« Harmonie du soir », Charles Baudelaire Commentaire Composé

« Harmonie du soir », Charles Baudelaire
Commentaire composé du poème « Harmonie du soir », issu du recueil « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire se demandant comment le poète traduit, ici, sa tristesse et son évolution.
№ 28231 | 2,430 mots | 0 sources | 2008 | FR
Publié le avr. 19, 2012 in Littérature
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Résumé:

Charles Baudelaire (1821-1867) est un poète français né à Paris. Son père meurt alors qu'il est âgé de six ans. Lorsque sa mère se remarie, il part étudier à Lyon. En 1841, il s'embarque pour les îles de l'océan indien. À son retour dans la capitale, il s'éprend de Jeanne Duval. Elle est métisse et à l'époque, cette liaison fait scandale. En 1844, sa famille cesse d'alimenter ses finances. Il se tourne alors vers le journalisme. Pendant quinze années, il se forge une grande culture en côtoyant les artistes, tout en conservant son propre style. En 1857, il publie Les Fleurs du mal qui rencontre un grand succès mais qui fait aussi scandale à sa sortie. Ce recueil lancera le courant du symbolisme, en opposition au naturalisme. « Harmonie du soir » figure dans la première partie du recueil, intitulée « Spleen et Idéal ». Le poème fait partie du cycle de l'amour : c'est l'avant-dernier poème consacré à Mme de Sabatier. Le texte se présente sous forme d'un pantoum : d'origine indienne, ce dernier est composé d'une suite de quatrains et organise le retour de certains vers d'une strophe à l'autre. Baudelaire y rêve un paradis qu'il nomme « idéal » et qu'il prolonge en complainte mélancolique.
Il s'agira d'abord d'étudier la forme particulière du poème, puis il sera question de la progression du pantoum.

Extrait du document:

En premier lieu, le poète s'abandonne à son art qui témoigne de la connaissance de la nature. Celle-ci s'empare de tous les sens. L'image principale immortalisée par le poète est un crépuscule : c'est la fin de la journée, ce qui correspond à un moment fugace ; le dernier moment avant la nuit et la mort. Ainsi le poète révèle-t-il une expérience synesthésique : il est envahi par toutes les sensations qui se répondent. Les différents sens sont en effet évoqués : la vue : « Triste et beau » ; « Luit comme » ; l'ouïe : une conséquence de la musique est la « valse » et le « violon » constitue une métonymie qui évoque un son ; l'odorat : « s'évapore », « encensoir », « fleur » qui est également la métonymie des « parfums ».

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