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Résumé "Le chêne et le roseau" est extraite du livre I des Fables de La Fontaine, recueil publié au XVIIème siècle. Le genre de la fable, qui prend sa source dans l'Antiquité, a pour caractéristique de mettre en scène des « personnages » qui sont les héros d'une courte aventure, destinée à illustrer une morale. Cette fable met en scène deux personnages du règne végétal, l'un, évoquant la force, l'autre, la fragilité; mais, contre toute attente, la confrontation va tourner à l'avantage du plus faible. Sachant que l'apologue est un court récit à visée morale, ce commentaire montre, dans un premier temps, comment le choix des personnages et leur rôle permettent de développer une morale et, dans un second temps, comment le déroulement du récit concourt également à décrire la vision du monde de l'auteur.
I/ L'utilisation des personnages : leur confrontation
1/ Structure du récit : apparition des personnages
2/ Opposition des deux personnages
a/ Discours du chêne
b/ Discours du roseau
c/ Style des discours
II/ Un dénouement qui donne toute sa portée à la fable
1/ La violence du vent et ses conséquences (la chute)
2/ Un dénouement habilement préparé
Extrait du document Les personnages sont nommés dès le premier vers.On entre directement dans le dialogue avec la prise de parole du chêne sans raison particulière.
Le chêne va parler durant 15 vers alors que le roseau ne parlera que pendant 6 vers.
Le chêne est le premier à parler, il crée le dialogue ; le roseau se contente de répondre plus simplement.
D'emblée, le roseau est désigné par le terme « l'arbuste » v.18, il y a donc un accent mis sur sa fragilité.
Le v.28 « L'arbre tient bon ; le roseau plie. » est partagé en 2 au milieu (il y a une césure à l'hémistiche du vers), cela met à cet instant les 2 personnages sur un plan d'égalité, le chêne est légèrement dégradé par le terme « arbre ».
La périphrase désignant le chêne « Celui de qui la tête au ciel était voisine, et dont les pieds touchaient à l'empire des morts » rappelle la vantardise qu'il a au départ puis ensuite sa faiblesse. Il y a une contradiction entre ses paroles (vantardise) et la réalité (sa faiblesse).