"Discours sur l’esprit positif" d'Auguste Comte Commentaire Composé by pau

"Discours sur l’esprit positif" d'Auguste Comte
Commentaire d'un extrait de cet ouvrage qui expose les fondements de la philosophie positiviste d’Auguste Comte.
№ 3467 | 8,505 mots | 7 sources | 2006
Publié le févr. 13, 2008 in Philosophie
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Résumé:

S’interrogeant sur l’origine et sur les conditions de possibilité de la connaissance humaine, les philosophes ont traditionnellement opposé la sensibilité, et l’entendement.
Dans la querelle traditionnelle entre les empiristes et les rationalistes, les seconds considèrent que tout ou partie de la connaissance procède de la raison tandis que les premiers tiennent la sensibilité et l’expérience pour seules sources de connaissance.
La philosophie kantienne est la première tentative de dépassement de ce clivage. Comte a pour but de dépasser définitivement cette opposition. En effet, la méthode positive se base sur l'expérience, mais elle ne dérive pas toute de l'expérience puisqu'elle fait intervenir des formes que l'esprit doit tirer de lui-même pour pouvoir les appliquer à l'expérience.
L’objet de ce travail est d’exposer les fondements de la philosophie positiviste d’Auguste Comte.
Cette étude s'appuie sur le texte page 41 du fascicule de « Doctrines et Philosophies politiques », extrait du "Discours sur l’esprit positif "de 1844.
Toutefois, afin de mieux percevoir la nouveauté apportée par la philosophie de Comte à la discipline, cette étude expose dans une première partie les principaux auteurs rationalistes et empiristes ainsi que la tentative kantienne de dépassement de ce clivage. Enfin, dans la perspective d’élargir le sujet, elle s’intéresse dans une conclusion ouverte au lien qui existe entre philosophie et science pour montrer en quoi la philosophie positive réconcilie les deux disciplines.


I) Le clivage rationalisme/empirisme et son dépassement

A) L’expérience comme obstacle épistémologique : le rationalisme
B) La théorie réduite à l’expérience : l’empirisme
C) La nécessaire relation entre théorie et expérience : le dépassement du clivage par Kant

II) Les fondements du positivisme d'Auguste Comte

A) Loi générale du développement de l’esprit humain ou loi des trois états
B) La méthode positive ou la validation de l’imagination par l’observation
C) L’établissement de lois effectives comme but de la connaissance

Extrait du document:

Dans "Le discours de la méthode", Descartes fonde, dans la lignée de Platon, la démarche rationaliste. Le rationalisme répond au problème de l’origine de la connaissance en affirmant que tout ou partie de la connaissance dérive de la raison et que la réalité est accessible à la raison. Les principes de la science sont fournis par la raison indépendamment de l’expérience.
Le doute est le commencement obligé de la philosophie. Avant de rechercher la vérité, il faut d’abord purger l’esprit de ses préjugés. Il s’agit de faire table rase de toutes les illusions par un doute méthodique et universel, mais provisoire.
Dans Les méditations métaphysiques, Descartes progresse méthodiquement des illusions les plus naturelles à l’illusion la plus artificielle :
D’abord les illusions des sens : les sens nous trompent parfois; je dois donc les tenir pour toujours trompeurs.
Ensuite les illusions portant sur les vérités mathématiques : Descartes forge pour les mathématiques, qui semblent échapper à l’illusion, l’hypothèse d’un Dieu trompeur qui m’aurait créé de façon à ce que je me trompe lorsque j’additionne deux et trois.
L’hypothèse du malin génie qui rend illusoire aussi bien les choses extérieures que les vérités mathématiques.

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