« Le vieux saltimbanque », Charles Baudelaire Commentaire Composé by rosa

« Le vieux saltimbanque », Charles Baudelaire
Commentaire composé du poème « Le vieux saltimbanque » de Baudelaire se demandant comment le contraste entre la foire populaire et la misère solitaire du vieux fait naître une analogie entre Baudelaire, le poète et le saltimbanque.
№ 28447 | 3,965 mots | 0 sources | 2012 | FR
Publié le juin 07, 2012 in Littérature
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Résumé:

« Le vieux Saltimbanque » est un poème de Baudelaire tiré du recueil publié à titre posthume, Le Spleen de Paris. Baudelaire a travaillé sur ce recueil durant les dernières années de sa vie qu'il a consacré à l'écriture de la prose, aussi pouvons nous lire cet ouvrage comme la suite des poèmes versifiés des Fleurs du mal, dans lesquelles le poète nous plonge dans l'univers urbain de la vie parisienne. Mais la prose à ceci de particulier qu'elle rend la narration contemplative des scènes, dont l'œil de l'auteur est témoin, possible. Elle permet l'écriture de l'anecdote. Ici le poète est au cœur de la foule, il est le flâneur de la ville qui se meut dans l'allégresse et le chahut des fêtes populaires. Nous sommes donc dans une atmosphère de foire propice à l'oubli, à l'insouciance, les scènes décrites sont typiques et pittoresques, elles montrent la vulgarité des plaisirs et des divertissements. Toute fois l'atmosphère est perturbée par une vision de l'auteur, celle d'un saltimbanque immobile, seul, et pitoyable. Ainsi se crée le contraste entre le mouvement et l'immobilité, le bruit et le silence, le personnage se détache du décor, il est le particulier dans la foule sur lequel, le regard de l'auteur s'arrête. L'attraction qui pousse Baudelaire à écrire la description du saltimbanque, révèle une forme d'association entre lui-même et l'étrange personnage, l'empathie plus encore que la pitié habite l'auteur, ce qui pourrait nous laisser comprendre une forme d'autodérision, comme un portrait futur de la figure de Baudelaire, au sein de la morale de la dernière strophe du poème.

Nous nous pencherons tout d'abord sur la débauche et l'énergie de la vie urbaine à travers le filtre ironique des yeux de l'auteur, puis nous nous arrêterons sur les contrastes que génère la soudaine vision du saltimbanque pour finir en nous concentrant sur l'analogie auto dérisoire entre le vieil artiste de rue et l'auteur.

Extrait du document:

Il est vrai que si l'oreille de l'auteur est attentive, ses yeux aussi s'accrochent aux scènes pittoresques qu'ils croisent. Il montre ainsi le ridicule, le vulgaire, le clinquant de ce rassemblement. Tout d'abord nous avons les animateurs de la fête, ceux qui jouent la comédie, les deux références : Jocrisses et queues rouges, l'un est un personnage de comédie benêt gauche, maladroit, nous imaginons les gags connus de tous se répéter et se répéter sans cesse, puis les queues rouges qui sont des clowns grotesques.

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