"C'est la guerre" de Louis Calaferte Commentaire Composé by angelina16

"C'est la guerre" de Louis Calaferte
Commentaire composé portant sur un extrait de cet ouvrage de Calaferte, qui retrace l'exode et la fuite massive des populations qui fuient les combats de la Seconde Guerre Mondiale.
№ 6073 | 1,640 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 01, 2008 in Histoire , Relations Internationales , Sociologie
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Louis Calaferte a onze ans lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale. Dans "C’est la guerre" (1933), il en retrace l’histoire, de la déclaration (septembre 1939) jusqu'à la Libération (août 1945).
Ce commentaire de texte, en prose poétique, rend compte de ce moment particulier de l’Histoire, en évoquant un désordre tel qu’il ôte aux hommes leur humanité et les réduit à un seul sentiment, la peur. L'extrait étudié va de "Une route bondée de gens qui marchent..." jusqu'à "La panique".

I. L’exode

A) Accumulation et désordre
B) La déshumanisation

II. Les sentiments de peur et de panique

A) Souffrance physique et souffrance morale
B) Le regard de l’enfant

Extrait du document:

Cette page de "C’est la guerre" relate l’exode des Français durant l’été 1940. En effet, après quelques mois de guerre, le 13 mai 1940, les troupes allemandes franchissent la ligne Maginot, qui devait protéger la France, et envahissent le territoire. Tous les habitants du Nord et de l’Est de la France de jettent alors sur les routes de l’exode, pour échapper aux combats, protéger leur famille des nazis ou mettre à l’abri leurs biens. Ce n’est qu’après l’Armistice, le 22 juin, que certains regagnent leur foyer.
Ce qui frappe le plus le lecteur dans l’évocation de cet épisode par Louis Calaferte, c’est le désordre qui règnent sur les routes. Des familles entières prennent la fuite, ne sachant pas ou aller, comment y aller. Les hyperboles soulignent l’ampleur de cet exode ("Une route bondée de gens", ligne 1 ; "de ces centaines et de ces centaines", ligne 9 ; "tous ces malheureux", ligne 24). Certains partent en voiture, avec leurs biens les plus précieux, mais aussi leurs meubles. Mais, faute d’essence, ils doivent renoncer à leur véhicule, pour poursuivre à pied. Ainsi, l’enfant est tout d’abord frappé par "les gens qui marchent" (ligne 1), "les gens qui trébuchent" (ligne 3), "les gens qui tombent" (ligne 3). Un peu plus loin, il voit la cause de cette marche forcée : "Des voitures accidentées" (ligne 47), "Des voitures abandonnées" (ligne 49). Progressivement, "les gens qui ploient sous la charge" (ligne 3) abandonnent leur fardeau au bord des routes. Les routes de France deviennent alors un immense capharnaüm. Une figure de style, récurrente, exprime ce désordre : l’énumération ("Des vêtements, des chaussures, des paquets, des valises […]" lignes 26-27). Cette très longue énumération rassemble essentiellement des articles de voyages, toutes formes de sacs et de valises. Mais les énumérations ne sont pas toujours aussi cohérentes. La construction du passage en est la preuve...
  • Commentaire de texte analysant la lettre de Louis XIV à Marie Anne de Neubourg concernant le testament du roi Charles II d'Espagne.
    № 7557 | 3,930 mots | 0 sources | 2008 | détails
    11,95 $US
    Ajouter au panier
  • Dissertation d'histoire qui pose la question de savoir si l'on peut qualifier Louis XVI d’homme des Lumières et si certaines idées des Lumières ont exercé une influence sur sa destinée.
    № 4550 | 3,760 mots | 6 sources | 2007 | détails
    10,95 $US
    Ajouter au panier
  • Exposé décrivant la vie quotidienne à la cour de Louis XIV.
    № 6412 | 3,275 mots | 0 sources | 2008 | détails
    10,95 $US
    Ajouter au panier

Commentaires