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Résumé Au sortir du premier conflit mondial, la critique littéraire, dont les théories analytiques connaissent un essor sans précédent, va contribuer au renouveau du roman français en faisant découvrir à la France les œuvres vivaces d'auteurs étrangers.
En effet, à la fin de la guerre, la production littéraire des Etats-Unis d'avant guerre, en particulier, afflue de nouveau en France.
Les Français verront alors dans les romans américains écrits après le choc de la Première Guerre mondiale, l'expression de leurs préoccupations actuelles.
I. Présentation du contexte favorisant la diffusion du roman américain
A. Contexte de developpement d'une nouvelle critique
B. Causes de l'attrait grandissant pour le roman américain
C. Etat des différents discours critiques diffusant le roman américain
II. Phases et problèmes de la réception du roman américain en France
A. Phases de la réception du roman américain
B. Difficulté de la transmission du roman américain
C. Une culture imposée ou conscentie ?
III. Particularités du roman américain pour la critique française
A. L'apport cinématographique au roman américain
B. Un style neuf
C. La fin d'une ère
Extrait du document Ces études donnent un panorama des articles et ouvrages critiques parus en France sur le roman américain à l'époque d'étude. Le premier volume justifie brièvement la vogue du roman américain en France avant d'en analyser les différentes phases : de nombreux articles et ouvrages sont recensés, résumés, et finissent par dégager des tendances globales dans la réception du roman américain. L'étude donne également accès à une large bibliographie, renvoyant à des publications générales puis à des publications consacrées, plus particulièrement, à des auteurs.
Le deuxième écrit est constitué de comptes-rendus d'articles et d'ouvrages traitant de le réception critique de l'œuvre de Faulkner en France ; avant de retracer les étapes principales de la diffusion du roman américain en France, il aborde les problèmes de traduction liés à la diffusion du roman américain, que nous évoquerons dans le présent Mémoire. L'auteur procède par la suite à une étude précise de la réception de l'œuvre de Faulkner. L'étude s'achève sur l'esquisse de l'influence de Faulkner chez certains romanciers français.
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Résumé L'étude est basée sur une affirmation d'Arnold Bennett, qui lors d'une controverse, l'opposait à Virginia Woolf. En effet, il soutenait que : « La base d'un bon roman, c'est la création d'un personnage, et rien d'autre ». Mais que recherche exactement le lecteur dans un roman ? Un « bon » roman doit à la fois pouvoir constituer une source de connaissances et une source de plaisir. Le roman apparaît comme un reflet commode du monde qui nous entoure, comme un autre monde qui nous permettrait de corriger les erreurs du premier. Le roman est d'abord défini par le lecteur par instrumental, même inconsciemment. Le lecteur lui donne un rôle à remplir, que ce soit en vue d'une meilleure compréhension du monde, de lui-même ou simplement en vue du plaisir ou des sensations. Le jugement de valeur qu'il portera sur le roman dépendra de sa rentabilité par rapport à la mission qu'il lui avait assignée au départ. On remarque alors qu'il est rare de croiser un roman sans personnage, qu'ils soient sous forme humaine, animale ou encore sous la forme d'un objet.
1. La création d'un personnage constitue un élément essentiel du roman dans la mesure où elle permet l'identification du lecteur
2. D'autres éléments paraissent indispensables au succès d'un roman
3. Malgré une remise en question du personnage au cours du XXe siècle, sa création demeure essentielle à tout roman
Extrait du document La création d'un personnage permet une projection nécessaire du lecteur dans le roman, la fiction pouvant ainsi opérer, caractéristique même du genre romanesque.
Le personnage résulte d'abord d'une construction complexe et travaillée afin que le lecteur puisse se reconnaître en lui. M. Zéraffa affirme que le personnage procède de la personne, celle-ci étant « l'homme et sa présence dans le monde tels que le romancier les perçoit d'abord, les conçoit ensuite ». Le personnage n'est donc pas l'émergence dans le texte de l'individu, mais bien de la personne, c'est-à-dire de l'individu passé au filtre de la psychologie, de l'idéologie de l'auteur et de ses partis pris romanesques.
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Résumé En français, on parle de roman de formation, tout comme de roman d'éducation, mais on considère que ce genre date d'avant la période des Lumières : les romans de chevalerie du Moyen-Age sont souvent considérés comme des romans de formation.
Après s'être interrogé dans un premier temps sur la possibilité d'une formation du personnage dans un roman épistolaire, cette étude montre à travers les romans étudiés, que ce genre permet autant la formation que la perte. La question reste donc de savoir si le roman épistolaire n'est pas plutôt le roman de la formation du lecteur.
Extrait du document Tout d'abord, le roman épistolaire est inscrit dans le temps. La datation est en effet l'une des caractéristiques formelles des lettres. Ainsi, grâce à cette dimension temporelle, le lecteur peut suivre une évolution du personnage. Jean Rousset constate dans Forme et signification que «le roman écrit au présent exclut le décalage entre le héros vivant son histoire et le même héros la racontant, il réduit son lecteur à son ignorance réelle». Dans les Lettres portugaises de Guilleragues, le personnage de Mariane change au fil de ses lettres : elle comprend peu à peu que ses efforts sont vains et elle acquiert une forme de sagesse. Dans sa cinquième et dernière lettre, sa douleur véritable est moins la souffrance liée à l'abandon de son amant, que la perspective de cesser sa correspondance : «J'ai éprouvé que vous m'êtiez moins cher que ma passion, et j'ai eu d'étranges peines à la combattre, après que ces procédés injurieux m'ont rendu votre personne odieuse» (L.5 p.90).
Dissertation portant sur la conception du roman selon M. Kundera : "Le roman qui ne découvre pas une portion jusque là inconnue de l'existence est immoral. La connaissance est la seule morale du roman."
1845 mots (approx. 4.6 pages), 0 sources, 2009, 4,95 €
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Résumé Milan Kundera ans son essai critique L'Art du Roman, déclare : « Découvrir ce que seul un roman puisse découvrir, c'est la seule raison d'être d'un roman. Le roman qui ne découvre pas une portion jusque là inconnue de l'existence est immoral. La connaissance est la seule morale du roman. » Quel sens peut-on donner à cette affirmation et dans quelle mesure se vérifie-t-elle ? Nous l'apprécierons en explicitant tout d'abord ce qu'est « la seule raison d'être du roman » selon l'auteur, puis nous verrons comment les notions de « morale » et de « connaissance » sont ici liées, et enfin, dans une troisième partie, nous étudierons les applications et les limites de cette conception du roman.
Extrait du document La conception du roman de Milan Kundera est très claire : le roman doit « découvrir ce que seul un roman puisse découvrir », il doit apporter quelque chose au lecteur que ce dernier ne peut acquérir par un autre moyen. Si le roman ne remplit pas cette fonction, il n'a aucune raison d'être, et il est même immoral qu'il soit. Cependant, parmi l'énorme quantité de romans publiés aujourd'hui, tous ne remplissent pas cette fonction. On voit donc un écart se creuser entre les romans ayant pour but premier, pour morale la connaissance, et ceux qui prennent pour principe la distraction du lecteur avant tout.
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Résumé Jusqu'au XIIe siècle, la chanson de geste et la poésie lyrique dominent la littérature, mais progressivement, un genre nouveau fait son apparition : le roman. Depuis le moyen-âge où l'usage du latin se restreint aux textes écrits car seule une minorité de la population le comprenait, tandis que les communications orales se faisaient en langue romane il a fallu transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme « roman » est alors appliqué à tous les textes écrits en langue romane, c'est un genre littéraire aux contours flous.
1. Le roman peut susciter une prise de conscience chez le lecteur et l'amener à changer son regard
2. Le roman peut servir à divertir, à faire rire, rêver
3. Pour que le lecteur se sente concerné et change son regard, il faut que le roman le touche d'une manière ou d'une autre
Extrait du document Il est vrai que le roman peut amener le lecteur à une prise de conscience et à changer son regard sur l'homme et la société. En effet, au 16e siècle, Rabelais publie sous une anagramme Gargantua et Pantagruel .Gargantua est sans doute le texte narratif le plus célèbre de la Renaissance française. Sa structure ressemble beaucoup à celle de Pantagruel, mais son écriture est plus complexe, il conte les années d'apprentissage et les exploits guerriers du géant Gargantua. Il plaide pour une culture humaniste contre les lourdeurs d'un enseignement figé et se fait le défenseur d'une éducation riche et développant l'esprit critique. Gargantua est aussi un roman plein de verve, d'une grande richesse lexicale, et d'une écriture souvent crue, volontiers scatologique. Ce sont des romans satiriques en particulier anticléricaux qui critiquent l'enseignement religieux et font l'éloge du corps et de ses besoins.
Dissertation commentant une citation de Denis Diderot qui affirme que certains romans "respirent partout l'amour du bien" et montre comment les romans du XVIIIe siècle répondent ou non de cette intention.
1170 mots (approx. 2.9 pages), 0 sources, 2009, 3,95 €
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Résumé «Par un roman, on a entendu jusqu'à ce jour un tissu d'événements chimériques et frivoles, dont la lecture était dangereuse pour le goût et pour les moeurs. Je voudrais bien qu'on trouvât un autre nom pour les ouvrages de Richardson, qui élèvent l'esprit, qui touchent l'âme, qui respirent partout l'amour du bien, et qu'on appelle aussi des romans.» [Denis Diderot, Eloge de Richardson, in Oeuvres esthétiques. Classiques Garnier, Paris, 1997, p.29].
Par son caractère hybride et parodiques des genres qui le précèdent, le roman semble être le premier genre à déconstruire véritablement la muraille de la contrainte formelle. C'est pourquoi Diderot rappelle que le roman de son siècle est parfois vu comme un « tissu d'événements chimériques et frivoles» (Eloge de Richardson, 1762). Mais l'auteur affirme aussi que certains ouvrages «respirent partout l'amour du bien» et élèveraient par là les goûts et les moeurs du lecteur.
I. Le roman comme intention sociale et morale
1) Montrer le bien comme un modèle
2) Critiquer le mal
3) Montrer le mal comme contre-modèle
II. Le roman comme genre plus libre
1) Un genre peu défini
2) La notion d'individu
3) Roman et amoralité
Extrait du document Tout d'abord, lorsqu'un auteur se risque à produire des écrits dans un genre nouveau et aussi peu défini que le roman, il aura souvent tendance à justifier son oeuvre en se donnant des intentions qui répondent aux attentes du lectorat de son époque. Cette forme de «captatio benevolentiae» se manifeste par une peinture du bien censée montrer l'exemple au public (et qui sert parfois à échapper à la censure). Dans Candide (1759), Voltaire construit un héros qui, bien qu'ingénu, sera irréprochable d'un point de vue moral d'un bout à l'autre de l'oeuvre: il ignore le mal au début du texte, et le rejette au fur et à mesure de sa progression jusqu'à énoncer lui-même une moralité sociale («il faut cultiver notre jardin»).
Tags: moralité, les Lumières, romancier, dénonciation, personnage, narration
Dissertation à partir de la citation : "Un roman n'est qu'une histoire bien racontée". Le devoir tente de donner une définition moins réductrice du roman.
1630 mots (approx. 4.1 pages), 0 sources, 2002, 4,95 €
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Résumé Depuis le début du XXème siècle, les écrivains n'obéissent plus à des courants littéraires précis comme lors des siècles précédents. L'auteur est libre et veut innover, il refuse d'être classé dans une catégorie littéraire immuable. Ainsi, les définitions de la littérature, de l'écriture se multiplient. Les avis divergent sur le but même d'écrire. Un auteur contemporain estime que « le roman n'est qu'une histoire bien racontée », c'est-à-dire que le roman n'a pas d'autre ambition que de rapporter au lecteur un récit. Cette définition de la forme la plus utilisée dans la littérature de nos jours est en effet correcte et justifiée, mais elle est cependant discutable car trop catégorique. Elle ne prend pas en compte les buts littéraires d'un bon nombre de nos contemporains.
I. Un roman est une histoire bien racontée: explications
1. Un roman est d'abord une histoire
2. Mais pas n'importe quelle histoire : une histoire bien racontée
3. Et pour bien raconter, il faut du talent
II. Mais le roman est aussi un message à comprendre au-delà de l'histoire
1. Un double message : une vue sur la société
2. Mais aussi une vue d'une réalité idéale
3. Et une vue sur les sentiments de l'auteur
Extrait du document Ecrire un roman n'est pas seulement respecter des règles narratives et d'imaginer une histoire originale mais c'est également faire preuve de talent. Le roman a un statut artistique. L'écrivain, notamment celui des romans fantastiques, doit faire preuve de talent pour amener le lecteur dans un univers totalement imaginaire. Mais ceci n'est pas particuliers aux auteurs de science-fiction, même les auteurs « réalistes » sont confrontés à ce problème: le décor, les circonstances, la psychologie, les gestes, tout est vrai sauf la situation. L'auteur fait une nouvelle fois preuve de talent. Quant au roman autobiographique, son statut est spécial. Le maître du livre doit rendre intéressante l'histoire de sa vie. Franck Mc Court, en racontant son enfance tragique par le regard d'un enfant, permet de faire vivre son passé sans aucune amertume: autre sujet mais cependant assez proche du précédent. Chaque écrivain a un style différent. Dans le roman, toutes les formes narratives sont bienvenues. L'auteur s'inspire obligatoirement des ouvrages précédents sans toutefois les copier. Alain Fournier dans son unique ouvrage s'est inspiré non pas d'un romancier mais du poète symboliste Jules Laforgue. On retrouve dans Le grand Meaulnes cette référence, mais on remarque le propre style de Fournier : il fait incessamment passer le lecteur du rêve à la réalité. L'atmosphère est merveilleusement poétique.
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Résumé L'auteur met ici en relief le paradoxe inhérent au genre romanesque, rendu par l'emploi de deux expressions opposées (« une représentation du monde », et « le monde même »). Cette opposition exprime d'une part le fait que le roman soit œuvre de subjectivité (car toujours constitué par une vision singulière qui est celle de l'écrivain), et d'autre part le fait qu'il soit mû par un désir d'objectivité (qui est le propre du roman qui veut concurrencer le réel sensible). Or, ce désir d'objectivité, de devenir « le monde même » n'est-il pas irréalisable ? On pourrait en effet communément penser que le réel ne peut être épuisé par le roman, car il déborde toujours du cadre préétabli offert par celui-ci. La question de l'exhaustivité dans cette tentative de retranscrire le réel est également prégnante.
1. Dans quelle mesure le roman peut-il être au plus près du réel sensible ?
2. En quoi la représentation du monde, à l'œuvre dans le roman est toujours singulière ?
3. En quoi le genre romanesque permet un dépassement du réel au profit d'une étude d'un monde qui serait cette fois-ci intérieur ?
Extrait du document On ne peut que constater dans ces conditions l'échec du réalisme en tant qu'il est incapable de retranscrire de manière objective le réel. Réalisme et réalité ne sont pas en adéquation, tout ce que l'on peut attendre du roman réaliste dans ces conditions est plutôt de l'ordre de ce que Barthes appellerait un « effet de réel ». L'appréhension du monde passe en fait toujours par l'intermédiaire d'une conscience qui saisit le réel, elle est donc toujours subjective. Cette subjectivité est mise en valeur par les écrivains proches d'un « réalisme subjectif » tels Stendhal, dont les incursions dans le texte sont nombreuses, notamment dans "Le Rouge et le noir", où l'on trouve le point de vue de l'auteur sur son personnage Julien Sorel exprimé ouvertement (Stendhal utilise même le pronom personne « je » pour s'exprimer). L'écrivain apporte là la singularité de sa vision du monde, et c'est elle qui donne toute son ampleur au genre romanesque, qui ne peut appréhender les choses de manière objective, seule la science le peut ; c'est hors des prétentions du roman. Il ne peut nous donner qu'une vision « objectale » du monde, mais jamais objective.
Tags: rapport mimétique, fiction, perception, monologues intérieurs
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Résumé Le roman est un genre littéraire né au Moyen-Âge, qui a évolué au fil des siècles et qui continue encore à changer aujourd'hui. Le contexte social, politique ou historique ont une grande influence sur ce que peut être un roman.
Milan Kundera écrit dans "L'Art Du Roman", publié en 1986, «L'esprit de roman est l'esprit de complexité. Chaque roman dit au lecteur : «les choses sont plus compliquées que tu ne le penses».
Ici Kundera nous confronte à une réalité littéraire patente : le roman, production littéraire par excellence, est quelque chose de complexe qui d'emblée s'annonce comme alambiqué et dont la compréhension totale se fera par un travail du lecteur.
Extrait du document Voyons dans un second temps que certains romans n'exigent pas l' « esprit de complexité ». Tout d'abord, notons que le roman est né au Moyen-âge sous la forme de textes écrits en langue dite « vulgaire »(langue romane) puisqu'il ne s'agissait pas de latin, langue comprise par des élites et considérée comme langue « savante ». Le roman est donc à l'origine un texte créé pour être compris et diffusé auprès d'un public plus large. On peut partir de cette remarque pour affirmer que le roman visait, à ses débuts, à démystifier l'écrit qui jusque là n'était réservé qu'aux castes supérieures de la société ( le Haut Clergé et la noblesse).
Les premiers romans suivent des schémas simples : les uns s'inspirent de l'antiquité, d'autres s' inspirent de faits de guerre et d'autres, plus nombreux, sont les romans dits « arthuriens » avec toute la mythologie des chevaliers de la Table Ronde. Les thèmes sont donc récurrents et sans affirmer que ces romans sont moins intéressants que d'autres, on peut dire qu'ils reprennent des personnages connus et donc plus faciles à appréhender. Les situations aussi suivent des schémas actancielles prédéfinis par la tradition littéraire de cette période.
Il existe ensuite d'autres type de romans qui font appel à la simplicité. On pensera notamment aux romans policiers. En effet, avant même d'entrer dans l'intrigue, le lecteur sait pertinemment qu'à la fin du récit le criminel sera démasqué, que la vérité éclatera et que le personnage sera représenté en héros. Le roman policier utilise finalement des procédés simples pour créer un suspens souvent artificiel, les personnages sont divisés de façon manichéenne en deux camps, les « gentils » et les « méchants ». Il s'agit donc d'un genre de roman simple mais efficace puisqu'il semble indémodable.
Dissertation qui traite du roman. Ce devoir tente de définir le rôle de l'auteur, du lecteur, du narrateur et des personnages dans l'ecriture d'un roman.
1900 mots (approx. 4.8 pages), 4 sources, 2007, 4,95 €
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Résumé Si Michel Butor écrit que « dans le roman, ce que l'on nous raconte, c'est toujours aussi quelqu'un qui se raconte et nous raconte. », c'est qu'au-delà du récit, en profondeur, le roman serait, pour le romancier, moyen de se dire par le biais d'autoportraits, confidences ou confessions, et, pour le lecteur, moyen de se reconnaître : « Madame Bovary, c'est moi » dit Flaubert, c'est nous, dit le lecteur.
1ere partie :
1/ L'auteur dans son œuvre
2/ Le personnage comme sujet
3/ Une double projection
2eme partie :
1/ Le romancier avance masqué
2/ Les personnages sont« racontés » plus qu'ils ne « racontent »
3/ Le lecteur et le roman
3eme partie :
1/ La présence du romancier dans son œuvre, c'est son style
2/ Personnages et points de vue
3/ Lire un roman : complicité, révélation
Extrait du document Si Michel Butor écrit que « dans le roman, ce que l'on nous raconte, c'est toujours aussi quelqu'un qui se raconte et nous raconte. », c'est qu'au-delà du récit, en profondeur, le roman serait pour le romancier moyen de se dire par le biais d'autoportraits, confidences ou confessions, et pour le lecteur, moyen de se reconnaître : « Madame Bovary, c'est moi » dit Flaubert, c'est nous, dit le lecteur. Tout d'abord, l'introspection dans un roman se retrouve par le fait que l'auteur participe à l'intégrité de son œuvre, les personnages permettent de développer une psychologie et ainsi le lecteur est en quelque sortes « raconté » :le roman devient lieu de l'expérience intérieure, de l'identité, de l'universel. Ensuite, « ce qu'on nous raconte » n'est pas purement intérieur, ce qui provoque des problèmes et des limites. Donc, ce n'est pas tant le contenu intime que la manière de raconter sur laquelle il faut insister.
Tags: littérature, Michel Butor, introspection, style, autoportrait, confessions