Commentaire composé d'un extrait situé au debut du roman de Yourcenar. Il s'agit d'une lettre d'Alexis qui fait office de véritable confession.
Commentaire Composé № 5360 |
7120 mots (
approximativement 17.8 pages ) |
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2008
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Résumé
L'extrait se situe au début du roman, il suit un long passage où Alexis retrace sa vie d'antan et dépeint sa vie familiale.
Le narrateur s'adresse à son épouse, Monique, et, pour la première fois depuis le début de la lettre, il laisse entrevoir la nature de son secret.
Dans ce passage, le style de Marguerite Yourcenar est tout entier mis au service du registre de la confession, la structure narrative crée une relation particulière entre le narrateur et le lecteur, qui partage les émotions profondes du personnage mais qui est finalement un lecteur illégitime puisqu'il n'est pas le destinataire de la lettre. Le narrateur joue aussi sur le principe de transparence et d'honnêteté qui sert le registre de la confession.
I/ Une structure narrative qui sert l'enjeu de la confession
a) Un jeu stylistique qui emmène le lecteur dans les profondeurs de l'âme du personnage
b) Le jeu de la transparence
c) La tentation de la disculpation
II/ A travers les tourments d'un seul homme, des réflexions universelles sur la vie
a) Une réflexion sur le caractère inné ou acquis de l'homosexualité
b) La problématique du plaisir à travers les yeux d'Alexis
c) Mise en avant du sens et du caractère unique de la vie
III/ Le Tunnel, d'Ernesto Sabato et Alexis ou Le traité du vain combat, de Marguerite Yourcenar : Deux confessions qui s'éloignent et se rejoignent à différents niveaux
a) Deux confessions, deux modes dans lesquels se mêlent ressemblances et différences
b) Deux personnages différents mais un même regard critique et distancié sur les choses de la vie
c) Deux enjeux qui peuvent être rapprochés
Extrait du document
Dans cet extrait, on remarque que le lexique employé est aussi mis au service de cette transmission d'émotions, cette mise à nu du narrateur dont le lecteur est le témoin tout au fil de la narration. On le remarque à travers les phrases : “J'en sourirais, si seulement j'en pouvais sourire.“ , “ Cette idée m'a fait honte, avant qu'elle ne m'ait calmé.“, ou même à travers des phrases plus simples mais toujours teintées de cette appréciation personnelle et émotionnelle des faits par le narrateur : “Tout simplement, je ne puis pas.“. L'emploi de termes comme “sourirais“, “honte“, “calmé“ met en évidence que nous sommes bien là dans le registre émotionnel, qu'il est question de mettre en avant non une exposition exhaustive et objectif de faits, mais leur appréciations à travers les yeux et les émotions de leur narrateur. Le lecteur a donc accès à des informations que l'on pourrait qualifier d'intimes, sur les sentiments du personnage.
Mots-clés:symbolique, prison, destinataire, Castel, modestie, âme
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Marguerite Yourcenar "L'œuvre au Noir", publié en 1968 développant les points principaux de l'histoire et les diverses pensées de Zénon, héros de ce roman.
Fiche de lecture № 18971 |
3550 mots (
approximativement 8.9 pages ) |
1 source |
2010
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Résumé
Marguerite Yourcenar est née à Bruxelles en 1903. Elle grandit en France, mais décide de résides à l'étranger par la suite. Elle a ainsi vécu en Italie, en Suisse, en Grèce puis, finalement, aux États-Unis, sur l'île de Mount Desert (le long de la côte nord-est). Bien que naturalisée américaine, elle est élue en 1980 à l'Académie française. Elle fut la première femme à devenir « immortelle ». Elle décède sur l'île de Mount Desert en 1987.(...)
Ce roman est paru en 1968. Il connaît un franc succès dès 1968 puisqu'il a obtenu le prix Femina 1968.
Le titre est une référence directe à l'alchimie, discipline traitant de la transformation des métaux. L'œuvre au noir est l'une des étapes de la transformation du plomb en or, ou de la création de la pierre philosophale.
1. Présentation générale
2. Première partie : La Vie errante
3. Deuxième partie : La Vie immobile
4. Troisième partie : La Prison
Extrait du document
Les différents livres que Zénon a écrits, et les nombreuses idées qu'il a pu coucher sur papier et avoir ont survécu. Cela semble dire que les idées et les livres peuvent survivre à une vie humaine, qu'ils vivent davantage que les hommes.
Cyprien, un frère infirmier, et une noble du couvent des Bernardines ont un enfant. Cyprien a l'habitude de se confier à Zénon. Cette dernière décide d'étrangler le nouveau-né. Les deux amants sont alors arrêtés.
Mots-clés:théus, sébastien, bruges
Commentaire d'un extrait de l'article “Comment Wang-Fô fut sauvé” de Marguerite Yourcenar paru dans "Les Nouvelles orientales" publiées en 1938 portant sur l'histoire du vieux peintre Wang-fô.
Commentaire de Texte № 22065 |
2130 mots (
approximativement 5.3 pages ) |
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2011
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Résumé
L'extrait étudié va de la ligne 78 jusqu'à la fin de l'article.
Première femme à siéger à l'Académie française en 1980, Marguerite Yourcenar (1903-1988) est l'auteur de plusieurs romans (L'Oeuvre au noir, Les Mémoires d'Hadrien). Les Nouvelles orientales, publiées en 1938, et dont est extrait « Comment Wang-Fô fut sauvé », est un recueil de nouvelles s'inspirant des fonds culturels extrême-oriental et méditerranéen. Le réel y est changeant, et l'histoire du vieux peintre Wang-fô est celle d'un artiste condamné à être mutilé par un empereur qui ne supporte pas qu'il puisse créer « un univers plus beau que le monde réel ».
1. L'allégorie de l'art
2. Le conte fantastique
Extrait du document
Le pouvoir de l'empereur est palpable de par son titre, martelé de nombreuses fois dans le texte (on ne le désigne jamais autrement que par “empereur”, au contraire de Wang-fô, simplement appelé par son nom), mais aussi par sa manière de s'adresser à Wang-fô, “vieux Wang-fô” : l'adjectif peut être considéré comme un signe des respect de la vieillesse assimilée à la sagesse, mais il devient ensuite “vieil imposteur”, expression qui n'a plus rien de respectueux, mais qui est au contraire péjorative.
Mots-clés:mutilé, vieillesse, sagesse, fantastique, esthétique
Commentaire composé de l'incipit du premier tome de l'ouvrage "Souvenirs Pieux", extrait de l'oeuvre autobiographique "Le Labyrinthe du monde", que Marguerite Yourcenar a écrit afin de mieux se connaître elle-même.
Commentaire Composé № 4023 |
1275 mots (
approximativement 3.2 pages ) |
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2006
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Résumé
L'écriture autobiographique induit la séparation du «je» narrant et du «je» narré. Dans cet extrait, cette affirmation est vérifiée.
En effet, Marguerite Yourcenar sépare l'auteur et le personnage de son livre. A plusieurs reprises, cette division est mise en valeur par des procédés d'écriture.
Dans un premier temps, cette étude donne une analyse de la rupture du «moi» sujet et du «moi» objet, relatif à l'autobiographie qui soulève un véritable souci d'identité; dans un second temps, elle s'interesse à la généalogie de l'auteur; enfin, elle souligne l'enjeu majeur de l'auteur, qui s'inscrit dans une démarche personnelle.
Extrait du document
Lorsque l'auteur intervient, la première personne du singulier est employée alors que l'enfant bénéficie de l'usage de la troisième personne du singulier. Aussi, la conjonction de coordination dans l'expression «cet enfant et moi» suggère aussi cette idée de dédoublement. Or, la progression du récit laisse transparaître une unité entre les deux sujets. Des indices comme «sexe féminin» et «XXe siècle» se rapportent au profil de l'écrivaine. Alors que l'expression «que cet enfant soit moi» nous permet de distinguer de part et d'autre l'auteur et le personnage, le sens de la proposition subordonnée conjonctive nous avise aussi sur l'harmonie des deux membres.
De plus, l'analyse de la conjugaison met en relief un cadre spatio-temporel dans lequel s'inscrit à la fois la romancière mais aussi l'enfant qui coexiste avec elle. Lorsque Marguerite Yourcenar est évoquée en tant qu'écrivaine, le présent de l'énonciation est employé, comme le prouve les expressions telles que «je m'arrête» ou bien «je n'ignore» ou encore «je suis forcée».
L'utilisation du présent de l'indicatif dans la base verbale «m'oblige» se réfère au sujet «enfant du sexe féminin».
Mots-clés:romancière, personnage, méthode, lecteur, identité, auteur
Fiche de lecture de ce roman historique écrit sous la forme d'une autobiographie fictive de l'empereur romain Hadrien. Cette oeuvre a été particulièrement salué par la critique française et internationale à sa parution en 1951.
Fiche de lecture № 10325 |
2030 mots (
approximativement 5.1 pages ) |
0 sources |
2009
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Résumé
Ecrit en plusieurs étapes relativement éloignées dans le temps, d'abord de 1924 à 1929 puis de 1948 à 1951 (période au cours de laquelle Marguerite Yourcenar choisit d'orienter définitivement ce roman historique sur la vie d'Hadrien en tant qu'empereur, qu'«homme d'action» et d'Etat p.339), ces "Mémoires d'Hadrien" prennent la forme d'une autobiographie fictive et imaginaire. Paru en 1951 et salué par la critique, l'ouvrage est le fruit d'un long et abondant travail d'études et de recherches historiques sur le sujet (à travers une accumulation de documents dans les universités de la planète : Etats-Unis, France, Italie…), qui s'inscrivent quasiment en filigrane de la vie de l'auteur.
I. Présentation de l'oeuvre et de son auteur
1) Biographie de Marguerite Yourcenar (1903-1987)
2) Contexte d'écriture des Mémoires d'Hadrien (1951)
II. Résumé
III. Opinion personnelle
Extrait du document
Née à Bruxelles en 1903, Marguerite Cleenewerck de Crayencour grandit en France, où elle fut élevée par son père (sa mère décéda à sa naissance), homme passionné de culture et de voyages. Elle vécut néanmoins la majorité de sa vie en dehors de l'Hexagone : Italie, Suisse, Grèce, mais surtout aux Etats-Unis où elle résidera de 1939 jusqu'à sa mort (elle obtiendra d'ailleurs la nationalité américaine). Elle publia ses premiers ouvrages dans les années trente sous le nom de Yourcenar (l'anagramme de son patronyme), et sera définitivement reconnue grâce à ses Mémoires d'Hadrien, qui connurent un vif succès international à leur parution en 1951.
Mots-clés:modernité, contemporanéité, influence, empereur, Rome, introspection
Dissertation portant sur ces deux oeuvres et relevant leurs thèmes similaires : l'identité et la connaissance de soi.
Dissertation № 7521 |
2405 mots (
approximativement 6 pages ) |
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2006
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Résumé
Bernard, personnage du roman deVirginia Woolf "les vagues", constate : « J'ai besoin d'un auditoire […] pour être Moi, j'ai besoin de l'éclairage que dispensent les yeux d'autrui, et c'est pourquoi je ne serai jamais complètement sûr de moi-même. Les êtres authentiques, comme Louis, comme Rhoda, n'existent parfaitement que dans la solitude. Ils supportent mal l'éclairage venu du dehors, le dédoublement dans les miroirs ».
Peut-on dire que cette citation s'applique aux deux œuvres étudiées et notamment aux personnages de Bernard et d'Hadrien- issus de deux univers différents et de deux époques différentes ?
Extrait du document
Dans ces deux œuvres, on note une prépondérance de la thématique de l'existence. Et, dans ces deux œuvres, on remarque que les personnages ont besoin des autres pour exister. D'abord, exister c'est exister dans le regard de l'autre. Le thème de l'existence pose le rapport de soi avec le monde extérieur : en effet, on est toujours pour et en fonction de quelqu'un. Par exemple, dans les Vagues, le personnage de Jinny a besoin en permanence du regard de l'autre pour avoir conscience d'exister ; être regardée est pour elle une nécessité : « instinctivement, mon corps palpite sous son regard. Mon corps a son existence bien à soi. »
Mots-clés:Autrui, individualité, reconnaissance
Commentaire comparant la traduction de Marguerite Yourcenar et celle de Dominique Grandmont du poème « Le soir venu » de Cavafis et s'interrogeant sur les raisons qui rendent le poète nostalgique.
Commentaire Composé № 27196 |
1070 mots (
approximativement 2.7 pages ) |
0 sources |
2011
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Résumé
Le poème « Le soir venu » de Cavafis a été traduit une première fois par Marguerite Yourcenar puis une autre traduction fut faite par Dominique Grandmont. La composition des deux poèmes est d'un plan général similaire. Ils sont partagés en trois paragraphes similaires, traitant les mêmes vers. Cependant, la forme est différente. La première traduction est versifié et propose une forme précise. La traduction de Marguerite Yourcenar en revanche présente une forme plus prosaïque. Le poème, par sa forme, devient presque un récit, notamment ave la présence de phrases exclamatives, « Ces beaux moments furent brefs ! », qui relèvent du discours oral et forment ainsi une proximité entre le narrateur et le lecteur. Le premier paragraphe présente des formes nominales qui accentuent l'effet de proximité avec le narrateur : « Mais combien forts les parfums, combien délicieux les lits […] ». Cette manière d'énoncer laisse supposer que le lecteur comprend parfaitement ce qu'a vécu l'auteur, comme s'il en avait lui-même fait l'expérience. La traduction de Grandmont semble placée dans une temporalité précise. Tout d'abord, nous pouvons relever la formule « le Destin vint y mettre un terme » qui renvoie à une chose prédestinée et inéluctable. Il y a ainsi un effet de continuité par des actions à long terme « l'expérience des années », « la belle vie ». De plus, le lexique temporel est assez précis, ce qui renforce cet effet de continuité dans les actions. Ainsi, nous trouvons « des années », « des jours », « tout à l'heure » qui sont des précisions plaçant bien le poème dans une temporalité réelle et précise.
Extrait du document
Cavafis dans ce poème évoque les souvenirs d'une relation qu'il a entretenue dans le passé, certainement avec un jeune homme. La composition du poème suit un ordre logique, puisque dans la première strophe, le poète évoque dans le moment présent son souvenir de cette relation. Dans la deuxième strophe, il nous perd dans ce souvenir qui n'est plus ancré dans une réalité précise, et dans la troisième, il nous replace ans une temporalité et réalité plus distincte et présente. Ainsi, nous pouvons suivre à travers ce poème l'évolution d'une nostalgie liée à un souvenir précis et traversant le temps.
Mots-clés:nostalgie, souvenir, réminiscence, émotion, souffrance, tristesse, adieu, temps, vers, prose