"Soir de Bataille" de José Maria de Heredia Commentaire Composé

"Soir de Bataille" de José Maria de Heredia
Commentaire composé portant sur ce poème extrait du recueil de sonnets, "Les Trophées", à travers lequel l'auteur évoque un soir de bataille entre les Romains et les Parthes.
№ 10546 | 860 mots | 0 sources | 2004
Publié le mars 29, 2009 in Littérature
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Résumé:

Le poème étudié «Soir de Bataille» est extrait du recueil "Les Trophées" de José-Maria de Hérédia publié en 1893.
Ce recueil de 118 sonnets est un exemple éclatant de poésie parnassienne. Les poètes parnassiens, s'opposant aux romantiques, refusent la poésie lyrique et accordent la primauté à la forme.
Ce poème est donc un sonnet.

1. La vision contrastée de l'armée romaine
2. L'apparition du général en chef de l'armée romaine, Marc-Antoine

Extrait du document:

Ce qui frappe en examinant le comportement de ces deux groupes, c'est l'impression de vie suggérée par l'agitation des officiers qui s'oppose à la prostration des soldats vus au ralenti en gros plan. En effet « ralliant les cohortes « et « vibraient leurs voix fortes » montre que les officiers, « tribuns » et « centurions », n'ont pas perdu leur dynamisme ni le sens de leur responsabilité même après une bataille « très rude ». L'imparfait de « vibraient » reste une action de durée indéterminée qui se prolonge, l'adjectif « fortes » qui qualifie « voix » placée à la rime met en évidence leur vitalité inépuisable. Les ordres se succèdent sans discontinuer et résonnent dans l'air du soir. Le contre rejet « Les tribuns » séparant « tribuns » de « centurions » met en valeur la hiérarchie au sein des officiers mais aussi donne l'impression qu'ils envahissent le champ de bataille, qu'ils sont partout , nombreux et actifs. En revanche, les soldats semblent épuisés. Ils font le bilan des pertes humaines : « comptant leurs compagnons défunts » et ils se contentent de regarder s'enfuir leurs ennemis dans le lointain qui « tourbillone(nt) » « comme des feuilles mortes », leur sentiment à ce moment là n'est pas bien précisé, on dirait qu'ils sont hébétés, l'imparfait du verbe regarder souligne que cette action dure un certain temps, et la cadence neutre 3/3 du premier hémistiche du vers 6, « les soldats/ regardaient », et du deuxième hémistiche du vers 7, « les archers/ de Phraortes », va dans le même sens, ils ne peuvent détacher leurs yeux de cette vision dont il n'ont pas la force de se réjouir. Le vers « Et la sueur / coulait // de leurs visà/ges brùns. » montre en gros plan les signes de leur fatigue, ils se sont battus avec acharnement pour gagner cette bataille, la cadence décroissante ici confirme cette interprétation. Ainsi les soldats sont silencieux et presque inactifs alors que les officiers sont bruyants et pleins de fougue.

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