Fiche de lecture de ce romanhistorique écrit sous la forme d'une autobiographie fictive de l'empereur romain Hadrien. Cette oeuvre a été particulièrement salué par la critique française et internationale à sa parution en 1951.
2030 mots (approx. 5.1 pages), 0 sources, 2009, 5,95 €
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Résumé Ecrit en plusieurs étapes relativement éloignées dans le temps, d'abord de 1924 à 1929 puis de 1948 à 1951 (période au cours de laquelle Marguerite Yourcenar choisit d'orienter définitivement ce romanhistorique sur la vie d'Hadrien en tant qu'empereur, qu'«homme d'action» et d'Etat p.339), ces "Mémoires d'Hadrien" prennent la forme d'une autobiographie fictive et imaginaire. Paru en 1951 et salué par la critique, l'ouvrage est le fruit d'un long et abondant travail d'études et de recherches historiques sur le sujet (à travers une accumulation de documents dans les universités de la planète : Etats-Unis, France, Italie…), qui s'inscrivent quasiment en filigrane de la vie de l'auteur.
I. Présentation de l'oeuvre et de son auteur
1) Biographie de Marguerite Yourcenar (1903-1987)
2) Contexte d'écriture des Mémoires d'Hadrien (1951)
II. Résumé
III. Opinion personnelle
Extrait du document Née à Bruxelles en 1903, Marguerite Cleenewerck de Crayencour grandit en France, où elle fut élevée par son père (sa mère décéda à sa naissance), homme passionné de culture et de voyages. Elle vécut néanmoins la majorité de sa vie en dehors de l'Hexagone : Italie, Suisse, Grèce, mais surtout aux Etats-Unis où elle résidera de 1939 jusqu'à sa mort (elle obtiendra d'ailleurs la nationalité américaine). Elle publia ses premiers ouvrages dans les années trente sous le nom de Yourcenar (l'anagramme de son patronyme), et sera définitivement reconnue grâce à ses Mémoires d'Hadrien, qui connurent un vif succès international à leur parution en 1951.
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Résumé Mme De Lafayette, était une grande dame de l'aristocratie qui avait fréquenté les salons précieux et s'était lié d'amitié avec quelques hommes de lettres, dont le grammairien Ménage, le nouvelliste Segrais et surtout avec le duc de La Rochefoucauld, auteur des Maximes. Avant de produire ce chef-d'œuvre qui lui apportera la consécration, Mme De Lafayette avait déjà publié plusieurs romanshistoriques dans l'esprit de cour. Dans la Princesse de Clèves, elle ne gardera de ce genre alors à la mode que le cadre formel et déplacera le centre d'intérêt sur les caractères et la psychologie des personnages.
1/ Le premier roman moderne
2/ Résumé
a. Les malheurs de la galanterie
b. Une retraite interrompue
c. Le vol du portrait
d. La lettre perdue
e. L'aveu
f. Une indiscrétion imprudente
g. La visite à Coulommiers
h. Un malentendu mortel
i. L'adieu
3/ Commentaire
a. Un roman sans nom d'auteur
b. Un romanhistorique c. Un roman moraliste
d. Un roman héroïque
e. D'une morale conformiste vers un idéal personnel
f. Un roman précieux
g. Un roman janséniste
h. Un roman classique
i. La postérité de "La Princesse de Clèves"
Extrait du document Les mœurs du siècle précédant ne sont qu'un prétexte pour une analyse des sentiments qui tirera sa vérité de l'expérience et de l'observation personnelle, mais, plus encore, d'une préoccupation psychologique et morale propre à la doctrine classique. Le mérite de Mme De Lafayette sera essentiellement de transférer dans le domaine romanesque, considéré alors comme mineur, des ambitions qui s'était surtout exercé au théâtre et dans les œuvres d'idées. La Princesse de Clèves est à peu près contemporaine de Phèdre et ce n'est pas un hasard : il y a entre le roman de Mme De Lafayette et la tragédie de Racine d'étonnantes affinités dans la peinture de la passion.
Dissertation qui s'intéresse au roman "Nedjma" de Kateb Yacine qui s'ancre dans un contexte historique si fort qu'il va être prédéterminant et pourrait faire du texte un "document historique".
1820 mots (approx. 4.6 pages), 1 source, 2009, 4,95 €
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Résumé "Nedjma" est le roman fragmenté que le lecteur connaît, en quête de réponses à travers la généalogie de ses quatre personnages et d'une femme qui donne son nom au roman. Il n'est donc pas surprenant qu'en avril 1998, A. Raybaud écrive un article intitulé "Nedjma" palimpseste où la comparaison est frappante : « C'est comme un palimpseste où remontent les signes anciens que "Nedjma" déploie tant sur le plan historique que sur le plan thématique et, comme dans toute écriture falsifiée dans son retour à travers une autre, « par bribes, toujours par bribes », « des bribes de plus en plus minces, disparates, intenses ». » "Nedjma" serait donc un texte construit par surimpression où le passé qui semblait effacé réapparaît soudain à la faveur du présent, à travers celui-ci. Peut-on dire que "Nedjma" soit si proche du palimpseste ? L'étude portera tout d'abord qu'il s'agit bel et bien du retour d'une écriture à travers une autre, puis l'attention du lecteur sera portée sur cette écriture faite de bribes pour terminer en constatant ce déploiement sans réponses qui caractérise le roman de Kateb…
Extrait du document En effet, ce retour des « signes anciens », des souvenirs du passé ne se fait que par bribes. Là encore Rachid en est la meilleure illustration notamment au fondouk. Mais le choix de retranscrire les souvenirs de Mustapha avec des carnets ou un journal est aussi une manière de n'en rendre que des bribes. Comme le fait un palimpseste. De plus ces bribes du passé que l'on tente de coller au présent, puisqu'elles ne sont ni entières ni exactes ne produiront qu'une écriture falsifiée.
Fiche de lecture basée sur le roman de Gustave Flaubert, qui traite de l'apprentissage de Frédéric, le personnage principal, qui est fortement ancré dans la réalité de l'époque.
2360 mots (approx. 5.9 pages), 6 sources, 2008, 5,95 €
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Résumé Les impuissances de Frédéric tant face à l'histoire que face à son amour, reflètent l'impuissance généralisée de ses contemporains à affronter le pouvoir.
Ainsi, le roman de Flaubert constitue une véritable étude sociologique.
I. Les contemplations d'une comédie humaine
1) Une matrice historique réaliste
2) Des personnages emblématiques des différents courants politiques
II. Le roman de l'échec
1) La double inconstance de Frédéric
2) Le romanhistorique un genre impossible
Extrait du document Ecrit entre 1864 et 1869, le roman de Gustave Flaubert, l'éducation sentimentale est publié en 1869, alors que Napoléon III vit sa dernière année à la tête de la France. L'histoire se déroule entre le 15 septembre 1840 et le début de l'hiver 1869, balayant ainsi la fin de la Monarchie de Juillet, la Seconde République, de 1848 à 1851, et le Second Empire.
En 1840, lorsque Frédéric quitte sa province pour faire son droit à Paris, les manifestations à l'encontre de la monarchie se multiplient. Dès son arrivée, il va tomber éperdument amoureux d'une femme qu'il ne pourra jamais posséder, Mme Arnoux. Il va peu à peu chercher à se forger une place dans la société, découvrant le monde des salons chez les Dambreuse, l'arrivisme des bourgeois moyens avec M. Arnoux, la déliquescence des mœurs avec Rosanette qui sera son amante et le symbole d'une décadence progressive.
On peut s'interroger sur le lien qui unit le fond historique de l'éducation sentimentale aux épisodes purement romanesques...
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Résumé Le roman est un genre littéraire né au Moyen-Âge, qui a évolué au fil des siècles et qui continue encore à changer aujourd'hui. Le contexte social, politique ou historique ont une grande influence sur ce que peut être un roman.
Milan Kundera écrit dans "L'Art Du Roman", publié en 1986, «L'esprit de roman est l'esprit de complexité. Chaque roman dit au lecteur : «les choses sont plus compliquées que tu ne le penses».
Ici Kundera nous confronte à une réalité littéraire patente : le roman, production littéraire par excellence, est quelque chose de complexe qui d'emblée s'annonce comme alambiqué et dont la compréhension totale se fera par un travail du lecteur.
Extrait du document Voyons dans un second temps que certains romans n'exigent pas l' « esprit de complexité ». Tout d'abord, notons que le roman est né au Moyen-âge sous la forme de textes écrits en langue dite « vulgaire »(langue romane) puisqu'il ne s'agissait pas de latin, langue comprise par des élites et considérée comme langue « savante ». Le roman est donc à l'origine un texte créé pour être compris et diffusé auprès d'un public plus large. On peut partir de cette remarque pour affirmer que le roman visait, à ses débuts, à démystifier l'écrit qui jusque là n'était réservé qu'aux castes supérieures de la société ( le Haut Clergé et la noblesse).
Les premiers romans suivent des schémas simples : les uns s'inspirent de l'antiquité, d'autres s' inspirent de faits de guerre et d'autres, plus nombreux, sont les romans dits « arthuriens » avec toute la mythologie des chevaliers de la Table Ronde. Les thèmes sont donc récurrents et sans affirmer que ces romans sont moins intéressants que d'autres, on peut dire qu'ils reprennent des personnages connus et donc plus faciles à appréhender. Les situations aussi suivent des schémas actancielles prédéfinis par la tradition littéraire de cette période.
Il existe ensuite d'autres type de romans qui font appel à la simplicité. On pensera notamment aux romans policiers. En effet, avant même d'entrer dans l'intrigue, le lecteur sait pertinemment qu'à la fin du récit le criminel sera démasqué, que la vérité éclatera et que le personnage sera représenté en héros. Le roman policier utilise finalement des procédés simples pour créer un suspens souvent artificiel, les personnages sont divisés de façon manichéenne en deux camps, les « gentils » et les « méchants ». Il s'agit donc d'un genre de roman simple mais efficace puisqu'il semble indémodable.
Commentaire d'un texte extrait de la branche X du Roman de Renart, qui montre en quoi ce texte constitue une caricature de la société médiévale du XIIème siècle.
4880 mots (approx. 12.2 pages), 13 sources, 2007, 9,95 €
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Résumé En dépit de son titre, le Roman de Renart, n'est pas un roman mais une collection de récits appelés «branches», écrits entre 1175 et 1250 par plus de vingt auteurs, le plus souvent anonymes, de personnalités, de formations, de goûts et de talents différents.
Ainsi, dans la branche X, écrite en 1200, l'auteur, l'évêque de la Croix-en-Brie brosse le portrait d'un vilain c'est-à-dire un paysan libre, dans un contexte historique qui est celui des grands défrichements et de l'essor du monde rural des XIIème et XIIIème siècles.
Le vilain Liétard occupe une place prépondérante dans la branche, contrairement aux vilains des branches précédentes.
Cependant, si Liétard occupe le devant de la scène tout au long de la branche et au détriment de Renart, il n'en est pas forcément le vainqueur.
Dans quelle mesure cet extrait de la branche X (page 49) du Roman de Renart, est-il un « miroir déformant » de la société médiévale au XIIème siècle ?
Ainsi, ce commentaire montre que Liétard est un riche vilain et un témoin privilégié de l'essor du monde rural aux XIIème et XIIIème siècle mais que son ambition sociale et ses mœurs sont condamnées par l'évêque de la Croix-en-Brie, qui, pour le punir le réduit à l'état de serf.
I. Un riche vilain, témoin privilégié de l'essor du monde rural aux XIIème et XIIIème siècles
1. Un témoin privilégié de l'essor du monde rural
2. Un riche vilain
II. La condamnation de l'ambition sociale et des m'urs du vilain Liétard, réduit au servage par l'évêque de la Croix-en-Brie
1. Une ambition sociale contraire à la hiérarchie de la société, garante de l'ordre voulu par Dieu
2. Des moeurs incompatibles avec la morale chrétienne
3. La réduction au servage de Liétard par l'évêque de la Croix-en-Brie
Extrait du document L'évêque de la Croix-en-Brie tient Liétard pour «plus riche que Constant des Noues» (l. 6) qui est un riche vilain appartenant à la couche la plus ancienne du Roman de Renart, aux branches II et Va, rédigées entre 1174 et 1176 par le poète Pierre de Saint-Cloud et qui servent en quelque sorte de référence. Dans ces branches, Constant des Noues se fait voler son coq, Chanteclerc, par Renart et fait disposer des pièges tout autour de sa maison pour se protéger. Par cette référence, l'auteur montre qu'il est un lecteur assidue des meilleures branches de la collection et qu'il se place dans la continuité de ses prédécesseurs. Liétard apparaît ainsi comme un riche vilain qui a su profiter de l'essor du monde rural propre aux XIIème et XIIIème siècle pour se constituer un «joli magot» (l. 43).
Lorsque Liétard se lamente, il évoque son patrimoine sous les termes «fortune» (l. 36) et « joli magot » (l. 43). Il s'est constitué un pécule d' « environ cent livres voire plus » (l. 44) en l'espace de «dix ans» (l. 42).
Commentaire composé portant sur un extrait du premier chapitre de ce roman, qui analyse en quoi cet incipit nous permet de classer
"L'Ingénu" parmi les contes philosophiques du XVIIIème siècle.
1040 mots (approx. 2.6 pages), 0 sources, 2006, 3,95 €
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Résumé Ce texte est un extrait de L'Ingénu, du premier chapitre du roman, de «Un jour Saint Dunstan ... » à « ... assurément une grande fortune». C'est un récit écrit par Voltaire (1694-1778), un auteur français. Celui-ci était partisan du mouvement littéraire des Lumières. En cela, Voltaire tente d'éclairer le lecteur en apportant des réflexions sur la vie, l'homme ou la société de son époque. Cet extrait, tiré du premier chapitre de L'Ingénu est l'incipit du récit ; il nous présente ici deux personnages : l'abbé de Kerkabon et sa sœur, mademoiselle de Kerkabon. Au cours d'une promenade, ils repensent à leur frère et à sa femme.
1. Un mélange de réalisme historique et de légende
2. La dimension satirique de cet extrait
Extrait du document Ensuite, l'auteur se moque des croyants grâce au personnage de Mademoiselle de Kerkabon. Il dépeint chez elle, une naïveté excessive par rapport à Dieu. Elle est dite « dévote », mais ne fut « jamais […] mariée ». Voltaire insinue qu'être croyant n'apporte pas forcément le bonheur. Cette femme s'exprime avec innocence, plaignant son frère et sa belle-sœur, les désignant par « notre pauvre frère » et « notre chère belle-sœur », ou encore des expressions comme « c'était une femme charmante », « notre frère, qui avait beaucoup d'esprit ». Elle possède une image sublimée de ces deux personnes, comme si elle voyait son entourage à travers des yeux d'enfants. Sa question sur les Iroquois et le fais qu'ils auraient pu manger sa belle-sœur, montre qu'elle fait preuve de sottise vis-à-vis des on-dit de son époque, qu'elle semble portée à croire n'importe quelle calembredaine. Une hyperbole est aussi utilisée « Je la pleurerai toute ma vie », conférant une image presque comique du personnage, éplorée sur la disparition de son frère et de sa belle-sœur, mais d'une manière exagérée et sans vraiment y croire, plutôt que d'une manière tragique qui pourrait amener le lecteur à prendre pitié de Mademoiselle de Kerkabon. L'auteur, à travers ce protagoniste, émet une critique des croyants aveugles qui semblent être dépourvu de tout esprit critique, les faux dévots. Il se moque de la communauté religieuse.
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Résumé Charles Baudelaire, Alphonse de Lamartine et Gustave Flaubert sont tout trois des contemporains de Victor Hugo, auteurs de poésie et de romans, qui ont connu un succès réduit comparé à celui de l'auteur des "Misérables". En effet, Lamartine née en 1790 et mort en 1869 était très admiré de Hugo, mais a eu une renommé assez faible de son vivant et a échoué dans sa carrière politique autant que dans la gérance de sa fortune. Baudelaire, né en 1821 et mort en 1867, a été condamné pour « atteinte aux bonnes mœurs » lors de sa publication des "Fleurs du mal". Enfin Flaubert, né en 1821 et mort en 1880, a eu une longue correspondance avec Hugo, et a également eu des problèmes avec la justice avec son roman "Madame Bovary". Ces trois auteurs, dont le talent est aujourd'hui incontestés ont chacun exprimé leur avis sur "Les Misérables", de différentes façons, mais en évoquant tour à tour un même thème : celui de la vraisemblance dans l'œuvre de Hugo. En se basant sur les idées auxquelles étaient attachées ces hommes, on peut étudier leurs opinions, en évoquant dans un premier lieu Lamartine, puis Baudelaire et enfin Flaubert avant de comparer leurs points de vue sur cet ouvrage.
Extrait du document Alphonse de Lamartine considère que les Misérables est un roman indigne d'un auteur tel que Victor Hugo et dangereux . Il pense que le style et le sujet de l'œuvre ne correspondent pas à l'écrivain, qu'il place au dessus de tout les autres, et qu'il accuse de s'être lourdement rabaissée en produisant un tel roman.
Tags: société, roman fantastique, romanhistorique, symbolisme
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Résumé "Le Guépard" est un romanhistorique constitué de nombreux personnages, hommes ou femmes. Mais parmi tous ces personnages se trouve un animal, Bendico, fidèle chien de Don Fabrizio. Ce chien fait de nombreuses apparitions et n'est donc pas seulement un figurant.
1. Bendico a des relations particulières avec son maître, Don Fabrizio
2. Bendico n'est pas seulement un chien, c'est un personnage à part entière du roman
3. Bendico peut être considéré comme un symbole de l'aristocratie
Extrait du document En effet, celui-ci le considère comme un véritable compagnon, il semble l'aimer et le respecter comme un proche et trouve du réconfort en sa présence. (« Tu vois, Bendico, toi, tu es un peu comme elles, comme les étoiles : d'un bonheur incompréhensible, incapable de produire de l'angoisse. »). Bendico donne donc une image tendre et pleine d'affection de son maître dans les scènes où il apparaît en sa présence. Le chien est le seul personnage qui accompagne le prince partout, aussi bien dans son jardin (où il peut faire tout ce qui lui plaît, y compris détruire fleurs et plantes), que dans son bureau ou son observatoire (qui est certainement un de ses lieux de prédilection).
Dissertation portant sur une citation de Chateaubriand dans laquelle il sous-entend que la vie individuelle de l'auteur ainsi que le temps historique jouent un rôle prépondérant dans la création littéraire.
2970 mots (approx. 7.4 pages), 0 sources, 2009, 6,95 €
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Résumé Le romantisme considère le roman comme lieu privilégié de l'expression de l'individu face à la société. Dans Génie du christianisme, chapitre III « Paradis Perdu », répondant à la rumeur selon laquelle Milton aurait utilisé un événement de sa vie conjugale pour écrire un des drames survenus entre Adam et Eve, Chateaubriand, empreint de la vision romantique, énonce la règle régissant la création littéraire : «Nous sommes persuadés que les grands écrivains ont mis leur histoire dans leurs ouvrages. On ne peint bien que son propre cœur, en l'attribuant à un autre ; et la meilleure partie du génie se compose de souvenirs».
1/ Intérêt et enjeux de la création littéraire selon Chateaubriand
A) L'originalité dans le réalisme
B) Identification et universalité
C) L'accès à l'auteur et son époque
2/ Appropriation de la règle énoncée par Chateaubriand
A) La création d'un autre « moi »
B) Expression des possibles « moi »: se libérer des limites de l'existence
C) Impossibilité de suivre cette règle : autobiographie et romans fictionnels
3/ Refus de la création littéraire romantique
A) Réalisme et naturalisme
B) La recherche formelle et stylistique
Extrait du document Certains écrivains revendiquent cette part autobiographique de leur œuvre, d'autres parlent d'autofiction, d'autres encore, au nom de l'imagination, veulent maintenir une distance entre leur vie et leur œuvre. Dès lors, on pourra se demander à quel point cette forme de création littéraire est importante, si elle est omniprésente dans tous les écrits et s'il n'existe pas d'autres expressions de création littéraire tout aussi importante, que Chateaubriand n‘envisage pas ici. Nous verrons dans un premier temps, l'intérêt et les enjeux de la règle de création littéraire établie par Chateaubriand. Puis nous nous interrogerons sur l'application de cette règle, entre appropriation et impossibilité. Enfin, nous nous demanderons si la création littéraire ne comporte pas d'autres démarches que la règle de Chateaubriand.