"Phèdre" de Racine - Acte IV, scène 6 Commentaire Composé by typhaine888

"Phèdre" de Racine - Acte IV, scène 6
Commentaire portant sur le monologue de Phèdre dans cette scène qui la présente comme une amante offensée.
№ 6216 | 1,115 mots | 0 sources | 2006
Publié le juin 10, 2008 in Littérature
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Résumé:

Dans l’acte IV, scène 6, Phèdre s’abandonne à la jalousie après avoir appris que l’homme qu’elle aime, en aime une autre. Elle nous dresse le tableau d’une amante offensée victime de l’amour sans retour et, elle laisse s’échapper un sentiment bien précis, celui de la «jalouse rage». L'extrait étudié dans ce commentaire va de "... Ah ! douleur non encore éprouvée !" jusqu'à "Il fallait bien souvent me priver de mes larmes".

Extrait du document:

Dans cette scène, Phèdre nous est représentée comme une amante offensée. En effet, quand elle apprend l’amour d’Hippolyte pour Aricie, elle devient complètement désemparée et sombre dans la tristesse. On remarque ce sentiment dans l’évacuation du passé en début de scène : Phèdre croyait que rien ne pouvait lui arriver de pire que le fait d’aimer un homme qu’il était interdit d’aimer et pourtant, l’amour sans retour est encore bien plus grave, «tout ce qu’[elle a] souffert, [ses] craintes, [ses] transports, la fureur de [ses] feux, l’horreur de [ses] remords»… «n’était qu’un faible essai du tourment qu’[elle] endure». Elle insiste sur le fait que la situation dans laquelle elle se trouvait était déjà terrible en employant des termes hyperboliques comme «tout ce que j’ai souffert», «l’horreur de mes remords», «l’insupportable injure» … et par l’emploi de voyelles sombres : «douleur», «éprouvée», «nouveau», «tourment» qui sont des bruits sourds mettant en avant les idées graves et tristes.

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