Dissertation sur l'abolition du servage par le tsar Alexandre II dans le but d'éviter le soulèvement du peuple sous le poids de revendications qui ont secoué, au XIXe siècle, l'Europe occidentale.
Dissertation № 25901 |
1260 mots (
approximativement 3.2 pages ) |
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2011
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Résumé
Le despotisme éclairé et l'héritage révolutionnaire français ont aboli le servage à la fin du XVIIIe siècle dans la majeure partie de l'Europe, alors même que se dernier se systématise et s'inscrit dans la pérennité dans l'empire russe. L'institution se met en place d'elle-même à la fin du XVIe siècle et dans la période qui suivit, où les deux « despotes éclairés », Pierre le Grand et Catherine II, menèrent une politique visant à rallier les nobles et propriétaires fonciers en leur faisant grâce de terres et de main d'œuvre gratuite. Ce n'est qu'en 1861 que le « tsar libérateur » Alexandre II décide d'abolir le servage, craignant que le peuple ne se soulève sous le poids de revendications qui ont secoué au XIXe siècle l'Europe occidentale.
1. La réforme impossible
2. Le manifeste du 19 février (3 mars) 1861 et son application
Extrait du document
En 1856, Alexandre II décide d'abolir le servage, jugeant qu'il s'agissait d'une réforme clé à entreprendre en ce qu'elle permettrait d'éviter une révolution pressentie eu égard aux soulèvements qui embrasent l'Europe du milieu du XIXe siècle. Néanmoins, il faut cinq années de discussion pour adopter le texte. Les questions soulevées ci-dessus laissent place à une confrontation entre intérêts divergents pour définir un nouveau statut pour les serfs russes. Cette période est caractérisée par un vrai débat qui ouvre la voie à l'émergence d'une opinion publique en Russie, malheureusement trop vite avortée.
Mots-clés:despotes éclairés, Pierre le Grand, réforme impossible, serfs, main d'œuvre
Dissertation d'histoire qui analyse les facteurs qui ont décidé le nouveau tsar à abolir le servage en Russie.
Dissertation № 11606 |
1580 mots (
approximativement 4 pages ) |
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2009
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Résumé
Le personnage important dans l'histoire de la Russie, c'est le paysan… ». C'est selon ces termes de Pascal que l'on peut prendre conscience de l'enjeu majeur qui traverse l'histoire de la Russie, et ce avec d'autant plus de force au XIXè siècle que les paysans y représentaient 93% de la population en 1858. Ainsi, la question paysanne est celle qui a préoccupé tous les souverains russes ; et avec celle-ci, celle des serfs. D'ailleurs, le servage a connu de constantes évolutions au cours de l'histoire russe, mais il est frappant de constater qu'il a commencé à apparaître en Russie au moment où il disparaissait en Europe occidentale. De plus en plus de paysans sont ainsi attachés à la terre, et dépendants des grands propriétaires fonciers qui les possèdent, nobles et boyards.
1) Les incitations à la réforme
2) La réforme en elle-même
3) Conséquences de la réforme
Extrait du document
Entre 1847 et 1852, l'écrivain Tourgueniev publie ses Récits d'un chasseur dans lesquels il dénonce le servage. Et de fait on prend conscience à l'époque que le servage est critiquable à de nombreux points de vue. Il est dénoncé comme une privation de liberté personnelle. Les nobles détiennent le droit seigneurial et la pleine propriété foncière sur leurs serfs. On peut parler de servage-marchandise et non plus de servage-service dans la mesure où la noblesse est affranchie du service de l'Etat depuis 1762, et n'a donc plus d'obligations en contrepartie qui pourraient justifier ses privilèges. De plus, le servage constitue une dépendance économique. Le serf doit réaliser des corvées, et parfois payer l'obrok (la redevance). Il dispose en principe de la moitié du domaine mais bien souvent, la réserve du seigneur représente plus de la moitié du territoire. Enfin, le servage est critiqué comme étant un danger social puisqu'on constate les soulèvement paysans se multiplier. La révolution d'en bas menace.
Mots-clés:réforme, choléra, famine
Dissertation d'histoire sur les causes économiques, sociales et politiques de la Révolution Russe.
Dissertation № 12628 |
825 mots (
approximativement 2.1 pages ) |
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2009
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Résumé
A la veille de la première guerre mondiale, la plus grande partie de la population russe est en désaccord avec le pouvoir quasi absolu du Tsar, Nicolas II. (...) Ainsi, elle se révoltera contre le pouvoir du Tsar. La Russie est à l'aube d'un changement majeur dans son histoire et c'est un régime politique inédit qui succèdera au tsarisme.
Mais quelles sont les causes économiques, politiques et sociales qui ont poussé le peuple russe à se révolter et qui aboutiront à la révolution russe de 1917 ?
I - Les causes économiques
II- Les causes sociales
III- La faiblesse de l'industrie
Extrait du document
Tout d'abord, le monde paysan connaît une situation économique difficile. Celui-ci représente une partie non-négligeable, car les ¾ de la population russe étaient d'origine paysanne. Avant la première guerre mondiale, les paysans russe ne possédaient rien ou seulement un petit morceau de terre mais qui ne servait pas à nourrir leurs familles. Certes, le servage avait été aboli en 1861 mais à la veille de la première guerre mondiale, le paysan n'avait pas encore fini de payer sa terre. Malgré l'abolition, la situation du paysan reste difficile. Les possesseurs de la moitié des terres de Russie étaient un petit nombre de propriétaires qui appartenaient à la noblesse. La situation des paysans étaient, ainsi, injuste. De plus, le monde paysan était celui qui payait le plus d'impôts ce qui rend sa situation encore plus misérable. Donc, il y avait des inégalités entre les différentes classes sociales.
Mots-clés:1917, Lénine, Staline, URSS, communisme, tsar, Nicolas II
Exposé sur l'opéra russe "Boris Godounov" se concentrant sur les figures tyranniques qu'il contient.
Exposé № 25665 |
2515 mots (
approximativement 6.3 pages ) |
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2011
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Résumé
Boris Fédorovitch Godounov gouverne la Russie et devient tsar de 1598 jusqu'à sa mort, en 1605.
De ce contexte historique, Alexandre Pouchkine tira une tragédie en 1825, ayant pour thème le règne de ce tsar, de son accession au pouvoir à sa mort, à la manière des pièces historiques de Shakespeare, comme Macbeth. Ce drame est le premier chef d'œuvre du genre au sein de la littérature russe. Il a par la suite été mis en opéra par Modeste Moussorgki en 1869, ce qui a contribué à sa large diffusion.
1. La place centrale de la quête de la gloire
2. Le blâme implicite de la tyrannie
Extrait du document
S'il est un personnage rongé par l'ambition, c'est d'abord celui de Marina, cette jeune noble polonaise qui aspire à devenir tsarine. Le discours qu'elle tient à Grigori (second tableau de l'Acte III) nous en dit long sur sa mégalomanie et son machiavélisme. Ainsi, elle entreprend de séduire le faux Dimitri, alias Grigori, et de le pousser à conquérir le trône de Russie, car elle sait pertinemment que celui-ci est éperdument amoureux d'elle. La tirade suivante le prouve de manière remarquable : (Marina s'adresse à Grigori) « Tu dois savoir que si tu te sacrifiais ou même, si tu mourais d'amour pour moi, cela ne m'étonnerait pas pour autant. » Elle est consciente du pouvoir que lui confèrent les sentiments de Grigori, et veut l'utiliser pour briller à ses côtés.
Mots-clés:drame, culpabilité, folie, mégalomanie, paroxysme
Dissertation visant à déterminer si Pouchkine dans son oeuvre 'Boris Godounov' place le peuple en tant que personnage principal comme l'affirme le critique russe Sergueï Bondi.
Dissertation № 15292 |
2815 mots (
approximativement 7 pages ) |
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2010
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Résumé
Boris Godounov est une tragédie écrite en 1825 par Alexandre Pouchkine. Il y relate l'ensemble du règne du tsar du même nom, qui gouverne la Russie de 1594 à 1605. Cette pièce est la figure de proue du genre dans le domaine littéraire russe. En 1869, Modeste Moussorgski l'a mise en opéra, et elle a été adaptée au cinéma en 1986. La tragédie est fondée sur la mort mystérieuse de l'héritier du trône, Dimitri, fils d'Yvan le Terrible, qui va être remplacé par Boris Godounov, d'abord soupçonné puis plébiscité, par les nobles, le clergé et... le peuple. Le peuple, qui selon le critique russe Sergueï Bondi, serait le héros principal de la tragédie, concurrençant ainsi les personnages les plus illustres à l'image du tsar lui-même.
I. Quelle première appréciation peut-on se faire du peuple
II. De manière moins explicite, le peuple forme une entité, un personnage non négligeable, jouissant d'un certain pouvoir
III. Est-ce justifié de poursuivre cette valorisation du peuple au point de hisser au rang de héros ?
Extrait du document
Les moines n'ont aucun soupçon à l'égard de Grégoire (lui n'est pas un homme du peuple et parvient à mettre en place une stratégie de ruse) qui veut se rendre à l'étranger pour s'y faire passer pour Dimitri, le jeune prince assassiné. Le passage est comique lorsque les commissaires à la poursuite du fuyard demandent ce qu'il fait à Grégoire : celui-ci ment en prétendant ne pas avoir l'intention de passer la frontière.
Mots-clés:théâtre, opéra, héros, bondi, empereur, souverain
Dissertation qui analyse la figure du peuple dans "Boris Godounov" à travers l'opéra de Moussorgsky et la pièce de théâtre de Pouchkine.
Dissertation № 18020 |
2285 mots (
approximativement 5.7 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
"Boris Godounov" est une pièce de théâtre de Pouchkine rédigée en 1825. L'histoire se déroule au cours de cette période trouble que connut la Russie de la mort d'Ivan le Terrible à la fin du règne du tsar éponyme de la pièce, lequel s'établit de 1598 à 1605. L'œuvre s'organise autour d'une double tragédie, à la fois historique par une présentation relativement réaliste de la société russe telle qu'elle est au début du 17ème siècle, et sentimentale puisqu'elle repose sur le remord de Boris d'avoir assassiné Dimitri, le tsarévitch, afin de s'emparer du pouvoir. Celle-ci s'articule néanmoins par la présence d'une figure centrale, le peuple. L'étude se portera ainsi sur les raisons qui font que Boris Godounov et Otrepiev ne peuvent et ne doivent être considérés comme les héros de la pièce, avant de montrer que seul le peuple victime de l'omnipotence tyrannique, et marqué par une certaine innocence peut précisément tenir ce rôle. Intuition qui sera confirmé dans une troisième et dernière partie en exposant une implication politique du peuple qui cherche à établir la vérité.
Extrait du document
Le peuple parvient progressivement à s'immiscer dans la vie politique et marque bien à ce titre la volonté de l'auteur de mettre en exergue ce groupement fondamental de l'identité Russe qu'il constitue. Cet Intérêt s'établit en corollaire de la déchéance de Boris Godounov, décadence qui apparaît clairement comme source d'émancipation pour le peuple. Il réclame effectivement à la fin de la pièce la mort de ce dernier dont l'usurpation est désormais connue de tous. Il se rebelle donc lorsqu'il apprend la nouvelle et prend conscience de l'acte terrible commis par le tsar.
Mots-clés:tyran, crime, rébellion, identité, pouvoir
Dissertation d'histoire mettant en avant les rapports entre la Première Guerre mondiale et les Révolutions russes de 1917. (pdf)
Dissertation № 16663 |
1385 mots (
approximativement 3.5 pages ) |
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2005
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Résumé
Au cours de l'année 1917, deux révolutions éclatent en Russie. Celle de février provoque l'effondrement du régime tsariste, celle d'octobre l'arrivée des Bolcheviks et de Lénine au pouvoir. Toutes deux se déroulent en pleine première Guerre Mondiale. Quelles relations peut-on faire entre cette guerre et les révolutions russes ?
I. De quelle manière la guerre a provoqué l'abdication du tsar ?
II. Comment la poursuite de la guerre a permis l'arrivée des Bolchéviks au pouvoir ?
III. De quelle façon, Lénine a établi son pouvoir, dans un contexte de guerre civile et d'intervention des Alliés
Extrait du document
Pour mettre en place ces fameux « Décrets de novembre », il faut terminer la guerre. Ainsi, le 3 mars 1918, la Russie signe une paix séparée avec les Empires centraux qui continuent à se battre. C'est à Brest Litovsk qu'a lieu la signature du traité de paix avec l'Allemagne. La Russie y reconnaît sa défaite, et se voit imposer une forte amputation de son territoire. En effet, les Allemands refusent de libérer les territoires déjà occupés et exigent l'indépendance de toute la Russie de l'Ouest, de la Finlande à l'Ukraine.
Mots-clés:Bolchéviks, empires, indépendance, Allemagne, décret, guerre
Dissertation qui analyse comment le régime tsariste a pu s'effondrer alors même qu'il paraissait avoir décidé d'entreprendre de se moderniser. (pdf)
Dissertation № 11605 |
2595 mots (
approximativement 6.5 pages ) |
1 source |
2009
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Résumé
La Russie du XIXème siècle est l'héritière d'une longue tradition autocratique. Composée d'une mosaïque de peuples et en constante expansion, depuis l'Europe centrale et Kiev jusqu'à l'Alaska, l'immensité du territoire et la permanence de structures sociales archaïques font de la Russie une nation hétéroclite très différente de l'Europe occidentale et des Etats-Unis d'Amérique. Alors que les révolutions éclatent un peu partout en Europe lors de la première moitié du dix-neuvième siècle, l'Empire russe demeure le symbole de l'absolutisme et le champion de la réaction : le tsar Nicolas Ier – qui règne de 1725 à 1855 et dont la politique est résumée en 1833 en trois mots par son ministre Sergueï Ouvarov : «autocratie, orthodoxie et génie national» - est même surnommé « le gendarme de l'Europe » à cause de son énergie à défendre les monarchies contre les révolutions qui explosent à l'Ouest. (pdf)
I – 1855-1881 : sous Alexandre II, la Russie amorce la démocratisation
II – 1881-1917 : la réaction sévère d'Alexandre III et l'immobilisme du faible Nicolas II font le lit de la révolution rouge
Extrait du document
Alexandre II devient tsar dans un contexte difficile pour la Russie, puisqu'en 1855 l'Empire est engagé dans la guerre de Crimée (qui porte essentiellement sur le contrôle des détroits de la mer de noire) contre une coalition ottomane, française, anglaise, autrichienne et sarde. Nicolas Ier meurt de maladie durant la guerre, et la Russie est balayée par la coalition. Alexandre II, le nouveau tsar, est contraint le 30 ars 1856 à signer le traité de Paris qui réduit l'influence russe dans les Balkans et autour de la mer noire.
Mots-clés:révolution, paysan, propriétaire, domaine, fanatique, assassinat
Dissertation qui traite des différents courants révolutionnaires en Russie, entre le règne d'Alexandre II et le début du XXème siècle.
Dissertation № 5273 |
2925 mots (
approximativement 7.3 pages ) |
4 sources |
2007
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Résumé
Lorsque la guerre éclate en 1914, il est incontestable que la Russie s'est considérablement réformée et qu'elle se modifie encore, tant du point de vue économique que social.
La Russie tsariste entame alors une occidentalisation mais la majorité de la population est encore agricole à cette date, et même si le tsarisme s'adapte progressivement à la modernité de ce début de XXème siècle, on ne peut pas encore considérer l'évolution politique de l'Empire russe comme suffisante pour que l'expression populaire trouve véritablement sa place.
Alors que la Russie entre en guerre contre l'Allemagne, Lénine déclare que le tsar « faisait son plus beau cadeau à la révolution ».
En effet, les années de tumultes et de troubles profonds qui marquèrent le pays à la suite de son entrée en guerre, jusqu'à l'avènement de l'U.R.S.S., ont causé la transformation la plus radicale qu'une société civile ait connu jusqu'alors.
I. Alexandre II ou des réformes timides et hésitantes qui agitent les mécontentements
A. L'abolition du servage : un pas décisif vers la modernisation ?
B. Une réorganisation du pays limitée par l'attachement à l'autocratie
C. Mécontentements et agitations
II. Alexandre III ou la modernisation économique face à l'immobilisme politique
A. L'entrée dans l'ère industrielle
B. Le pays maintenu dans l'archaïsme politique
C. Une fermentation prérévolutionnaire
III. L'entrée dans le XXème siècle sur fond de révolution
A. L'agitation autour de la guerre russo-japonaise
B. Le choc de la révolution de 1905
C. Un empire constitutionnel qui demeure autocratique
Extrait du document
Cependant, il faut se garder de voir Alexandre II comme un libérateur épris de justice : seul le réalisme lui impose cette réforme. Son principal objectif est de rénover la Russie afin de faire oublier la défaite de Crimée qui marque le début de son règne, mais il reste un autocrate convaincu
En effet, s'ils jouissent désormais de la liberté personnelle juridique, et qu'ils ne dépendent donc plus d'un seigneur, les serfs deviennent dépendants de l'Etat à qui ils doivent rembourser pendant 49 ans l'achat des parcelles. De plus, les lots accordés aux serfs leur permettent juste de subvenir à leurs besoins, ce qui dans le long terme va permettre aux grands propriétaires de s'accaparer ces terres. D'autre part, l'émancipation des serfs est très limitée, de par le fait que l'attribution des terres ne se fait pas personnellement mais sont vendues à la communauté villageoise. Cela correspond à la volonté de Milioutine qui voulait « attacher les serfs au sol en leur laissant une parcelle et en les liant à la communauté agraire »
Enfin, l'administration villageoise, le mir, loin d'un « self government » paysan se révèle être un organe au service de l'Etat, chargé de lever les impôts étatiques et de faire appliquer les règlements.
Mots-clés:crise, opposition, conquête, impulsion, aristocratie, démocratie
Synthèse critique portant sur le chapitre 15 "La défaite dans la victoire" (p.886-948) du livre "La Révolution Russe 1891-1924 : la tragédie d'un peuple" d'Orlando Figes.
Commentaire de Texte № 16573 |
1875 mots (
approximativement 4.7 pages ) |
1 source |
2009
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Résumé
La Russie est depuis le début du XXème siècle dans un état de révolte permanente. Demeurant un pays majoritairement rural (plus de 84% de la population), les revendications des paysans « affamés de terre » sont importantes mais souvent non entendues. Si une partie des paysans, les koulaks, s'est enrichie constituant ainsi une sorte de bourgeoisie rurale, soutenant le régime, le nombre de paysans sans terres a augmenté, créant un véritable prolétariat rural, réceptif aux idées révolutionnaires. Le mécontentement aboutit en 1905 à une révolution organisée par les opposants au régime tsariste. Violemment réprimée par la police du tsar laissant un millier de morts, elle alimenta davantage la volonté de changement du régime. Dans quelle mesure, selon Orlando Figes, l'affirmation de Lénine au pouvoir s'accompagne-t-elle de la naissance du régime totalitaire contesté ?
Dans le cadre de l'extrait étudié, l'hégémonie du nouveau chef charismatique peut être affirmée par une transformation forcée de la nature humaine (I) qui deviendrait complètement soumise au pouvoir centralisé contrôlant la totalité de leurs activités (II), les opposants (ennemis) existants ou naissants y sont réprimés (III).
Extrait du document
La vision de l'homme idéal pour Lénine s'oppose à celle défendue par Kant qui montre dans Qu'est-ce que les Lumières ? l'importance de « son propre entendement ». Le Nouvel Homme soviétique ne penserait que l'intérêt commun. Ce dernier étant incarné en URSS par le parti unique, c'est lui qui déciderait de la volonté de l'homme soviétique idéal.
Mots-clés:socialisme, communisme, prolétariat, moyen idéologique