"Tentations, ou Eros, Plutus et la Gloire" de Baudelaire Commentaire Composé by CelineT

"Tentations, ou Eros, Plutus et la Gloire" de Baudelaire
Commentaire composé portant sur ce poème de Baudelaire qui relate la rencontre entre un "moi" et trois démons lui proposant tour à tour trois sortes de pouvoirs.
№ 9841 | 3,280 mots | 0 sources | 2008
Publié le janv. 22, 2009 in Littérature
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Résumé:

Le rêve est un motif récurrent dans "le Spleen de Paris", mais un seul des poèmes en prose emprunte la forme du récit de rêve : il s'agit des «Tentations, ou Eros, Plutus et la Gloire». Ce texte relate la rencontre entre un moi et trois démons lui proposant chacun tour à tour le pouvoir amoureux, la richesse et la renommée qu'il refusera systématiquement avant de se réveiller plein de regrets. Qu'il soit fictif, autobiographique ou auto fictif, ce texte est organisé selon une logique onirique et a donc particulièrement recours à des symboles renvoyant à l'inconscient du narrateur, ce "je" qui parcourt "le Spleen de Paris".
D'emblée, le titre du poème, « les Tentations », renvoie à l'idée d'un jugement empreint de morale judéo-chrétienne, porté par le narrateur sur son rêve lorsque celui-ci tente de le mettre en mots. Le désir est ainsi condamné avant même son entrée en scène. La deuxième partie du titre, « Eros, Plutus et la Gloire » assimile deux des figures rencontrées à des personnages mythologiques, faisant signe vers l'amour et la richesse, la troisième étant déjà désignée comme « la Gloire ».

Extrait du document:

Tout d'abord, les trois personnages du rêve dont deux sont masculins et un féminin, sont d'abord clairement désignés comme des émissaires de l'Enfer, mais la dichotomie morale et religieuse chrétienne se brouille rapidement, indice que ce qui se joue est au-delà de cette morale consciente. En effet, les notions de bien et de mal sont somme toute peu pertinentes pour décrire les mécanismes en jeu dans ce récit, dans la mesure où d'emblée, les Satans et la Diablesse respectivement « superbes » et « extraordinaire » sont confondus par le rêveur avec « de vrais Dieux ». Par la suite, le narrateur attribue aux trois figures des traits renvoyant à un imaginaire païen, empruntant notamment aux divinités gréco-romains, ce qui est manifeste dans le titre qui convoque Eros et Plutus et dans le texte où l'Eros est comparé aux « anciens Bacchus ». On peut également établir un parallèle entre le deuxième Satan et le Baal babylonien ou la figure très ancienne de l'ogre, comme nous le verrons plus tard.

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