"L'Ecole des Femmes" de Molière - Acte I, scène 1 Commentaire Composé by Fannylu

"L'Ecole des Femmes" de Molière - Acte I, scène 1
Commentaire composé des vers 123 à 154 de l'oeuvre "L'Ecole des Femmes" (ActeI, scène 1)de Molière, où Arnolphe, après s'être copieusement moqué des maris trompés, décide d'épouser Agnès.
№ 29283 | 2,885 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le févr. 04, 2013 in Danse et Théâtre , Littérature
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Résumé:

Après s'être copieusement moqué des maris trompés, Arnolphe décide d'épouser Agnès, une jeune fille de dix-sept ans, qu'il a volontairement maintenue, depuis l'enfance, dans l'ignorance de tout. Il confie son projet à Chrysalde, l'assurant qu'en prenant pour femme une sotte, il se met à l'abri des errances du mariage. Pour l'en convaincre, Arnolphe expose soigneusement sa méthode. Dans cette scène d'exposition, les vers 123 à 154 nous donnent ainsi à entendre le discours de ce futur mari, qui, sous des dehors policés, réduit à rien la condition féminine.
Si la tirade permet de dresser un portrait d'Agnès, la fadeur de celui-ci dénonce, en miroir, le manque d'épaisseur du personnage, et, implicitement, le regard d'Arnolphe sur la femme. La défense de la méthode qui passe par un éloge paradoxal de la bêtise utilise toutes les armes d'une rhétorique savamment maîtrisée : les mises en scène de l'éthos et du pathos masquent la figure du barbon, la disposition soigneuse du discours offre une parole contenue (mais en même temps exempte de toute marque d'émotion). La « précaution » prend ainsi, dès le départ, la forme d'une manipulation.

1. Agnès et la condition féminine
2. La défense d'Arnolphe ou le discours de la manipulation
3. Un barbon

Extrait du document:

Les vers 123 à 154 forment un volet important de la scène d'exposition, puisqu'ils permettent d'expliquer la sottise d'Agnès, sa situation de dépendance, son isolement, en même temps que de continuer à découvrir le caractère dur et calculateur d'Arnolphe.
L'échange entre Arnolphe et Chrysalde trouve sa justification dramaturgique dans la nécessité qu'évoque Arnolphe d'expliquer la « précaution » (v150). Le caractère un peu artificiel du procédé (ce type de tirade à fonction référentielle ayant toujours le défaut de freiner l'action ou de la différer) est ainsi habilement voilé par une sorte d'auto-légitimation énonciative (le commentaire métalinguistique : « vous me direz : pourquoi cette narration ? » qui met en scène la parole éventuelle d'un spectateur dénonce ainsi l'artifice pour mieux le résorber).

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