Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Lampedusa qui décrit d'une part, le rôle et la place de Concetta, et d'autre part, la Sicile et les siciliens.
Fiche de lecture № 6080 |
1300 mots (
approximativement 3.3 pages ) |
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2008
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Résumé
Concetta, la préférée des filles Salina, tient une place importante dans ce roman. Elle est l'actrice principale de la huitième partie et on l'aperçoit tout au long du récit, malgré une présence discrète.
On peut se demander quelle place tient réellement Concetta dans le roman ainsi que ce qu'elle lui apporte.
Puis cette étude se penche sur le côté géographique de la Sicile, le côté politique ainsi que l'état d'esprit des siciliens.
I. Quels sont le rôle et la place de Concetta dans Le Guépard ?
II. Qu'est ce que Le Guépard nous montre de la Sicile et des siciliens ?
Extrait du document
Concetta est tout d'abord une des filles du patriarche de la famille Salina, le Prince Fabrizio. On parle d'elles au début du roman, à la fin de la prière, lorsqu'elles «arrangeaient les plis de leurs robes, échangeaient des regards azurés et des bavardages de pensionnaires». Ce sont des jeunes filles aristocratiques qui étudient au couvent Saint-Sauveur. Elles sont ensuite décrites par le Prince lors du dîner en famille comme des «filles rondelettes, à la santé florissante, avec leurs fossettes malicieuses et, entre le front et le nez, ce froncement sévère particulier, cette marque atavique des Salina». Elles sont décrites comme descendantes de la grande lignée des Salina. C'est d'ailleurs Concetta que le Prince trouve plus proche de lui, un caractère semblable et cette même fierté qui fait d'elle une vraie «guéparde». Malgré cela, l'auteur nous dit très clairement que le dernier des Salina est Fabrizio et que sa déchéance éteindra le nom de la famille. Concetta n'est qu'une fille et seul comptait à cette époque les descendants masculins pour perpétuer une génération.
Mots-clés:Sicile, révolution, aristocrate, paysan, Garibaldi, protégé
Dissertation qui s'intéresse précisément à l'image de la Sicile dans la première partie de ce roman qui raconte la vie d'un aristocrate sicilien Don Fabrizio, Prince de Salina, durant la période où les Piémontais ont débarqué en Sicile.
Dissertation № 9200 |
930 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
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2008
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Résumé
La Sicile est associée à l'ordre et au désordre à la fois : il y a d'un côté l'aristocratie et le baroque opposé à la Sicile des quartiers mal famés. À travers cette étude, nous remarquons donc que le ciel, les étoiles et les dieux représentent l'ordre alors que la terre représente le désordre. Tous les éléments sont reliés au prince, la première partie du roman est centrée sur ce personnage. Il est donc une synthèse de la Sicile.
I. La beauté et l'ordre de la Sicile
II. Le désordre
Extrait du document
La beauté de la Sicile est représentée par le baroque dans ce roman. En effet, les décors qui composent le palais de Palerme, le jardin ainsi que le palais royal sont très riches et surchargés.
Au tout début de cette œuvre, le palais de Don Fabrizio nous est présenté comme un «salon rococo». Le lieu parait très exubérant par son accumulation d'objets qui ont l'air plein de couleurs.
Le palais semble régit par les dieux de la mythologie qui sont peints sur les fresques du plafond et qui semblent vivre au rythme des Salina. Certaines divinités sont également présentes sur le carrelage de la maison : tous ces dieux sont très représentatifs du baroque, mouvement né en Italie.
Mots-clés:roman, baroque, palais, Italie, monarchie, maître
Exposé sur l'influence des séjours successifs de Platon en Sicile.
Exposé № 7570 |
1800 mots (
approximativement 4.5 pages ) |
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2007
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Résumé
Si Platon avait vu de son temps l'oligarchie et la démocratie alterner à Athènes, la cité avait autrefois connu un autre régime: la tyrannie. On se souvenait encore de ce régime. Il avait laissé des traces, des souvenirs fâcheux. Il faut attendre la Constitution d'Athènes d'Aristote pour qu'un jugement soit porté sur l'œuvre de Pisistrate sans qu'il soit entaché de partialité. Jusque là démocrates et aristocrates peignent à l'envi la tyrannie comme un régime abominable (ex: Mémorables, IV, 6, 12).
I / 388 : premier voyage
II / 367: deuxième voyage
III / 361 : troisième voyage
Extrait du document
Platon se rend d'abord à Tarente avant de fouler la terre syracusaine où règne le tyran Denys Ier l'Ancien. Il effectue ce voyage au moment où il atteint la quarantaine. Il faut savoir que c'est sur invitation du tyran, qui connaît la renommée du philosophe, que Platon est invité. Denys a rétabli l'ordre à Syracuse en renversant une démocratie en proie aux factions et délivré la ville de la pression des Carthaginois qu'il a relégués à l'extrémité occidentale de l'île. Lorsque Platon arrive, Denys est maître depuis dix-sept ans et règne sur la presque totalité de la Sicile et une partie de l'Italie méridionale. Son prestige est même grand à Athènes, de même que le prestige de Platon est grand à Syracuse.
Mots-clés:Dion, Denys, Cyrène, ancien
Travail de recherche qui s'interroge sur les causes de l'émergence du théâtre en Occident ainsi que sur les caractéristiques des théâtres et de la vie culturelle des colonies grecques.
Travail de Recherche № 5670 |
3180 mots (
approximativement 8 pages ) |
5 sources |
2008
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Résumé
Avec l'émergence des cités, des politiques de construction sont lancées. De nouvelles structures apparaissent, et c'est dans ce cadre que sont construits les théâtres.
Les occidentaux s'inspirent bien sûr de la Grèce, qui à la même époque construit aussi ses premiers théâtres de pierre.
Mais peu à peu, l'Occident se dégage de son modèle pour arriver à sa propre identité, à ses propres originalités, montrant ainsi sa capacité d'inventivité.
Les théâtres sont souvent multifonctionnels, et ils accueillent une vie culturelle très riche. Ce phénomène est souvent le reflet d'un essor économique permettant une «politique culturelle» forte et volontaire. Ces bâtiments constituent donc une source précieuse de renseignements sur les sociétés occidentales grecques et sur leurs évolutions.
I° L'architecture
A) Les prémices : les premiers théâtres (ou : les difficultés rencontrées par les chercheurs)
B) L'époque classique : le modèle grec
II° Aux origines de l'émergence du théâtre
A) Le théâtre dans la cité
B) Le rôle des tyrans Syracusains
III° La vie culturelle : le modèle syracusain
A) Les genres représentés et leurs auteurs
B) Les acteurs et leur public
Extrait du document
Il y a beaucoup de théâtres grecs en occident, mais très peu sont aujourd'hui bien conservés. Les principaux théâtres (fig. 1) en Sicile sont à : Morgantina, Héracleae Minoa ; Akrai ; Tindarys ; Ségeste ou encore Syracuse.
En Italie du Sud nous trouvons : Locres ; Vélia ; Tarente ; Poseidonia ; Métaponte (bien qu'il s'agisse d'un cas particulier).
Il reste peu de traces des premiers théâtres construits. Dans un premier temps, ils sont (partiellement ou entièrement) construits en bois. A l'origine, il n'y a pas de bâtiment spécial pour les représentations théâtrales : les acteurs récitent sur une charrette en bois, ou l'on utilise l'ekklesiasterion (mot grec : bâtiment servant au réunions de l'assemblée du peuple), comme c'est le cas à Métaponte par exemple (le théâtre-ekklesiasterion est daté du VIIème siècle avant J-C).
Mots-clés:auteur, genre, Syracuse, structure, décor, édifice
Commentaire du discours de Thucydide issu de « Histoire de la guerre du Péloponnèse », et se demandant comment l'auteur retranscrit le discours d'Alcibiade, pour répondre à Nicias et démontrer aux citoyens athéniens la légitimité de l'expédition en Sicile
Commentaire de Texte № 19790 |
2015 mots (
approximativement 5 pages ) |
7 sources |
2007
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Résumé
Dans un discours face à l'Assemblée des citoyens, Thucydide s'acharna à démontrer que l'expédition était périlleuse et s'en prit à Alcibiade, instigateur de l'entreprise, qu'il accusa de n'avoir «en vue que son intérêt, trop jeune encore pour exercer le commandement». Alcibiade, personnage haut en couleur : noble – il fait en effet partie de la famille des Alcméonides-, beau, riche et intelligent, parent de Périclès, ami de Socrate, pousse dans une très large mesure les citoyens athéniens à la conquête de la Sicile dans un discours retranscrit par Thucydide dans son œuvre « Histoire de la guerre du Péloponnèse ». Bien qu'il s'agisse des mots de Thucydide - des paroles d'Alcibiade, nous ne savons rien - la pensée de celui-ci est exprimée. Dans ce discours, Alcibiade dément les allégations de Nicias et démontre qu'il est nécessaire pour Athènes de partir à la conquête de la Sicile ou du moins d'aider son allié.
I – Le personnage d'Alcibiade, entre orgueil, supériorité et démesure
II – Alcibiade, symbole de l'impérialisme athénien pour Thucydide
III – L'expédition en Sicile au cœur du débat
Extrait du document
D'autre part, il fait appel à «ses ancêtres» (ligne 3), «aux autres» (ligne 17) et à aux «pères» (ligne 31) afin de justifier et légitimiter ses propos en faisant référence au passé et aux illustres personnages qui ont fondé et perpétué la puissance athénienne. En ce sens, Alcibiade se représente comme le dépositaire du passé glorieux d'Athènes (n'oublions pas que Périclès, mort à ce moment-là, a été son tuteur).
Mots-clés:Puissance, athénienne, grecs, gloire, Athènes, démocratie, peuple
Fiche de lecture sur l'ouvrage de Lampedusa qui s'intéresse plus particulièrement à l'histoire de la Sicile.
Fiche de lecture № 5726 |
800 mots (
approximativement 2 pages ) |
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2008
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Résumé
Le roman "Le Guépard" de Lampedusa se déroule en Sicile sur une période de 50 ans et s'articule autour l'Histoire de la Sicile.
Il se termine en 1910, sept ans après la mort du Prince, alors que la situation est définitivement inchangeable, malgré l'insurrection que tenta Palerme en 1966 à cause de l'instauration de lourds impôts et de la conscription militaire.
Extrait du document
En 1816, les Bourbons de Naples créent le royaume des Deux-Siciles avec l'appui des Anglais. Avec le retour des Bourbons la Constitution faite par le régime précédent et qui avait supprimé les privilèges féodaux et avait permis la formation d'une petite bourgeoisie est supprimée. Des mouvements de révolte naissent un peu partout dans le royaume mais sont vite réprimés dans le sang par les troupes bourboniennes. Naissent alors des réseaux de contrebande et de banditisme sur l'île. Et la destruction un siècle auparavant des surfaces boisées entraîne dès 1820, l'assèchement des nappes phréatiques et donc des sècheresses (que l'on constate souvent dans le récit du Prince).
En 1848 et 49, d'importantes insurrections ont lieu à Palerme et en Sicile suite au discours de Francesco Ferrara qui affirme, en 1847, que la Sicile devrait être indépendante au sein d'une fédération d'Etats italiens.
Mots-clés:indépendance, royaume, Piémont, unité, Garibaldi, roi
Commentaire de cet article qui porte sur la Sicile islamique à l'époque médiévale.
Commentaire de Texte № 5037 |
1700 mots (
approximativement 4.3 pages ) |
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2008
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Résumé
Annliese Nef articule son article en trois parties chronologiques mettant en lumière le passage progressif de la Sicile d'un état musulman à celui d'un état latin.
Ainsi, Nef s'intéresse tout d'abord à la qualité de la domination musulmane sur cet espace de 948 à 1061, pour ensuite décrire un royaume arabo-musulman inédit de 1061 à 1161 et enfin observer les relations d'un royaume latin avec le monde musulman de 1161 à 1250.
1. Présentation de l'auteur
2. Présentation de l'article
3. L'intérêt scientifique de l'article
Extrait du document
Enfin, le dernier enjeu scientifique soulevé par Nef est celui de la culture de l'empereur Frédéric II, présenté par la propagande pontificale comme un mauvais chrétien, ne présentant guère d'intérêt à la croisade. Pourtant, Nef montre que son intérêt pour la culture islamique n'est pas des plus vivaces (elle s'appui ici sur l'ouvrage de D. Abulafia, Frederick II), présentant Frédéric II comme un despote éclairé, dont les ambitions n'était pas compatible avec son intérêt scientifique.
Au final, l'article de Nef permet de clarifier les motivations des Normands en Sicile, en présentant les différents débats historiographiques. Du reste, il présente très bien les évolutions politiques, économiques et culturelles de la Sicile à cette époque, tout en montrant les différents éléments ayant entraînés la mise au second plan de l'île dans le commerce méditerranéen à partir du XIIIème siècle.
Mots-clés:christianisme, source, arabe, hostilité, population
Dissertation qui s'intéresse aux rapports de classe entre l'aristocratie et la bourgeoisie à travers deux familles italiennes, pendant la période qui suit le débarquement en Sicile des Chemises Rouges de Garibaldi.
Dissertation № 6757 |
2260 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
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2008
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Le changement de régime voit le déclin de l'aristocratie et l'accession au pouvoir de la bourgeoisie. Il en est de même dans le roman où l'effondrement de l'aristocratie (la famille Salina) voit triompher la bourgeoisie (représentée par la famille Sedara). Cette hiérarchie bouleversée dégage alors une impression de nostalgie funèbre, due au thème du déclin, lucidement constaté et vécu par le héros, le Prince de Salina.
Extrait du document
" C'est une belle famille ! " pensait Don Fabrizio en regardant sa famille attablée. Don Fabrizio, père de sept enfants, apparaît comme le représentant de l'aristocratie sicilienne dans ce roman. En effet, cet homme "immense et vigoureux" sans cesse présent, joue un rôle à la fois idéologique et surtout symbolique, il est le prototype même du noble : stature imposante ("poids de géant"); autoritaire ("ses enfants esclaves et son mari tyran"); jouant de ses charmes ("un coureur de jupons d'une honnête moyenne") etc. De plus, l'auteur place le héros dans une sorte de "jeu" où Don Fabrizio "suit les règles, il ne triche pas".
Mots-clés:hypocrisie, noblesse, bourgeoisie, éducation, déclin, mariage
Commentaire sur l'incipit de cette oeuvre qui plonge le lecteur dans l'ambiance générale du livre, la Sicile et ses habitants, ses personnages principaux et leur lieu de vie.
Commentaire de Texte № 6069 |
1560 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
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2008
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Résumé
Le champ lexical, très varié et ambigu du Guépard permet de cibler rapidement les pensées des uns, le caractère des autres. Lampedusa joue sur les mots, les termes et les sens pour laisser supposer aux lecteurs des pistes discrètes pour parcourir cette œuvre.
Ce commentaire étudie d'abord la dimension religieuse de cet extrait qui va de la page 9, «La récitation quotidienne du Rosaire […]» à la page 13, «[…] le calme pourtant douteux», puis le champ lexical employé par le narrateur et termine enfin par le portrait des personnages marquants ce passage.
Extrait du document
Le roman s'ouvre sur une journée de la famille Salina qui nous montre le héros dans son rôle aristocratique de «pater familias». La mention «Nunc et in hora mortis nostrae. Amen.» en haut de la page signifie la fin de «Je vous salue Marie (maintenant et à l'heure de notre mort)». La citation latine joue ici deux rôles : c'est une sorte d'exergue signifiante (mention à la fois du présent et du futur : la mort) ainsi que dans les premières lignes du roman, où il s'agit ici de la prière récitée par le Prince, c'est donc la voix du protagoniste qui ouvre, de manière emblématique le roman. La place du religieux dans le roman est très présente et même omniprésente, puisqu'elle ouvre le chapitre et le clôt (le chapitre s'achève sur la récitation renouvelée du rosaire, le lendemain). La religion constitue aussi un sujet principal du dernier chapitre.
Mots-clés:bavardage, pensionnaire, querelle, enfantine, image
Dissertation portant sur "Le Guépard", de Tomasi de Lampedusa et l'analysant comme un roman du déclin.
Dissertation № 7845 |
1345 mots (
approximativement 3.4 pages ) |
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2008
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Le Guépard, écrit par Tomasi de Lampedusa, parait en 1958 et rapporte la rebellion en Sicile et le débarquement de Garibaldi à Marsala qui a eu lieu en 1860. Cette révolution, qui met fin à la dynastie des Bourbons et au royaume des Deux-Siciles, entraîne avec elle la chute de l'aristocratie sicilienne représentée dans l'oeuvre par le Prince de Salina.
Ce changement politique radical fait-il de cette oeuvre un roman du déclin ?
Extrait du document
Tout au long de l'oeuvre, on assiste en effet au déclin inéluctable de l'aristocratie mais qui n'était pas attendu si tôt. Ainsi, Don Fabrizio remarque " l'accélération stupédiante de l'histoire ". Cela fait en fait cinquante ans, presque jour pour jour en 1910, que le roman est commencé. En effet, l'histoire débute le 12 mai 1860 et s'achève le 13 mai 1910, ce qui a suffi pour renverser la noblesse sicilienne: le baron Tumino qui perd sa richesse foncière, ainsi que la chute des Bourbons dès les premières pages du livre, mais surtout le plébiscite d'octobre 1860 qui annonce l'annexion du royaume des Deux-Siciles à l'Italie. Cet effacement de l'aristocratie sicilienne s'accompagne du déclin de l'Eglise, parfois tournée au ridicule: le Cardinal de Palerme est considéré comme un imbécile, les reliques des demoiselles de Salina sont accusées d'être des objets de contrefaçon, et les nonnes entrent parfois dans certaines plaisanteries grivoises de Tancredi lors d'un repas chez Don Fabrizio.
Mots-clés:Sicile, aristocratie, bourgeoisie