"Candide ou l'optimisme" de Voltaire - scène de l'autodafé Commentaire de Texte by marcelline

"Candide ou l'optimisme" de Voltaire - scène de l'autodafé
Commentaire de texte portant sur la scène de l'autodafé, qui est pour Voltaire l'occasion d'attaquer le fanatisme religieux à travers l'histoire de Candide et de Pangloss.
№ 10025 | 1,725 mots | 0 sources | 2008
Publié le févr. 03, 2009 in Littérature
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Résumé:

Le XVIIIe siècle, ou siècle des Lumières, voit l'analyse critique de la société se faire sous des dehors d'amusement, d'humour, d'ironie. On connaît le légendaire sourire ironique de Voltaire, dont la conviction, le credo, était qu'il fallait combattre ensemble la superstition, le fanatisme, l'intolérance sous toutes leurs formes, et dont l'ironie était l'arme principale. L'extrait étudié va de "Après le tremblement de terre" à "suivez-moi".

1. L'absurdité des actions de l'Inquisition
2. La satire de l'autodafé
3. La condamnation sans appel du fanatisme

Extrait du document:

Tout ce cérémonial fut donc sans résultat, puisque « Le même jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable ». Par cette phrase, Voltaire achève de condamner les actions de l'Inquisition en montrant qu'elles sont fausses et qu'elles relèvent en fait de la superstition, puisqu'elles n'empêchent pas le malheur d'arriver. Mais son procès n'est pas fini pour autant : en effet, non seulement cet autodafé a été fait en vain, mais surtout, comme toutes les actions de l'Inquisition, il a été source de grandes souffrances pour ceux qui en ont été les victimes.
Le pauvre Candide « épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant » s'en retourne, « se soutenant à peine, prêché, fessé, absous et béni ». Il faut souligner le rythme particulièrement rapide dans lequel se succèdent les adjectifs et les participes : tout s'abat en même temps sur l'innocent jeune homme, sans laisser le temps de respirer. Dans la seconde proposition, d'ailleurs, les participes sont ceux de verbes au passif, ce qui souligne que Candide subit l'autodafé sans pouvoir s'y opposer : il est, du début à la fin, victime des évènements. Dans ces conditions, on peut se demander si c'est une bonne chose que d'être « absous et béni » : notre malheureux repart « tout sanglant », et « se soutenant à peine ».
Un cri de révolte éclate alors dans le cœur de cet enfant. Il se rappelle la valeur de ceux qu'il a perdu dans la série de ces malheurs, dont cet autodafé lui semble le couronnement. Ce n'est pas comme si des anonymes, des gens quelconques mourraient, ce qui serait déjà un grand mal, mais c'est ce qui lui est le plus proche, ce qu'il lui semble y avoir de meilleur dans l'humanité qui vient de mourir, « le meilleur des philosophes », « la perle des filles », « le meilleur des hommes ». Les lamentations du pauvre Candide éclatent en cris et en interjections : « ô mon cher Pangloss ! » « Ô mon cher anabaptiste », « Ô Mlle Cunégonde ».
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