Dissertation qui analyse comment les pouvoirs des présidents de la République ont évolué de 1870 à 1940 et quel a été le rôle des Chambres dans cette évolution.
Dissertation № 11747 |
1720 mots (
approximativement 4.3 pages ) |
2 sources |
2009
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Résumé
Douze présidents de la république vont se succéder entre 1879 et 1940. Jules Grévy de 1879 à 1887, Sadi Carnot de 1887 à 1894, Jean Casimir Perier de 1894 à 1895, Félix Faure de 1895 à 1899, Emile Loubet de 1899 à 1906, Armand Fallières de 1906 à 1913, Raymond Poincaré de 1913 à 1920, Paul Deschanel en 1920, Alexandre Millerand de 1920 à 1924, Gaston Doumergue de 1924 à 1931, Paul Doumer de 1931 à 1932 et Albert Lebrun de 1932 à 1940. Les présidents de la République sont ils conforme à l'idée qu'on s'en fait en lisant les lois constitutionnelles de 1875 ?
I- Le président de la République de 1870 à 1879
II- Le président de la République de 1879 à 1940
Extrait du document
En février 1871, Thiers est élu chef du pouvoir exécutif, et en août, il devient président de la république, mais l'assemblée affirme son « droit d'user du pouvoir constituant ». Thiers exerce sous l'autorité de l'assemblée tant qu'elle n'aura pas terminé ses travaux, les fonctions qui lui ont été déléguées. Thiers reste responsable devant l'assemblée. Somme toute, il est à la fois président de la république, président du conseil des ministres, membre de l'assemblée. Thiers se trouva par la suite en conflit avec l'assemblée nationale, au sujet de la réforme de l'administration locale décentralisation administrative réclamée sous l'empire), de la loi militaire (service obligatoire), de la politique financière (prudence, fidélité au règles d'or de la bourgeoisie).
Mots-clés:réforme, décentralisation, Thiers, magistrature, lutte, autorité
Commentaire de texte qui propose une analyse du poème du Marquis de Sade "La Vérité" en corrélation avec la doctrine du matérialisme des Lumières.
Commentaire de Texte № 13145 |
6240 mots (
approximativement 15.6 pages ) |
8 sources |
2009
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Résumé
Cent trente-six vers pour détruire Dieu. Cent trente-six vers dédiés au plaisir du blasphème et à l'apologie d'une nature criminelle. Voici le bref résumé que l'on pourrait faire de "La Vérité", poème tant méconnu qu'inédit dans l'œuvre de Sade : si la forme poétique, peu habituelle pour le marquis, place ce texte en marge de la critique sadienne, il n'en reste pas moins un poème unique de part sa violence dans l'expression, mais aussi, au niveau des idées qu'il présente. Le titre en dit long sur les ambitions de l'auteur : révéler une vérité, la vérité trop longtemps falsifiée par l'Eglise.
1-La rhétorique matérialiste comme principe organisateur
2-La doctrine matérialiste au service de la pensée sadienne
Extrait du document
La proximité entre le propos du marquis, et la pensée matérialiste, se remarque donc principalement dans la progression de la démonstration. Ainsi, la substitution du concept de nature au concept divin (v.76), relève plus précisément de cette technique, en ce que la véritable originalité du matérialisme des Lumières a été d'envisager la Nature comme cause première, à l'origine du processus de création. Mais si le marquis reprend de nombreux thèmes tels que l'injustice des lois humaines (v.91-92), la neutralisation des notions morales (v.101-102), ou encore le principe de régénération de la matière (v .131-133), ce n'est que pour prôner sa propre conception d'une nature criminelle, et du plaisir destructeur. S'il y a donc reprise de la pensée matérialiste dans La Vérité, ce n'est qu'au niveau formel, à travers l'emploi d'un schéma type de démonstration.
Mots-clés:libertinage, poème, causalité divine
Dissertation d'histoire, basée en partie sur un ouvrage de Pascal Ory (1889, La mémoire des siècles, L'Expo universelle) qui cherche à comprendre les enjeux, les buts et le contexte de l'Exposition.
Dissertation № 984 |
3990 mots (
approximativement 10 pages ) |
9 sources |
2005
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Résumé
Cette dissertation se pose la question de la place de l'Exposition universelle à la fin du XIXe siècle, et de la place particulière de celle de Paris.
Est-elle une vitrine de la ville de l'époque ? Est-elle une "vitrine du progrès" de l'âge du fer et de l'électricité ? L'Exposition change-t-elle de rôle à la fin du siècle ? Garde-t-elle son objectif premier, sa vocation éducatrice ?
I. Une exposition française et internationale
A. La fête de la Révolution Française
B. Les 61 722 exposants
C. Les spécifités de l'exposition
II. Une manifestation citadine
A. Au coeur du paysage urbain
B. « L'âge de fer »
C. « La fée électricité »
III. Une fête du progrès ?
A. « Les enfants de Saint-Simon »
B. Une exposition populaire…
C. … A l'image de la Tour Eiffel
Extrait du document
« Il est […] aujourd'hui peu d'êtres humains qui soient encore tenus dans l'ignorance de la Tour [Eiffel], figure pour le moins aussi connue que les Pyramides ou la Statue de la Liberté et, comme elles, emblème de tout un état de civilisation », dit Pascal Ory dans son livre, 1889, La mémoire des siècles : l'Expo Universelle. La Tour Eiffel, avant d'être un symbole de Paris et de la France, a été le clou de l'Exposition universelle de 1889, elle est le produit de cette époque.
Les Expositions universelles sont nées au XIXe siècle, et sont le produit des sociétés occidentales ayant une économie manufacturière. Les premières formes d'exposition sont d'abord des Expositions industrielles nationales françaises (la première date de 1798), conçues pour combattre l'industrie anglaise. Puis, ces expositions ont lieu aussi en Grande-Bretagne et dans d'autres pays d'Europe. C'est en 1851 qu'a lieu la première Exposition universelle ou « Exposition des œuvres de l'industrie de toutes les nations » à Londres, destinée à montrer la prééminence britannique dans ce domaine. Puis, d'autres Expositions ont lieu à Paris (en 1855, 1867, 1878), à Philadelphie (1876), à Vienne (1873)… et ne concernent plus seulement l'industrie, mais toutes les nouvelles techniques, les progrès sociaux, et même, innovation française, les Beaux-Arts.
Mots-clés:âge du fer, Tour Eiffel, progrès, Sadi Carnot, Paris, célébration
Dissertation sur les conséquences de la prise de conscience du gouvernement français autour de l'enseignement entre 1848 et 1914.
Dissertation № 17064 |
3170 mots (
approximativement 7.9 pages ) |
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2010
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Résumé
On constate qu'à partir de la Révolution, l'Etat est de plus en plus intéressé par les questions d'enseignement, avec notamment la loi Guizot sur l'instruction primaire du 28 juin 1833. Avec la révolution de février 1848, le débat sur l'enseignement est relancé par le nouveau ministre de l'instruction publique, Lazare Hippolyte Carnot. Se succèdent ensuite un ensemble de lois, les plus renommées d'entre elles étant celles de Jules Ferry, révolutionnant l'enseignement public en France sous la Troisième République.
L'enseignement représente donc à l'époque un enjeu majeur pour le gouvernement. En effet, il s'agit à la fois de former les citoyens de demain, d'inculquer la moralité à de futures épouses et de lutter contre le travail des enfants pour augmenter l'espérance de vie d'une France qui vieillit et qui nécessite des armées importantes dans un contexte de crise exacerbé.
1. 1848-1870 : l'école, enjeu de la société nouvelle
2. 1870-1914 : une démocratisation de l'enseignement ?
Extrait du document
L'année 1870 marque un tournant dans l'histoire de ce siècle en France, et dans l'histoire de France en général. La défaite cuisante essuyée par les Français face à la Prusse conduit à l'émergence d'une nouvelle république qui, malgré les difficultés internes, consolidera le pays jusqu'à la Première Guerre Mondiale en 1914. Les avancées qu'elle accomplit touchent également le domaine de l'éducation, intimement lié à la laïcisation de la société et au bouleversement des forces politiques au sein du Parlement.
Mots-clés:loi Guizot, moralité, école, Eglise, démocratisation, légifération
Commentaire de l'épître dédiée à la Sultane Shéraa, extrait du roman « Zadig ou la Destinée », de Voltaire permettant de mettre en évidence les stratagèmes usités par l'auteur afin de mêler parodie et règles oratoires.
Commentaire de Texte № 20562 |
1795 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
Voltaire inaugure son conte philosophique « Zadig ou la Destinée » avec une épître dédiée à la Sultane Shéraa. Cette captatio benevolentiae est également l'occasion pour l'auteur de s''adresser à Mme Châtelet, symbole de la femme philosophe. Évidemment, il s'agit surtout de donner au lecteur l'envie de lire cet apologue en s'octroyant ses faveurs. Si Voltaire déroge aux règles de l'éloge et semble offrir ici au lecteur une parodie, il n'en demeure pas moins qu'il parvient à ses fins et nous livre bel et bien un discours épidictique. L'épitre étudié a été écrit par Sadi et adressé le 10 du mois de Schewal, l'an 837 de l'hégire : "« Epître dédicatoire à la sultane Sheraa ».
1-L'éthos
2-Le logos
3-Le pathos
Extrait du document
De fait, on peut également remarquer l'emploi de verbes qui renvoient à l'idée de demande, de prière. On relèvera « je vous prie » (l. 5) ou encore « je vous offre » (l. 3). Une fois encore, l'orateur manipule son destinataire afin qu'il pense disposer du choix d'écouter ou non le discours.
Mots-clés:argumentation, logos, pathos, récit, ironie, orateur, discours, destinée
Dissertation sur l'unité et la différence entre la fiction et les essais qui sont employés pour convaincre et persuader depuis plusieurs siècles, depuis que les hommes veulent transmettre des idées et défendre des opinions.
Dissertation № 28187 |
5735 mots (
approximativement 14.3 pages ) |
0 sources |
2012
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Résumé
Survivre, se nourrir, boire, se reproduire... Tous ceux qui sont cherchent à accomplir ces priorités absolues. Mais les hommes emmêlèrent la grande ordonnatrice dans leur écheveau d'inventions : mercantilisme, consumérisme lui brisèrent les jambes, digues et murailles firent de sa colère velléité, Sade et Sacher-Masoch transformèrent la pureté de sa beauté en vénalité. Les zélateurs du pandémonium terrassèrent l'ascétisme et se choisirent un nouveau dieu, Hédonisme dont le principal apôtre fut Alexandre VI. Comme Bien et Mal sont indissociables, cette révolution entraîna événements munificents et événements méphitiques ; myrmidons et héros, faquins et grandes âmes se distinguèrent. ; riches devinrent certaines personnes, esclaves un grand nombre ; abondantes la nourriture dans les pays industrialisés devint, maigre les flans de l'Afrique demeurèrent.
1. Utiliser la fiction, outil très efficace pour défendre une thèse
2. D'autres formes argumentatives directes (les essais) sont très efficaces
3. Mêler ces deux genres argumentatifs (essai et fiction) est la forme la plus aboutie pour persuader et convaincre
Extrait du document
Sous l'égide de la fiction, les textes argumentatifs semblent donc être plaisants et variés. Mais leur efficience argumentative n'est pas encore démontrée. Il faut pour cela s'intéresser à ce que l'on peut faire naître des mots, des registres et figures de style que le récit est en mesure de fournir à la défense d'une thèse. Si l'argumentation directe donne des exemples, la fiction permet de rendre ces exemples vivants, de créer un monde où les idées prennent une forme concrète. Dans Utopie, Thomas More ne cite pas une tribu existante dont une partie du mode de vie est idéal, il crée ex abstracto une île qui existe à travers son verbe. Donner l'occasion à l'écrivain de bâtir un monde comme il le souhaite pour montrer ses idées en application est une chance unique qu'offre le récit.
Mots-clés:argumentation, tribu, idéal, miscere utile dulci, apologue
Commentaire composé de la lettre XLVIII (lettre du vicomte de Valmont à la présidente de Tourvel) à travers la problématique de l'image du libertin durant le siècle des Lumières.
Commentaire de Texte № 12799 |
935 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
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2009
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Résumé
Au XVIIIème siècle, le roman libertin apparaît avec des auteurs tels que Sade ou Crébillon-fils avec son œuvre Le sopha (...) Ainsi, dans son ouvrage Les liaisons dangereuses paru en en 1782, Choderlos de Laclos met en place une correspondance entre différentes personnes. Dans la lettre XLVIII extraite de cette même œuvre, le Vicomte de Valmont, personnage aux mœurs libertines, écrit de Paris à la présidente de Tourvel, femme qu'il aimerait fortement séduire.
I- Libertin et manipulateur
II- Valmont : un personnage pervers et puissant
Extrait du document
Voyons maintenant comment Valmont fait apparaître Madame de Tourvel. On remarque tout d'abord qu'il s'adresse à elle de façon banale, en effet, le substantif « Madame », est répété plusieurs fois tout au long du texte. Cela témoigne donc de son statut social, la noblesse. De plus, elle est dépeinte telle une femme religieuse. L'utilisation d'expressions relatives à la religion comme « vos rigueurs », « l'âme » ou la « vertu » appuie cette impression de dévotion. Cependant, Valmont essaye de la faire céder à la tentation. Il utilise le procédé de la persuasion. On voit, en premier lieu, qu'il essaye de la toucher par les sentiments. Les expressions « vous n'y seriez pas […] insensible » ainsi que « l'autel sacré de l'amour » qu'il utilise en parlant d'une « table » nous témoignent sa volonté de faire céder la présidente.
Mots-clés:libertinage, Valmont, Marquise de Merteuil, Régence, Louis XIV
Fiche de lecture sur la place de la littérature dite "obscène" ou "immorale" et son évolution depuis le XVIème siècle jusqu'à nos jours.
Document № 422 |
3530 mots (
approximativement 8.8 pages ) |
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2006
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Résumé
J-C Abramovici s'intéresse dans ce livre à un thème rarement abordé, parce que bousculant quelque peu les conventions, la bienséance et la morale; en effet, la littérature dont il est question ici semble être la fille illégitime de la noble littérature car elle est en rapport direct avec l'innommable ou l'indicible. J-C Abramovici propose de montrer le rapport que ce type de littérature entretient avec la censure, comment les moeurs évoluent entre obscénité et morale mais aussi les différents combats menés par la société au cours des époques.
Il propose de partager la période étudiée (de Théodore de Viau à Sade) en quatre « temps » :
1. Le Temps des Procès
2. Le Temps des Analyse
3. Le Temps des Classements
4. Le Temps des Amalgames
Extrait du document
Qu'est ce que l'obscénité ? Une question difficilement résoluble a tentée par le passé de compenser par des systèmes de classement (qui se sont révélés inefficaces et fallacieux) mais aussi par un certain « laxisme sémantique ». Pour exemple, le mot obscénité, selon Jacques Braudillard, est plurivoque : il peut désigner les tabous liés à la sexualité mais aussi la culture moderne de la monstration et donc relever plus du caractère de l'indécence (c'est l'exemple de la Shoah). Il y a toujours eu une volonté de trouver une borne de l'acceptable pour l'obscénité (on peut penser au tableau de Courbet, l'Origine du Monde), allant de la plus pure intolérance (censure et autodafé) à une tolérance mal assumée (les livres érotiques ne sont jamais mis en valeur dans les vitrines) en passant par l'acceptation de l'obscénité mais cachée et étouffée (Les Enfers de la Bibliothèque Nationale).
Mots-clés:puritanisme, pornographie, libéralisme, censure, malaise, repères