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Résumé L'adhésion à une secte a) Le processus d'adhésion
b) Les différents profils
Le fonctionnement interne des sectes a) Le contrôle psychique
b) Le contrôle du corps
Les différents types de sectes a) Secte et religion
b) Les différentes sectes et les différents drames
Extrait du document Qu'est-ce qu'une secte ? Généralement une secte est définie comme un groupe de personne partageant une même doctrine religieuse ou philosophique, avec les mêmes opinions. D'un point de vue étymologique, le mot secte signifie couper ou rompre. Pour Bernard Chouvier, une secte est « un petit groupe de croyant fondé sur la séparation du corps social », en d'autres termes des personnes coupées du monde extérieur et qui vivent en totale autarcie. Les sectes se sont fortement développées au cours des années 1970, dès lors nous avons parlé de phénomène de société. Ces groupes de personnes ont leurs propres croyances et leurs propres modes de vie, souvent en opposition avec la société.
Tags: adeptes, gourou, dogme, contrôle psychique, contrôle du corps
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Résumé Depuis une vingtaine d'années, une vive controverse s'est développée au sujet de certains groupes religieux, que l'on nomme sectes. Pour le sens commun, l'adepte serait victime de procédés d'embrigadement redoutables qui le transforment en objet au service d'un gourou. Alors que le droit ne semble pas suffisamment protecteur pour certains, certains sociologues s'élèvent contre les "sectes anti sectes" qui ne permettent pas aux individus de croire en ce qu'ils veulent. Les psychologues sociaux, quant à eux, soulignent les mécanismes de manipulation qui sont très puissants.
Ainisi, les sectes manipulent-elles les individus ou est-ce la société qui, n'acceptant pas une autre pensée, considère les sectes comme des mouvements déviants?
Extrait du document Aux Etats-Unis, le débat juridique est particulièrement vif. Le débat qui oppose les associations peut se résumer ainsi : si quelqu'un arrête soudainement son travail ou ses études pour rejoindre un groupe considéré comme étant une secte, est-il légitime de le kidnapper ? Alors qu'il les a rejoint sans aucune pression manifeste ? si cette personne, des années plus tard, se rend compte qu'elle a gâché sa vie et qu'elle veut récupérer ses biens qu'elle a légué à la secte, en a-t-elle le droit ?
Les décisions judiciaires sont très variables d'un Etat à l'autre mais il faut bien reconnaître que d'un point de vue strictement juridique, la question est difficile à trancher.
Le thème des sectes interpelle également la psychologie sociale car les processus et les systèmes d'influence sont au centre de ces recherches. L'opposition psychologues/ sociologues invite à une approche psychosociale.
Tags: déprogrammation, séduction, emprise, chasse aux sorcières, plainte, liste noire
Commentaire d'un extrait de l'ouvrage "Histoire romaine" de Tite-Live qui montre que l'affaire de la secte des Bacchanales que décrit l'auteur, est en réalité le transfert politique d'une affaire privé.
2800 mots (approx. 7 pages), 0 sources, 2008, 6,95 €
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Résumé Le livre XXXIX de l'ouvrage "Histoire romaine" de Tite-Live, traite dans sa 2ème partie de l'affaire des Bacchanales. Le terme Bacchanale renvoit à trois définitions distinctes.
Ainsi, il peut s'agir des groupes bachiques pratiquant des rites voués à Dionysos. Il peut également s'agir des fêtes et des cérémonies religieuses de ces groupes. Enfin, il peut être question des sanctuaires où ils se réunissent et où ils font leur initiation.
La secte (selon l'expression de l'historien Freyburger) des Bacchanales pratique un culte à "mystère". Il s'agit d'un culte dont les rites et l'initiation ne sont connus que par ses membres, et qui relève d'une initiative privée.
Ainsi, cette dernière idée est au cœur du problème de l'affaire puisqu'elle entre en conflit avec l'autorité publique romaine, dans la mesure où ces cultes échappent à son contrôle.
Dans cette idée, en quoi le danger exercé par ce «second peuple» (pour reprendre l'expression de Tite- Live de la ligne 16) s'inscrit- il dans une optique religieuse mais aussi sociale et politique ?
A cet effet, cette étude présente la secte opaque des Bacchanales, pour finalement analyser la capacité de celle-ci à concurrencer l'espace civique romain.
Extrait du document L'une des principales caractéristiques de cette communauté est sans doute son aspect familial. Cette dimension est bien mise en avant dans le texte de Tite-Live puisqu'il place dans les crimes attribués aux Bacchanales : «substitutions de testaments» (ligne 66) et «meurtre domestique».
Ainsi, le dénonciateur Aebutius (mentionné à la ligne 29), est l'expression typique d'une filiation malheureuse. Il perd son père, puis ses tuteurs, il est donc placé sous la tutelle de sa mère et de son second mari. Ce dernier l'escroque et pour ne pas à avoir à lui rendre des comptes lors de ses 17 ans, il l'envoi chez les Bacchanales où sa mère l'initie. Hispala (l'autre dénonciatrice citée à la ligne 1), qui l'aime et dont le tuteur est un puissant magistrat, le prend en charge tout en le mettant en garde contre des cérémonies dont elle connaît l'horreur.
Suite au refus de son fils, la mère d'Aebutius le met à la porte, il est ensuite recueilli par Aebutia qui le met en contact avec Postumius, qui porte l'affaire devant le Sénat (confère ligne 23).
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Résumé La secte des Témoins de Jéhovah est d'origine américaine de par sa fondation en 1881 en Pensylvannie. Au milieu du XIXe siècle, un nommé Charles Taze Russel est un jour persuadé d'être en plus du septième agent de l'Apocalypse, un prophète désigné par Dieu pour mettre de l'ordre dans les Grandes Ecritures de la Bible, mal interprétées par l'Eglise chrétienne. Dieu en est irrité et l'a désigné pour remettre les choses en place. Ce fondateur des Témoins de Jéhovah proclame la prochaine venue du Christ en 1874.
I. Leurs prédictions
II. Leurs croyances
III. Leurs moyens financiers
IV. Témoignage d'un ancien Témoin de Jéhovah
Extrait du document Au milieu du XIX ème siècle, un nommé Charles Taze Russel est un jour persuadé d'être en plus du septième agent de l'Apocalypse, un prophète désigné par Dieu pour mettre de l'ordre dans les Grandes Ecritures de la Bible, mal interprétées par l'Eglise chrétienne. Dieu en est irrité et l'a désigné pour remettre les choses en place.
Comme on le constate, toutes les sectes du monde entier possèdent à leur sommet une personne désignée par Dieu et détentrice de doctrines particulières. On en compte plus de 100 000 (y compris l'Inde et sa kyrielle de gourous). Il paraît pourtant difficile d'admettre que Dieu tient des propos contradictoires d'une secte à l'autre...
Tags: résurrection, faible, baptiser, sauver, fin du monde, apocalypse
Dossier d'histoire des faits économiques et sociaux sur la séparation de l'Eglise et de l'État et la notion de laïcité en France, au cours du XXème siècle et en ce début de XXIème siècle.
10700 mots (approx. 26.8 pages), 17 sources, 2007, 14,95 €
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Résumé Etude problématisée de la laïcité en France, de son instauration, par la force en 1905, à son acceptation progressive par la société puis par l'Eglise elle-même au cours du XXème siècle.
Le dossier définit ce que l'on appelle la "laïcité à la française", son histoire, l'évolution de la notion et les enjeux actuels car la laïcité fait encore débat même 100 ans après.
Introduction
I- A l'origine, la loi de 1905 : la laïcité de combat malgré un texte de
liberté
A- Une loi de liberté pourtant mise en œuvre contre l'Eglise catholique
1) Au fondement, une loi de liberté
2) L'application anticléricale de la loi
B- La réaction essentiellement hostile du monde catholique
1) La division initiale des catholiques
2) L'opposition populaire et la position du Vatican : le rejet de la
laïcité par les catholiques
C- Les autres cultes : la preuve de l'acceptation possible de la loi par
les cultes
II- L'acceptation progressive de « la laïcité à la française »
A- Une France peu à peu laïque, malgré le ressentiment persistant de
l'Eglise catholique
1) D'une laïcité essentiellement de combat à une laïcité de plus en plus
libérale
2) Un ressentiment persistant de l'Eglise catholique
B- Après 1945 : un consensus apparemment définitif
1) L'évolution du concept de laïcité
2) Eglise et société moderne : la réconciliation et l'acceptation
définitive de la laïcité
III- La laïcité au XXIème siècle : le retour à une laïcité de combat ?
A- De nouvelles tendances religieuses
1) L'Islam en France et la question de la compatibilité avec la laïcité
2) La montée de l'intégrisme et des sectes B- La laïcité cent ans après : remise en cause ou nouveaux défis ?
Conclusion
Extrait du document « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », ainsi commence l'article 1er de la Constitution de la Vème République : la laïcité est d'emblée posée comme un principe essentiel et central de la République et de la France, et ceci semble aujourd'hui naturel. Pourtant il n'en était pas ainsi il y a encore un peu plus d'un siècle, la France étant alors divisée en deux entre les partisans de la laïcité et ses opposants.
Avant d'entrer dans les détails de l'évolution historique, demandons-nous d'abord ce qu'est la laïcité. Comment définir cette notion ? D'emblée nous nous trouvons confrontés à un problème. Plusieurs acceptations du mot semblent en effet possibles. Ainsi, le terme de « laïcité » est apparu en 1871 pour parler de l'enseignement public, c'est alors un néologisme. Il vient de l'adjectif « laïque » (à ne pas confondre évidemment avec le « laïc » qui est, dans l'Église, un baptisé non prêtre) qui désigne l'aspect profane ou séculier d'une réalité. On appelle traditionnellement laïcité, « le principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l'État n'exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises aucun pouvoir politique ». De manière plus positive, Renan en 1882 voit dans la laïcité, « l'Etat neutre, tolérant pour tous les cultes et forçant l'Eglise à lui obéir sur ce point capital ».
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Résumé La mondialisation, effet multiforme qui touche désormais la planète entière à plusieurs niveaux, génère une uniformisation qui porte atteinte à certains particularismes notamment en matière de culture et de religion.
1. La mondialisation inhibe certains particularismes
1.1. Domination américaine et restauration rapide
A. Domination US
B. Autres restaurations rapides
1.2. Particularismes religieux
A. Les sectes B. L'islamisme radical en profite
1.3. L'hégémonie cinématographique américaine
A. Le cinéma américain
B. L'industrie cinématographique aux Etats-Unis
C. Les Etats-Unis, premier producteur de films au monde ?
2. La mondialisation renforce certains particularismes
2.1. La nourriture
A. Le particularisme Français
2.2. La religion
A. Les chrétiens évangéliques aux USA
B. Les États islamiques se replient sur le Coran
2.3. Le cinéma Français : une exception mondiale a plusieurs niveaux face au géant américain
A. Des Films originaux
B. L'exportation des films français
C. Un énorme réservoir de talents
D. Un système de protection performant
Extrait du document La restauration rapide n'est plus réservée aux enseignes américaines. Ainsi le hamburger est concurrencé par la pizza napolitaine et le capuccino (importé par les Italiens aux USA), par le Döner kebab (importé par les turcs en Allemagne), et par le sushi japonais. Ces plats sont issus de grands brassages de population. Très adaptés à notre mobilité croissante, ils se consomment avec les doigts, des baguettes, dans la rue, chez soi (ils sont facilement reproduits par l'industrie).
Aujourd'hui il y a même une régionalisation des "colas" (boisson n°1 au USA). Pour contrer les USA, la France produit ses propres "colas" : Mecca-colas (produit pour la Palestine), Breizh-cola (cola Breton) et Corsica-cola (le cola de l'île de beauté).
Au contraire de cette adaptation alimentaire, tout ne s'exporte pas et surtout quand on parle du terroir des pays : par exemple, les restaurants chinois en France ne proposent pas du serpent, du chien, de la chauve-souris ou de la tortue que l'on peut couramment déguster en Chine.
Dissertation qui analyse par quel processus historique l'islam est passé d'une communauté de croyants unis autour du Prophète à une multiplicité de courants, de sectes qui vont parfois jusqu'à s'opposer de manière violente.
2265 mots (approx. 5.7 pages), 0 sources, 2008, 5,95 €
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Résumé Malgré une apparente unité de foi et de pratiques, la communauté musulmane est fragmentée en multiples courants, sectes et écoles théologico-juridique.
Cependant, l'idéologie de l'unité continue à être quelque chose de structurel et de structurant dans le monde musulman.
Il y a quelque chose qui participe du rêve du paradis perdu dans la culture musulmane majoritaire : l'histoire, qui a vu l'éclatement de l'Oumma suite à la grande épreuve de la Fitna, est conçue comme une déchéance, une dégénérescence.
Le déchirement de la communauté des croyants a été vécu comme un profond traumatisme dans le monde musulman, la division étant totalement étrangère à la cosmogonie islamique.
I- De l'Age d'or de la communauté primitive unie dans la foi aux premières "discordes" (fitna) du premier siècle de l'islam
A) L'Hégire ou la naissance d'une communauté de foi, unie dans la soumission à Dieu
B) A peine 25 ans après la mort du Prophète, la "Communauté unique" se divise au sujet de son successeur : la naissance des courants islamiques
II- Une apparente unicité de rites, découlant de la Charia, mais une loi islamique vouée à un pluralisme théologico-juridique
A) Les différentes écoles juridiques
B) Les rites communs à la communauté musulmane
Extrait du document "Dieu est Un!". Ce principe d'unicité divine, rappelé à maintes reprises dans les textes sacrés et proclamé dans la profession de foi, constitue un dogme fondamental de la religion islamique. Ce concept théologique devrait être transposé, selon certains penseurs et commentateurs musulmans, au monde terrestre. Soumis à un Dieu Unique, l'ensemble des croyants constituerait une communauté unie de fidèles, partageant une foi commune et égaux dans l'impuissance face à la toute puissance divine. Cependant, force est de constater que depuis les premiers temps de l'islam, le monde musulman est fragmenté en divers courants, sectes ou écoles juridiques proposant chacun leur propre rapport au monde, leurs doctrines et pratiques.
Travail de recherche sur le thème de la Franc Maçonnerie, développant l'histoire et l'évolution de cette institution mais aussi de ses rapports pour le moins tendus avec la politique.
6710 mots (approx. 16.8 pages), 9 sources, 2010, 11,95 €
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Résumé Depuis trois-cents ans, la Franc-maçonnerie constitue un monde à part dans l'univers associatif, politique et spirituel français. Qualifié de secte par certains, de cercle de réflexion par d'autres, ce milieu a été l'objet d'une littérature abondante, notamment concernant la thématique du secret. Spéculations, accusations et imagination ont rythmé cette littérature. Encore aujourd'hui, le milieu de la franc-maçonnerie attire la curiosité d'essayistes, de journalistes voire même de romancier. En cette fin d'année 2009, deux ouvrages consacrés à ce milieu ont alimenté la chronique et montre encore une fois l'intérêt porté à celui-ci. Début septembre sortait en effet The Lost Symbol, qui fait suite aux deux premiers romans de la trilogie écrite par Dan Brown, Angels & Démons et Da Vinci Code. L'action de ce dernier opus se place dans les sphères de la franc-maçonnerie, l'auteur ayant avoué avoir fait des recherches durant cinq ans avant d'entamer l'écriture de ce roman.
I) Une histoire qui fonde la franc-maçonnerie d'aujourd'hui
II) La capacité d'adaptation des loges et de la franc-maçonnerie dans son ensemble
Extrait du document Nous avons réussi à mettre en évidence que la tradition était à double tranchant pour les francs-maçons car si elle leur fournit un cadre identitaire non négligeable et permet de lier les membres par leur appartenance secrète commune, le silence provoqué par le secret peut servir de lit à de nombreux mythes ou fausses accusations.
Ce commentaire étudie trois extraits de textes relatifs aux principales communautés hérétiques durant l'époque médiévale: les vaudois, les spirituels et les béguins.
1780 mots (approx. 4.5 pages), 5 sources, 2006, 4,95 €
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Résumé La manière dont se sont forgées ces hérésies et la façon dont l'Eglise les a réprimandées sont les deux thèmes principaux du document.
C'est au travers des écrits de Bernard Gui : "Manuel de l'Inquisiteur" ou bien encore des : "Fautes des béguins de Lodève" que ce commentaire narre la condition et le sort réservés aux hérétiques de l'époque.
I- Origines des hérésies et les idéologies qui les régissent
II- Répression mise en place par l'Eglise
Extrait du document Les hérésies prennent leur origine dans une déviation dogmatique qui a pour but d'atteindre la perfection évangélique.
Une hérésie ne peut être définie que par opposition à une orthodoxie. En effet, une hérésie est une idéologie, religieuse le plus souvent, qui remet en cause le dogme établi par la haute autorité d'une religion. Plus simplement, et dans le cas qui nous intéresse, l'hérésie accepte une partie de la religion catholique, tout en rejetant ce qui a trait au dogme et à l'orthodoxie adoptée par l'Eglise. Il n'existe donc pas une hérésie, mais des hérésies, toujours définies par déviation du dogme en opposition à l'orthodoxie catholique. Les hérésies sont, car elles remettent en cause l'hégémonie de l'Eglise, fortement condamnées par celle-ci. Ce rejet par l'Eglise apparaît notamment dans le texte sur les vaudois, où Bernard Gui, un ecclésiastique, utilise un vocabulaire très dépréciatif à l'égard du valdéisme : « secte » (l. 1), « ignorants et illettrés » (l. 12), « erreurs » (l. 14 et 26), « folie » (l. 16), « élucubrations » (l. 26). Toutes les personnes apportant du crédit aux thèses hérétiques sont alors désignées elles-mêmes comme hérétiques par l'Eglise.
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Résumé Les mormons ne sont pas uniquement ces hommes qui arpentent le territoire américain pour prêcher les Evangiles. Ce sont aussi de redoutables hommes d'affaires, des héritiers d'une culture particulière, mais avant tout le produit d'une société où tous les cultes font légion.
I. Leur Histoire
a) Révélation de Joseph Smith
b) Persécutions, fuites et installations
II. Croyances et pratiques
a) Chrétiens et millénaristes
b) Les « ordonnances » diverses
III. Le mormonisme aujourd'hui
a) Les chiffres et l'organisation de la communauté de par le monde
b) Les mormons et la société contemporaine
Extrait du document La révélation de Joseph Smith : A la base de toute religion, il y a une révélation, comme celle de Mahomet pour le Coran par exemple. Ici, c'est Joseph Smith qui tient le rôle de prophète. Né en 1805 dans le Vermont d'une famille modeste et croyante, Smith suit sa famille dans son exil à New-York, dans l'espoir d'une vie meilleure. Il lit beaucoup la Bible. C'est à 15 ans qu'il a sa première révélation pendant qu'il priait. Tels sont ses termes sur cet épisode fondateur :
« Mon but, en allant interroger le Seigneur, était de savoir à laquelle [des églises, ndlr] je devais me joindre. […] Il me fut répondu de ne me joindre à aucune, car elles étaient toutes dans l'erreur ». L'idée d'une révolution est sans équivoque. Elle se confirme lors de sa seconde révélation, en 1827, où, conduit par un ange à travers champs, Smith déterre des plaques d'or où est inscrit un texte en une langue mystérieuse. C'est le Livre de Mormon, considéré comme la seconde Bible des mormons. Smith traduira les tablettes en 1830 et fonde ainsi l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours. Les premiers membres, dont sa famille, rencontrent l'hostilité des habitants de l'état de NY : insultes, menaces, entraves aux cultes… Mais l'effort de prosélytisme se poursuit à l'étranger (les missionnaires engrangent pas moins de 5000 membres en Grande-Bretagne, et rencontrent un franc succès dans les pays scandinaves) et sur le territoire américain. Les Smith s'exilent dans l'Ohio et le Missouri, et y essaiment les premières communautés mormones. Celles-ci construisent leur premier Temple à Kirtland (Ohio).