Commentaire du 3ème poème du recueil "Oublieuse Mémoire" de Jules Supervielle portant sur le thème de la vie.
Commentaire de Texte № 15802 |
930 mots (
approximativement 2.3 pages ) |
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2009
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Résumé
Jules Supervielle (1884- 1960), est né en Uruguay, où il est élevé par son oncle. Il passe une partie de sa jeunesse à Paris, puis se fait connaître comme poète. Il est l'auteur de nombreux recueils de poèmes (Comme des Voiliers – 1909-, Poèmes de l'humour triste -1919-, Débarcadères- 1922-, Gravitations -1925-), mais aussi de romans et de nouvelles. Après avoir vécu le déclin de sa famille, la maladie vient obscurcir ses dernières années. C'est dans ce contexte difficile qu'il écrit Oublieuse Mémoire en 1949, puis Le Corps Tragique en 1959. En 1949, lors de la rédaction d'Oublieuse Mémoire, Jules Supervielle reçoit le Prix des Critiques, ce qui consolide sa réputation. Supervielle est un poète de la simplicité, cherchant à retranscrire le quotidien tout en luttant contre l'oubli.
Extrait du document
Il faut tout d'abord noter les contrastes entre surabondance et unité. «Tant d'oubli », « tant de départs », « Mille oiseaux » et « tant d'obscurité » ne sont réduit qu'à « une rose », « un retour », « un [oiseau] » et « le jour ». La maladie empêche le poète de profiter de la multiplicité du monde. Les deux « comment » expriment une interrogation teintée d'inquiétude quant à ce phénomène qu'est la perte de mémoire.
Mots-clés:égoïste, ingrate, insoucieuse, annales, autobiographie, chronique
Commentaire composé du poème III de la section "Oublieuse Mémoire" du recueil du même nom de Jules Supervielle, expliquant comment l'auteur place la mémoire au centre de la création poétique, du poème et de l'esprit du poète.
Commentaire Composé № 28053 |
2845 mots (
approximativement 7.1 pages ) |
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2012
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Résumé
Le poème étudié, se trouvant dans le document, commence par "Mais avec tant d'oubli ..." et se termine par "...le permet une image qui passe …"
Le souvenir peut parfois être difficile à retrouver pour le poète: Jules Supervielle écrit en 1949 un recueil de poésie dont le titre, Oublieuse Mémoire, évoque ce motif. L'auteur revient d'un exil de sept ans en Uruguay du à une guerre. A son retour, Paris a changé et ne ressemble plus à ses souvenirs, mais il a lui-même changé et doit concilier deux moi et deux mondes différents. Une section du recueil porte le même titre que celui-ci; le poème III évoque un poète trahi par sa mémoire et ses souvenirs qui lui échappent. Mais ces souvenirs infidèles se transforment dans l'esprit du poète, ils créent des paysages et des événements nouveaux qu'il inscrit dans son œuvre.
1. Tout d'abord, la mémoire n'est pas fiable et les souvenirs sont fuyants pour Supervielle...
2. ...cependant, même défaillante, elle est à l'origine même de la création poétique
3. Elle dépasse enfin le poète et lui permet de créer une œuvre et de nouer un lien privilégié avec le monde
Extrait du document
Dans le poème III d'Oublieuse Mémoire de Supervielle, la mémoire est défaillante, comme l'annonce le titre du recueil. Le thème de l'oubli est tout d'abord omniprésent dans ce poème. L'utilisation de formes interrogatives montre les questions qui tourmentent le poète: est-il possible de créer à partir de souvenirs qu'on a oubliés ? On trouve ainsi une anaphore dans les deux premiers vers: « Avec tant d'oubli comment faire une rose, / Avec tant de départ comment faire un retour » qui utilisent l'adverbe interrogatif « comment ». L'oubli est donc précisément nommé, et ce dès le premier vers. Le « départ » avec lequel il est mis en parallèle dans le vers 2 peut être celui des souvenirs, partis hors de la conscience du poète. L'isotopie de l'oubli traverse tout le poème à travers le substantif « oubli » (vers 1), le nom « mémoire » utilisé en groupe nominal sujet vers 7 et pourvu d'une majuscule au vers 13 où la « Mémoire » est apostrophée, le verbe « se souvenir » qui est conjugué au subjonctif présent au vers 11 dans l'expression « la terre se souvienne ».
Mots-clés:interrogatives, souvenirs, anaphore, inconscient, peurs
Commentaire du texte "Marseille écrit" de Jules Supervielle dans lequel il dépeint les influences marines et l'agitation qui y règnent et finit par s'adresser directement à la ville elle-même.
Commentaire Composé № 23594 |
2080 mots (
approximativement 5.2 pages ) |
1 source |
2011
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Résumé
Véritable invitation au voyage, la mer a toujours fait rêver les hommes, et les villes qui la bordent ont inspiré nombre de poètes. Comme Baudelaire avant lui, Supervielle, auteur du XXe siècle, décrit une de ces villes dans le poème qui porte son nom : Marseille.
Nous allons montrer en quoi Marseille, sous la plume de Supervielle, paraît animée et vivante. Nous nous pencherons d'abord sur les procédés qu'utilise l'auteur pour montrer que Marseille est une ville vivante. Nous verrons ensuite comment il réussit à personnifier la ville et à animer les objets qui la composent.
Extrait du document
Ajoutons à cela l'utilisation par le poète de nombreuses contradictions, trait caractéristique de l'être humain qui nous confirme dans l'idée qu'il a cherché à faire transparaître la vie dans son poème. La contradiction peut-être la plus évidente est que l'auteur ouvre son poème avec la présence de la mer porteuse d'espoir qui enfante Marseille au vers un : « Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roches, ses coquillages et l'iode. » et le ferme avec la mer porteuse d'inquiétude, de désespoir, comme on peut le voir grâce à la locution prépositive au début du dernier vers : « A cause de toutes ces ancres qui te mordillent sous la mer. ». On observe une autre contradiction notoire dans la métaphore des vers dix-sept et dix-huit : ici, la métaphore de la lune est « un singe échappé au baluchon d'un marin ». Le participe passé « échappé » possède deux sens : le singe est en liberté et il est accroché au baluchon, ou le singe s'est échappé du baluchon même. La suite de la phrase peut prendre alors lui aussi un sens différent et on peut se demander qui est derrière « les barreaux légers de la nuit ».
Mots-clés:crustacés, personnification, confidence, douceur
Commentaire composé du poème « Haut Ciel », de Jules Supervielle, extrait du recueil "Gravitation", dans lequel l'auteur décrit un univers immortel où les étoiles sont l'élément majeur.
Commentaire de Texte № 17488 |
1930 mots (
approximativement 4.8 pages ) |
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2010
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Résumé
Auteur du début du XXème siècle, Supervielle publie son recueil de poésie Gravitations en 1925. Cette œuvre fait partie des pièces majeures de sa production. Imaginant un déplacement entre les planètes, Supervielle interroge et se plonge dans les mystères de l'univers. « Haut ciel », premier poème de la section Le cœur astrologue, nous amène dans l'univers exotique et méconnu qu'est le ciel.
I/ Le poète se livre à la description d'un univers lointain, le ciel, où la matière cosmique est réduite à la seule présence des étoiles
II/ La confrontation entre le fini et l'infini
III/ Une valorisation de la vie terrestre, de la condition humaine
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Outre la valorisation de la vie terrestre, en filigrane s'installe une conception de l'hypothétique vie après la mort. Dans la croyance de la vie après la mort, l'avis général veut qu'il existe un enfer et un paradis, lieux où les Hommes sont envoyés selon la vie qu'ils ont mené. L'enfer serait synonyme de souffrance et le paradis de bonheur et de douceur éternels.
Mots-clés:planète, horizon, souffrance, mort, paradis, douceur, éternel, bonheur
Commentaire composé du poème de Jules Supervielle "Matin du monde" extrait du recueil "Gravitations" traitant de la découverte de la vie terrestre.
Commentaire Composé № 7178 |
1045 mots (
approximativement 2.6 pages ) |
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2008
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Résumé
Jules Supervielle, auteur français du XXème siècle d'origine uruguayenne, semble avoir gardé de son enfance l'amour des grands espaces naturels qui anime ses poèmes. « Nostalgique de la distance » (d'après H. Michaux), Supervielle s'inspire autant des œuvres de Rilke que de celles de Chagall ; ces influences apparaissent dans tous ses recueils, notamment dans "Gravitations", paru en 1925, et dans le poème intitulé «Matin du monde».
Composé de huit quatrains d'octosyllabes, il décrit l'éveil de la vie sur terre.
Mais en quoi s'agit-il d'un poème cosmique et universel ? En quoi ce texte est en rapport avec la musique et l'image ?
Extrait du document
La musicalité du poème s'exprime notamment par la très grande richesse des sonorités. Il suffit de regarder le titre pour s'en rendre compte : en quatre mots, on remarque déjà l'allitération du « m » (« matin » et « monde »), du « n » (« matin » et « monde ») et du « d » (« du » et « monde »). On remarque encore la mise en valeur du « o » et du « r » ainsi que du son « y » comme un écho dans « l'oreille croyait ouïr » qui illustre ce murmure des débuts de la vie.
Mots-clés:rythme, vie, évolution, nature, développement