Commentaire portant sur le poème de Villon dans lequel le poète à une figure de souteneur avec sa protégée "la grosse Margot", une prostituée. Villon évoque leur amour et leur vie commune dans un bordel.
Commentaire Composé № 4692 |
3770 mots (
approximativement 9.4 pages ) |
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2008
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Résumé
Ce commentaire dénonce la vie heureuse du poète, malgré le regard négatif d'un vous-lecteur porte-parole des bienséances.
Cette ballade est dédiée à la «Grosse Margot» qualifiée alors de belle et pieuse amie, de doulce portraiture. Elle est décrite à la manière d'une Dame de poésie courtoise mais dont le nom fait signe vers un comique bas, un comique grotesque (fondé sur l'exagération corporelle).
La question qu'on peut alors se poser est : peut-on limiter ce poème par notre lecture, à un simple jeu de parodie visant à provoquer un rire trivial ?
I. Le modèle courtois est en effet parodié et vidé de son efficacité par l'irruption d'un comique fondé sur le trivial voire l'obscène
II. Cette ballade est le lieu d'une recherche esthétique et morale paradoxale au sens premier du terme c'est-à-dire en marge de l'opinion et donc des codes établis
III. Le poème permet l'émergence d'une figure de poète et d'une vision de l'expérience poétique nouvelle et moderne
Extrait du document
Ici, au sein même du poème, on constate que ces deux veines entrent en contact. Le poème s'ouvre en effet en faisant appel au registre courtois, aussi bien par la mise en place d'une figure féminine désignée comme «la belle» et qui est l'objet d'un éloge, que par la posture d'un «je» qui est celle d'un chevalier servant puisqu'il déclare aimer et servir «la belle de bon het». A première lecture, ce «je» intervient dans la continuité du «je» utilisé dans le Testament, qui renvoie à l'auteur – ou du moins à la figure de l'auteur. Ce «je» de la ballade peut donc être confondu avec le «je» du Testament, dans la mesure, où, dans les quatre premiers vers, le «je» se conforme à la figure topique de la poésie courtoise, du poète amoureux. Ce n'est qu'au fur et à mesure de la lecture que l'on s'aperçoit que ce «je» est celui d'un proxénète et que la belle est une prostituée, le poète construisant alors une figure féminine anti-idéale grotesque et vulgaire, et une figure de poète subversive. Cette découverte provoque la surprise : en effet, la première moitié de la première strophe pourrait appartenir à un poème courtois (malgré l'indice que constitue la mise en cause de l'amour pour la dame par le «vous»). Au quatrième vers, le «je» revêt même les attributs du chevalier : «pour elle je seins bouclier et passot», mais au cinquième vers s'opère un glissement du domaine de la noblesse à celui de la vie quotidienne avec une énumération de victuailles rudimentaires : le vin et son pot, l'eau, le pain, le fromage, les fruits puis l'apparition de l'argent et enfin de la sexualité traitée sur le mode de l'obscène avec le «en ruit» qui assimile métaphoriquement les visiteurs – et par extension, la figure féminine - à la bête.
Mots-clés:poésie, amoureuse, médiévale, marginal, vulgaire, bonheur
Commentaire composé sur le poème "Le bal des pendus" d'Arthur Rimbaud qui fait un hommage à François Villon en reprenant la" Ballade des pendus".
Commentaire Composé № 26513 |
1315 mots (
approximativement 3.3 pages ) |
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2011
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Résumé
Arthur Rimbaud (1854-1891) est la figure parfaite du poète rebelle, et sa vie est presque hissée aujourd'hui au rang de mythe; fuguant plusieurs fois, il traverse la France et écrit beaucoup de poèmes ainsi que de lettres. Les cahiers de Douai (1870) est un recueil composé des poèmes écrits sur des feuillets lors de ses fugues. Parmi ces poèmes; Le bal des pendus. Ce poème fleure à l'époque la provocation, et est une parfaite preuve de l'encrapulement de Rimbaud.
1. Un texte violent...
2. ... mais aussi inquiétant
3. Le goût de la provocation
Extrait du document
L'encadrement du poème, avec le même quatrain initial et final ; « Au gibet noir, manchot aimable, dansent les paladins, les maigres paladins du diable, les squelettes de Saladins » déstabilise tout d'abord le lecteur. Lorsqu'il lit ce quatrain une deuxième fois, il compare avec le premier qu'il a lu pour voir si l'auteur y a changé un quelque mot. Le lecteur reste comme sur sa fin; le quatrain final marque la chute du poème, indique que ce bal des pendus est fini.
Mots-clés:obscur, répétitions, réaliste, corps humain, provocation
Fiche de lecture de l'ouvrage « La chaîne des Forçats », de Sylvain Rappaport portant sur la période 1792 à 1836 et concernant le convoi des forçats.
Fiche de lecture № 24743 |
3900 mots (
approximativement 9.8 pages ) |
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2011
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Résumé
Nous allons parler de « La Chaîne des Forçats », un livre écrit par Sylvain Rappaport. L'auteur est un professeur agrégé d'histoire à François Villon Paris et il a fait également une thèse d'histoire. Tout au long de son livre, nous avons la description d'une terrible chaîne qui conduisait des forçats, des prisonniers condamnés, des prisons vers les bagnes portuaires. Nous avons ici une mise en lumière de la période 1792-1836 concernant ce moyen de transport peu connu. Cette histoire de la chaîne s'inscrit ainsi en parallèle avec le recrutement et l'acheminement des rameurs des galères. Le livre est divisé en onze chapitres que nous avons décidé de rassembler en trois grands axes majeurs afin de comprendre au mieux la démarche de l'auteur et les évènements qu'il relate.
I) La chaîne : qu'est-ce que c'est ?
II) Les acteurs
III) Enjeux et évolutions de la chaine
Extrait du document
Autour de la chaine, il y a un véritable souci d'efficacité et de rentabilité pour l'entrepreneur, et de ce fait, l'enjeu financier est très important. La chaine est en effet une source de profits très intéressante (l'entrepreneur est payé pour chaque forçats acheminés correctement à destination) mais elle occasionne également d'importantes charges, puisque rappelons le, les frais du voyage sont payées par l'entrepreneur en personne.
Mots-clés:prisonnier, condamnée, voyageur, financier, rentabilité, entrepreneur
Commentaire des premières pages du roman "Eugénie Grandet" de Balzac , passage où l'écrivain dresse le portrait du personnage 'Monsieur Grandet', son père.
Commentaire de Texte № 15490 |
1500 mots (
approximativement 3.8 pages ) |
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2010
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Résumé
Tous les siècles ont vu des auteurs privilégiant le réalisme tels que : Villon au XVème siècle, La Bruyère au XVIIème, Marivaux au XVIIème, mais c'est au XIXème siècle que le récit réaliste se développe dans le cadre d'un mouvement littéraire. Ce courant donne pour mission au roman de retranscrire le mieux possible la réalité, de peindre le réel, au travers des personnages banals aux sentiments vrais. Au XIXème siècle les grands auteurs de ce mouvement furent : Flaubert, Zola, Maupassant,et Balzac. Ce dernier commence d'ailleurs en 1831, l'écriture de l'ensemble d'ouvrages qui formeront dés lors la Comédie Humaine : un ensemble de cent trente sept œuvres comprenant des romans fantastiques, philosophiques, des contes, des essais, ainsi que des romans réalistes comme Illusions Perdues ou Eugénie Grandet.
I. Caractère du père d'Eugénie Grandet, notamment sa richesse, son avarice méthodique
II. Le cadre réaliste que peint Balzac et sa fonction
Extrait du document
Dans un dernier temps, on peut voir que le père Grandet avant d'être un homme d'affaire riche et puissant, est un homme des plus banals : « Encore nommé par certains gens le père Grandet » au travers aussi de sa description physique : « le tonnelier alors âgé de quarante ans ». Balzac fait ressortir le caractère vraisemblable de ce personnage auquel le lecteur peut facilement s'identifier.
Mots-clés:Réalisme, description, présentation, profil, représentation
Dissertation de littérature sur la fonction du poète et son lien à la provocation au regard de Baudelaire.
Dissertation № 13189 |
975 mots (
approximativement 2.4 pages ) |
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2007
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Résumé
La poésie est un genre très ancien de littérature dont l'origine puise dans l'expression des sentiments, le lyrisme. Pourtant, au fur et à mesure des siècles, certains poètes n'ont plus voulu de ce lyrisme et lui ont préféré une poésie réaliste, parfois choquante. L'une des principales fonctions du poète est-elle alors de provoquer, de choquer ?
1. Les fonctions du poète, le poète "voyant" doit ouvrir les yeux des autres hommes sur le monde
2. Le poète choque pour dénoncer, se révolter contre la société
Extrait du document
Baudelaire va plus loin dans cette quête de la beauté cachée sous l'immondice. Celle-ci est par ailleurs à la mode dans la littérature du XIX siècle puisque Nana de Zola est une « fleur de fumier ». Cependant cela choque les bonnes-mœurs : lorsque Baudelaire publie Les fleurs du mal, c'est un scandale. En effet, la provocation est prédominante dans ce recueil. Cette poésie est très différente de celle du Parnasse, poésie lyrique réputée à l'époque dont la quête est la beauté (Théophile Gautier en est le chef de file). Non pas que Baudelaire renie l'esthétique, mais c'est le fait qu'il le tire de ce qui répugne qui choque. Ainsi, dans « La Charogne », il extrait la beauté d'une carcasse qu'il qualifie de « superbe ». Rimbaud, très inspiré par Baudelaire, fera lui aussi des poèmes sur les immondices tels que « Les poètes de sept ans », « Les effarés » ou encore « Les pauvres à l'église ».
Mots-clés:révolte, Rimbaud, Baudelaire, Hugo, Les Fleurs du mal, Villon, Ronsard