Exposé qui mène une analyse historique de l'implantation du village de Conques et de la construction de l'abbaye Sainte-Foy.
Exposé № 22629 |
1920 mots (
approximativement 4.8 pages ) |
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2011
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Résumé
Conques est un village se trouvant dans la vallée de l'Ouche et prend place dans un élément géographique naturel. En effet, l'Ouche est perpendiculaire à la Dourdou, créant ainsi un cirque entre les deux rivières propice à l'implantation du village de Conques. On doit l'origine du développement de Conques grâce aux ermites comme cela était le cas pour le village de Rocamadour fondé par l'ermite saint Amadour. Ces ermites du Moyen Age s'implantaient dans des lieux déserts d'hommes dans le but d'évangéliser les campagnes. Le premier édifice de culte à Conques remonte certainement à l'époque mérovingienne mais le village est surtout connu depuis l'époque carolingienne.
1) L'histoire de Conques
2) Le village de Conques
3) L'abbatiale de Sainte-Foy
Extrait du document
Odolric entreprend la construction de l'abbatiale. Les travaux permettent l'édification du chevet et des absides avec un emploi de grès rouge surtout dans les parties basses. Etienne II abandonne le grès rouge au profit d'un calcaire jaune. Begon III fait élever les parties de l'abbatiale comme les tribunes et le cloître. Le plan retenu permet de favoriser l'accueil et la circulation des pèlerins: les bas-côtés permettent ainsi aux pèlerins d'accéder au déambulatoire. La nef et le transept peuvent accueillir plusieurs centaines de fidèles. Les tribunes permettent également d'accueillir des pèlerins. Les nombreuses chapelles servent aux cultes secondaires et à la célébration de plusieurs offices en même temps. Le plan cruciforme à chapelles rayonnantes est adopté par toutes les églises de pèlerinage.
Mots-clés:trésor, dégradations, sculpteur, protestants
Commentaire du segment 2.2 et des paragraphes de la partie 4.2 de l'article intitulé « De Marshall McLuhan à Harold Innis ou du village global à l'empire mondial », publié dans la revue Tic & Société en 2007, portant sur les théories de Mac Luhan. (pdf)
Commentaire de Texte № 15690 |
3600 mots (
approximativement 9 pages ) |
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Résumé
L'article intitulé « De Marshall McLuhan à Harold Innis ou du village global à l'empire mondial », publié dans la revue Tic & Société en 2007, tend à établir une analyse différentielle des apports que les théoriciens de la communication Marshall Mac Luhan et Harold Innis ont effectué dans leur domaine. L'auteur, Gaëtan Tremblay, professeur au département des communications de l'université de Montréal, adopte une réflexion en quatre temps. Il dresse en premier lieu le portrait de ces deux penseurs, ouvre une seconde partie sur « l'oracle Mac Luhan », poursuit sur une analyse des travaux de Harold Innis, dont la postérité est bien moins évidente que celle de Mac Luhan, et clôt son article sur une mise en lien des deux hommes et leurs apports respectifs à la communication.
I - Les médias prolongent nos sens
II - L'image optimiste du village global
Extrait du document
Le choix de limiter le commentaire suivant à ces deux passages sur Marshall Mac Luhan se justifie facilement. La théorie selon laquelle les médias constitueraient une extension du corps humain a été abordée en cours d'Initiations aux théories de l'information et de la communication, il semblera donc plus habile de traiter d'un tel sujet plutôt que d'une conception macluhanienne des médias qui n'aurait pas été vue dans le cadre de l'université.
Mots-clés:différentielle, méthodologie, industrialisation, médias, propagande
Dissertation qui cherche à savoir comment la culture rurale a été remodelée par les changements du XIXe siècle.
Dissertation № 20248 |
3225 mots (
approximativement 8.1 pages ) |
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Résumé
« Les ruraux sont intellectuellement en retard de quelques siècles sur la partie éclairée du pays ». Alors que la population européenne est encore majoritairement rurale (à l'exception de l'Angleterre), cette phrase que prononce Gambetta en 1871 illustre l'image que les urbains européens ont des habitants de la campagne : le paysan frustre, rustique, et acculturé. « Acculturé » est d'ailleurs un non-sens si l'on considère la première signification du mot : cultura, travail de la terre par l'homme, activité première du paysan. On retiendra une signification plus large : culture, ce qui fructifie l'esprit, qui englobe donc le mode de vie, les valeurs, les traditions ou encore les croyances du groupe social constitué par le village.
Le village européen, constitué par un groupement d'habitations en milieu rural, subit de vastes transformations entre 1850 et 1914 : industrialisation, crises économiques, exode rural, droits civiques, enseignement. La culture est alors le témoin de l'impact de ces modernités sur le village.
I) Les caractéristiques des traditions villageoises
II) ... en recul à partir du dernier quart du XIX° siècle
III) Une nouvelle culture rurale ?
Extrait du document
Beaucoup de fêtes sont à caractère religieux, parmi lesquelles certaines structurent la vie de l'individu et d'autres structurent l'année. Parmi celles qui structurent la vie, le baptême est l'entrée à la fois dans la communauté chrétienne et dans la communauté villageoise ; les communions sont des initiations, des rites de l'adolescence ; le mariage, qui est célébré la plupart du temps entre deux jeunes du même village, est l'occasion d'inviter le plus de monde possible (jusqu'à 500 en moyenne en Bretagne) ; enfin, la mort, accompagnée par la veillée mortuaire, est suivie par un repas funéraire, une messe et la mise en terre au cimetière.
Mots-clés:exode, industrialisation, service militaire, dynamisme
Dissertation basée sur une citation de Pierre-Louis Courier portant sur le mépris des citadins envers les ruraux au début du XIXe siècle.
Dissertation № 26054 |
3825 mots (
approximativement 9.6 pages ) |
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2011
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Résumé
« On convient assez généralement que les paysans sont des hommes ; de là à les traiter comme tels, il y a loin encore ! » Cette formule de Pierre-Louis Courier du début du XIXe siècle illustre le mépris des citadins envers les ruraux, qui ne seraient que des bêtes de somme stupides et rebutantes, image relayée jusqu'au début du XXe siècle par la bande dessinée Bécassine, dans La semaine de Suzette.
Dans l'Europe occidentale de la deuxième moitié du XIXe siècle, cette citation peut se comprendre dans le sens où il y a un réel décalage entre villes et campagnes. Cela s'explique par les avancées de la révolution industrielle et l'émergence d'un monde ouvrier en milieu urbain. Le milieu rural semble peu sensible à ces évolutions.
1. Les grandes dynamiques qui traversent les sociétés européennes du deuxième XIXe siècle parviennent de diverses façons aux populations rurales
2. Entre permanence et évolution : les villages réagissent de manière conservatrice, involontaire ou opportuniste à ces influences externes
Extrait du document
Les répercussions de cette ouverture se retrouvent sur le plan religieux : la baisse de la pratique religieuse caractéristique des villes pourrait se propager à la campagne. Surtout, la rationalisation du monde, grande tendance de la fin du XIXe, pourrait faire perdre de leur force aux croyances ancestrales. Ainsi, les travaux de Pasteur bouleversent les superstitions : avec ses enquêtes sur les maladies des cultures et autres bactéries, Pasteur règle plusieurs problèmes d'ordre scientifique concernant les cultures et élevages.
Mots-clés:ville, campagne, comportements communs, révolution industrielle, évolutions sociales, pression familiale
Dissertation juridique qui traite de l'histoire des justices de villages qui subsistèrent jusqu'à la Révolution, bien que la monarchie se fût efforcée de les mettre sous tutelle.
Dissertation № 1094 |
1460 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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2007
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Face à cette dimension domestique des justices de villages, il convient de se demander si la justice seigneuriale au XVII siècle était aussi pervertie, inefficace et « abusive » que le prétend Loyseau.
I– L'absence d'un pouvoir central fort : une justice de village au bon vouloir de « juges guêtrés »
A. Une justice seigneuriale coutumière et approximative : une aliénation des droits
B. L'incompétence des juges subordonnés aux nobles justiciables
II– Les incompétences relatives des justices de villages comme ajustements nécessaires en complément de la justice royale
A. Une justice de proximité exercée par des officiers gradués en droit répondant aux besoins réels de la population
B. Les justices de villages : un relais institutionnel avec les justices royales.
Extrait du document
En premier lieu, la justice est coûteuse et aux délais importants : « frais sont plus grands en ces petites mangeries du Village qu'aux amples Justices des Villes ». De ce fait, les frais ruineux obligent la partie à chercher à ses dépens les justiciers et nombreux seigneurs ne peuvent assumer les frais de fonctionnement. En effet, la justice n'étant pas gratuite, les partis doivent rémunérer les jugent et les avocats.
D'autre part, la justice seigneuriale composée de la basse, la moyenne et la haute justice fonctionne comme un tribunal régulier lorsque ses droits lui permettent d'établir de fortes amendes ou peines, c'est-à-dire avec des droits de moyen ou de haut justicier. Mais cette justice seigneuriale peut se révéler incompétente car « rendue par des gens de peu, sans honneur, sans conscience », De plus des juges seigneuriaux et des justiciables « gens qui s'allient et changent tous les jours de personnage […] vivant ensemble et s'entr'entendant » aliènent les principes fondamentaux de la justice.
La coutume prévaut sur la rigueur du droit où les gens qui « ont fait état de vivre aux dépens et de la misère d'autrui ; tâchent à se recourre sur leurs voisins par la chicanerie ». De ce fait, L'attitude des justiciables marquent leur préférence pour la justice royale mieux organisée et capable de faire respecter les décisions et nombreux appels sont introduits devant les justices royales.
Mots-clés:coutume, justiciable, royale, seigneur, compétence
Etude du plan cadastral de La Sauvetat, village fortifié d'origine médiévale situé dans le Gers.
Document № 313 |
1450 mots (
approximativement 3.6 pages ) |
3 sources |
2007
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Résumé
I. Une sauveté
A. Toponymie
B. L'église au centre
II. Une agglomération circulaire fortifiée
A. Un plan radioconcentrique
B. Des remparts
III. Un village
A. Des installations communales
B. Un village associé à une seigneurie ?
Extrait du document
La Sauvetat est un village du Gers situé à 12Km à l'ouest de Fleurance et à 18Km au sud-est de Condom. Il s'agit d'une sauveté du XIème siècle qui fut dotée de coutumes en 1271. Une sauveté était une sorte de matérialisation dans le paysage du mouvement de paix de Dieu, une agglomération organisée autour d'une église avec un plan radioconcentrique. Le document étudié ici est un extrait de l'actuel plan cadastral de la commune de la Sauvetat représentant non pas l'ensemble de la commune mais uniquement l'agglomération.
Quelles indications le plan cadastral peut-il nous apporter pour l'étude de cette sauveté médiévale ?
Nous pouvons remarquer que l'organisation générale de la Sauvetat est construite autour de l'église qui en est le centre, que l'ensemble était protégé par des fortifications et qu'il s'agissait d'une agglomération que nous pourrions qualifier de village
Mots-clés:village fortifié, domination anglaise, vestiges, fondation monastique
Synthèse de trois œuvres : "Les évolutions démographiques du territoire entre 1975 et 1999" de Rueu, "le zonage en aires urbaines en 1999" Bessy-Pietri, et Sicamois et "Les associations au village" de Agulhon et Bodiguel sur le monde rural et urbain.
Commentaire de Texte № 18741 |
1480 mots (
approximativement 3.7 pages ) |
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Résumé
Les deux premiers textes: le zonage en aires urbaines en 1999 : 4 millions d'habitants en plus dans les aires urbaines de Pascale Bessy-Pietri, et de Yann Sicamois, ainsi que Les évolutions démographiques du territoire entre 1975 et 1999 de Carole Rueu traitent de la définition des espaces ruraux et urbains ainsi que de leur évolution démographique. Le troisième texte intitulé Les associations au village de Maurice Agulhon et Maryvonne Bodiguel apporte la définition du rural et de l'urbain à travers le critère de la sociabilité associative et non a partir de critères démographiques plus conventionnels.
I- Définitions d'un espace urbain et d'un espace rural
II - Évolution de la situation démographique
III- Les sociabilités associatives rurales sous influence urbaine
Extrait du document
Tout d'abord, le cas du bassin Rhénan où l'on trouve un réseau urbain métropolitain qui engendre une population rurale regonflée par l'apport de main d'œuvre travaillant dans les zones urbaines. On constate que les villes irriguent les bourgs et les villages de leurs courants d'influence aussi bien démographique qu'associatif.
Mots-clés:village, territoriale, situation, social, évolution, réseau, zone
Commentaire d'un extrait de l'ouvrage « Un Roi sans Divertissement » de Giono, dans lequel Langlois et quelques habitants ont organisé une battue pour trouver un loup dangereux qui effraye le village.
Commentaire de Texte № 27367 |
1970 mots (
approximativement 4.9 pages ) |
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2011
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Résumé
L'extrait, visible en début du document va de "D'abord nous ne voyons rien..." à "...l'encaisseur de mort subite!"
Ce texte est un extrait du roman de Giono, Un Roi sans Divertissement, publié après la guerre en 1946. Le personnage principal, Langlois qui est capitaine de gendarmerie, s'est installé dans un village isolé pour rechercher un meurtrier. Après avoir abattu ce dernier, il démissionne et s'installe au village en tant que commandant de louveterie. Le passage étudié se situe à ce moment, ou Langlois et quelques habitants ont organisé une battue pour trouver un loup dangereux qui effraye le village.
1. La première partie: de la ligne 1 a 10, qui correspond au déclenchement du suspense, et s'apparente à l'attente d'une pièce de théâtre
2. La deuxième partie: de la ligne 11 à 29, la découverte progressive de l'enjeu de cette attente.
3. La dernière partie: de la ligne 30 jusqu'à la fin, le retour de la focalisation sur le personnage de Langlois, qui progresse lentement jusqu'à l'animal, et donc au dénouement de la scène
Extrait du document
Le passage est rapporté par un narrateur anonyme, nous ignorons qui il est, nous savons juste qu'il fait partie du groupe qui s'est joint à la battue.
La focalisation est interne, et nous donne une vision partielle de la scène.
« D'abord nous ne voyons rien » Le personnage de Langlois seulement est visible, il se détache du groupe, car il est placé bien en vue, en avant des autres. « Langlois, en trois pas rapides, s'est mis devant nous » Le personnage fait ici autorité, il est le meneur de la battue, et l'affirme bien en se portant au devant.
C'est en silence qu'il se fait comprendre et donne ses instructions aux villageois. « De ses bras étendus en croix et qu'il agite lentement de haut en bas comme des ailes qu'il essaye, il nous fait signe : stop et, tranquille ! »
Mots-clés:narrateur anonyme, gestuelle, bruits, vision, immobile
Fiche de lecture du roman de Garcia Marquez, écrivain sud-américain du XXe siècle, qui retrace l'existence de la famille Buendia et de son village Macondo.
Fiche de lecture № 2943 |
5100 mots (
approximativement 12.8 pages ) |
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2006
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Résumé
"Cent ans de solitude" est l'épopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, perdu dans une jungle de l'Amérique du Sud, et de sa plus illustre famille.
Dans son isolement, Macondo vit d'abord dans un monde orienté vers la magie sous l'influence des gitans qui détiennent le savoir.
Puis le village est victime d'une succession de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions.
Par la suite, la civilisation industrielle américaine vient bouleverser Macondo avec l'implantation d'une compagnie bananière. Enfin, c'est le déclin; condamnée par la solitude dans laquelle elle s'enferme, l'illustre famille Buendia s'éteindra et un déluge détruira le village de Macondo.
1. Contexte : roman sud-américain du 20ème siècle, le réalisme fantastique
2. Gabriel Garcia Marquez, vie et œuvre
3. Résumé du roman
4. Personnages principaux
5. Caractéristiques
6. Thèmes abordés
Extrait du document
Gabriel Garcia Marquez nous dévoile un monde qu'il a créé, celui de Macondo. A l'intérieur de ses frontières, les hommes et les femmes montrent les sentiments les plus négatifs qu'ils peuvent avoir, leurs aigreurs, leurs peurs, leurs jalousies. Ces personnages, unis au début de leur histoire par un couple fondateur fort formé du patriarche et d'Ursula, suit une lente décadence pour arriver à une décomposition totale.
Ainsi, la maison se dégrade, José Arcadio le Pape ment à sa famille, Fernanda détruit l'amour de sa fille Meme en la condamnant au silence du couvent. Ces trahisons mènent le lecteur à penser que la fin est proche, que le village, en ruines et à la limite de devenir fantôme, ne survivra pas à une famille maudite, survolée par la malédiction de l'inceste et par celle, encore plus meurtrière, de la solitude.
Mots-clés:archaïsme, société patriarcale, magie, indépendance
Cas pratique sur une litige qui oppose une commune à EDF et sur des problèmes juridiques concernant une colonie de vacances accueillie dans un village touristique de montagne de la même commune.
Cas pratique № 24667 |
1505 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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2011
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Résumé
« Vous êtes en stage à la mairie de Jolicoin pour deux mois. Le maire vous demande de l'éclairer sur quelques questions qui le préoccupent. Tout d'abord, un litige est survenu entre la commune et EDF, il y a quelques années, en tout cas avant qu'EDF ne devienne une personne privée, les locaux de la colonie en tout cas avant qu'EDF ne devienne une personne privée, les locaux de la colonie de vacances de la commune, situés dans le village de montagne de Belles-Alpes faisant fréquemment l'objet de coupures de courant inopinées et très gênantes et EDF facturant ses prestations à des tarifs manifestement erronés. A l'époque, et faute de trouver un arrangement avec EDF, les juridictions judiciaires ont été saisies du litige.(...)
Quelles sont les procédures à respecter ? En vertu d'un contrat passé avec la commune de Jolicoin, un restaurateur-traiteur du village fournissait depuis plusieurs années les repas du midi et du soir des enfants et des animateurs de la colonie. Ce monsieur a cédé son fonds de commerce et son successeur a prévenu le maire qu'il ne peut plus fournir les prestations prévues au contrat, se lançant dans la cuisine biomoléculaire. Est-il possible de le contraindre à honorer le contrat de son prédécesseur, qu'il s'était engagé à reprendre, jusqu'à son terme normal? Que faire s'il refuse ? »
Extrait du document
L'espèce se rapproche d'une affaire résolue par le Conseil d'Etat en 1956, l'affaire Epoux Bertin (20 avril 1956). Les époux Bertin devaient assurer l'hébergement de ressortissants soviétiques qui se trouvaient sur le territoire français en 1944, au moment de la Libération. Ils avaient accepté cette mission par un contrat verbal passé avec l'administration. Un litige étant survenu quant au paiement d'un supplément de nourriture, le Conseil d'Etat, saisi de l'affaire, a décidé que « ledit contrat a eu pour objet de confier, à cet égard, aux intéressés l'exécution même du service public lors chargé d'assurer le rapatriement des réfugiés de nationalité étrangère se trouvant sur le territoire français ». Cette « circonstance suffit, à elle seule, à imprimer au contrat dont il s'agit le caractère d'un contrat administratif ».
Mots-clés:personne privée, locaux, réfection, contrat administratif, service public