Fiche de lecture de l'œuvre "Le sacrifice et l'envie : le libéralisme aux prises avec la justice sociale", de Jean-Pierre Dupuy portant sur l'analyse des théories anglo-saxonnes de la justice sociale. (pdf)
Fiche de lecture № 16485 |
4020 mots (
approximativement 10.1 pages ) |
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2010
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Résumé
Jean-Pierre Dupuy est né le 20 Février 1941. Ancien polytechnicien,
il est l'auteur de nombreux ouvrages d'épistémologie, et a mené de nombreux travaux de recherches sur les auteurs de la science économique et de l'économie politique. Il a contribué à la diffusion des oeuvres de René Girard, John Rawls et Ivan Illitch en France. Il a publié "Le sacrifice et l'envie : le libéralisme aux prises avec la justice sociale" en 1992 au terme de recherches commencées dans les années 1970 sur les grands textes de l'économie politique appliqués à la justice sociale.
I/ Présentation de l'auteur
II/ Sommaire du livre
III/ Enjeux de l'ouvrage
IV/ Analyse de l'ouvrage
V/ Critiques de l'œuvre
Extrait du document
Le but de ce chapitre introductif est de déterminer le rôle de l'individu et son rapport avec la société dans la tradition libérale. C'est une question fondamentale car la justice sociale part du sentiment de justice ressenti par l'individu pour définir ce qu'est une société juste et bonne, de la même façon que les sociologues partent souvent de l'individu pour concevoir l'ordre social.
Mots-clés:sacrifice, envie, société, individu, homme, ordre, politique
Commentaire de document iconographique d'une scène de sacrifice dans la Grèce ancienne qui vise à analyser la cérémonie et son but et en quoi l'illustration étudiée est révélatrice de l'esprit grec.
Document № 14587 |
2105 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
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Résumé
« Sacrifier, c'est faire une offrande aux Dieux » (Socrate dans le dialogue de Platon Eutyphron, 14c). Le sacrifice occupe une place majeure dans la religion grecque, car il répond à des attentes d'ordre métaphysique : « Le sacrifice, c‘est le banquet final qui aurait exprimé la finitude humaine par rapport à l'infinitude divine » (J-P Vernant). Rituel majeur de l'identité grecque, le sacrifice existe au moins depuis les temps homériques, puisque la première mention connue se trouve dans le chant I de l'Iliade, où Ulysse remet Chryséis à son père et en même temps débarque des victimes, qui sont immédiatement mises à mort. Le document qui nous servira à illustrer notre propos (en première page) est une reproduction d'un cratère (grand vase avec une grande ouverture, utilisé pour mélanger l'eau et le vin à l'occasion des banquets) en cloche attique à figures rouges du troisième quart du Vème siècle, conservé au musée du Louvre. Il s'agit d'une scène de sacrifice sanglant à but alimentaire, où l'on peut voir quatre officiants procédant à la dernière étape du sacrifice, à savoir le rôtissage des morceaux destinés aux hommes ainsi que le dépôt sur l'autel du pélanos (les viscères de la victime), à destination des Dieux.../...
Extrait du document
Le rituel du sacrifice est, comme nous l'avons dit plus haut, réglé de manière très précise. Il constitue une véritable mise en scène, où chaque personne et chaque objet correspondent à un rôle particulier. Les vivants, les choses et les végétaux montrent à cette occasion leur dévouement à l'égard des puissances supérieures qui leur permettent d'exister. Pour les hommes, le sacrifice est l'occasion de montrer leur piété et de communier avec les Dieux, en l'honneur desquels on l'exécute et avec qui l'on partage son produit par l'intermédiaire des libations et de la crémation des viscères.
Mots-clés:histoire, religion, rituel, autel, symbole, prêtre, entraille, victime, ontologie
Exposé qui présente les différents sacrifices pratiqués en Grèce à l'époque classique.
Exposé № 5633 |
1830 mots (
approximativement 4.6 pages ) |
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2007
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Résumé
Le verbe thuein, "sacrifier", désigne le sacrifice sanglant comme les oblations végétales. Néanmoins, la mise à mort d'une victime animale domestique possède une charge émotionnelle et sacralisante toute particulière.
Cette thusia est l'acte central du culte autour duquel s'articule un ensemble de rites qui, dans le cas du grand sacrifice civique de type alimentaire, forment les fêtes qui imposent leur rythme à l'année entière. Cependant, il existe de multiples types de sacrifices : les sacrifices non sanglants et les sacrifices sanglants, pour lesquels on distingue l'holocauste (enagisma) et le sacrifice sanglant de type alimentaire.
I. Sacrifice sanglant de type alimentaire
1. Pratique
2. Déroulement
3. Significations
II. Holocauste
III. Sacrifices non sanglants
IV. Textes
1. Homère, Iliade., I, 457-474
2. Pausanias, VIII, 38, 8
V. Illustration
VI. Piste de réflexion alternative
Extrait du document
L'animal est égorgé rituellement, des parts (os et graisse) sont réservées aux dieux et brûlées sur le foyer, l'essentiel de la viande est préparé, cuit et mangé par les hommes. Le bovin est l'animal le plus prestigieux qu'on offre en sacrifice. Moutons, chèvres et porcs, moins coûteux, peuvent eux aussi être choisis, en fonction des moyens du sacrifiant et des impératifs des règlements sacrés. D'autres espèces, comme la volaille et les petits volatiles, étaient également sacrifiées, mais poissons, chevaux ou chiens l'étaient rarement. Il est parfois fait état de prédilections divines pour telle espèce animale ou, au contraire, d'un interdit sacrificiel à ce propos.
Mots-clés:prêtre, sang, mort, autel, dieux, culture
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Chelhod qui étudie les recherches sur l'évolution, la nature et la fonction des rites sacrificiels en Arabie occidentale.
Fiche de lecture № 6142 |
6465 mots (
approximativement 16.2 pages ) |
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2008
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Résumé
En consacrant ce travail au sacrifice chez les Arabes, Joseph Chelhod renouvelle la question sur les rites sacrificiels chez les Arabes, thème plus ou moins délaissé par les ethnologues et les sociologues de l'époque, et comble ainsi une lacune dans la recherche de la sociologie de la religion.
L'auteur cherche à étudier le rite sacrificiel chez les Arabes, non seulement en tant que foi et rituel mais également en tant que concept religieux admis dans le milieu où il est apparu : l'Arabie occidentale.
I. Chapitre 1 : Les cérémonies du sacrifice, sont bien antérieures à l'islam
II. Chapitre 2 : Classification des sacrifices sanglant et non sanglant
III. Chapitre 3 : Le sacrifice déterminé dans le temps
IV. Chapitre 4 : La place du sacrifice dans le pèlerinage à la Mekke
V. Chapitre 5 : Le sacrifice déterminé dans l'espace
VI. Chapitre 6 : Les sacrifices occasionnels
VII. Chapitre 7 : Les sacrifices non sanglants que l'auteur atteste chez les Arabes : les prémices, l'oblation de la chevelure et les libations
VIII. Chapitre 8 : Les différentes fêtes saisonnières des Arabes durant lesquelles ont lieu les sacrifices
IX. Chapitre 9 : L'auteur décrit le mécanisme du sacrifice
X. Chapitre 10 : Les théories du sacrifice
Extrait du document
En dix chapitres, il établit une typologie du sacrifice chez les Arabes et insiste sur tous les détails du dispositif sacrificiel. On admettra que l'approche est réductrice, eu égard de la densité de ce sujet. Au-delà des données concernant spécifiquement les sacrifices chez les Arabes, l'auteur illustre son étude de réflexions méthodologiques, étymologiques, ethnographiques et philologiques, indispensables pour l'analyse de tout rite antique. Les sources que J. Chelhod utilise au cours de son étude sont très nombreuses : il s'appuie sur les œuvres des anthropologues et sociologues de l'époque (Loisy, Bastide, Tyrol, Smith, Gaudefroy-Demombynes, Bouche-Leclercq, Hubert et Mauss, Durkheim, Griaule, Gusdorf…) mais il se base surtout sur des sources islamiques : (Coran, Hadith et jurisprudence religieuse) et antéislamiques (poésie). Le sujet est vaste et il nous semble plus fertile d'y effectuer une sélection sensée plutôt que d'essayer de tout recenser.
Mots-clés:mouvement, énergie, créatrice, péché, prière, offrande
Travail de recherche portant une réflexion sur la notion de sacrifice humain dans la civilisation aztèque et sur ses effets sociologiques et politiques.
Travail de Recherche № 24035 |
4150 mots (
approximativement 10.4 pages ) |
7 sources |
2007
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Résumé
Pour aborder le sujet du sacrifice humain à destination religieuse dans la société aztèque à la veille de la conquête espagnole, il convient tout d'abord de resituer le rituel sacrificiel dans sa dimension religieuse et dans le contexte historique des civilisations en général. Le sacrifice, « Sacer Facere », étymologiquement, acte par lequel on « rend sacré » un objet, un être vivant, peut prendre diverses formes et a donc pour fonction première de faire passer cet objet ou être vivant d'un espace profane (non sacré) à un espace divin (sacré). Cette fonction, présente dès les débuts de l'humanité, appartient à un stade particulier universel du développement social et religieux des sociétés humaines. Pour ce qui est du domaine plus spécifique du sacrifice humain à destination religieuse, il est attesté dès le paléolithique et ne saurait donc être considéré comme une exclusivité précolombienne. En effet, on retrouve cette pratique dans les cultes cananéens (sacrifice d'enfants), gaulois (puits sacrificiels), dans le monde méditerranéen avec les Phéniciens et les Grecs, en Inde, en Afrique. Toutefois, l'évolution des pratiques tend vers une interdiction du sacrifice humain, celui-ci n'étant plus alors attesté qu'à travers la mythologie (sacrifice d'Iphigénie) ou les textes sacrés (sacrifice d'Isaac).
1-L'histoire
2-Les mythes fondateurs
3-Le sacrifice humain dans la société aztèque
4-Le sacrifice humain, nécessité sociale et politique
5-L'autel du sacrifice comme pierre d'angle de la société aztèque
Extrait du document
En effet, les Aztèques conditionnés par leurs croyances, ont d'abord vus dans l'arrivée des conquistadors, des signes annonciateurs du retour de leur dieu Quetzalcóatl et de la chute du 5e soleil, les conduisant à une déférence face à Cortés et à ses troupes ayant certainement précipité leur perte. De plus, la pratique de la « guerre fleurie », poussant les guerriers à faire plus de prisonniers que de morts, a peut être contribué à rendre ces mêmes guerriers un peu trop « confiants » vis-à-vis des nouveaux arrivants, aux pratiques guerrières différentes (guerre de destruction).
Mots-clés:sacrifier, héritage, empirique, prisonnier, culte, croyance, bible, homme
Commentaire d'un texte de Kant sur le sacrifice de la liberté. En quoi une personne qui renonce à sa propre liberté ou qui nuit à celle d'un autre, rejette son statut d'homme et perd son humanité ?
Commentaire de Texte № 5825 |
750 mots (
approximativement 1.9 pages ) |
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Résumé
La liberté est le fait que chacun puisse penser ou agir de la façon qu'il le souhaite sans nuire à autrui ou à la liberté d'autrui. La morale, elle, se doit de guider les hommes pour respecter cette valeur importante qu'est la liberté. Ainsi, la morale en coordination avec la liberté permet aux hommes de garder une certaine humanité.
Mais, il arrive parfois que l'homme mette de côté sa morale pour sacrifier sa liberté au profit d'autres plaisirs. Le sacrifice de sa liberté est donc un acte déshumanisant qui abaisse l'homme au rang de chose. Aucune raison, d'après Kant, ne justifie ce sacrifice que ce soit à des buts de gain d'argent, de satisfaction de désirs, de recherche de plaisirs, de sauvetage de vie ou autres.
Cet extrait va de "« Celui qui renonce à sa liberté ..." à "...on rejette ainsi la valeur de l'humanité".
Extrait du document
Le devoir de l'homme dans sa vie, énoncé à la cinquième ligne, est d'être digne de son humanité car si ce n'est pas le cas l'homme n'en est plus que moins homme. Ainsi, par exemple, une prostituée monnayant ses « services » contre de l'argent perd son humanité et tant que cela durera, cela suspendra son statut d'homme. Ici, on ne peut sûrement pas parler de plaisirs comme énoncés au début (« non pas en recherchant tous les plaisirs » ligne 4), mais plutôt (et dans la plupart des cas) de nécessité financière, mais cela revient à vendre sa liberté, à vendre une part de son statut d'homme.
Mots-clés:déshumaniser, bravoure, don, statut, nécessité, financière
Commentaire du chapitre I de l'œuvre « La Victime et ses masques, essai sur le sacrifice et la mascarade au Maghreb », d'Abdellah Hammoudi s'interrogeant sur le rituel lié au sacrifice de l'Aïd el-khebir.
Commentaire de Texte № 18055 |
2100 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
3 sources |
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Résumé
Le premier chapitre de l 'ouvrage "La victime et ses masques" , écrit par Abdellah Hammoudi revient sur les travaux effectués par ses prédécesseurs dans le cadre de l'anthropologie coloniale. Il s'interroge, de manière clairement critique, sur ces productions et cherche à les comprendre dans leur historicité pour pouvoir les discuter. Il dissocie ainsi description et interprétation ce qui lui permet de fonder sa propre analyse et d'en faire ressortir son aspect novateur et pertinent. C'est le chapitre I intitulé « l'anthropologie coloniale du sacrifice et de la mascarade : à la recherche d'une religion perdue »de cette œuvre que nous étudierons.
1. Présentation et description du rite
2. Les prédécesseurs d'Hammoudi
3. Conclusion : la théorie de Hammoudi
Extrait du document
Pour Hammoudi, l'explication par le substrat berbère est hypothétique et peu intéressante : le rapprochement avec les saturnales romaines est possible mais il y a peu d'éléments pour réaliser la généalogie de la coutume et, de toutes façons, celle-ci n'aiderait pas la compréhension de la fête actuelle qui entretient des rapports évidents avec la vie quotidienne.
Mots-clés:coutume, tradition, religion, arabe, racisme, mascarade, carnaval, orient
Exposé qui se demande comment on peut soumettre l'intérêt particulier à l'intérêt général sans exiger des individus un sacrifice qui outrepasse ce que l'on peut attendre d'eux.
Exposé № 9984 |
5420 mots (
approximativement 13.6 pages ) |
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2009
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Résumé
Le républicanisme est cette approche de rapport entre l'individu et l'Etat, ou les institutions, non pas comme une limite aux libertés de l'individu mais comme le lieu de son épanouissement. L'individu citoyen se doit, pour être libre et pour se réaliser, d'exercer cette liberté participative par laquelle il est actif au sein des institutions politiques.
I/ La définition de la République
II/ L'histoire du républicanisme
A– Les apports de la pensée aristotélicienne
B– Machiavel
III/ Montesquieu
IV/ Rousseau et le contrat social
A– La question de la liberté
B– La nature du pacte
C– La volonté générale
D– L'interdit de la représentation
E– Le législateur
V/ Kant
VI/ L'approche du républicanisme pour surmonter cette difficulté
A– Hannah Arendt
B– Habermas
Extrait du document
C. Taylor identifie chez Rousseau cette idée : nous devons tous nous placer sous la dépendance de la volonté générale, presque un totalitarisme dans le républicanisme, la volonté générale est toujours supérieurs aux intérêts particuliers.
Cette aliénation totale au corps politique est ce dont Rousseau parle dans Le contrat social : celui qui, à un moment, aurait la tentation de suivre son intérêt particulier en perdant de vue la volonté générale, sera contraint par tout le corps à suivre l'engagement du pacte social, il sera forcé de respecter le pacte.
Cette tentation est permanente, naturelle ; si elle survient, c'est que le projet même du républicanise a échoué.
Mots-clés:totalitarisme, liberté, citoyenneté, monarchie, gouvernement, pouvoir
Commentaire du poème "Le Mondain", dans lequel Voltaire, sur un ton provocateur, prend avec fantaisie et désinvolture le contre-pied des croyances religieuses basées sur un bonheur fondé sur l'austérité et le sacrifice.
Commentaire de Texte № 959 |
1080 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
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Résumé
Ce poème date de 1736. Voltaire, en se proclamant Mondain, n'exalte, qu'en apparence, les vertus d'une modernité réservée à une élite fortunée de libertins ou d'esthètes. Il s'affirme en revanche citoyen d'un monde où nous avons, selon lui, d'autres ressources que d'essayer, par notre activité, d'instaurer dans la limite de nos moyens, la joie et le bonheur.
I. Satire de l'ancien temps
1) Ass imilation au jardin d'Adam et d'Eve
2) Malmenage du mythe chrétien
3) Etat de pure nature, égal état de manque, d'abstinence
II. Contestation de la morale traditionnelle
1) Il se moque du discours du vieux Caton
2) D'autres indices de provocation
III. Fondement d'une morale nouvelle : idéal philosophie ?
1) Le salut des Hommes se trouve dans le Bonheur
2) De nombreux termes liés à l'activité humaine, à l'entreprise
3) L'allusion au négoce : la réunion des deux hémisphères
Extrait du document
Seuls certains intégristes aujourd'hui seraient susceptibles de prendre au pied de la lettre le récit de la genèse. Mais il y a deux siècles, il n'en allait pas de même. En effet, Adam et d'Eve au Paradis représentaient une Humanité innocente qui pour avoir rompu le pacte avec la divinité, avaient provoqué la chute de notre espèce, nous condamnant aux travaux forcés, à la honte, et à la mort. Or Voltaire prend le contre-pied de cette vision.
Il présente cet épisode du texte sacré comme un mythe comparable à celui des païens qui voient eux aussi l'histoire des hommes depuis la disparition de l'âge d'or. C'est sans ménagement qu'il effectue cette assimilation comme en témoigne les quatre premiers vers où les deux traditions sont plaisamment empilées sous la commune dénomination péjorative de « bon vieux temps ». Pour souligner le mépris que lui inspire ce tas de fariboles, il abuse de conjonction « et ».
Mots-clés:satire, péché, ignorance, frugalité, plaidoyer, élite
Dissertation qui vise à démontrer d'une part, que faire son devoir et rechercher son bonheur personnel sont deux buts bien distincts et d'autre part, qui s'intéresse aux notions de morale et de bonheur qui peuvent s'associer ou se dissocier.
Dissertation № 17053 |
2345 mots (
approximativement 5.9 pages ) |
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2010
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Résumé
Le bonheur peut se définir comme un état stable et durable de satisfaction personnelle. Le rechercher implique de faire ce qui est bon pour soi, ce qui nous rend heureux personnellement. Faire son devoir implique au contraire l'idée d'un certain renoncement à ses intérêts personnels, voire un certain sacrifice de soi, en vue de l'intérêt des autres. Ainsi, la recherche du bonheur et la recherche du bien semblent donc bien être deux buts très distincts. C'est pourquoi d'ailleurs, on peut très bien imaginer un individu mauvais mais heureux, et inversement un homme d'une grande moralité très malheureux, comme l'illustre par exemple le personnage de Gilliatt dans Les travailleurs de la mer de Victor Hugo. Gilliatt, exemple de vertu morale, est le plus malheureux des hommes, car sa promise ne l'aime pas. On pourrait même aller jusqu'à penser qu'il s'agit de deux activités incompatibles dans la mesure où ils visent deux buts contradictoires ; lorsque je m'occupe de moi, je ne m'occupe pas des autres ; et inversement, lorsque je m'occupe des autres, mon bonheur personnel passe au second plan. C'est ce qu'on appelle l'abnégation ou le dévouement. Il faudrait donc choisir entre une vie orientée vers la recherche égoïste du bonheur et une vie orientée au contraire vers la recherche morale du bien des autres, au sacrifice de ses intérêts personnels.
I/ Faire son devoir et rechercher son bonheur semblent deux buts bien distincts, voire opposés
II/ N'y-a-il pas un certain rapport de consolidation réciproque entre rechercher son bonheur et faire son devoir ?
III/ Quelle conciliation possible entre bonheur et devoir dans l'existence humaine ?
Extrait du document
Indépendamment du rapport aux autres, une conduite immorale peut engendrer ce qu'on appelle le phénomène (étrange) de la « mauvaise conscience ». Même si je suis le seul à savoir que j'ai mal agi, je n'ai pas pour autant « la conscience tranquille ». Il y a une petite voix en moi qui me fait éprouver de la culpabilité morale. C'est alors l'estime de soi qui est altérée, et qui semble empêcher l'accès à un bonheur véritable et serein. Pour être véritablement heureux au sens fort (c'est-à-dire non pas simplement jouir d'un bien-être matériel confortable) ne faut-il pas avoir de l'estime pour soi-même, « pouvoir se regarder dans la glace » comme on dit ?
Mots-clés:conscience, état, sacrifice, intérêt, culpabilité, estime, sérénité, dévouement