Commentaires de plusieurs textes traitant du pouvoir législatif du Roi sous la monarchie absolue.
Commentaire de Texte № 11391 |
2280 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
4 sources |
2008
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Résumé
Le texte étudié est un ensemble d'extraits des ouvrages "Somme rural" de Jean Boutillier de la deuxième moitié du XIVe siècle, "Le songe du vergier" de Evrart de Trémaugon de 1378, "Institutes coutumières" de Loysel de 1607, "Institutions au droit des français" de Guy Coquille de 1603 et "Les six livres de la République" de Jean Bodin de 1576.
Ces auteurs font partie des philosophes et des théoriciens de la monarchie absolue les plus connus durant trois siècles, du XIVe jusqu'au XVIIe siècle. Dans leur ouvrage, tous parlent d'un sujet commun : le pouvoir législatif du Roi.
I/ Une possession du pouvoir législatif essentiellement royale
A. L'autorité royale, source de toutes les décisions législatives
B. Une mise en œuvre de ce pouvoir législatif controversée
II/ Un pouvoir législatif néanmoins partagé par deux autorités
A. Une justice déléguée aux parlementaires
B. Un partage de compétence entraînant des problèmes
Extrait du document
« Les lois et ordonnances des rois doivent être publiées et vérifiées en parlement ou en autre cour souveraine selon le sujet de l'affaire », nous rapporta Guy Coquille dans son livre. Par conséquent, le Roi ne peut pas imposer à ses sujets n'importe quelle loi ou décision royale. En réalité, il existait en France à cette époque de nombreux parlements répartis sur tout le territoire, et ces derniers étaient tenus de prendre connaissance des tous les textes royaux (ordonnances, édits, déclarations) pour en vérifier le contenu. Ainsi, la théorie indiquant la pleine souveraineté du Roi ne se vérifie pas, car ses décisions sont soumises à l'appréciation des parlementaires, qui peuvent par conséquent s'opposer à l'autorité royale.
Mots-clés:Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Roi Soleil, Parlement, monarque, édits royaux
Dissertation qui cherche à savoir si la figure du Roi dans "Les Pensées" de Pascal (liasses II à VIII) peut amener à réfléchir sur la condition humaine.
Dissertation № 22608 |
1550 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Pascal écrit sous le règne de Louis XIV, grand roi qui a marqué de son empreinte le siècle classique. Dans "Les Pensées", la figure du Roi est présente dans chaque liasse. Deux remarques s'imposent. Tout d'abord, très souvent, aucun roi précis n'est mentionné. Pascal emploie les articles à valeur générique et évoque « un roi » (sans divertissement, par exemple), « le roi », ou bien encore « la loyauté ». Les seuls souverains cités précisément sont Persée, le roi d'Angleterre, le roi de Pologne, la reine de Suède (fr : 58), le roi des Turcs (fr : 15), l'enfant roi (fr : 93). A quoi on peut ajouter les empereurs ; César, Cléopâtre. Ensuite, Louis XIV n'est jamais présent. C'est que le roi n'est jamais le sujet d'une satire sociale ou historique, comme dans "Les Caractères" de la Bruyère, par exemple. Il est là comme figure d'une réflexion qui interroge les institutions et la condition humaine, vue sous le jour de la vanité, et du couple grandeur et misère. Le Rois n'est-il donc qu'un homme parmi les autres, pour Pascal ?
Tout d'abord, le Roi se distingue des autres hommes dans son rapport aux vanités. Toute fois, le Roi devient pour Pascal un homme comme les autres, face à la misère humaine. Enfin le Roi devient une allégorie de l'humanité déchue.
Extrait du document
Dans un même mouvement rhétorique que dans la réflexion politique. Pascal commence par montrer le caractère exceptionnel de la position royale : « la royauté est le plus beau poste du monde ». (fr : 126). Cependant, la démythification arrive vite : ce n'est pas parce qu'il est puissant, riche et célèbre que le roi est au-dessus des autres. C'est parce qu'il est « sans cesse diverti », qu'il, comme tout homme, évite de penser à « sa condition faible et mortelle ». Pascal prend l'exemple d'une occupation futile : la danse (fr : 127). Ainsi le roi est-il plus heureux en se consacrant à ces « vains amusements », que « par la seule vue de ce qu'il est », la « contemplation de la gloire majestueuse que l'environne » (fr : 127). Comme tout homme, le roi est donc, s'il pense à sa condition mortelle, misérable. Et les formules comparatives affluent : sans divertissement, le roi est « plus malheureux que le moindre de ces sujets » (fr : 126), il agit finalement « comme les gens du commun » (fr 127) : « un roi sans divertissement est un homme plein de misères ».
Mots-clés:grandeur, bonheur, réflexion, conséquences
Dissertation d'histoire sur l'autorité sans faille et incontestable du roi à partir d'une citation de 1546 de Marino Cavalli, ambassadeur vénitien.
Dissertation № 13923 |
1485 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2010
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Résumé
Cette citation résume très bien la pensé de Marino Cavalli, l'ambassadeur vénitien, à propos du roi de France pendant le XVIème siècle. Tout comme les contemporains, nombre d'historiens pensaient que la France du XVIème siècle était une France prospère avec le roi absolutiste. Selon eux, l'autorité du roi est sans faille et ces derniers ne subissaient aucune contestaion. Dans un royaume, qui paraît encerclé par l'hyper-puissance de Charles Quint, et qui vient de sortir d'une interminable guerre franco-anglaise appelée la guerre de Cent ans, on peut se demander si cette vision n'est pas un peu simplifiée et simpliste. Le XVIème siècle, qualifié de Renaissance, se situe entre le Moyen-Âge et la période qualifiées de classique. Elle connait des rois comme Charles VIII, Louis XII ou François Ier. Souvent, et dans de nombreux livres, ce dernier est qualifié de « roi absolu ».
Le roi, durant le XVIème siècle, est-il un souverain absolu? Les rois successifs ont une volonté absolutiste. Cependant, ils se heurtent à des difficultés qui engendrent des contestations notamment La Ligue.
I- Augmentation de la présence du roi avec sa justice et son admisnistration
II- Mise en valeur de la puissance du roi
III- Siècle de révoltes et de contestations
Extrait du document
Les officiers du roi étant de plus en plus nombreux, ils perdent de leur puissance. Étant proches du roi, ils tentent de diminuer cette ascension du pouvoir royal. De plus, les nobles ont depuis la fin de la guerre de Cent ans perdu beaucoup de leur prestige. Ruinés, ils ont été contraints de vendre leur domaine ou de marier leur fille à un puissant. Face à cette situation, ils souhaitent que le pouvoir du roi soit moins important pour retrouver leur rôle de conseiller du roi.
Mots-clés:Absolutisme, contestation, ligue de 1584, puissance, monarque
Commentaire analysant le dialogue entre Jocaste et Œdipe après le conflit avec Créon, le beau frère d'Œdipe, issu de l'ouvrage « Œdipe Roi », de Sophocle s'interrogeant sur le renversement de situation d'Œdipe et l'utilisation du double langage.
Commentaire Composé № 28049 |
2865 mots (
approximativement 7.2 pages ) |
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2012
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Résumé
Œdipe Roi est une tragédie mettant en scène la recherche du meurtrier de Laïos, ancien roi de Thèbes. Depuis sa mort, la ville vit dans le chaos. Œdipe, déchiffreur d'énigme et nouveau roi, donne sa promesse au peuple Thébain, de démasquer l'assassin. L'extrait débute à l'agôn entre Oedipe et Créon. Il se situe au terme du second épisode, et s'approche donc de la fin de l'œuvre et de la révélation finale. Œdipe avait d'ores et déjà eu une première altercation avec le devin, Tirésias qui lui avait imputé le crime de Laïos. Ce devin avait été conseillé par Créon le beau frère d'Œdipe. Le roi accuse Créon d'avoir prémédité la divination du médium et par conséquent d'avoir voulu trahir le roi. Jocaste, la reine, rejoint alors son mari afin de connaître la raison de cette dispute et de l'apaiser. Elle ne fera que déclencher le commencement du processus de connaissance identitaire du misérable personnage. Le registre de ce passage est tragique, il se caractérise par le recours au suspense, par la multiplication des actions et des coups de théâtre et par le rythme fait de tension et d'accélération. Le coup de théâtre qui s'opère au centre de ce passage va changer à la fois le mouvement de la pièce mais aussi l'attitude et les croyances d'Œdipe. De plus, l'ironie tragique est omniprésente, et participe à l'accentuation de la tonalité dramatique. L'extrait met aussi en avant la portée des dieux dans le destin des hommes.
Il sera d'abord question d'examiner la structure du dialogue afin de mettre en valeur le changement de position du roi, et son contenu révélateur d'une face de la vérité. Puis, nous analyserons le double langage présent sur plusieurs plans du discours.
Extrait du document
Cette dernière partie de dialogue ressemble de près à un interrogatoire au sein de l'enquête policière. Œdipe endosse le rôle d'enquêteur. Il pose d'ailleurs les questions, comme on le perçoit dans ce passage. Cependant, il est comme la comparaison que fait Jean-Pierre Vernant à son sujet, c'est-à-dire, qu'il est à la fois, le médecin, le malade, et la maladie. Meurtrier de Laïos sans le soupçonner, il est la cause du chaos sur Thèbes. Jocaste pourrait être à la fois le témoin du meurtre ou l'accusé présumé au sein de cet interrogatoire. Il en est tout autrement. Elle sert en fait de réplique aux questions du véritable meurtrier qui se cherche.
Mots-clés:témoin, meurtre, confidence, interrogatoire, soupçon, tragique, ironie, comique, énigme
Commentaire de texte portant sur la scène finale du "Roi se meurt" d'Eugène Ionesco caractéristique du théâtre de l'absurde.
Commentaire de Texte № 7317 |
1400 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2008
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Résumé
Dans la scène finale du "Roi se meurt", tous les personnages ont disparu sauf la reine Marguerite qui est seule avec le Roi. La Reine semble jouer un double rôle puis la mise en scène permet de mettre en valeur la portée de la pièce.
I) Double rôle de la Reine
1) La Reine exprime la perte des facultés physiques du Roi
2) La Reine exprime la crainte du Roi à quitter le monde réel
3) La Reine guide le Roi vers « la mort »
II) Le rôle essentiel de la mise en scène
1) La solitude du Roi
2) L'aspect de néant vers une réflexion sur la mort
III) Les caractéristiques du théâtre de l'Absurde
1) Contraste burlesque/tragique
2) Une réflexion sur la condition humaine
Extrait du document
Dans cette scène finale, Ionesco développe les didascalies (caractéristiques du théâtre de l'Absurde) qui permettent de mettre en valeur la portée de la pièce et permettent de montrer toute l'importance de la mise scène au théâtre. En effet, d'une part l'utilisation des indications scéniques permet de mettre en évidence la solitude du Roi face à la mort et d'autre part elles permettent d'engager le lecteur dans une réflexion sur la mort à travers l'aspect de néant
Mots-clés:didascalies, solitude, mort
Dissertation se demandant si le roi détient le monopole de l'exécution de la justice en son royaume pendant la période de XIIIème au XVIIIème siècles.
Dissertation № 24662 |
1795 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
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2011
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Résumé
« Adveniente principe,cessat magistratus » cet adage latin signifie : « la présence du roi dans une cours souveraine ou éventuellement dans une autre juridiction suspend la délégation qu'il a donné ». Durant l'époque féodale le roi ne pouvait pas rendre personnellement la justice à tous ces sujets. Il devait dès lors déléguer son pouvoir judiciaire aux juridictions qu'il a organisées. Cependant le roi sera toujours habilité à suspendre les délégations en intervenant personnellement lorsqu'il l'estime nécessaire ou que ces intérêts sont en question. Cette maxime met bel et bien en exergue la suprématie de la justice royale mais avant tout du roi lui-même, tout au long du bas moyen âge. Si sous la féodalité la justice était l'affaire des seigneurs, par la suite ce sont les rois qui vont être source de justice.
1. L'assertation progressive de la justice royale
2. Le roi détenteur du monopole de la justice
Extrait du document
Le fait que le roi détienne le monopole de la justice va favoriser l'absolutisme monarchique. En effet Louis XIV va prononcer cette phrase que l'on retiendra : « C'est une erreur grossière de s'imaginer que je n'ai pas le droit de juger qui bon me semble où il me plait ». A cette époque les notions de séparation des pouvoirs ou d'indépendance de la justice ne forment pas encore des principes phares de la société. La justice dépend exclusivement du roi et de ses intérêts personnels. La religion royale justifie son pouvoir absolu jusqu'à faire de lui un justicier.
Mots-clés:justice royale, royaume, état royal, délégation, commutation de peine
Commentaire d'un discours entre le roi Béranger et la servante Juliette, extrait de la pièce de théâtre « Le roi se meurt », d'Ionesco, se demandant comment l'auteur mêle l'humour et la tragédie.
Commentaire de Texte № 20348 |
4000 mots (
approximativement 10 pages ) |
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2010
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Résumé
Le roi se meurt est une pièce datant du XXème siècle et écrite par Ionesco, elle relate l'agonie d'un roi nommé Bérenger, qui apprend soudainement par quelques membres de sa cour qu'il va mourir. Choqué, il va d'abord tenter de nier, puis se révolter contre sa propre mort, pour enfin finir par se résigner. L'extrait que nous étudions se situe justement lorsque le Roi agonisant commence peu à peu à accepter sa mort certaine : il discute avec sa « femme de ménage et infirmière », Juliette, des plaisirs de la vie qu'il ne reverra jamais. Alors que cette scène aurait pu baigner dans le pathétique, l'auteur qui ne « comprenait pas pourquoi on dissociait le tragique du comique » parvient à relâcher une certaine tension pouvant être ressentie par le spectateur et créer un effet de distanciation.
1- Comment Ionesco parvient-il à mêler l'humour & le tragique dans cet extrait ? Et pourquoi procède t-il ainsi ?
2- Comment les avis de Bérenger et Juliette divergent ? Pourquoi ?
3- Peut-on parler de réel dialogue ? Comment pourrait-on qualifier le comportement du Roi ?
Extrait du document
On aurait pu rapprocher cette pièce avec celle de Beckett « Oh les beaux jours » (traduite en 1963 en français) qui retrace aussi l'agonie d'une femme, enterrée partiellement dans la terre, non loin de son mari. Se parlant la plupart du temps à elle-même, elle évoque quelques souvenirs de sa vie. Nous savons que Beckett fait partie du même mouvement avant-gardiste qu'Ionesco ; cependant, même si le sujet des deux pièces se rapproche, la vision des auteurs est différente : Ionesco ne ridiculise aucun plaisir de la vie même s'ils sont minimes.
Mots-clés:agonie, sombre, tragique, destin, destinée, mourir, agoniser, fin
Dissertation portant sur les conseillers d'Etat qui sont des commissaires reconnus pour leur rôle de conseil et nommés en toute liberté par le Roi.
Dissertation № 8686 |
825 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
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2008
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Résumé
La tradition veut que le Roi s'entoure de conseillers, qui donnent un avis que le Roi n'est pas obligé de suivre. Le Conseil du Roi est l'organe le plus important du gouvernement et est issu de l'ancienne «curia regis» : la cour féodale dont les fonctions étaient judiciaire, administrative, voire même financière.
De cette "curia regis" vont se détacher les Parlements, la Cour des comptes, et à la fin du 15 ème siècle va apparaître le conseil.
Le conseil est un frein à la monarchie absolue. Quelle est la conception du conseil selon Louis XIV ?
I. Le conseil du Roi sous Louis XIV
A) La conception traditionnelle du Conseil
B) Les pouvoirs du Roi sous Louis XIV ou la consolidation du pouvoir personnel
II. Le rôle des ministres dans la politique de conseil de Louis XIV
A) Le conseil d'en haut
B) Les ministres appelés a siéger au conseil d'en haut
Extrait du document
Avec la complexification des affaires, il va y avoir une spécialisation : création du Parlement en 1607, puis de la cour des comptes. Les membres du conseil sont nommés par le Roi. La justice royale, de plus en plus demandée, devient une section indépendante. En 1563, on va voir la création du conseil pour les finances puis en 1630, le conseil des dépêches.
Le conseil n'est jamais séparé du Roi : il tient son autorité du Roi. Celui-ci repose sur deux principes : Le conseil est angulatoire et la présence du Roi est obligatoire. Le conseil est unitaire, il traite aussi bien les questions judiciaires qu'administratives ou financières. On trouve les juristes spécialisés, les grands du royaume. Les nobles vont être pendant un temps dans le conseil, jusqu'à ce que Louis XIV les écarte du pouvoir après les frondes.
Les conseillers d'Etat abreuvés ou les conseillers d'honneur sont un groupe purement honorifique souvent décerné aux ecclésiastiques.
Mots-clés:manifestation, aristocrate, gouvernement, Parlement, ecclésiastique, chancelier
Commentaire d'un texte extrait du recueil "les Actes d'Eudes" qui montre comment Eudes, roi de France, contraint de se soumettre au rite de la Promesse, va en faire une arme politique.
Commentaire de Texte № 385 |
1180 mots (
approximativement 3 pages ) |
1 source |
2007
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Résumé
La promesse royale trouve son origine dans le serment d'obéissance et de fidélité que les grands, aussi bien laïques qu'ecclésiastiques, doivent au Roi au début de son règne. Cette pratique qui naît sous la dynastie mérovingienne, est réhabilitée, après qu'elle fût tombée en désuétude, par Charlemagne. Eudes, premier Roi Robertien élu, est contraint, le 29 février 888, de se plier à ce rituel, condition préalable au sacre et garantie du soutien inconditionnel de l'Eglise.
La promesse, préalable au sacre d'Eudes, fixe les grands principes de sa politique au-delà de son caractère solennel.
I. La promesse comme un contrat entre le roi et l'Eglise
A) Un roi protecteur de l'Eglise et de son droit
B) L'Eglise comme soutien à la personne du Roi
II. La promesse en tant qu'acte politique
A) La volonté de s'intégrer dans un ordre dynastique
B) Une volonté de réforme
Extrait du document
La notion de contrat implique des obligations pour les deux parties qui contractent. L'idée de contrat pour le roi peut paraître quelque peu dérangeante et en contradiction avec la notion de monarchie absolue, c'est-à-dire sans lien, dès lors le roi ne peut avoir d'obligation qu'envers Dieu directement, sans passer par ses représentants. Toutefois, depuis Louis le Pieu, la monarchie est affaiblie. Depuis 843, le Roi est contraint de s'engager auprès des fidèles. Désormais la règle sera que le roi promet de garantir le droit de ses sujets. La promesse est un préalable indispensable au sacre : elle fixe les limites de son pouvoir. Dès lors, l'autorité royale est subordonnée au respect par le roi de sa promesse. Eudes s'engage et en échange il demande que « vous soyez de fidèle soutien ». (...)
La promesse donne au roi l'occasion de prononcer un discours avant son sacre. Elle a un enjeu majeur pour Eudes puisqu'il ne fait pas parti de la lignée des Carolingiens et doit légitimer son pouvoir.
Ainsi si Eudes ne fait pas partie de la dynastie Carolingienne il cherche de manière évidente à ne pas marquer la rupture avec l'utilisation répétée de ses « prédécesseurs ». De façon générale, le texte de la promesse ne change pas entre les derniers Carolingiens et les premiers Capétiens. Il déclare son profond respect pou la tradition :' « il s'attachera au service de chacun […] de la même manière que [ses] prédécesseurs »
Mots-clés:protecteur, Carolingiens, réformes, tradition, clémence, fidèles
Essai portant sur la pièce de théâtre « Le Roi Lear » de Shakespeare visant à comprendre dans quelle mesure l'espace dans cette pièce de théâtre est le reflet à la fois des spécificités du théâtre élisabéthain et des thèmes de la pièce.
Dissertation № 16746 |
1835 mots (
approximativement 4.6 pages ) |
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2009
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Résumé
L'intrigue du Roi Lear est des plus complexes. Elle se noue en effet autour de deux histoires principales liées entre elles, celle du Roi Lear et celle de son loyal sujet, le compte de Gloucester. Le Roi Lear partage son royaume entre ses trois filles en leur demandant en échange de lui exprimer leur amour. Goneril et Régane s'empressent de faire ses louanges, mais Cordelia se refuse à rivaliser avec la rhétorique de ses sœurs, par peur de dénaturer le véritable amour qu'elle porte à son père. Celui-ci la déshérite, et elle épouse le roi de France. Par ce geste, le roi se renie lui-même et c'est alors le début d'une terrible tribulation où, pour retrouver son être, il laissera son rang, sa raison et enfin sa vie. Parallèlement se dresse l'intrigue d'Edmond et de son père, Gloucester, toujours sur le même thème de l'amour filial.
I. L'analyse de la présence des aspects de l'espace dans le théâtre élisabéthain
II. L'espace n'est pas seulement le reflet du théâtre élisabéthain, il est aussi bien évidemment le reflet de l'intrigue de la pièce
III. L'espace dans la pièce est aussi avant tout le reflet de l'ascension vers la folie du personnage principal
Extrait du document
Cette folie, ce dérèglement total de la raison, la violence de ce tourment se retrouve également dans l'espace. L'aliénation est représentée par les lieux extérieurs tels que la lande, les astres et le ciel ou encore la falaise au bord du précipice. La violence des éléments naturels lors de la tempête qu'affronte Lear représente le chaos intérieur que vit le personnage, et sa confrontation à l'épreuve de la vie.
Mots-clés:acte, scène, théâtral, lieu, extérieur, paysage, personnage