Mishima Yukio, une oeuvre entre deux mondes Travail de Recherche

Mishima Yukio, une oeuvre entre deux mondes
Etude de la notion d'exil intérieur et de la dualité dans la perception de la réalité dans certaines oeuvres de Mishima.
№ 26 | 5,000 mots | 13 sources | 2006
Publié le mars 05, 2007 in Langues Orientales , Littérature , Psychologie
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Résumé:

Mishima présente la découverte de la dualité du moi du narrateur qui l’oblige à vivre en retrait de la société, et qui finit par haïr ce monde qui perturbe la construction de sa personnalité, au point de souhaiter sa destruction ainsi que l’anéantissement de sa propre existence ; la fascination de la mort et du vide étant présente dans la plupart de ses écrits.
Il exprime à travers le récit de certains événements de sa vie, son sentiment d’être différent des autres, ou en tout cas, de percevoir la réalité différemment, et cela dès la petite enfance. Sa déception concerne la réalité mais également lui-même puisque en tant qu’être évoluant dans le réel, la perception de sa propre réalité est, elle aussi, soumise a une modification sensible. En dehors de son talent esthétique, et de son destin tragique, Yukio Mishima reste un auteur de la contradiction, de la confusion entre fiction et réalité, entre autobiographie-fiction et fiction-biographique, entre perception sensorielle et perception conceptualisée. L’exil intérieur tout comme l’exil géographique est une souffrance car il nous sépare de notre humanité, de la réalité qui nous a engendrés.




Table des matières
Introduction
Présentation du corpus
Une vie entre deux mondes
La découverte d’un monde au-delà du corps
Conclusion
Corpus

Extrait du document:

La notion d’exil dans les œuvres de Mishima apparaît sous la forme d’un exil intérieur, notamment dans ses œuvres de jeunesse (Confessions d’un masque, Le Pavillon d’or), où le narrateur se rend compte que l’image qu’il a de son existence ne correspond pas à l’image qu’il a dans la société. Cette dualité existentielle ne sera résolue que par le choix d’une voie différente, une troisième voie qui le réconcilierait avec le monde d’au-delà du corps mais un monde qui cependant ne trouve son existence que dans le fantasme du narrateur (et peut-être pour Mishima lui-même) d’un retour au Japon des traditions, détaché de l’américanisation à outrance en cours depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

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