamment le cas de René Char dans son poème "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!". Dans le poème ici présenté, Char n'évoque pas seulement le nom de Rimbaud : il reprend aussi ses pensées et son utopie. Dans quelles mesures ce poème est-il influencé par Arthur Rimbaud ?
Extrait du document
Bien plus qu'une simple œuvre poétique, ce poème rend hommage à Rimbaud par son style, ses références et ses thèmes. René Char n'est pas le seul à être inspiré par Rimbaud. En effet, bien d'autres se sont essayés à l'écriture d'une œuvre ou d'un texte sur le poète. Biographie, écriture fictionnelle, récit inventé s'appuyant sur son histoire et ses textes, reprise de l'idéal Rimbaldien : on trouve sous de nombreuses formes l'inspiration insufflée par la vie d'Arthur Rimbaud. C'est par exemple le cas d'Antonio Tabucchi avec "Rêve d'Arthur Rimbaud, Poète et vagabond" ( Rêve de Rêves 1994 ) ou encore Philippe Soupault avec "Sieur Rimbaud, se disant négociant…".
Mots-clés:influence, style, voyage, vision, poésie
Commentaire composé du poème « Le dormeur du val » d'Arthur Rimbaud portant sur moyens stylistiques et littéraires par lesquels Rimbaud parvient à rendre compte du contraste qui caractérise ce poème.
Commentaire Composé № 22129 |
1355 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
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2011
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Résumé
Arthur Rimbaud écrit « Le Dormeur du Val » en 1870 alors que la guerre fait rage entre la France et la Prusse. C'est durant l'été 1870 que le jeune Rimbaud se rend à Charleville en Belgique en quête d'un emploi de journaliste. Il découvre ainsi malgré lui les horreurs de la guerre qui s'ajoutent à sa propre révolte. Le Recueil de Rimbaud dont fait partie ce poème s'inspire de deux éléments biographiques : les fugues et la guerre franco-prussienne. Au-delà du fait divers, le poète nous invite ici à une réflexion sur la guerre et ses conséquences.
1. L'art de la description ou le jeu des contrastes
2. La révélation progressive d'une réalité cruelle
Extrait du document
La description d'une nature en mouvement, lumineuse, enchanteresse, permet à Rimbaud de camper un paysage immédiatement idyllique. On remarque la présence d'un chant lexical de la nature en mouvement qui insiste sur l'absence d'éléments statiques avec également des créations poétiques « mousse » (vers 4), « accrochent » (vers 2), « pleut » (vers 8), « chante » (vers 1). Autant de verbes qui traduisent une action. L'adverbe au rythme ternaire « follement » aux sonorités éclatantes, placé à la césure médiane du vers 2, renforce cette impression de mouvement.
Mots-clés:guerre, périphrase, fleurs mortuaires, métonymie, condamnation, poésie
Commentaire du poème "Nuit de l'enfer", extrait du recueil «Une saison en enfer» de Rimbaud et visant à déterminer la mise en perspective des objets de transgression du poème et des moyens mis en œuvre pour y parvenir.
Commentaire Composé № 17933 |
3970 mots (
approximativement 9.9 pages ) |
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2010
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Résumé
"Nuit de l'enfer" est extrait du recueil «Une saison en enfer » d'Arthur Rimbaud et met en scène les divagations du poète qui a ingurgité une "fameuse gorgée de poison". Si le poème transgresse l'ordre moral à travers une virulente critique du christianisme, il est avant tout une ode au non sens. Les lectures que l'on peut en faire sont multiples, l'interprétation, hasardeuse. C'est une poésie qui va toujours au delà du fond et de la forme et qui, in fine, ne conduit nulle part. Rimbaud ingère un venin qu'il partage avec le lecteur. "Nuit de l'enfer" est un texte du reniement : il renonce à l'ordre moral, social, religieux mais aussi - et surtout- à la poétique elle même. C'est, en effet, un texte où règne "l'absence des facultés descriptives ou instructives".
I/ La manière dont Rimbaud transgresse l'ordre religieux. En choisissant de croire en des illusions, l'être se condamne lui-même à la damnation. L'enfer tout comme Dieu, n'existent que dans l'esprit des hommes
II/ La manière dont l'auteur se met en scène dans son œuvre, à la fois schizophrène et "poète maudit"
III/ La forme poétique ici mise à mal et aux moyens qu'utilise Rimbaud pour déconstruire inlassablement son texte
Extrait du document
En somme, « Nuit de l'enfer » peut être qualifiée de poème de la transgression et du reniement. L'auteur y expose un virulent pamphlet contre toutes formes d'aliénation. S'il condamne la religion chrétienne en premier lieu et transgresse par là même la morale, il critique surtout le fait qu'elle est instrumentalisée par l'homme.
Mots-clés:religion, culte, croyance, schizophrène, poète, critiquer, condamnation
Commentaire du poème « Le mal », extrait du recueil «Poésies » de Rimbaud nous invitant à nous demander comment l'auteur exprime sa révolte à travers son poème.
Commentaire Composé № 16654 |
1100 mots (
approximativement 2.8 pages ) |
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2010
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Ce poème « Le mal », est extrait du recueil «Poésies » de Rimbaud. C'est un sonnet composé de deux quatrains et de deux tercets. C'est un sonnet irrégulier car les rimes ne sont pas embrassées dans les quatrains (elles sont croisées). Rimbaud a 16 ans en 1870, la France est en guerre contre la Prusse. Rimbaud va être choqué par la guerre qui va accompagner sa révolte d'adolescent. Il va fuguer vers Paris, puis la Belgique. C'est un fugueur.
I. Comment Rimbaud critique la guerre
II. Sa remise en cause de la religion
III. L'unité du poème
Extrait du document
Ensuite, la position du poète se fait sentir de manière assez forte. La peinture de la guerre est visuelle. Le poète assiste à ce qu'il écrit par sa précision et ses présents de narration. Le rouge s'oppose au ciel bleu. Le poète est présent, il choisit ce qu'il montre. On perçoit la scène par son regard. On peut repérer sa stratégie.
Mots-clés:conflit, guerre, révolte, adolescence, souffrance, religion, culte
Commentaire du poème « Aude », issu du recueil "Illuminations", d'Arthur Rimbaud se demandant comment la rivalité entre l'enfant et la déesse illustre le pouvoir transfigurateur de l'enfance, de la poésie et de l'aube.
Commentaire Composé № 26677 |
1210 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2011
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Rimbaud est un poète français du XIX siècle. Elève brillant, il remporte de nombreux prix lors de concours académiques. Il connait un attrait pour l'aventure et voyagera beaucoup, notamment au Yémen et en Ethiopie. Arthur Rimbaud écrit la majorité de ses poèmes entre 16 et 19 ans, puis se consacrera à ses voyages pendant lesquels plusieurs centaines de lettres familiales et professionnelles ont pus être recensées. Comme plusieurs de ses contemporains, il fait partie des auteurs inclassables dits « poètes maudits », il est à la fois le produit du Parnasse, du Romantisme et déterminera les Surréalistes. Il retient les leçons du Parnasse car il place la rigueur au plus haut, il refuse d'utiliser la poésie pour des valeurs extérieures. Il pense que la poésie a une fonction de révélation, de recherche de soi-même. Il a une longue relation avec Paul Verlaine. Aube est un poème issu du recueil "Illuminations", écrit en prose et composé de 7 paragraphes. Le premier et le dernier sont en réalité deux octosyllabes qui ouvrent et ferment le poème. Dans ce poème le narrateur marche dans un bois au lever du soleil, éveillant la nature après la nuit, chassant et pourchassant l'aube. Ce texte peut être lu comme le récit d'un enfant réveillant la nature à l'aube, ainsi que comme une quête amoureuse ou encore le récit d'un rêve. On y retrouve les mots lumière, révélation : presque religieux, choc émotionnel. Rimbaud est inspiré par des images, il crée un univers par les images. C'est un texte très court (se déroule sur une matinée), il est à la fois descriptif et narratif, c'est la recréation d'un souvenir : l'avènement d'un monde nouveau ou la compétition entre le poète-magicien et la déesse.
Nous nous pencherons dans un premier temps par les images du temps, puis les images du mouvement et enfin les pouvoirs transformateurs de l'enfance, de l'aube au service d'une poésie nouvelle.
Extrait du document
L'art se suffit à l'art, il s'élève, s'ennoblie avec élégance « en l'absence de tout contrôle exercé par la raison » (Manifeste du Surréalisme). Ici tout semble prendre vie par les personnifications vues précédemment, éclore, s'éveiller comme une femme surprise à l'apparition d'un curieux individu. Ce lieu semble rester encré dans l'imaginaire, ces dessins chimériques sont délimités par le rêve, le désir intense, symbolisés dans les octosyllabes. Il ne doit pas, pour rester unique et idyllique, traverser la limite vers le réel, il s'en trouverait gâté.
Mots-clés:élégance, sentiment, émotion, amour, mort, idyllique, souffrance, douleurs, mal, imaginaire
Commentaire composé sur le poème "Ma bohème" d' Arthur Rimbaud dans lequel l'auteur décrit ses fugues.
Commentaire Composé № 26525 |
2425 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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2011
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Arthur Rimbaud, né en 1854 et mort en 1891, marque à jamais la littérature française. Considéré comme poète rebelle, sa vie est aujourd'hui hissée au rang de mythe, notamment pour ses nombreuses fugues. Il compose tout d'abord des vers versifiés, écrit Une saison en enfer en 1873, et un ensemble de poèmes en prose réunit sous le titre Illuminations.(...)
Ma bohème est un poème que Rimbaud écrit à l'âge de 16 ans, en 1870. Sonnet de forme traditionnelle, il est écrit en alexandrins, et Rimbaud y décrit ses fugues.
En quoi ce poème est-il emblématique du recueil ?
1. Lien entre liberté, nature et amour...
2. ... cependant avec légèreté; l'auteur n'oublie pas d'où il vient
Extrait du document
On connait de Rimbaud sa volonté de liberté, de voyager. Ses nombreuses fugues étant jeune nous le prouve. Souhaitant s'éloigner de sa mère, trop stricte et trop conventionnelle à son goût, et de son village où il s'ennuie, il rêve d'errance.
On trouve dans Ma bohème cette volonté de partir, de s'en aller. Tout d'abord, le poème commence avec « Je m'en allais ». Ce bout de vers évoque ses fugues. La référence au « Petit-Poucet » vers 6 nous fait comprendre qu'il s'en va, et l'adjectif qualificatif « rêveur » au même vers nous prouve qu'il ne sait réellement où il va, perdu dans ses rêves.
Mots-clés:liberté, voyager, nature, dénonciation, rois, poésie
Commentaire composé qui analyse la vision de l'enfance, ses répercussions, proposée de façon différente par Arthur Rimbaud dans chacun de ses deux poèmes extrait du recueil de poésie "Illuminations".
Commentaire Composé № 14327 |
1785 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
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2010
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Arthur Rimbaud est un poète des plus célèbre du 19ème siècle. Entre 1873-1874, il compose le recueil « Illuminations » comme étant un autoportrait des plus autobiographiques. Rimbaud évoque sa décision de rompre avec les modèles du passé et d'inventer une forme poétique nouvelle. Une Saison en Enfer, composée entre avril et août 1873, est un texte analytique où le « je » est continuellement présent et se veut un témoignage sur la vie poétique et spirituelle de Rimbaud. Ces poèmes sont marqués par l'influence de Verlaine et de sa poésie? La différence majeure entre les Illuminations et Saison en enfer au niveau des idées c'est qu'il y à un ordre dans ce dernier recueil alors que dans Illuminations les poèmes peuvent être lus dans le désordre. Il y a surtout rupture dans la conception du Voyant.
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Rimbaud à une vision bien à lui du saut entre l'enfance et l'age adulte comme il le décrit dans le poème « Enfance IV », il a dépensé toute la force et l'énergie de son jeune âge. Il recherche l'inaccessible : des "oiseaux" et des "sources", il parvient au seuil de l'âge adulte tout désillusionné, solitaire et démuni. Le saut hors de l'enfance est, pour lui, comme la fin d'un monde, comme une mort d'où a métaphore du tombeau. Le « tombeau » peut être aussi une métaphore de sa chambre quand il était enfant où il a subit l'enfermement, la tristesse et la solitude.
Mots-clés:solitude, jeunesse, souvenir, tristesse, idée, force, énergie, déception
Commentaire composé portant sur "Les poètes de sept ans" de Rimbaud où le poète réinvente son enfance.
Commentaire Composé № 7347 |
8670 mots (
approximativement 21.7 pages ) |
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2005
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Envoyé dans la lettre à Paul Demeny du 10 juin 1871, « Les Poètes de sept ans » font partie de la lettre où Rimbaud demande la destruction des poèmes de 1870. Ce qu'a été auparavant la poésie de Rimbaud doit disparaître : un nouveau poète est né qui ne doit rien au passé. Rimbaud a établi lui-même une coupure dans son existence ; il convient, par conséquent, de tracer le portrait du nouveau personnage et d'en établir les véritables origines : c'est à ce moment-ci qu'intervient le poème.
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C'est que, loin du règne presque tyrannique de la mère « fière » et du devoir, se profile le monde de l'enfant ou de l'adolescent. Une image s'impose alors, qui celle de l'animal traqué, har¬gneux, voire vicieux, toujours à échapper à la compagnie des autres : « On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,/[…] vaincu, stupide, il était entêté/À se renfermer dans la fraîcheur des latrines » (12-15). Son râle est celui de la bête mais aussi du moribond, le cri de celui qui, par refus de sa condi¬tion, se maintient à la rampe comme à la vie tout en ayant conscience de son inertie qui est autant physique que mentale : « vaincu », « stupide », « entêté », il persiste dans sa révolte sans que rien ne puisse le libérer de sa stagnation. Seule la « fraîcheur des latrines », à la chaleur de l'été que Rimbaud a toujours craint , offre au poète un échappatoire.
Mots-clés:révolte, poésie, enfance