"Quand vous serez bien vieille... " de Ronsard (1578) Commentaire Composé by juninho19

"Quand vous serez bien vieille... " de Ronsard (1578)
Commentaire composé du poème "Quand vous serez bien vieille...", qui est un hommage amoureux pour le moins surprenant. Quelles sont les intentions réelles du poète et quelle morale se dégage de ces vers ?
№ 1804 | 1,160 mots | 0 sources | 2007
Publié le nov. 18, 2007 in Littérature
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Résumé:

Ronsard, le plus célèbre des poètes de La Renaissance, membre de La Pléiade, a écrit de très nombreux poèmes en l’honneur de la gente féminine. Dans sa jeunesse, il compose de belles odes pour Cassandre, jeune fille aperçue à la cour. Plus tard, il s’éprend d’une jolie paysanne, Marie ; et, à la fin de sa carrière, il rédige des sonnets pour consoler la jeune Hélène de Surgères qui vient de perdre son fiancé à la guerre. Même s’il s’agit d’une œuvre de commande (de Claude Catherine de Retz), le recueil "Sonnets pour Hélène" témoigne de la profonde sensibilité du poète souffrant dans sa chair (il était gravement malade) et dans son amour propre (il n’a plus les faveurs du roi et ne trouve grâce aux yeux de la jeune fille qui ne parvient à oublier son amant). Mais doit-on voir dans le poème « Quand vous serez bien vieille… », la simple déclaration amoureuse d’un vieil amant éconduit ?

I) Une déclaration d’amour surprenante

1) La décrépitude d’Hélène
a) Physique
b) Morale
2) Une seule consolation pour la vieille dame

II) Un portrait avantageux pour le poète

1) La présence du poète
2) La vieillesse du poète n’est pas évoquée

III) Le Carpe Diem

1) Une invitation épicurienne
2) Une forme de chantage ?


Extrait du document:

Ronsard semble se complaire à décrire les méfaits du temps sur le physique de sa bien-aimée, mais, contrairement à Corneille, il n’évoque pas dans ce sonnet, sa propre déchéance. Rappelons à ce propos, qu’au moment de l’écriture, il est lui-même très malade et il vit reclu dans son château de la Poissonnière. (Il évoquera ceci, quelques années plus tard, dans un autre sonnet extrait de Derniers vers (1585) : « Je n’ai plus que les os, un squelette, je semble ». Certes, il envisage bien sa mort ici mais celle-ci semble plutôt douce « Je serai sous la Terre, et, fantôme sans os » (v9-10). Les myrtes étant destinés à accueillir les amoureux célèbres aux Enfers de la Mythologie grecque. On observe au passage l’érudition du poète de La Pléiade féru d’Humanités gréco-latines. Ainsi, il s’octroie une mort glorieuse aux côtés d’Apollon (Dieu des Arts et de la Poésie) ou d’Orphée (le premier prince des poètes) plutôt qu’une fin chrétienne ou purement réaliste à la manière de Villon.
En fait, seule son enveloppe charnelle est appelée à disparaître, il survivra, désincarné, grâce à sa Poésie « fantôme sans os » (v11).

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