"Les Mains Libres" de Paul Eluard Commentaire Composé

"Les Mains Libres" de Paul Eluard
Commentaire composé portant sur "Les Mains Libres" de Paul Eluard expliquant comment l'auteur célèbre le désir et la femme dans ce recueil de poèmes.
№ 31370 | 3,740 mots | 0 sources | 2015 | FR
Publié le mai 17, 2015 in Littérature , Arts
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Résumé:

"Les Mains Libres", publié en 1937, est un recueil de poèmes de Paul Eluard illustrant les dessins de Man Ray. Tous deux membres du groupe surréaliste d'André Breton, c'est néanmoins Eluard qui y est le plus rattaché. Son style est emblématique du surréalisme et ses poèmes sont imprégnés d'idées surréalistes. Eluard a profondément aimé pendant sa carrière plusieurs femmes, dont Gala et Nusch, qui ont eu une profonde influence sur son art. En 1937, le mouvement surréaliste est déjà en déclin, mais la société voit éclore une première libération des mœurs avec le passage des années folles.

1. Le mythe du corps : entre corne d'abondance et boîte de Pandore
2. Le désir, une symphonie des sens
3. La femme, révélateur de la surréalité et noyau de la force créatrice

Extrait du document:

En dépit de cette apparente harmonie, c'est bien la présence du corps qui revêt la responsabilité de la fin de l'âge d'or. L'idée de la fertilité comme corne d'abondance implique la survenue de maux. En effet, la fertilité témoigne d'une maturité sexuelle du corps et de ce fait, de la naissance du désir. Le désir en apparence paroxysme de fertilité se révèle être un fléau et renvoie au mythe de la boîte de Pandore. Le poème Le désir présente à lui seul tous les éléments qui permettent d'illustrer cette idée. La « jeunesse » et le « bonheur » rappellent évidemment l'âge d'or et induisent l'idée d'un désir en adéquation avec celui-ci. Cependant, la jeunesse est celle du « fauve », de l'animal prédateur et meurtrier, et le bonheur est « en sang ».

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