Exposé qui analyse les arguments en faveur de la peine de mort depuis le Moyen-Age jusqu'aujourd'hui.
Exposé № 10102 |
3125 mots (
approximativement 7.8 pages ) |
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2009
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Résumé
Depuis la très haute Antiquité, la peine de mort semble inhérente à l'organisation même de toute société. Les hébreux sont les premiers à en exprimer la nécessité non sans paradoxe. Les nécessités de la peine de mort passent par le principe du Talion. Le principe du Talion autorise une rétorsion strictement équivalente au dommage subi.
1/ Les applications de la peine
A– L'ancienneté de la peine
B– Les applications médiévales
2/ Les réticences à la peine
A– Les tentatives de réticence
B– Les réticences contemporaines
Extrait du document
Il ne faudrait pas considérer ou penser que les Etats d'Ancien Régime ont prodigué la peine de mort sans nuance et hors de considération pour le criminel. La doctrine, la jurisprudence montrent que la peine de mort n'est prononcée que dans le cas de crimes graves, inexcusables : meurtre, viole d'enfant, incendie volontaire, vol aggravé, crime de lèse majesté contre le prince ou contre l'Etat. Les codes modernes ont d'ailleurs repris la plupart de ces incriminations capitales.
A ces crimes, sous l'Ancien Régime, s'ajoutent les infractions contre la religion et les mœurs. Le suicide (le cadavre est jugé), l'hérésie, l'homosexualité, l'inceste, la bestialité, pour ces trois derniers crimes, ces crimes dignes de mort par le feu sont très rarement poursuivis par les tribunaux du royaume. Une réelle modération caractérise les sentences rendues sous l'Ancien Régime par le Parlement de Paris. Entre 1387 et 1400, sur 200 affaires criminelles jugées, le Parlement de Paris ne prononce ou ne confirme la peine de mort que dans 4 cas seulement. Ces applications révèlent les réticences à la peine capitale.
Mots-clés:abolition, opinion publique, horreurs
Exposé sur l'abolition de la peine de mort et sur le discours du 17 septembre 1981.
Exposé № 20434 |
2265 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
6 sources |
2010
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Résumé
Il semble impossible de nommer l'inventeur de la peine de mort, sa création serait inhérente à la nature humaine, à la loi du talion. À l'inverse, il semble que C. Beccaria dans Des délits et des peines (1764) marque la naissance du courant abolitionniste. Il propose une séparation du pouvoir religieux et du pouvoir judiciaire (ce qui ôte la légitimité à tuer) et surtout, de proportionner la peine au délit afin d'abaisser le niveau de violence. Il préconise encore la prévention à la répression. Cet ouvrage marque un tremblement de terre dans le milieu intellectuel des Lumières. Avec Beccaria, la peine de mort, qui n'est « ni utile ni nécessaire » devient un « Crime judiciaire ».
1. Le « Moment 17 Septembre 1981 »
2. Contexte - résultats
Extrait du document
L'ouverture du discours du garde des sceaux est une mise en avant du retard de la France sur le point de l'abolition de la peine de mort alors qu'elle semblait en avance sur tout le reste : abolition de la torture, abolition de l'esclavage, or elle est l'un des derniers si ce n'est le dernier d'Europe occidentale en 1981 à permettre à la justice d'ôter la vie. Il poursuit par une chronologie des tentatives d'abolition, toujours portée par les forces du changement, du progrès.
Mots-clés:nature humaine, Beccaria, mort pénale, barbarie, châtiment
Dissertation se demandant si on peut avoir un droit de vie ou de mort sur quelqu'un, criminel soit-il.
Dissertation № 27764 |
1170 mots (
approximativement 2.9 pages ) |
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2012
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Résumé
La peine de mort, découle de l'Antiquité notamment. Avant l'existence de la loi pénale, c'était la loi privée qui régnait. Et de manière générale, la loi du Talion s'appliquait (œil pour œil, dent pour dent), nous rentions donc dans un cercle infini. La formation de l'Etat se caractérisant par le monopole de la violence légitime, l'Etat a mis progressivement des règles en places. Au début nous étions face en quelques sortes à la composition pénale, c'est-à-dire que le coupable reconnaît sa faute et la famille de la victime ou cette dernière elle-même accepte de ne pas se venger en contrepartie de dommages-intérêts. Mais, malgré cela dans certains cas la peine de mort fut instaurée. La moitié des pays du monde ont aujourd'hui abolis la peine de mort, dit la peine capitale.
1. L'absolue certitude de l'abolition de la peine de mort
2. Des arguments pour le rétablissement de la peine de mort
Extrait du document
Aux yeux de certains, l'abolition de la peine de mort ne doit plus faire l'objet de retour en arrière ni même de question possible à ce sujet. Pourquoi cette crainte et opposition si farouche ?
Commençons par utiliser une célèbre phrase de Victor Hugo dénonçant la peine de mort : « Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Et comment le dit-elle ? En tuant ! ». Effectivement, la est tout le paradoxe de la peine de mort, châtiment suprême. La loi interdit à quiconque notamment de procéder à un acte de torture, à un meurtre. La réponse de la justice à un acte de cet ampleur serait d'ôter la vie. La justice réaliserait donc au nom de la justice, certes, un acte prohibé par la loi elle-même.
Mots-clés:pendaison, amérique, peine capitale, perpétuité, torture
Commentaire du premier ouvrage d'Elie Wiesel, qui traite plus particulièrement du thème de l'identité.
Commentaire de Texte № 1124 |
2310 mots (
approximativement 5.8 pages ) |
5 sources |
2007
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Résumé
La nuit, toute première œuvre d'Elie Wiesel, publiée avec l'aide de François Mauriac, est le premier volume d'une trilogie — La nuit, témoignage qui date de 1958, L'aube, récit publié en 1960, et Le jour, roman publié en 1961 — reflétant l'état d'esprit de l'auteur pendant et après la Shoah. Dans ses témoignages, le prix Nobel de la paix célèbre la mémoire collective juive et dépasse le souvenir des atrocités subies et la tentation du talion par un appel vers l'avenir de son peuple.
Un des thèmes propres à l'ouvrage "La nuit", et plus généralement à la littérature concentrationnaire, est celui de l'identité.
Extrait du document
Effectivement, Auschwitz est le lieu où disparaît toute humanité. Les hommes sont tout sauf des hommes : « taureau, loup, arbre, chiens, porc, cochon, agneau, ver », voilà à quoi se compare Eliezer, lui, ses compagnons et les S.S. En parlant d'un kapo p.101 « toi…toi… et toi… désignait-il du doigts comme on choisit une bête, une marchandise », ou encore, un employé civil allemand ne « fit guère plus attention à chacun de nous qu'un commerçant à une livraison de vieux chiffons » p.102. A force d'être considérés comme tels, les détenus eux-mêmes se comportent comme des animaux. Aux pages 61, et 62 on constate le manque de civilité des détenus entre eux : « Les gens faisaient leurs besoin dans un coin », « libérés de toute censure sociale, les jeunes se laissaient ouvertement aller à leurs instincts ». Leur pain est rationné, ils vont aux cheminées comme « le bétail à l'abattoir ». Le narrateur est notamment choqué par le traitement infligé aux bébés à la page 75, ils sont déversés comme n'importe quelle autre charge par un camion.
Mots-clés:Auschwitz, juif, camp de concentration, shoa, déportés, rescapé
Commentaire de l'article 'Torture' extrait du "Dictionnaire philosophique" de Voltaire dénonçant ironiquement les effets de la torture dans la société française du XVIIIème siècle.
Commentaire de Texte № 15907 |
2820 mots (
approximativement 7.1 pages ) |
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2010
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Résumé
La pensée des Lumières promeut la nécessité de l'esprit critique dans la raison ; elle défend aussi les notions de liberté et d'égalité, futures armes révolutionnaires, et se veut pacifique et fraternelle. Ainsi la philosophie du XVIIIe mène un certain nombre de combats conformes à son idéal intellectuel, dont notamment la dénonciation des violences inutiles. Le dictionnaire philosophique (ou La raison par l'alphabet) de Voltaire, en 1764, est alors conçu comme une machine de lutte contre l'infâme. On peut y lire des articles qui dénoncent l'absurdité de la guerre, ou comme ici, la violence de la torture. En quel sens ce texte argumentatif empreint d'ironie voltairienne dénonce les effets de la torture dans la société française du XVIIIe siècle, conformément aux idéaux des Lumières ? Si Voltaire dénonce avec virulence la torture, c'est afin de souligner ses répercussions affligeantes dans la société du XVIIIe, et donc mettre en avant l'esprit des Lumières.
Extrait du document
Il ne fait que la sous-entendre par ironie dans chacun des paragraphes. Cette autonomie des arguments (absence de transition entre le troisième et le quatrième paragraphe) produit un effet de surprise qui choque et maintient le lecteur en haleine. Mais tous ces procédés provoquent un décalage qui vise à remettre en cause la France : « il n'y a point au fond de nation plus cruelle que la française » l.28.
Mots-clés:Violence, Lumières, mal, pensum, punition, talion, dénonciation
Dissertation philosophique portant sur le concept de justice et son lien ambigu avec la vengeance.
Dissertation № 7710 |
1435 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
9 sources |
2008
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Résumé
La vengeance n'est pas autorisée par la loi, mais pour assouvir cet instinct vengeur, certains portent leur cas devant un tribunal et attendent donc de la justice qu'elle les venge, en toute légalité.
Mais peut-on et doit-on vraiment exiger de la justice qu'elle assouvisse notre souhait de vengeance ? Est-ce bien là son rôle ?
Extrait du document
Rousseau l'affirme : il faut séparer force (vengeance) et droit (justice), car la force fera toujours de mécontents car c'est un principe inégalitaire, alors que le droit, la justice, qui est basée sur l'égalité, cherchera ce qui est le mieux pour la collectivité.
Pour Alain aussi, l'idée d'une justice vengeresse n'est pas non concevable ; en effet il prône « le droit par la paix » : il demande une certaine entente avant le procès, alors que celui qui demanderait à la justice de le venger n'aurait pas acquit cette entente avec celui qu'il accuse. Alain dit que les deux partis doivent accepter le jugement quel qu'il soit, qu'il satisfasse leur intérêt ou pas, et se mettre d'accord sur ceci avant le procès ; or celui qui demande vengeance ne sera pas satisfait de la sentence si elle ne répond pas à ses attentes et ses exigences et ne l'acceptera donc pas.
Mots-clés:droit, violence, Loi du Talion
Commentaire du paragraphe 220 du chapitre intitulé «La société civile», sous-partie de l'Ethicité, qui traite du droit de vengeance.
Commentaire de Texte № 12017 |
2725 mots (
approximativement 6.8 pages ) |
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2008
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Résumé
Georg Wilhelm Feidrich Hegel, philosophe allemand idéaliste du XVIII – XIX ème siècle, écrit en 1821 les «Principes de la philosophie du droit», son quatrième et dernier grand ouvrage systématique. Divisée en trois parties, le Droit, la Moralité, l'Ethicité, cette analyse part des formes du droit naturel pour étudier leur expression éthique sous les figures élaborées de la famille, la société civile et l'Etat.
Le droit de vengeance est-il légitimable ? Qui sont ceux qui entrent en jeu dans son exercice ? Quelles relations entretiennent-ils les uns envers les autres ? Et quelles conséquences cela donne-t-il ?
Extrait du document
Hegel commence par présenter un versant du droit contre le crime, le droit de vengeance : « Le droit contre le crime, quand il a la forme de la vengeance (cf. §102) est seulement droit en soi et non pas dans la forme du droit, c'est à dire qu'il n'est pas juste dans son existence. ». On peut dès lors s'interroger sur le type de droit dont il est question. Hegel, par « droit contre le crime », veut-il traiter du droit positif ? Pour le savoir, il faut expliquer intégralement ce passage.
Il est dit que ce droit, est opposé au crime. Qu'est-ce qu'un crime ? Est-ce simplement l'agression d'un individu ? Non. En fait, dans crime il faudrait retenir, plutôt que de s'arrêter à l'idée de meurtre, l'idée de sacrilège, d'attentat.
Mots-clés:philosophie du droit, égalité, offensé, éthique, tribunal, loi du talion