Délinquance et criminalité féminine : l'infanticide au XIXe siècle Travail de Recherche

Délinquance et criminalité féminine : l'infanticide au XIXe siècle
Travail de recherche s'interrogeant sur la situation de l'infanticide de 1825 à 1880 et se demandant si l'infanticide était un crime répandu dans la société de l'époque.
№ 30718 | 1,720 mots | 0 sources | 2010 | FR
Publié le mai 31, 2014 in Histoire , Sociologie , Criminologie
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Résumé:

Pendant des siècles, le premier rôle dévolu aux femmes est de défendre le foyer, les valeurs familiales. Honte et châtiment pour celles qui dérogeraient à la règle. L'infanticide est un crime qui traverse l'Histoire des sociétés. Au XIXe siècle, les meurtres de nouveau-nés ne sont pas des phénomènes exceptionnels. Célibataires, adultères ou veuves, des milliers de femmes ont été jugées pour ce crime en France. Très sévèrement réprimé sous l'Ancien Régime, l'édit d'Henri II de 1556 (qui reste jusqu'à la Révolution), déclare que toute femme reconnue coupable sera « punie de mort et dernier supplice de telle rigueur que la gravité particulière du crime méritera ». Pour traquer ces crimes, on institue l'obligation de déclarer une grossesse. Considéré comme un simple meurtre par le Code pénal de 1791, l'infanticide est sous le régime du Code pénal de 1810 passible de mort au même titre que l'assassinat, l'empoisonnement et le parricide. Les Comptes généraux de l'Administration de la justice criminelle en France éditée en 1825 permettent de cerner au plus près les circonstances de ces actes. Le caractère judiciaire de ces archives relatif aux années 1825-1880 pose d'emblée les bornes de notre sujet.

1. Le XIXe siècle : « la découverte de l'enfant »
2. L'infanticide, un phénomène de société ?
3. Le profil sociologique des mères criminelles

Extrait du document:

La première moitié du XIXe siècle est marquée par une augmentation brutale du nombre des accusés, à l'exception d'une légère baisse de 1831 à 1835. La baisse puis la hausse des accusations à partir de 1831 correspondent peut-être à l'effet des lois de 1824 et 1832, qui en abaissant les châtiments ont facilité la répression. En 1824, une première réforme de la législation permet aux magistrats d'accorder le bénéfice des circonstances atténuantes aux mères coupables, réduisant la peine aux travaux forcés à perpétuité. En 1832, la déclaration des circonstances atténuantes est transférée aux jurys, et les cours peuvent ne prononcer que les travaux forcés (pour une peine de cinq ans).

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