Dissertation de philosophie sur la difficulté à définir la notion de vertu et son apprentissage.
Dissertation № 13858 |
1850 mots (
approximativement 4.6 pages ) |
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2009
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Résumé
Les anciens accordaient une importance fondamentale à l'éducation morale en vue du développement de la vertu qu'il définissaient comme l'honnêteté, le courage, la fidélité et la pudeur. Mais connaissons-nous une définition claire de la vertu ? La vertu ne consiste pas dans une sorte d'application générale du conformisme, c'est une force morale de la volonté d'un homme pour l'accomplissement de son devoir, lequel est déterminé par sa propre raison législatrice. Comment peut-on enseigner la vertu si elle est exercée par sa propre raison législatrice ? Comment quelqu'un d'extérieur peut-il nous enseigner ce qu'est la vérité? La vertu est-t-elle enseignable ? ou est-elle innée ou faut-il la cultiver par l'exercice ou par l'apprentissage ?
Extrait du document
Le caractère moral se forme dans l'application conscient de la volonté à la conduite, la vertu ne pas laissait un pur artifice, d'un conditionnement ou d'une idée pure. La vertu appartient au domaine de l'action et comporte un choix réfléchi. C'est une condition pour une vie heureuse. D'ailleurs, Aristote différencie deux types de vertu. Il y a la vertu intellectuelle qui provient en grande partie de l'instruction pour se manifester et développer mais aussi elle exige de la pratique et du temps. Elle est à la fois intelligence, sagesse et prudence. Et il y a la vertu morale qui est la fille des bonnes habitudes, c'est-à-dire diriger ses actions vers le bien grâce à l'exercice et l'habitude. Elle est à la fois courage, tempérance et magnanimité, portant la grandeur sans être prétentieuse.
Mots-clés:volonté, éducation, action
Commentaire linéaire du dizain VI de l'œuvre « Délie, Objet de plus haute vertu », de Maurice Scève commentant la rencontre amoureuse.
Commentaire de Texte № 17483 |
2030 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
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2010
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Résumé
Maurice Scève, poète de la Renaissance, s'inscrit dans le mouvement de la poésie lyonnaise. Cette poésie est héritière de différentes cultures, différentes traditions telles que le Pétrarquisme et le néo-platonisme. Ces inspirations multiples accompagnent la poésie de Scève dans son recueil Délie, objet de plus haute vertu. Premier « Canzoniere » français, Délie est composé de 450 épigrammes. Le poème liminaire, un huitain décasyllabique, annonce le projet poétique de Scève pour son recueil. En 449 dizains et de 49 emblèmes, le Poète souhaite nous faire partager son amour pour une femme, Délie. Le recueil amoureux est l'instrument d'une ascèse spirituelle de l'auteur. L'Âme de celui-ci grâce à la poésie se purifie dans l'amour, s'élève. L'amour charnel est refoulé, l'amour spirituel est valorisé. La tension qui existe entre ces deux amours crée un conflit chez le Poète qui se sent vivant et mort. Le poème que nous allons commenter, le dizain VI, a pour sujet un moment important du « Canzoniere » : la rencontre amoureuse. Premier poème de la « deuxième section », c'est-à-dire poème qui suit le premier emblème, le dizain VI renvoie inexorablement au premier dizain du poème.
Extrait du document
Ensuite, l'amour entre réellement sur scène. Jusqu'à maintenant, l'homme a été surpris par la simple présence de la femme. Le narrateur l'a d'abord vue avant que l'amour ne le percute réellement. Avec Que de ses yeux l'archer tout bellement/Ma liberté lui a tout asservie, l'amour rentre en action. Il est toujours associé à la vue : ici, nous ne parlons plus des yeux de l'amant mais de l'amour. Les yeux sont le vecteur de l'amour.
Mots-clés:liberté, amour, relation, sentiment, émotion, union, alliance
Devoir de philosophie à partir d'un extrait du texte "La doctrine de la vertu" dans lequel Kant expose les devoirs intérieurs de l'homme, ceux qu'il doit respecter indépendamment de l'absence d'une contrainte extérieure l'y obligeant.
Commentaire de Texte № 1139 |
1700 mots (
approximativement 4.3 pages ) |
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2006
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Résumé
La recherche du bonheur se heurte à l'exigence morale. C'est cette question qu'aborde Kant dans son texte en dissociant radicalement bonheur et moralité.
En partant de l'idée que le devoir appelle l'homme sans tenir compte de son plaisir ou de son déplaisir, Kant explique que le propre du devoir est de n'avoir d'autre fin que lui-même. En effet, le devoir n'a pas pour but de rendre heureux, et la moralité est indépendante de la recherche d'une satisfaction. La recherche du bonheur pousse l'homme tant à la vertu qu'au vice et touche alors à sa sensibilité et non à sa raison.
Extrait du document
La recherche du bonheur fait partie intégrante de l'homme. De plus, tout être humain à des désirs qui visent le plaisir. En effet, le désir est l'effort que fait l'homme pour persévérer dans son être parce qu'il a conscience de son existence. Or l'homme est constamment partagé entre deux aspirations : le devoir et la satisfaction du désir. Vouloir mener une vie morale suppose le choix du devoir plutôt que du plaisir. Mais ce choix est-il réellement à la portée de l'homme ? Car peut-on vraiment réduire l'homme à une « raison pure » ? Comme dirait Kant « la raison pure est pratique par elle seule et donne à l'homme une loi universelle que nous nommons la loi morale». Nous pouvons voir que mener concrètement une vie morale suppose nécessairement agir avec notre corps en temps qu'être humain. En effet, nombre de nos actions peuvent être morales d'apparence mais motivées dans le fond par la recherche d'une satisfaction personnelle : le plaisir d'être récompensé ou complimenté. Mais aurions- nous agi de la même façon sans avoir même inconsciemment ces motivations.
Mots-clés:bonheur, désir, satisfaction, devoirs, plaisir, morale
Dissertation qui pose la question de savoir quelles sont les vertus dont le mode de scrutin doit être pourvu.
Dissertation № 7089 |
1070 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
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2008
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Le choix d'un scrutin est un choix politique, puisque c'est une loi qui détermine ce choix. Il représente un enjeu politique important, principalement lorsqu'il s'agit d'élire les représentants du peuple au moment des élections législatives.
En effet, il définit le mode de représentation des électeurs et par conséquent le mode de gouvernement : l'exercice du pouvoir divergera selon que les représentants du peuple aient étés élus au scrutin majoritaire ou au scrutin proportionnel.
I) L'objectif du scrutin proportionnel : se conformer à la réalité électorale
A) Le scrutin proportionnel : un mode de scrutin juste
B) Les inconvénient majeurs du scrutin proportionnel : l'éparpillement des sièges
II) La première vertu d'un mode de scrutin : l'efficacité
A) L'efficacité du scrutin majoritaire
B) Le manque de justice du scrutin majoritaire : à la recherche d'un scrutin mixte
Extrait du document
Un mode de scrutin est juste lorsqu'il permet une représentativité maximale des électeurs. Un mode de scrutin est utilisé dans le cas où la désignation des élus se fait par suffrage direct. En France, c'est le cas au niveau national pour la désignation du Président de la République et pour les députés et au niveau local pour les élections municipales, cantonales et régionales. Le mode de scrutin définit les modalités de calcul des résultats électoraux, c'est à dire les modalités de répartition des sièges. Il existe deux principaux modes de scrutin. Le scrutin proportionnel est un scrutin plurinominal dans lequel chaque liste obtient un nombre de sièges proportionnel au nombre de suffrages exprimés en sa faveur. Le scrutin majoritaire est un mode de scrutin uninominal ou plurinominal à un ou deux tours.
Mots-clés:suffrage, politique, élection, constitution, majoritaire, candidat
Dissertation s'interrogeant sur l'identité du politique et des rapports entre la société et la politique.
Dissertation № 24806 |
3750 mots (
approximativement 9.4 pages ) |
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2011
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Louis Dumont, « Essai sur l'individualisme », qui distingue les sociétés holistes et les sociétés individualistes. Les sociétés anciennes considèrent la place de l'individu dans un certain nombre de sociétés. Dans les sociétés holistes, l'individu est considéré par rapport au tout, tandis que dans les sociétés individualistes l'individu est autonome. L'Inde met l'accent sur le tout et sur la hiérarchie, c'est une société holiste. La Grèce Antique c'est une expression plus tempérée parce qu'elle associe la valeur de l'égalité à celle de la cité comprise comme un tout. La cité individualiste c'est la modernité libérale, c'est sa seule expression.
I. Les inventions du libéralisme
II. Les ressources du républicanisme
Extrait du document
L'individu comme valeur n'est pas né ex-nihilo, on l'a vu avec les trois détachements plus hauts. Chez les premiers chrétiens il y avait l'individu en relation à Dieu, cela s'est poursuivi jusqu'à la réforme protestante. Cela ne doit pas nous faire oublier ce que l'individu moderne a de spécifique. Dans la modernité il n'y a plus de place pour la hiérarchie. Ce qui est important ce sont les valeurs de l'égalité et les valeurs de la liberté. Les hommes partagent une nature commune et des droits égaux.
Mots-clés:modernité, liberté, égalité, nature, société, hiérarchie, croyance, culte
Commentaire d'un extrait de l'oeuvre de Kant dans lequel il expose une morale du devoir.
Commentaire de Texte № 7954 |
980 mots (
approximativement 2.5 pages ) |
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2008
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Résumé
L'extrait étudié commence par "L'adversité, la douleur, la pauvreté sont de grandes tentations" et se termine par "mais de ma moralité que j'ai comme fin et aussi comme devoir de conserver l'intégrité."
La quête du bonheur semble être une recherche universelle, touchant chaque sujet rationnel. D'ailleurs, le sens commun le définit souvent comme étant une succession sans fin de plaisirs et de jouissances.
Kant présente dans cet extrait une vision marquant une véritable rupture avec la philosophie eudémoniste, en en voyant une finalité dans la moralité du sujet, et non pas dans son bonheur.
Quel statut doit-on alors accorder au bonheur ? Est-il une fin ou un moyen ? Et à fortiori, quels sont nos devoirs ?
Cette étude explique dans un premier temps la morale de Kant, puis met en exergue les différentes limites et oppositions qui en ressortent en filigrane.
Extrait du document
Le devoir, d'un point de vue rationnel, détermine une action nécessaire et destinée, car agir pour le devoir lui-même, et donc pour la morale, prouve que l'on fait preuve d'une bonne volonté ; en revanche, accomplir un devoir dans l'unique but de l'accomplir et d'en tirer profit, ne présente pas de dimension morale. Le devoir s'impose donc dans son fond et non dans sa forme.
«Violer son devoir» reviendrait donc à négliger ses obligations tout en agissant de manière immorale pour satisfaire son intérêt personnel. Or, pour Kant, ce sont des éléments contingents échappant à la volonté du sujet, le poussent à «violer son devoir».
Mots-clés:intérêt, volonté, nature, accomplissement, honnêteté, passion
Dissertation de philosophie qui cherche à définir si vertu et désir sont antinomiques ou, au contraire, complémentaires.
Dissertation № 2104 |
2480 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2007
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Le désir est une réalité complexe. Son absence peut nuire à l'homme et causer sa perte. L'homme a besoin de manger, de dormir. Il n'en est pas de même du désir : il n'est pas tension biologique demandant satisfaction immédiate. Demande sans cesse rejetée, il est le moteur de l'existence humaine.
La vertu, quant à elle, est une disposition réfléchie et volontaire qui consiste à agir bien. Elle est ce qui rend l'homme pleinement homme. Elle exprime une disposition durable en lui et résulte d'un libre choix. L'homme vertueux choisit le bien mais il aurait pu agir autrement.
La vertu consiste-t-elle à renoncer aux désirs ou est-elle synonyme de développement, d'épanouissement du désir ?
Cette étude s'attache à redéfinir la vertu en tant que transformation des désirs de l'homme.
I. Le désir destructeur
II. Les dangers de l'ascèse
III. Une nouvelle définition de la vertu
Extrait du document
La vertu comme recherche du bien se définit comme une libération du désir. L'homme vertueux prend conscience de sa spécificité. Il découvre qu'il ne se définit pas par la seule animalité. Le désir est la perte animale de lui-même; mais s'il est pour une part animalité, il n'est pas que cela. Il est aussi un être de raison, un être capable de prendre distance vis-à-vis de ses désirs. La vertu consiste alors non pas à suivre ses impulsions immédiates mais à les nier. L'homme vertueux rompt avec l'anarchie des désirs. Il ne sombre pas devant leur fascination, il ne consent pas à leur séduction; il ne prête pas sa voix à l'apologie du désir. Il sait qu'il en va de sa liberté, de sa maturité.
La vertu consiste alors à renoncer aux désirs. L'homme vertueux est un être de raison. Il se guide selon la raison non selon ses désirs. Le sage stoïcien se dit exempt de désirs, de passions. Il sait que les désirs sont des troubles volontaires.
Mots-clés:renoncement, liberté, satisfaction, finitude, perfection, entendement
Dissertation de philosophie visant à déterminer s' il est possible de concevoir une situation où la pratique de la vertu et la possession du bonheur peuvent être une même chose.
Dissertation № 16674 |
1560 mots (
approximativement 3.9 pages ) |
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2010
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Être vertueux se résume à ne vouloir rien d'autre que ce qui est prescrit par celle-ci. Le bonheur est un état maximal et durable de bien être, un rapport harmonieux avec la réalité, rien ne vient troubler l'âme. La notion de devoir quand à elle est liée à la vertu et consiste à faire ce que nous commande un code moral, un ensemble de valeurs véhiculées par la société, la religion. La vertu semble être une condition indispensable au bonheur. Elle permet de ne pas suivre ses penchants égoïstes, ses désirs irrationnels qui ne mènent qu'à la douleur et à la frustration. La vertu permet une existence sans troubles et plaine de sérénité. Ainsi c'est en étant vertueux que l'on peut accéder au bonheur.
I – Seul le bonheur rend vertueux, on est vertueux pour le bonheur sinon on ne serait pas vertueux
II – Ce n'est pas pour le bonheur que l'on est vertueux, on est vertueux par la capacité « d'agir par devoir »
III – Le bonheur réside dans l'exercice de la vertu même
Extrait du document
La vertu semble être un moyen pour être heureux. Sa nécessité est conditionnée par la vie heureuse. Le sage qui est donc sage ne peut pas ressentir l'injustice ou la malhonnêteté. La vertu n'est plus l'objet d'un effort mais elle est dessinée, ancrée dans le sage. C'est parce qu'il est heureux que le sage est vertueux et c'est par ce qu'il est malheureux qu'un homme sera injuste ou malhonnête.
Mots-clés:heureux, sagesse, ignorance, joie, humain, société, amour
Commentaire de texte philosophique visant à mettre en évidence à la fois la singularité et l'importance de la vertu de tempérance dans "La République" de Platon.
Commentaire de Texte № 5537 |
2470 mots (
approximativement 6.2 pages ) |
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2007
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Le passage étudié est extrait du livre IV de "La République" de Platon (430e-431b). Il traite de la tempérance, qui est la vertu propre de l'âme désirante, partie la plus basse de l'homme. Il y a au sein de l'âme une hiérarchie fondée en raison, entre les différentes parties qui ordonnent le commandement du supérieur à l'inférieur.
Il y a bien chez Platon une importance décisive de la tempérance, qui est la vertu sans laquelle l'homme n'est pas encore un homme au sens où il n'a pas rendu son âme à sa nature d'âme pensante. La condition de tout pouvoir sur soi passe par une connaissance de soi. La maîtrise est toujours affaire de commandement et d'obéissance, et l'essentiel pour l'homme réside dans la maîtrise de soi et dans la tempérance, et ce pour tous les citoyens.
1) Enoncé de la thèse, définition de la tempérance
2) Le paradoxe de la tempérance, vertu éminemment paradoxale
3) De l'importance de la bonne éducation
Extrait du document
Depuis le livre 1 jusqu'au livre 4, les acteurs du dialogue de la République s'efforcent de répondre à la difficile question de la définition de la justice. A ce stade du dialogue, nous sommes déjà parvenus à une définition claire et complète de ce qu'est la justice dans la cité comprise comme étant affaire d'harmonie et de hiérarchie entre les trois parties qui la composent, étant entendu que, naturellement, le supérieur commande à l'inférieur. En raison d'une homologie de structure entre l'âme de l'individu et la cité, toutes deux constituées de trois parties hiérarchisées, Socrate procède par raisonnement analogique pour parvenir à la définition de la justice dans l'individu. Tout comme il y a trois classes dans la cité, il y a trois parties dans l'âme, et à chacune correspond une vertu propre. Ici le passage nous situe donc dans le domaine de l'éthique, c'est à dire au plan de l'individu. Après avoir fait mention des quatre vertus cardinales traditionnelles que sont la sagesse, le courage, la tempérance et la justice, il s'agit pour Socrate d'en faire l'examen pour parvenir à une définition complète de chacune d'entre elles.
Mots-clés:aliénation, sensibilité, justice, sophistes, maîtrise, arrangement
Dissertation de philosophie traitant des thèmes de la vertu et du comportement moral de l'homme au sein d'une cité en définissant les notions de sagacité et de décision, abordées par Aristote dans son "Ethique à Nicomaque".
Dissertation № 3865 |
2430 mots (
approximativement 6.1 pages ) |
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2008
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Résumé
La sagacité est définie par Aristote comme la vertu qui aide l'homme à bien délibérer. La décision, quant à elle, est le choix d'un moyen d'action suivant une réflexion.
Etudier ces deux notions l'une par rapport à l'autre suppose qu'elles ont des points communs. Pour commencer, il semble intéressant de définir avec précision ce qu'est une décision, dans quel cas elle a vraiment lieu et que présuppose-t-elle ?
Puis, dans un second temps, comment ne pas faire de mauvais choix, ne pas prendre de mauvaises décisions ? Est-ce-que cela présuppose d'avoir de l'expérience ? De la sagesse ? Est-ce suffisant ou la sagacité est-elle la vertu par excellence de la décision ?
Dans un dernier temps, il faut se pencher sur les questions qu'amène la définition de la sagacité : quel est son lien avec la politique ? Un homme sagace peut-il prendre une mauvaise décision ? Tous les hommes doivent-ils être sagaces, à quoi cela peut-il les mener ?
Extrait du document
En premier lieu, il semble utile de définir avec précision le concept de décision. Pour cela, nous allons suivre la méthode d'Aristote qui consiste à expliquer une notion en la caractérisant par différence avec ce qu'elle n'est pas, par des exemples clairs et simples et enfin par une définition finale.
Nous devons donc établir dans quels cas nous sommes bien face à une décision. Pour Aristote le concept de décision doit être pensé par différence avec les actions non-consenties et l'opinion. La décision présuppose un choix et un rôle conscient dans l'action, or justement dans le cas d'actions consenties par la violence l'homme n'a aucun rôle dans l'action qui lui est extérieur : c'est le cas quand il est par exemple contraint par d'autres hommes à une action. Il n'en est pas responsable et son action n'a pas été l'objet de sa décision : «est exécuté par la violence l'acte dont le principe est extérieur, sans la moindre contribution du sujet».
Mots-clés:action, nécessité, efficace, connaissance, prudence, expérience