Commentaire composé sur l'oeuvre de Victor Hugo, "La Fin de Satan" ["Hors de la Terre III", Satan dans la nuit, I], dans laquelle Hugo cherche à savoir si le salut de l'archange déchu et, par extension, de l'humanité est possible.
Commentaire Composé № 26581 |
2555 mots (
approximativement 6.4 pages ) |
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2011
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Résumé
Après avoir relaté la chute de l'ange Lucifer et son attitude de défi dans « Hors de la Terre I », le poète nous fait assister à la naissance de l'Ange Liberté dans « Hors de la Terre II ». «Hors de la Terre III » présente « Satan dans la nuit » qui se lamente sur son sort dans un monologue d'environ neuf cents vers dont nous commenterons un extrait. Satan, toujours au fond de l'abîme, accepte mal sa situation.
Nous verrons donc quelle est cette situation. Puis nous nous intéresserons aux souvenirs de Satan pour, enfin, aborder la question essentielle : à ce moment précis, son salut est-il possible ?
Extrait du document
En effet, il est accablé. Pour exprimer ce sentiment, le poète a choisi une forme qui convient tout à fait : le monologue qui a à peu près la même fonction qu'au théâtre. Il permet l'expression lyrique d'un sentiment, ce que Hugo, en bon dramaturge, n'a pas oublié. Mais si Satan est accablé, c'est parce qu'il a conscience d'être différent et unique, tout comme il a conscience de sa solitude. Cette impression se remarque dès les premiers vers, notamment avec le verbe « rester » (v.1) qui montre que Satan n'obtient pas le salut, contrairement aux autres. Il y a d'ailleurs parallélisme et antithèse entre les deux hémistiches de ce vers : l'opposition entre Satan et « rien » est très marquée. Cette idée du mal perpétuel qui n'existe que chez l'ange déchu est aussi présente au vers 2 par le biais du verbe « être » qui donne l'impression d'une chose fixée et irrémédiable. De plus, tout au long du passage, Satan emploie un vocabulaire très péjoratif et très dur pour parler de lui-même. Noms et adjectifs vont d'ailleurs souvent par deux : « affreux » et « immonde » (v.1), « honte » et « tache » (v.2), « laideur » et « effroi » (v.3), « morne » et « pestilentiel » (v.12), « hideux » renforcé par l'hiatus avec « astre » (v.17).
Mots-clés:opposition, thème, gravité mélancolique, voyelle nasale
Dissertation se demandant si un concept que l'on considère comme absolu, le Mal, peut être inachevé, en analysant « La Fin de Satan » de Victor Hugo, considérée comme une œuvre "inachevée par Jean Gaudon.
Dissertation № 26567 |
2495 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2011
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Résumé
La Fin de Satan se trouve entre La Légende des Siècles et Dieu. L'œuvre, qu'il rédige de façon discontinue, retrace l'épopée du Mal. Grâce à ses manuscrits, nous savons qu'elle est inachevée. Jean Gaudon, quant à lui, ne parle pas de l'inachèvement de l'épopée mais d'une « épopée de l'inachèvement ». Cette formule implique une interrogation : inachèvement de quoi ? Du monde ? De Satan ? De la pensée de Hugo ? Un problème se pose pourtant : un concept que l'on considère comme absolu, le Mal, peut-il être inachevé ?
1. Le terme d'épopée
2. Le problème de l'inachèvement
3. La notion d'achèvement n'est peut-être pas complètement absente de l'œuvre
Extrait du document
Quand on évoque le futur, on le rapporte aussitôt à la vie. En effet, celle-ci continue bien que l'archange Lucifer soit déchu. On s'en rend compte avec les thèmes de la lumière et du jour dans la section « Hors de la Terre III » : Satan parle de « l'aube idolâtrée », de « l'horizon (qui) resplendit », de la nature « inondée d'aurore » et enfin de « l'aube (qui) dore le tigre ». La vie semble donc ne pas pouvoir s'arrêter. La « Chanson des oiseaux » le montre bien : « Vie est le mot souverain, / Et serein, / Sans fin, sans forme, sans nombre ». On peut alors dire que la vie n'a pas de fin et que la mort ne l'achève pas. Cela apparaît nettement dès « La Première Page » : le « Chaos » ne veut pas recevoir l'humanité ; de cette façon, il rejette l'idée d'une fin du monde. Cependant le déluge l'a déjà détruit mais Dieu va intervenir en disant : « Je consens que ce monde revive ».
Mots-clés:chute, espoir, liberté, choix, homme
Commentaire d'un extrait du chapitre II du prologue de "Sous le Soleil de Satan " présentant le personnage de Mouchette.
Commentaire de Texte № 26533 |
2645 mots (
approximativement 6.6 pages ) |
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Résumé
Le texte étudié se trouve aux pages 25 et 26 " et va de "C'était un matin du mois de juin..." à "...que le moindre déplacement peut rompre".
Cet extrait se situe juste après l'entrevue du père Malorthy et du marquis, et juste avant que le père ne décide d'user une bonne fois pour toutes de son autorité sur sa fille et que la situation ne dégénère. C'est un passage qui parle de Mouchette pour la première fois indépendamment du regard que portent les autres personnages sur elle ; elle est présentée en elle-même. En somme, c'est son intériorité d'enfant habité par l'énergie et le désir de vivre une vie romancée qui est ici révélée. Mais le diable est partout, et le simple fait que ce passage soit enchâssé dans l'entreprise tyrannique du père, qui possède, rappelons-le, tous les défauts de l'athéisme et de la conviction politique, condamne Mouchette à tomber entre les griffes de Satan.
1. Première partie : une rêverie poétique qui exprime la plénitude lumineuse de l'enfance de Mouchette
1. Deuxième partie : le sentiment de rébellion de Mouchette, le carcan dans lequel il a pris naissance, et l'énergie qu'il dégage
3. Troisième partie : énergie mise au service de l'ardeur de ses désirs de vivre et, confrontée à son innocence, dernier rempart contre les rets de Satan
Extrait du document
Les « six belles vaches » ont plusieurs sens. Les vaches rappellent la seau de lait évoqué lorsque l'on se rend compte de la grossesse de Germaine. Si le seau annonçait déjà la maternité, le sens se concrétise lorsqu'il s'agit d'aller voir les vaches, mais d'en profiter pour aller voir son amant. Quant au chiffre 6, il est à noter que c'est le chiffre de la bête humaine dans l'Apocalypse ; bête à laquelle sera également réduite mouchette dans les descriptions que le narrateur en fera par la suite. Bien que la vache soit une évocation rassurante d'opulence et de maternité, sa dualité avec l'amant tant stigmatisé par le narrateur est ainsi claire.
Mots-clés:catholiscisme, explication, sauveur, paradis, voyageurs
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Bernanos qui analyse les conséquences du péché, à savoir la solitude et l'enfermement, le désespoir et le rejet.
Fiche de lecture № 12170 |
4035 mots (
approximativement 10.1 pages ) |
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2009
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Résumé
"Sous le soleil de Satan", oeuvre du "plus grand écrivain de son temps" selon André Malraux -à savoir Georges Bernanos- est publié en 1926. Cette œuvre résolument polémique entame une guerre plus philosophique et politique sur un fond marqué de catholicisme.
L'auteur traduit son angoisse originelle par cette lutte du Bien et du Mal qui sévit dans le roman. Voici l'une de ses premières originalités : Satan et l'Enfer ne sont pas, habituellement, des thèmes littéraires pour un chrétien.
La composition inédite de "Sous le soleil de Satan" est d'ores et déjà révélatrice mais il rejoint tout de même le "roman traditionnel" sur quelques points. Cependant, le lien qui est établi entre l'imaginaire et le réel reste prépondérant.
Extrait du document
Gaetan Picon se propose de nous délivrer son point de vue dans la préface des Oeuvres romanesques de Bernanos en 1961 : "Peut-être le roman de Bernanos est-il un dernier refuge pour quelques-unes des vertus aujourd'hui sans emploi du grand roman traditionnel. Par la puissance, la diversité, l'excès même de ses incarnations, il semble se référer à une étendue de l'imagination ou de l'observation débordant infiniment l'expérience et l'identité du narrateur. Nous voyons ces prêtres, ces saints, ces criminels que leur créateur n'a pas été, qui ont une tout autre présence physique, nous assistons à des scènes forcenées que sa vie n'a pas connues. Le vieux romanesque ne reçoit-il pas ici l'une de ses dernières expressions authentiques, le vieux romanesque qui fait mouvoir sur le mur de l'imaginaire l'ombre démesurée du réel".
Mots-clés:Barbey d'Aurevilly, insolite, Mouchette, illusion, réel, comportement
Dissertation de littérature sur le roman de Bernanos étudiant le réalisme au coeur de l'oeuvre.
Dissertation № 13228 |
2405 mots (
approximativement 6 pages ) |
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Résumé
Alors que la France se remet peu à peu des ravages matériels et psychologiques qu'a causés la "Grande Guerre", Georges Bernanos publie en 1926 son premier roman intitulé Sous le soleil de Satan. Bien que les premiers ouvrages mettant en scène les horreurs de la guerre naissent, tel que Le feu, Bernanos s'intéresse à la vie campagnarde d'avant-guerre. Il connaîtra un véritable succès puisque plus de cent mille lecteurs suivront les aventures de la jeune Mouchette et de l'abbé Donissan.
1.Aux antipodes du réalisme
2.Pourtant, quelques points s'en rapprochent
3.L'aspect polémique de l'oeuvre
Extrait du document
Sous le soleil de Satan se situe bien "aux antipodes du réalisme" dans la mesure où apparaît, dès la partie "la tentation du désespoir", un surnaturel fortement marqué. En effet, à partir de là, le roman nous livre un combat âpre entre le Bien et le Mal. Le curé de Lumbres, Donissan, qui par la suite devient un saint, se doit de lutter contre cette présence inévitable de Satan. Il suit dès lors le modèle de la Passion du Christ: il "renaît" le soir de Noel au son de l'Angelus, s'afflige les mêmes souffrances que le Christ par le biais des mortifications, mène une lutte contre le Mal tout en voulant sauver et préserver les âmes pures, et finit par mourir tout près de Dieu. De plus, sur la route menant à Etaples, Donissan fait la rencontre de Satan sous les traits d'un banal maquignon. Ce dernier lui dit d'ailleurs: "Vous me portez dans votre chair obscure, moi dont la lumière fut l'essence-dans le triple recès de vos tripes-moi, Lucifer...". Cette rencontre plutôt inattendue est alors l'apogée de ce combat surnaturel acharné. Un peu plus tard, quand le saint rencontre Mouchette, il ira jusqu'à lui dire: "Vous êtes comme un jouet, vous êtes comme la petite balle d'un enfant, entre les mains de Satan". Les scènes qui ponctuent largement le roman dès "la tentation du désespoir" sont en fait emplies de surnaturel.
Mots-clés:littérature française, littérature contemporaine, Seconde Guerre Mondiale, Allemagne, France
Commentaire des vers 195 à 244, qui représente le monologue de Satan, issu de l'ouvrage « Abraham sacrifiant », de Théodore de Bèze dans lequel Satan exprime sa pensée à propos de Dieu.
Commentaire de Texte № 23948 |
1500 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
2 sources |
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Résumé
La pièce de théâtre Abraham sacrifiant est la première tragédie humaniste française. Elle traite du sacrifice d'Isaac, fils d'Abraham par son père sous les ordres de Dieu. C'est une pièce très illustrative de la vision protestante de la Bible. Le passage donné à étudier, ici, est la première partie du premier grand et long monologue de Satan. Dans cette partie, précisément, Satan explique sa pensée à propos de Dieu, en opposition à la deuxième partie de son monologue qui traitera d'Abraham lui-même. On y relève de nombreuses évocations de Dieu, souvent des comparaisons, mais aussi des allusions implicites à la Bible. Nous allons donc nous intéresser de manière plus approfondie à ce monologue et à ce qui peut y être dissimulé par l'auteur.
I. Une pièce religieuse
II. Une soumission de Satan
III. Une peinture de l'Homme
Extrait du document
Dans sa longue comparaison avec Dieu, qui dure la majeure partie du passage étudier, Satan reconnait tout de même les qualités qui sont louées à Dieu. Par exemple, il sous-entend que Dieu est bon lorsqu'il déclare « Dieu fait la paix » à deux reprises aux vers 204 et 206. Mais aussi il avoue la perfection de Dieu aux vers 217 et 218 « Dieu ne fit onc chose tant soit parfaicte, qui soit égale à celuy qui l'a faicte ». Il reconnait également le travail de Dieu en énumérant tout ce qu'il a créé : « la terre » « la paix » « les cieux ».
Mots-clés:énumération, religion, bible, croyance, culte, diable, esprit, cieux, paix
Commentaire du poème « Au lecteur », issu du recueil "Les Fleurs du Mal" de Baudelaire se demandant en quoi ce poème joue le rôle de poème liminaire.
Commentaire Composé № 26676 |
1495 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
Baudelaire né au XIXe siècle sera d'abord journaliste, critique d'art et de littérature avant d'écrire des recueils de poésie comme Le Spleen de Paris ou les Fleurs du Mal. Cet auteur est un auteur romantique par les thèmes de ses textes mais aussi classique par la rigueur de son écriture. Celui-ci exprime dans des textes souvent très sombres son mal de vivre. En 1857, il écrit les Fleurs du Mal inventant ainsi une troisième voie, celle de la modernité caractérisé par les rapports entre l'émotion et le langage. Dans cette œuvre, le poète exprime son aspiration à un idéal inaccessible, les angoisses de son mal de vivre, ses rêves d'évasion à travers des femmes ou un Paris symbolique. À sa parution, le livre est jugé « scandaleux et révolutionnaire » et sera victime de censure. « Au lecteur » est le premier poème de son recueil et est placé hors numérotation dès la première édition. Ce poème régulier composé de dix quatrains a donc le statut de poème liminaire et paraît construit selon un schéma de progression : les deux premiers quatrains constatent la situation morale de l'homme voué aux péchés, les cinq suivants mesurent l'influence de Satan. Enfin les trois derniers quatrains affirment la tyrannie de l'Ennui. Il s'agit donc d'un portrait sans concession de l'humanité à laquelle appartient le poète.
I/ L a vision pessimiste de l'Homme par Baudelaire
II/ Au lecteur est la porte qui permet au lecteur d'entrer dans l'œuvre intégrale
Extrait du document
Pour finir, l'originalité de ce poème réside dans le déploiement des images. Celui-ci est fourni de nombreuses métaphores et comparaisons. Chaque vers est enrichie d'une image, comme dans le vers 24 où la mort déjà présentée sous forme d'allégorie révélée par « ses sourdes plaintes » est rapprochée métaphoriquement d'un « fleuve invisible ». Les métaphores sont parfois filées, comme dans la strophe trois où le mal est associé à un oreiller sur lequel Satan nous « berce ». Ces images jouent un rôle de révélation : le poète nous fait entrer dans le monde tel qu'il est révélé dans l'expérience de la souffrance.
Mots-clés:ennui, émotion, sentiment, métaphore, quatrain, souffrance, émotionnelle, poète, amour
Dissertation se demandant comment, dans Macbeth de Shakespeare dans Les Âmes fortes de Giono et dans la Profession de foi du vicaire savoyard de Rousseau, le mal implique la séduction de celui qui l'accomplit.
Dissertation № 25708 |
2310 mots (
approximativement 5.8 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
À l'origine du mal se trouve bien souvent une séduction : séduction d'Ève par le serpent, de Faust par Méphistophélès, de Samson par Dalila... Satan n'est-il pas « le Séducteur », celui qui se tient à l'écart des chemins ? Afin de vérifier la pertinence de cette association, nous montrerons d'abord comment, aussi bien dans Macbeth que dans Les Âmes fortes et la Profession de foi du vicaire savoyard, le mal implique la séduction de celui qui l'accomplit (annonce de la première partie). Mais ces œuvres soulignent aussi les limites d'une telle séduction (annonce de la deuxième partie). Aussi nous demanderons-nous en dernier ressort si celle-ci n'est pas davantage liée au spectacle du mal qu'à son accomplissement (annonce de la troisième partie).
I. Le mal implique une séduction de celui qui l'accomplit
II. Les mains sales, ou les limites de la séduction
III. Une séduction durable : le spectacle du mal
Extrait du document
Que le mal consiste en une séduction de ma volonté n'implique pas que cette séduction s'étende à l'ensemble de mes facultés. Au contraire, elle peut produire un douloureux clivage. C'est le cas du vicaire : les illusions, dit-il, « ont beau me séduire, elles ne m'abusent pas ; je les connais pour ce qu'elles sont ; en les suivants, je les méprise ; loin d'y voir l'objet de mon bonheur, j'y vois son obstacle ».
Mots-clés:douleur, démon, démoniaque, séduire, illusion, malheur, obstacle, vie
Commentaire du poème « Matin », extrait du recueil « Une Saison en Enfer » de Rimbaud se demandant par quels procédés Rimbaud annihile ou du moins atténue le bonheur qu'il peint et quelles sont les raisons de cette démarche.
Commentaire Composé № 21941 |
1190 mots (
approximativement 3 pages ) |
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2010
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Résumé
Les « quelques hideux feuillets d' [un] carnet de damné » qui composent Une Saison en Enfer sont les seuls que Rimbaud ait publiés. Le poète les a rédigés en 1873 dans une période pour le moins troublée de sa vie: fuite, quête identitaire, reniement de l'idéal poétique auquel aspirait le jeune homme...L'auteur de livre à la damnation et dédie à ce « cher Satan » les neuf textes de la Saison.
L'avant dernier poème « Matin » laisse présager une lueur d'espoir, l'arrivée d'un jour nouveau. Le titre est pourtant trompeur et le poète ne profite pas de cette matinée pour sortir de cette Saison en Enfer.
Extrait du document
Une rupture est marquée par l'emploi du présent de l'indicatif est de l'adjectif « actuelle ». L'auteur s'interroge sur les raisons de ce présent douloureux. « Quel crime », « quelle erreur » (le rythme binaire est étrangement atténué par un decrescendo) aura pu le plonger dans cette « faiblesse »? Rimbaud s'adresse ensuite à un « vous » difficilement identifiable (le reste du monde?) Le verbe « prétendre » indique un doute. S'en suit l'évocation d'une série de malheurs soutenue par un rythme ternaire et crescendo.
Mots-clés:crescendo, souffrance, doute, malheurs, gaieté, joie, rythme, douloureux
Commentaire du poème "Le voyage" tiré du recueil "les Fleurs du Mal" de Baudelaire traitant du thème de la peur de la mort.
Commentaire Composé № 15290 |
1870 mots (
approximativement 4.7 pages ) |
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Résumé
Il est organisé en cinq sections : d'abord, le Spleen et l'Idéal : c'est la partie la plus importante, qui évoque la contradiction humaine, la double aspiration vers l'Idéal et l'Ennui. Elle prend une dimension métaphysique grâce à l'évocation du livre de Satan et du péché de l'Homme. La deuxième partie décrit des tableaux parisiens: c'est une plongée du poète dans l'univers de la ville pour échapper au Spleen. Les parties trois et quatre décrivent des paradis artificiels auxquels le poète a recours: ce sont le vin, les fleurs du mal, … La cinquième partie décrit une révolte, une immersion plus grande dans le gouffre. Enfin, la dernière partie évoque la mort; c'est de cette partie qu'est extrait le poème Le Voyage. L'univers baudelairien est formé de pôles qui s'attirent et se repoussent en 4000 mots. Il y existe deux mondes antithétiques, ce qui implique l'utilisation de synonymes et d'antonymes. Il y a également dans les poèmes de Baudelaire une synesthésie, c'est-à-dire une association insolite de sensations différentes. De plus, des correspondances se font jour: elles sont verticales ou horizontales et appréhendent une réalité cachée et supérieure. Le poème a une valeur symbolique évidente: c'est une synthèse de la vie et du recueil. Sa chute en est la mort. Mais dans le poème Le Voyage, comment passe-t-on du voyage, métaphore de l'existence, au voyage, métaphore de la mort ?
I. La peur de la mort
II. La voyage, métaphore positive de la mort
Extrait du document
Tout le poème peut s'expliquer par la peur de la mort: le voyage est une métaphore de l'existence qui comprend également des allusions aux religions et au temps. Dans les quatre premières strophes, le voyage est effectivement métaphore de l'existence: le « voyage » y rime avec « image »: c'est une réflexion sur la représentation de la mort où « partir », « rester » se présentent comme deux manières d'y échapper.
Mots-clés:paradis, éternel, décès, vivre, spleen, idéal, poésie