"Jamais d'autre que toi" de Robert Desnos Commentaire Composé

"Jamais d'autre que toi" de Robert Desnos
Commentaire composé portant sur un des poèmes du recueil "Corps et biens" de Robert Desnos, poèmes portant majoritairement sur le naufrage amoureux et existentiel dont est affecté le "je" lyrique.
№ 12018 | 3,815 mots | 0 sources | 2009
Publié le juil. 20, 2009 in Littérature
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Résumé:

"Jamais d'autre que toi" fait partie de la section "Les Ténébres", qui date de 1927. Il s'agit du XXIe poème, ce qui nous incite à jouer sur le symbolisme de ce chiffre. Car, si l'on additionne les deux chiffres dont il est constitué, cela nous donne le résultat trois : la trinité, Dieu étant Un en trois personnes; selon les chinois un nombre parfait, de la totalité, de l'achèvement (l'homme complétant la Grand Triade en tant que fils du Ciel et de la Terre) ; la création des trois anges Gabriel, Michael et Raphael avant celle du monde visible.

1. La descente de la douleur amoureuse
2. Les répercussions nocives sur le je lyrique
3. Les forces de l'inconscient







Extrait du document:

L'élimination du pouvoir de vol des deux oiseaux capturés et le rôle du soleil sont étroitement lié l'un à l'autre. Car c'est surtout l'aigle qui est considéré comme un messager de la plus haute divinité ouranienne et du feu céleste, le soleil, que lui seul ose fixer sans se brûler les yeux. Leur captivité est un équivalent au règne de la nuit, qui s'exerce au fil de la plupart des vers. L'adverbe « lentement » (v.16 et 22) unit l'oiseau et l'étoile plus explicitement. Le soleil, ne déplaçant qu'une « ligne mince sur le trottoir chaud » (v.22 / 23), semble même reculer devant les ténèbres. Mais il y a quand même un soupçon d'espoir, puisque le début et la fin du poème mentionnent des éléments étant favorables à la lumière : l'éclat « des étoiles » perce l'obscurité éternelle de l'espace, tandis que « le verre » est au moins un objet à même de refléter la lumière.

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