"Aurore" de Nietzsche Commentaire de Texte by simon

"Aurore" de Nietzsche
Commentaire d'un texte de Nietzsche, extrait de son ouvrage "Aurore", portant sur les discours de glorification du travail.
№ 31307 | 1,775 mots | 0 sources | 2015 | FR
Publié le mars 31, 2015 in Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

Le texte étudié, visible dans le document, commence par "Dans la glorification..." et se termine par "...divinité suprême."

Au lendemain de la Révolution Française et de l'invention de la machine à vapeur, le XIXème siècle européen se voit être le témoin d'une atomisation, jusqu'alors jamais éprouvée, des individus. Lorsque la bourgeoisie s'empare du pouvoir en France, les idées anti-cléricales des Lumières sont là, plus intenses que jamais, faisant sauter, imploser l'influence des paroisses à l'échelle locale comme organes (culturelles) de rassemblement et par là-même de surveillance, de canalisation du corps social et de ses rancoeurs dangereuses pour le pouvoir. Au-delà même de la réalité des villages, les révolutionnaires de la première heure proclament la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, dans laquelle ils accordent une dimension législative (implicite) à l'individualisme en rédigeant une primauté des droits “naturels, inaliénables et sacrés” du particulier sur ceux du corps citoyen souverain.

1. Tout d'abord, il paraît indispensable de préciser quels sont ces dicours traités ici
2. Mais alors, pourquoi Nietzsche compare-t-il les discours bourgeois sur le travail à ces discours de charité, les assimilant ainsi à des instruments de domination sociale ?
3. Afin de mieux comprendre le rejet de la sécurité chez Nietzsche, nous prendrons un exemple qui contribua fortement à l'élaboration de la pensée nietzschéenne : Napoléon Bonaparte

Extrait du document:

Ce n'est pas un officier se contentant d'ériger des tactiques de batailles qu'il fournira à ses troupes sans en appréhender la réalité concrète, sur le champ de bataille ; ainsi, il éprouve la réalité du risque, du risque de mort porté à son intensité maximale. Les batailles qu'il mena, plus que toutes autres, sont étudiées dans toutes les écoles de guerre, françaises (Saint Cyr) comme étrangères : en se concentrant sur une bataille décisive rassemblant environ 100 000 hommes pour chaque campagne, il rompait catégoriquement avec la tradition d'une guerre de siège, accordant ainsi une dimension supérieure à sa prise risque, totale, et à la libération de ce que Nietzsche appellera “les instincts virils”. C'est instinct guerrier, de virilité, que Nietzsche aime par dessus tout, et qu'il considère comme l'accomplissement de l'homme.

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